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	<title>PRland par Eric Maillard &#187; Humeur</title>
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	<description>Le blog personnel de Eric Maillard, DG de l'agence de RP Ogilvy PR, à propos de l'influence digital, des communautés, des médias...</description>
	<lastBuildDate>Sun, 05 Feb 2012 09:06:03 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Gourmandises honteuses</title>
		<link>http://www.prland.net/gourmandises-honteuses/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 10:46:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[On pourrait parler de Madeleine de Proust. Ou de souvenirs d'enfance. Mais il s'agit en fait de gourmandises un peu honteuses qui doivent forcément parler à d'autres que moi. Même si leur fonction première n'était pas exactement de ravir les papilles. En voici mon Top 3.<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/gourmandises-honteuses/' addthis:title='Gourmandises honteuses '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On pourrait parler de Madeleine de Proust. Ou de souvenirs d&#8217;enfance. Mais il s&#8217;agit en fait de gourmandises un peu honteuses qui doivent forcément parler à d&#8217;autres que moi. Même si leur fonction première n&#8217;était pas exactement de ravir les papilles. En voici mon Top 3.</p>
<p><strong>3. Timbres scolaires</strong></p>
<p>Ils laissaient sur la langue un petit goût sucré qu&#8217;on ne retrouve plus aujourd&#8217;hui. On détestait tous la maîtresse lorsqu&#8217;elle nous obligeait à utiliser une éponge pour coller ces timbres scolaires sur un enveloppe. J&#8217;ai probablement dépensé une partie de mes économies d&#8217;enfant dans des timbres juste pour pouvoir les coller.</p>
<p><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2012/01/Timbres.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2855" title="Timbres" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2012/01/Timbres-300x108.jpg" alt="" width="300" height="108" /></a></p>
<p><strong> 2. Colle Cléopatre</strong></p>
<p>On n&#8217;a jamais dit que mes gourmandises étaient originales. L&#8217;odeur d&#8217;amande douce de la colle Cléopâtre nous renvoie forcément tous à notre enfance. J&#8217;ai passé des heures à la sentir. Je ne savais pas qu&#8217;elle était comestible et me cachait donc pour la goûter. Elle existe toujours aujourd&#8217;hui, dans une boite moins onéreuse.</p>
<p><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2012/01/Cleopatre.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2857" title="Cleopatre" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2012/01/Cleopatre.jpg" alt="" width="200" height="129" /></a></p>
<p><strong> 1. Pastilles Solutricine Vitamine C</strong></p>
<p>La plus honteuse et la plus gourmande de toute. Parce qu&#8217;elle me poussait à faire semblant d&#8217;avoir mal à la gorge pour y avoir droit. Les pastilles au goût d&#8217;orange sont toujours en vente, le plastique ayant remplacé le métal de la fameuse boîte rectangulaire. Une version sans sucre est désormais en vente libre (sacrilège !).</p>
<p><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2012/01/Solutricine2.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2859" title="Solutricine2" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2012/01/Solutricine2-300x180.png" alt="" width="300" height="180" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/gourmandises-honteuses/' addthis:title='Gourmandises honteuses '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Avant la technologie</title>
		<link>http://www.prland.net/avant-la-technologie/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 10:09:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2012, je m&#8217;apprête à fêter mes 20 ans. De travail. En 1992, j&#8217;apprenais le métier que je fais encore (un peu) aujourd&#8217;hui. Avec un équipement et un rythme assez différent de ce qu&#8217;on connait aujourd&#8217;hui : j&#8217;ai connu la magie de la communication avant la technologie et Internet. Mon quotidien était celui d&#8217;un assistant [...]<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/avant-la-technologie/' addthis:title='Avant la technologie '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 2012, je m&#8217;apprête à fêter mes 20 ans. De travail.</p>
