Le gratin dans l’espace et la télé dans la radio

De toute évidence, le titre de ce billet est une tentative de condensé un peu maladroit. On va donc y aller dans l’ordre.

Toshiba dans l’espace

Hier soir, Toshiba présentait à une petite vingtaine de blogueurs son plan marketing pour attaquer les fêtes de Noël : une campagne européenne envoie une chaise dans l’espace, des chaises seront disséminées dans Paris avec un numéro qui enverra celui qui aura trouvé la bonne dans l’espace, rien de moins. Rendez-vous ici le 18 novembre pour trouver l’une des chaises qui vous donnera accès le 14 décembre à une soirée où sera désigné l’heureux gagné. J’ai bien checké, on peut demander le chèque plutôt que le voyage alors ça va.

Les Hôtels six sens convoquent le gratin au VIP Room

Une liste impressionnante de people s’était déplacée -Emmanuelle Béart, Patrick Bruel, Karin Viard, Michele Laroque, Franck Dubosc et plein d’autres- à l’invitation des hôtels de luxe qui proposent parait-il les plus somptueuses suites sur pilotis aux Maldives et en Thaïlande entre autres. Claude Challe a mis en musique la soirée pour lancement de la compilation« Six Senses by Claude Challe » qui est plutôt pas mal.

vip-room

Laurent Guyot, qui organisait, donne déjà rendez-vous fin du mois pour une vente aux enchère Bob l’éponge au profit de WWF avec dans la salle Patrick Poivre d’Arvor, Inès de la Fressange, Patrick Bruel, Nikos Aliagas, Franck Dubosc, Cyril Hanounah, Mademoiselle Agnès, Marc-Olivier Fogiel, Arianne Massenet ou encore Christophe Dechavanne.

Lancement de i>Télé la radio

C’était au siège de Canal plus, avec sur scène Pierre Fraidenraich – Directeur Général d’i>Télé, Roberto Ciurleo et Emmanuel Jayr – Président et Directeur Général de Goom Radio, Jean-Baptiste Boursier -Redacteur en chef d’i>Télé La Radio, Benoit Raphaël -Redac Chef du Post, un passage éclair autour du buffet de Bertrand Méheut – Président de Canal +, toute l’équipe de présentateur radio ET télé dans la salle. Bref, un événement. Et une ambition : rendre mainstream une offre radio qui existe déjà mais tarde à se massifier vraiment. i>Télé la radio est à écouter sur Goom, sur lepost, dans quelques jours via une appli iPhone et dès maintenant pour les quelques-uns à être équipés sur une radio Wifi (telle que la Squeezebox Radio de Logitech.

Cette nouvelle radio s’adresse aux 15-35 ans en leur permettant de composer leur propre programmation au sein de l’offre de contenu dont le fer de lance est le i>Radio Show animé par Jean-Baptiste Boursier et Céline Bosquet.

J’ai de plus découvert ce matin la réelle capacité de Goom radio de permettre à chacun non seulement de composer son programme, mais également de créer et produire ses émissions, par un simple upload depuis PC ou mobile. Ce qui m’a donné envie d’avoir 15 ans (on en est tous là, je sais).

Pour fêter ça, la photo de famille qui bouge

Et le film promo très 20ème degré “Hollywood like”

Prenez le temps de découvrir Pearltrees

Comme toujours depuis 2 ans, c’est sur Twitter que j’ai entendu parler de Pearltrees. Et comme toujours depuis… toujours, j’y suis allé sans me poser de question, j’ai créé mon profil, relié les 2 ou 3 contacts que je reconnaissais immédiatement et faute d’y voir plus qu’une interface intrigante, je suis ressorti en me disant que j’y reviendrais le jour où ça deviendrait incontournable.

Mais cette fois-ci, j’ai tout de suite eu le sentiment que je passais à côté de quelque chose, j’y suis donc retourné en essayant de comprendre pendant 2 heures quel était l’intérêt de cette mise en relation d’un nouveau genre. En vain. Mes appels au secours, toujours sur Twitter, ont été entendus puisque j’ai eu droit à une démo personnalisée par rien de moins que le concepteur de Pearltrees, Patrice Lamothe.

