Avant que l’ombre…

Ce papier du Monde, qui dévoile quelques-unes des surprises du spectacle et donc à ne lire que si vous n’avez pas acheté il y a presque un an une place pour l’un des concerts restants jusqu’au 29 janvier, synthétise assez bien l’expérience unique du concert de Mylène Farmer à Bercy. Sans en être un fan inconditionnel, Mylène Farmer est sans doute la seule artiste francophone pour laquelle je ne raterais un spectacle que pour raison de grave force majeure. La barre était pourtant particulièrement haute cette fois-ci : un délai de plusieurs mois entre la vente des billets et le concert, des effets d’annonce savamment orchestrés pour un show "gigantesque, conçu pour Bercy, intransportable", une stratégie presse maligne avec une interview dans 7 à 8 qui a marqué les esprits… Et pourtant, on n’est pas déçu. J’ai eu la chance d’assister au premier concert, qui nous a même épargné les agaçants sanglots sur scène pour privilégier une émotion contenue beaucoup plus touchante. L’exploitation maligne de l’espace réussit le tour de force d’allier show gigantesque et communion intimiste (sans rire). Avec en prime quelques moments de légereté absolue, même en cas de plantage sur un titre, qui évite à l’ensemble de ressembler juste à une mécanique bien huilée mais intègre une vraie dimension humaine. On redécouvre le dernier album que j’avais franchement trouvé moyen. On est totalement bluffé par quelques effets de scènes inédits. Je suis ouvert à toute invitation pour y retourner !

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