<p>En 1992, j&#8217;apprenais le métier que je fais encore (un peu) aujourd&#8217;hui. Avec un équipement et un rythme assez différent de ce qu&#8217;on connait aujourd&#8217;hui : j&#8217;ai connu la magie de la communication avant la technologie et Internet.</p>
<p><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/12/homme_prehistorique.gif"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2839" title="homme_prehistorique" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/12/homme_prehistorique-300x300.gif" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Mon quotidien était celui d&#8217;un assistant attaché de presse en agence. Ma mission préférée était de rédiger des communiqués et dossiers de presse. C&#8217;est donc avec mon plus beau stylo que je me lançais dans des envolées lyriques pour évoquer le débarquement des forces alliées en célébrant l&#8217;anniversaire des briquets Zippo ou donner des idées cadeaux issus des magasins Soho pour la Saint Valentin. Après relecture et validation par ma boss de la version papier, j&#8217;attaquais la retranscription sur un Mac dont l&#8217;écran de 13 cm affichait rarement d&#8217;autres couleurs que le vert à l&#8217;allumage. Je tapais à deux doigts, rythmé par le bruit du canard à chaque fausse manip. 30 minutes pour rédiger, 2 jours pour retranscrire, un bon petit rythme.</p>
<p>Après finalisation du document, j&#8217;étais en charge de son impression en 1000 exemplaires chez mes potes de Copy Top puis l&#8217;assemblage et la mise sous pli dans des enveloppes marquées d&#8217;adresses écrites à la main &laquo;&nbsp;pour créer de la proximité&nbsp;&raquo;. De toute façon, les coordonnées des journalistes étaient compilés dans de grands classeurs qui ne permettaient pas vraiment l&#8217;impression d&#8217;étiquettes. Un affranchissage et un détour pour la poste plus tard, ma prose n&#8217;avait finalement mis qu&#8217;une bonne semaine pour atteindre les rédactions. Le tout en respectant les délais de bouclage : pour la Saint Valentin, c&#8217;est en octobre que les informations partaient aux mensuels. La seule capacité à anticiper 4 mois à l&#8217;avance rappelle à quel point je parle d&#8217;un autre siècle&#8230;</p>
<p>Venait alors le temps des &laquo;&nbsp;relances journalistes&nbsp;&raquo;. Perdus sous des montagne de courrier qu&#8217;ils avaient arrêté d&#8217;ouvrir depuis longtemps, malgré les efforts que nous mettions à rendre nos dossiers attrayants même empilés sur un bureau, les journalistes accueillaient mes appels avec une humeur variable. Ce que je préférais, c&#8217;était les relances pour Vanity Fair, une marque de lingerie branchée qui m&#8217;entrainait dans des discussions surréalistes avec la presse féminine sur les avantages de telle ou telle texture pour un soutien-gorge. On passait des heures au téléphone. Moi qui répétais mon texte avant d&#8217;appeler pour prendre un rendez-vous chez le dentiste quand j&#8217;étais ado, je me retrouvais à appeler des inconnus avec le challenge d&#8217;obtenir une conversation plutôt qu&#8217;un monologue de marchand de tapis. A cette époque, une bonne cinquantaine de journalistes sont devenus des amis, ce qui m&#8217;a permis de nourrir le plus beau cliché de l&#8217;attaché de presse : &laquo;&nbsp;<em>Ma chérie, ça va toi en ce moment ? Ca s&#8217;arrange avec Patrick ? Faut ABSOLUMENT qu&#8217;on dej&#8230; Et sinon, tu travailles sur quoi en ce moment ? Parce que j&#8217;avais pensé pour ta fameuse page rouge annuelle à un sublime stylo plume carmin que tu vas ADORER, je te l&#8217;envoie par coursier dans les 2 jours. Bien sûr je t&#8217;écrirai la légende qui va avec ma chérie, je sais que tu as beaucoup de travail</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>OK, j&#8217;en rajoute mais c&#8217;était de cet ordre là. Quand je faisais bien mon travail, plein de retombées presse arrivaient de l&#8217;Argus de la presse, découpées à la machette dans de grandes enveloppes cartonnées. Je devais alors tout redécouper, souvent aller acheter l&#8217;original en kiosque pour récupérer un bout de l&#8217;article oublié et coller dans de grands classeurs sur du papier Canson noir jet.</p>