En 5 minutes, j’avais compris mon erreur : Pearltrees n’est pas un réseau social de premier niveau. C’est avant tout un outil pour classer le contenu que je souhaite conserver ou auquel je souhaite m’assurer un accès facile en 2 clics. Une sorte de delicious des temps modernes (Patrice me déteste déjà pour avoir écrit ça mais ça m’a aidé à comprendre de quoi on parlait hein). D’ailleurs, on importe en un seul clic l’ensemble des liens qu’on a sauvegardé sur son compte Delicious. Mais pour tous ceux qui n’utilisent plus Delicious depuis longtemps, le bookmarklet “Pearl” dans la toolbar de son brower permet de sauvegarder aussi simplement une page visitée qu’on souhaite conserver.

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Petite histoire de la Grippe A

Vous en connaissez, vous, des gens qui l’ont choppé, ce truc qui fait la Une des journaux depuis des mois ? Parce que moi, oui. Charles-Antoine avait mis tous les atouts de son côté : des enfants qui ont repris l’école, pas de masque au bureau, des éternuements pas toujours dans son bras, à croire qu’il cherchait hein… Puisque, pour une raison indeterminée, il n’a toujours pas de blog, c’est ici qu’il nous relate enfin la vraie histoire de la Grippe A vue de l’intérieur (pendant que nous, on tremble en essayant de se souvenir du nombre de fois où on était à moins de 2 mètres de distance au bureau la semaine dernière).

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J’ai décidé de vous donner des nouvelles de la grippe A histoire de partager les expériences.
Je commence par vous raconter la fin  : je ne devrais pas succomber au virus.
Je dis ça parce que dans certaines institutions (comme l’école publique), c’est ce que l’on raconte. La première fois que mes filles m’ont vu avec un masque, elles y ont vu le signal clair que l’enterrement était pour bientôt.

Apparition des symptomes
A 17H40 vous êtes en bonne forme. A 18H30  vous pensez que vous ne vous relèverez pas (surtout si vous êtes un homme).
D’un coup : fièvre, courbatures (comme pour le sport, il paraît), frissons, souffle court (ça fait flipper ?).
En gros comme une grippe basique, banale, saisonnière mais en plus rapide (en clair, pas évident de mettre l’entourage à l’abri avant !!!)

Le Medecin
Il ne vous fait pas un hug en arrivant, vous accueille dans un cabinet les fenêtres ouvertes, vous ausculte de loin. De toute manière avec la tête que l’on tire, le diagnostic n’est pas long à établir.

Le traitement
De l’aspegic et un sirop pour la toux. “Mais alors, c’est pas une vraie grippe A ?!!!”.
Ben si mais c’est viral donc pas d’antibio et le tamiflu est réservé aux populations à risque.
En même temps, l’aspegic 1000 est ton meilleur pote. Tu aimerais mieux que ce soit du 10.000 de temps en temps.

Les conditions d’hygiène
C’est mieux quand on a une femme de ménage. Sinon, c’est galère. Genre changer tout le linge de maison, faire bouillir le linge (même quand Ariel est efficace dès 30°),  désinfecter les pièces 4 fois par jour avec un spray, aérer 30 minutes les pièces, se laver les mains…

Le port du masque
Il fait chaud sous un masque.
Ca donne envie de se laver les dents 5 fois par jour !
C’est pas pratique pour boire du coca.

Mais le masque, c’est surtout le symbole le plus fort, le plus visible et le plus neuf.
Je souhaite bon courage au premier porteur de masque dans le métro.
Il va comprendre ce qu’est le poids du regard des autres.
Info scoop de dernière minute : ma voisine qui m’a croisé dans l’immeuble avec un foulard sur le visage (pour planquer mon masque un peu flippant) m’a dénoncé à l’école. Sympa, non ?

A bientôt pour d’autres nouvelles de la grippe A

Métro-rétro-übersexuel, what else ?

En mai dernier, j’ai eu le plaisir d’être invité à écrire un papier pour Menstyle.fr. Le support ne laissant pas la place aux commentaires, je le reprends ici quelques mois plus tard.

Fini le machisme ou l’androgynie. Les années 2000 auront vu défiler bon nombre d’archétypes masculins marketés, incarnés par des célébrités plus ou moins rémunérées pour l’occasion.