<p>L&#8217;absence de mail créait un rythme différent en particulier en cas de traduction : nous recevions par la poste une disquette qu&#8217;il fallait envoyer chez un traducteur choisi plutôt à Paris pour gagner un peu de temps. Lors des salons et l&#8217;émulation qui va avec, nous recevions en quasi temps réel les drafts par fax, pas le temps d&#8217;attendre la poste pendant 24 heures, les versions françaises étaient alors travaillées sur place par un traducteur qui venait s&#8217;installer dans l&#8217;agence quelques jours.</p>
<p>Les 3 premières années de ma vie professionnelle se sont donc écoulées sans que j&#8217;ai vraiment l&#8217;opportunité (ni le besoin) d&#8217;apprendre à taper sur un clavier avec plus de 2 doigts, le téléphone collé aux oreilles du matin au soir. Etonnamment, je ne me souviens pas de la première fois que j&#8217;ai utilisé Internet et les emails dans mon travail et j&#8217;ai mis du temps avant d&#8217;en mesurer le bouleversement dans mon quotidien. Je regrette parfois son charme désuet, j&#8217;avoue.</p>
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		<title>Révélation</title>
		<link>http://www.prland.net/revelation-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 21:29:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis quelques semaines, j&#8217;enchaîne les voyages en avion. Ma consommation de lexomil a donc augmenté proportionnellement, les comprimés sécables s&#8217;étant imposés dans la gestion approximative de ma phobie croissante des aéroports, du décollage, des turbulences, des tenues bariolées des hôtesses (dans le désordre). Sur le chemin de Pékin depuis Chengdu, j&#8217;ai eu la chance de [...]<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/revelation-2/' addthis:title='Révélation '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques semaines, j&#8217;enchaîne les voyages en avion. Ma consommation de lexomil a donc augmenté proportionnellement, les comprimés sécables s&#8217;étant imposés dans la gestion approximative de ma phobie croissante des aéroports, du décollage, des turbulences, des tenues bariolées des hôtesses (dans le désordre).</p>
<p>Sur le chemin de Pékin depuis Chengdu, j&#8217;ai eu la chance de voyager à côté d&#8217;un PNC chinois qui a su capter la nervosité que je croyais pourtant dissimuler mieux que personne en public. Je pense que c&#8217;est au moment où un téléphone s&#8217;est mis à sonner en plein décollage que la panique a pu se lire distinctement, en particulier au travers de ma recherche active d&#8217;un comprimé supplémentaire. Mon voisin s&#8217;est penché vers moi pour m&#8217;expliquer dans un anglais aussi parfait qu&#8217;apaisant &laquo;&nbsp;est-ce que vous pensez vraiment que si le moindre appareil électronique pouvait perturber le fonctionnement d&#8217;un avion, on laisserait les passagers à portée de leur téléphone après les avoir dépouillés de la moindre allumette avant de mettre un pied dans l&#8217;avion ?&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Je ne saurai jamais si c&#8217;est grâce à la double ration de lexomil ou à l&#8217;implacable logique de la révélation que je me suis senti immédiatement rassuré. J&#8217;ai dormi pendant les 2 heures de vol pour fêter ça.</p>
<p>Je suis convaincu par l&#8217;expérience et je demande un membre du personnel navigant à proximité pour l&#8217;intégralité de mes prochains voyages en avion. Il doit bien y avoir une compagnie dans le monde qui propose ça, non ?</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/revelation-2/' addthis:title='Révélation '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Complainte du vieux réac</title>
		<link>http://www.prland.net/complainte-du-vieux-reac/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Nov 2011 21:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises et marques]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;avoue que je suis un peu déçu. J&#8217;avais pourtant tout mis en oeuvre depuis quelques mois pour me faire défoncer sur les réseaux sociaux par tout ce que le web compte de plus hype. A l&#8217;arrivée, c&#8217;est un echec total. Ma posture de vieux réac n&#8217;a pas provoqué le moindre petit twitt de désapprobation formelle, [...]<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/complainte-du-vieux-reac/' addthis:title='Complainte du vieux réac '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;avoue que je suis un peu déçu. J&#8217;avais pourtant tout mis en oeuvre depuis quelques mois pour me faire défoncer sur les réseaux sociaux par tout ce que le web compte de plus hype. A l&#8217;arrivée, c&#8217;est un echec total. Ma posture de vieux réac n&#8217;a pas provoqué le moindre petit twitt de désapprobation formelle, tout juste quelques étonnements polis. Alors que tout n&#8217;était pourtant pas que du 15ème degré.</p>
<p><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/11/Vieux-reac.jpg"><img class="size-medium wp-image-2819 aligncenter" title="Vieux reac" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/11/Vieux-reac-300x205.jpg" alt="" width="300" height="205" /></a></p>
<p>Je passe sur les quelques exercices de styles qui consistaient à répondre face caméra au détour d&#8217;un salon à la question : êtes-vous un convaincu du web ? Je travais juste rafraichissant de répondre &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo;. Pour le plus sérieux, j&#8217;ai suivi le processus avec la rigueur d&#8217;un métronome.</p>
<p>1/ Un message central immuable : &laquo;&nbsp;<strong>le web ne peut être le lieu unique de faire progresser les idées</strong>. Il tend même parfois, en les survolant, à les faire régresser. Et quand elles existent, les discussions sont au final peu contributives, à faible valeur ajoutées ou quasiment pas lues. Dans ce contexte, délaisser le débat dans la vraie vie est une erreur.&nbsp;&raquo;</p>
<p>2/ Marteler le message à chaque occasion. Lors de conférences, d&#8217;interviews ou de simples conversations, quelle que soit la question. Quoi de neuf ? Que pensez-vous de la recherche de fans sur Facebook ? Comment va le business ? Vous voulez faire quoi plus tard ?&#8230;</p>
<p>Pour voir ce que ça donne, un exemple avec la réponse à la question de <a href="http://www.blogpersonalbranding.com/">Fadhila</a> qui m&#8217;interrogeait sur mon rapport à l&#8217;échec :</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/eQ9G4iYuwOk" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p>Dans un autre style, la même démarche pour <a href="http://www.nonfiction.fr/article-4754-internet_ne_permet_pas_dempoigner_la_complexite_interview_deric_maillard.htm">nonfiction.fr sur la communication politique</a> :</p>
<p><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/11/nonfiction.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2818" title="nonfiction" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/11/nonfiction-300x227.jpg" alt="" width="300" height="227" /></a></p>
<p>A l&#8217;arrivée, j&#8217;ai suivi ma résolution et pu mesurer sur pièce la puissance de progression des idées dans la vraie vie, identifier le meilleur moment pour leur faire bénéficier des moments d&#8217;accélération et massification permis par le web. J&#8217;ai modifié en profondeur les stratégies proposées à mes clients en croisant beaucoup plus subtilement le traditionnel et le digital. Je me suis même mis en opposition avec certains annonceurs qui déplaçaient les investissements du traditionnel à du 100% réseaux sociaux, d&#8217;un extrême à l&#8217;autre. Et j&#8217;ai regardé depuis quelques semaines de nouveaux espaces qui pilotent mieux le débat en tentant de l&#8217;éclairer et le tirer vers le haut (en attendant <a href="http://newsring.fr/">Newsring</a>&#8230;).</p>