Les métrosexuels David Beckham et Jude Law, assumant beaucoup (trop ?) leur part (excessive ?) de féminité se sont opposés aux rétrosexuels Russel Crowe ou Sebastien Chabal, très ancrés dans leur virilité tendance néandertal. Le tout avant de trouver un terrain d’entente éphémère dans l’aseptisée übersexualité d’un George Clooney qui conserve sa virilité en prenant soin de lui. La publicitaire Marian Salzman en a fait son terrain de jeu avant de se faire écraser par le rouleau compresseur L’Oréal. La multinationale tente en ce moment d’imposer un nouveau code à coup d’études quanti et quali appuyées par des spécialistes (psychanalystes, coachs, sociologues, journalistes modes…). La masculinité d’aujourd’hui serait donc incarnée par le Novocasual, comprendre l’homme “débarassé du carcan imposé par des modèles machistes ou ultra féministes” qui “reste lui-même en toute circonstance” mais “jongle avec 100 vies”, toujours “décomplexé par rapport à la beauté” (euh, c’est à dire ?). Patrick Dempsey, le Dr Mamour de Grey’s Anatomy, en est son incarnation (et pour la voix haut perchée, on fait quoi ?). Voici donc un joli concept fédérateur probablement plus pensé pour vendre davantage de crèmes de jour et gels pour les cheveux que pour la dimension sociologique d’un homme moderne qui se cherche encore un peu.

Je continue à penser qu’il manque le profilage d’une nouvelle génération d’hommes pourtant déjà très répandus, à la fois moins caricaturaux et beaucoup plus extrêmes. N’ayant pas sous la main des batteries de sociologues, j’ai décidé de mener l’enquête avec les moyens du bord.

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Festival de musiques interdites par le IIIe Reich

Vous connaissiez, vous, le Festival de musiques interdites par le IIIe Reich ? J’avoue que je le découvre à sa 4ème édition qui vient de se dérouler au Théâtre Toursky de Marseille les 10 et 11 juillet derniers. Pourtant, il semble avoir fait l’objet de polémiques, son intérêt ayant été mis en cause par un (des?) élu local. On va dire que l’ensemble a un rayonnement quelque peu limité à la région ?

Alors que le régime Hitlérien a étouffé de nombreux compositeurs et leurs oeuvres avec, le sujet d’étonnement vient de l’absence d’intérêt porté à la redécouverte de ces oeuvres 70 ans plus tard. A part la presse locale, je ne vois pas de trace de l’événement au niveau national. Pourtant, pour militer contre une forme moderne de censure et oeuvrer pour notre devoir de mémoire, les initiateurs mobilisent des têtes d’affiche populaires au service de créations qui devraient permettre une plus grande exposition. Car ce sont bien des créations que le Festival propose avec l’Opéra Athalie de Menselssohn d’après Racine (avec Julie Depardieu) et l’Hirondelle Inattendue du polonais Simon Laks (avec Marie Laforêt). Avec l’orchestre philharmonique de l’Opéra de Marseille (80 musiciens, 80 choristes).

C’est en suivant l’actualité de la chanteuse (on a bien compris que j’étais fan) que j’ai découvert l’existence de ce spectacle (comme quoi…). Elle en parle dans un train à l’équipe de Yagg, en justifiant sa place dans un Opéra sans la voix lyrique qui va avec et en révélant qu’il y aura d’autres représentations du spectacle. On y découvre au passage ses prochains projets en plus de la tournée de Master Class : une mise en scène d’opéra, son retour avec un tour de chant et une pièce japonaise (le tout au conditionnel).

Un big ideaL d’exception

Le big ideaL d’Ogilvy est lancé. Il est l’occasion d’une double exception : un billet en pleine période de totale déconnexion (merci pour vos messages, je reviens bientôt sur Twitter et ici aussi), portant principalement sur le groupe qui m’emploie, ce que je m’interdis habituellement.

Mais l’occasion est trop belle. Parce que le big ideaL cristallise ce qui me fait encore croire en la capacité du marketing de revenir à ses fondamentaux, donner du sens, se concentrer sur l’essentiel, au total, prendre de la hauteur. Ce qui me retient de retourner m’occuper de mes grenouilles décérébrées sur la paillasse d’un laboratoire. A écouter la réaction de mes clients au sortir de la présentation, on est quelques-uns à ressentir une urgence sur laquelle le big ideaL met des mots. 