<p>Je vais pouvoir revenir à des points de vue plus mesurés, beaucoup plus &laquo;&nbsp;intéressants&nbsp;&raquo;, sur le dernier outil web à la mode pour mesurer l&#8217;influence ou l&#8217;infographie des pages de marques bénéficiant du plus de followers. Il ne faudra pas s&#8217;y méprendre, le vieux réac incompris que je suis quand même un peu sera toujours là, sur le web et ailleurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/complainte-du-vieux-reac/' addthis:title='Complainte du vieux réac '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>La non fièvre du samedi soir</title>
		<link>http://www.prland.net/la-non-fievre-du-samedi-soir/</link>
		<comments>http://www.prland.net/la-non-fievre-du-samedi-soir/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 22:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[La médecine d&#8217;urgence et moi avons depuis longtemps une relation compliquée. Pour faire court, il y a toujours au moins un moment où je me fais engueuler par un monsieur en blouse blanche alors que je suis de toute évidence dans une situation de faiblesse. La faute à mon métabolisme qui refuse de s&#8217;exprimer dans [...]<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/la-non-fievre-du-samedi-soir/' addthis:title='La non fièvre du samedi soir '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La médecine d&#8217;urgence et moi avons depuis longtemps une relation compliquée. Pour faire court, il y a toujours au moins un moment où je me fais engueuler par un monsieur en blouse blanche alors que je suis de toute évidence dans une situation de faiblesse. La faute à mon métabolisme qui refuse de s&#8217;exprimer dans les pires moments, ceux où un petit signal d&#8217;alerte s&#8217;avérerait assez utile.</p>
<p><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/11/Fièvre.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2810" title="Fièvre" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/11/Fièvre-300x176.jpg" alt="" width="300" height="176" /></a></p>
<p>D&#8217;aussi loin que je me souvienne, je ne crois pas avoir déjà eu plus de 38 degrés de température, même lorsque techniquement, &laquo;&nbsp;ce n&#8217;est pas possible&nbsp;&raquo;. Mon corps choisit donc de me faire passer pour un menteur histoire d&#8217;induire en erreur un éminent membre du corps médical. Je sens bien qu&#8217;un exemple aiderait là&#8230;</p>
<p>En 1992, j&#8217;étais depuis quelques mois à Paris, mon médecin du moment avait décrété que le moyen de soigner mes maux de ventre chroniques depuis 1 mois s&#8217;appelait <em>Spasfon</em>. A la troisième visite la même semaine, la douleur restait diffuse mais de plus en plus forte, pas la moindre montée de fièvre, je sentais mon nouveau médecin parisien désemparé. Dans une réaction totalement post-adolescente,  en sortant du rendez-vous, je ne suis pas passé à la pharmacie chercher mon Ultra levure et j&#8217;ai choisi de foncer à la gare pour rentrer chez mes parents et consulter le médecin de famille.</p>
<p>Arrivé en gare de Besançon, j&#8217;avais eu 4 heures pour comprendre que la douleur était en train de se localiser pile au niveau de l&#8217;appendicite. C&#8217;est donc plié en deux que ma mère m&#8217;a conduit directement aux urgences où on m&#8217;a tranquillement mis un sac de glace sur le ventre, le temps d&#8217;attendre l&#8217;opération le lendemain matin (je passe sous silence le doux moment du toucher rectal qui fait hurler de douleur, juste pour tenter de conserver un minimum d&#8217;élégance).</p>
<p><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/11/Doctor.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2811" title="Doctor" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/11/Doctor-245x300.jpg" alt="" width="245" height="300" /></a></p>
<p>Tout ce dont je me souviens au réveil, c&#8217;est un chirurgien visiblement pas content avec une envie irrépressible de me crier très fort dessus. &laquo;&nbsp;<em>Vous avez été complètement irresponsable de prendre le train dans cet état, monsieur. On a ouvert, c&#8217;était pas beau à voir, je préfère vous le dire tout de suite. Une péritonite aigüe, y en avait partout, qu&#8217;est-ce que vous avez attendu pour consulter ? Vous vous rendez-compte que vous auriez vraiment pu y passer ?</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Evidemment, dans ma tête, les questions se bousculaient : pourquoi je me fais engueuler ? qu&#8217;est-ce que j&#8217;ai fait comme connerie ? Pourquoi m&#8217;avoir laissé attendre une nuit entière pour m&#8217;opérer si c&#8217;était aussi urgent ?&#8230; Plutôt que de me donner des réponses, mon chirurgien commençait à m&#8217;énumérer les symptômes que j&#8217;avais FORCEMENT ressenti et qui auraient du m&#8217;envoyer direct aux urgences parisiennes. J&#8217;ai bien essayé de promettre que j&#8217;avais pris ma température et que j&#8217;étais à 37,5 mais ça n&#8217;avait convaincu personne, j&#8217;ai donc juste attendu que ça passe sans rien répondre, un peu hagard. Et me suis souvenu que c&#8217;était mon destin de me faire engueuler par un médecin en cas d&#8217;urgence.</p>
<p>Du coup, hier, quand je me suis pris une engueulade de 15 minutes par le médecin régulateur au téléphone, j&#8217;étais plus décontracté que la fois d&#8217;avant et bien moins que la prochaine. Que j&#8217;attends avec une impatience toute relative, ceci dit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/la-non-fievre-du-samedi-soir/' addthis:title='La non fièvre du samedi soir '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Comment j&#8217;ai raté ma rentrée série 2011</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Oct 2011 10:16:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout était prêt : la liste de mes envies sur la base des castings, bandes-annonce, premiers bouche à oreille&#8230; Mais voilà, le mois de septembre m&#8217;a réservé un emploi du temps dévastateur qui ne laisse même plus de place à la découverte nocturne des nouveautés de l&#8217;année et de nouvelles saisons de quelques vieilleries que [...]<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/comment-jai-rate-ma-rentree-serie-2011/' addthis:title='Comment j&#8217;ai raté ma rentrée série 2011 '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout était prêt : la liste de mes envies sur la base des castings, bandes-annonce, premiers bouche à oreille&#8230; Mais voilà, le mois de septembre m&#8217;a réservé un emploi du temps dévastateur qui ne laisse même plus de place à la découverte nocturne des nouveautés de l&#8217;année et de nouvelles saisons de quelques vieilleries que je n&#8217;ai toujours pas lâché (comment rater le dernier tour de piste des Desperate housewives ?).</p>
<p>En plus de missions professionnelles aussi inspirantes qu&#8217;aspirantes, voici la liste des &laquo;&nbsp;responsables&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>Des vacances en Italie</strong> : je reste subjugué par la méconnaissance des français de la Côte Amalfitaine, ses maisons accrochées dans le vide au milieux de falaises vertigineuses, l&#8217;Ile de Capri qui ajoute aux atouts de la Corse un charme quasi Fellinien très années 50, ses antipastis inoubliables. Une semaine hors du temps.</p>
<p><strong>Des fêtes anniversaire de rentrée</strong> : alors que Direct Star fêtait son premier anniversaire 2 jours avant l&#8217;annonce de son rachat par Canal +, Paris Première fêtait en grande pompe avec le tout Paris son 25ème anniversaire au Grand Palais. J&#8217;avais déjà fait les 20 ans. Paris Première, c&#8217;est ma chaîne préférée : manger des gaufres et des barbapapas avec quelques amis journalistes et les stars de la chaîne en revisitant quelques-uns de ses grands moments m&#8217;a entraîné très tard dans la nuit. Plus inattendu dans la catégorie anniversaire, l&#8217;Efap fêtait ses 50 ans, l&#8217;occasion de croiser des anciens célèbres, des anciens qui sont devenus des amis, des anciens de ma promo 20 ans plus tard.</p>