Alors ce grand idéal, c’est quoi ? C’est ce moment d’exception où la marque au meilleur d’elle-même rencontre un tension socio-culturelle, qu’elle l’adresse, mieux, qu’elle l’enrichit de son point de vue. C’est aussi lorsque la marque admet sa contribution possible à un monde meilleur. Rien de moins. J’ai lu ici ou là que c’était une saine naïveté. Je pense au contraire que c’est une nécessaire exigeance. Sans doute réservée aujourd’hui à un club très fermé qu’on attend de voir s’agrandir.
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Cannes express

Deux jours à Cannes pour le Festival, c’était une expérience un peu extrême à tenter. Du coup, tout était super bien calé à l’avance, presque trop, on n’a pas pu tout faire.

La météo avait été super bien brieffée pour assurer deux jours de soleil donc de colorisation active, Luc s’était mobilisé pour nous assurer une invitation sur les transats de la plage VitaminWater et nous permettre d’assister au tournage d’un film réalisé par Rosanna Arquette, Fabien était là pour nous accréditer et nous escorter au Majestic voir Johnny (enfin ce qu’il en reste), copine du sud nous a assuré le verre/dîner d’accueil, Vincent et Nicolas ont accepté de nous accueillir à minuit dans leur resto qui déchire et les blogueurs du pays avaient super bien travaillé pour liver une blogueur du sud Ecce Vino à Nice avec près de 100 personnes. Et puis Laurent a assuré grave en nous permettant un accès immédiat (par Jean Roch himself) pour une soirée mémorable au VIP Room localisé au Palm Beach avec une Paris Hilton au taquet, une musique extra, des lions, un dromadaire, des filles très peu habillées prêtes à beaucoup pour choper une cigarette et plus si affinité (les détails étaient à suivre en direct sur Twitter).

On aurait pu voir des films (mais non), faire les fiérots au Palais des Festival toute accréd’ en avant (mais non plus), prendre le contrôle du bar du Pavillon Kodak (pas cette année), aller boire un verre au Martinez en pretextant “un rendez-vous avec Eric Maillard” (ça marche d’habitude pour tout le monde), parcourir 67 fois la rue d’Antibes (mais ça faisait très 2008), alors on aura juste fait suffisamment pour que ce week-end paraisse une semaine. Merci à tous ceux qui ont rendu ça possible.

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A l’année prochaine !

Le Festival m’attend

Ce sera ce week-end en vrai, j’ai cru comprendre que ce serait d’ici là aussi sur Orange Cinéma Séries qui n’a pas été prévenu que je prends dorénavant toutes les invitations VIP très très au premier degré.

Il devrait y avoir un accueil par notre star du sud à nous (on lève les bras), une ou deux soirées au VIP Room déplacé pour l’occasion par Jean Roch à Cannes (j’ai bien noté Martin Solveig vendredi soir à minuit), une visite chez Vincent et Nicolas, deux journées de grand soleil donc plus de plage que de cinéma, un peu de Pavillon Kodak, un touche de parisianisme mondain dans Blogueurs du Sud, des mojitos sur les marches (non pas celles du Festival) avec GuiM, la terrasse du Martinez où on cherchera bien Penelope et Javier et plein de surprises. Vivement.

Le premier qui me dit que tout ne tiendra pas dans un week-end sera privé de Twitter pendant une semaine.

Cesse la pluie

C’est un peu la thématique de la semaine que j’ai passé à me faire rincer. Pour l’avant-première de Looking for Eric au Club de l’Etoile où j’avais déjà assisté trempé à la projection de La journée de la jupe, pour le lancement de “la collection de couverts hautement gourmets” XY de Guy Degrenne (j’y reviendrai), pour courir d’un rendez-vous à l’autre à chaque extrémité de Paris… C’est avec émotion que j’ai réussi à faire passer le message par sms à celle qui a poussé le même cri du coeur que moi et tenté en vain de choper le numéro d’Evelyne Dhéliat : monsieur météo, si vous m’entendez, vous pouvez épargner le sud de la Turquie la semaine prochaine ? Non, parce que je ne crois pas une seconde au charme du dress code sous des parapluies. Merci bien.

rain