<p><strong>Le <a href="http://www.aufeminin.com/evenement/femmes-en-or/">trophées de femmes en or </a>à Nice</strong> : pour la 19ème fois, les femmes les plus remarquables dans des catégories très différentes (des médias à la recherche) étaient récompensées à Nice dans une ambiance très people, choyés pendant 3 jours dans un Palace local avec au programme activités détente, transat, dîner et déjeuner avec Adriana Karembeu, Mimie Mathy, Irma, Patrick Sabatier, Charlotte le Bon, Didier Gustin, Louis Bertignac, Michèle Bernier&#8230; Témoin privilégié avec quelques amis journalistes, on n&#8217;a pas évité de prolonger la nuit dans un Casino et très tard sur la piste de danse.</p>
<p><strong>Avant-première cinéma</strong> : parmi les nouveautés, j&#8217;ai pu assister à l&#8217;avant-première de &laquo;&nbsp;The Artist&nbsp;&raquo; avec une belle idée de moderniser le film muet qui ne tient selon moi pas toutes ses promesses. Si le casting est impeccable, j&#8217;avoue avoir été d&#8217;avantage emporté par Bérénice Bejo dont on parle peu que par Jean Dujardin que j&#8217;aime pourtant bien. Une mention spéciale va au chien, pour lequel un César spécial devrait être créé.</p>
<p><strong>Avant-première télé</strong> : assister dans la salle à l&#8217;enregistrement de <a href="http://leplus.nouvelobs.com/contribution/188094;sing-off-100-vocal-le-tele-crochet-anti-tele-realite-de-france-2.html">Sing-Off </a>fait prendre la mesure de l&#8217;émotion qui se dégage de voix a capella, en harmonie et en liberté. Un format de télé crochet qui évite la tension de la télé réalité pour se concentrer sur le plaisir. 90% passe à l&#8217;écran lors des diffusions le samedi soir. Pendant toutes la semaine, les journalistes media qui avaient soutenus mollement le programme ont regretté la faible audience de la première édition de très bonne facture. Bonne nouvelle, l&#8217;émission est désormais disponible sur<a href="http://www.pluzz.fr/sing-off-100-vocal-2011-09-26-20h35.html"> Pluzz </a>en replay donc, rattrapez votre retard et faites la fête à Sing-Off. Et espérons que les magazines télé oseront donner la couv&#8217; aux programmes qu&#8217;ils défendent plutôt qu&#8217;à ceux qui font de l&#8217;audience.</p>
<p><strong>Rencontre</strong> : dans une catégorie moins festive mais sans doute plus utile, déjeuner avec l&#8217;équipe dirigeante de l&#8217;ICANN venu présenter le <a href="http://newgtlds.icann.org/">principe des nouveaux noms de domaines pour les grandes organisations</a>. Adieux .com et .fr, bonjour .prland (dès que ce sera une grande organisation). Les avis dans la salle sont contrastés mais l&#8217;impression de rencontrer avec les vrais maîtres de l&#8217;Internet dont personne ne parle est bien réelle. Comprendre comment ça marche demande un effort nécessaire dès maintenant, les échéances sont proches, cliquez sur le lien ci-dessus.</p>
<p>J&#8217;anticipe un mois d&#8217;octobre un peu plus calme (à part un voyage à Hong-Kong quand même&#8230;) qui devrait me permettre de découvrir enfin les séries les plus excitantes. Mais il va me falloir un guide pour gagner du temps et faire les bons choix.</p>
<p>Donc osons la question : c&#8217;est quoi les nouveautés série aux US à ne pas rater ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/comment-jai-rate-ma-rentree-serie-2011/' addthis:title='Comment j&#8217;ai raté ma rentrée série 2011 '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Les vertus de la colère</title>
		<link>http://www.prland.net/les-vertus-de-la-colere/</link>
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		<pubDate>Sat, 30 Jul 2011 08:50:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai toujours essayé de ne pas mentir sur mon blog, de ne jamais en rajouter. Pas tellement par honnêteté, soyons sérieux. Plutôt par simple précaution : bloguer relevant déjà d&#8217;un égocentrisme à tendance paranoïaque tout juste supportable, ajouter le moindre soupçon de mythomanie aigüe risquait de rendre le lieu et le personnage qui va avec [...]<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/les-vertus-de-la-colere/' addthis:title='Les vertus de la colère '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai toujours essayé de ne pas mentir sur mon blog, de ne jamais en rajouter. Pas tellement par honnêteté, soyons sérieux. Plutôt par simple précaution : bloguer relevant déjà d&#8217;un égocentrisme à tendance paranoïaque tout juste supportable, ajouter le moindre soupçon de mythomanie aigüe risquait de rendre le lieu et le personnage qui va avec vraiment détestables. La précaution de la sobriété m&#8217;a semblé tellement importante qu&#8217;il m&#8217;est même arrivé de me censurer quand la réalité couchée sur le papier se révélait peu crédible.</p>
<p>J&#8217;ai donc failli ne jamais raconter l&#8217;histoire qui suit, quand soudain, j&#8217;ai eu une lueur : sur ce coup là, j&#8217;ai plein de témoins,  ILS SAVENT ! Alors voilà.</p>
<p>Le 8 juin 2011, j&#8217;ai appris des choses sur la colère, pile au moment où elle m&#8217;a quasiment sauvé de ça :</p>
<p><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/07/Attack.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2745" title="Attack" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/07/Attack.jpg" alt="" width="329" height="428" /></a></p>
<p><span id="more-2744"></span></p>
<p>Bon ok, là j&#8217;en rajoute : par exemple, je ne porte jamais de cravate. Mais c&#8217;est la dernière fois, tout le reste est vrai.</p>
<p>J&#8217;étais arrivé depuis près de 2 heures à la soirée de lancement de la version communautaire de <a href="http://www.vodkaster.com/" target="_blank">Vodkaster</a>, l&#8217;excellent réseau social de cinéma sur lequel on va tous partager nos micro critiques avec notre communauté (si pas encore, on fonce se créer un profil). Un bar près de la cinémathèque, devant le parc de Bercy, un temps estival dont on ne sait pas encore à quel point il faut en profiter, un ciel entre chien et loup qui semble durer un éternité, des bières et quelques dizaines de copains de Twitter pour les partager, tout était parfait.</p>
<p>Alors que je riais probablement bêtement comme un fan transi à une blague de <a href="http://www.ioudgine.com/" target="_blank">Ioudgine</a>, j&#8217;ai vaguement senti un mouvement rapide à côté de moi. Je pense qu&#8217;il s&#8217;est à peu près écoulé 5 secondes entre le moment où j&#8217;ai posé mes yeux sur l&#8217;endroit vide où se trouvait plus tôt ma sacoche puis repéré les deux jeunes types qui s&#8217;éloignaient en courant, j&#8217;ai connecté les deux informations, posé méthodiquement mon verre sur la table, fait le tour dans ma tête de tout ce qui se trouvait dans ma sacoche (papiers, cartes de crédit, clés d&#8217;appartement, passeport avec adresse, téléphone&#8230;) et dit -à haute voix je crois, comme pour donner une explication à mes voisins- : &laquo;&nbsp;<em>ces enfoirés m&#8217;ont volé mon sac, j&#8217;y vais</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Je me suis donc lancé à la poursuite de deux jeunes types dans le Parc de Bercy désormais dans la pénombre, sans rien savoir de ce que j&#8217;allais bien pouvoir faire si par extraordinaire je les rattrapais. Alors que quelques rôdeurs visiblement habitués des lieux me regardaient -médusés- courir en veste noire de bureau comme un dératé en traversant le parc, je ne perdais pas de vue mon sac que j&#8217;avais repéré en bandoulière sur l&#8217;un des deux voleurs : les (interminables) escaliers de la passerelle Simone de Beauvoir, le passage au-dessus des Quais de Bercy puis de la Seine avant de redescendre sur le quai de la gare en direction du Batofar&#8230;</p>
<p>Au fur et à mesure de la course poursuite, je sentais la colère m&#8217;envahir, faisant le tour de tout ce qui allait immanquablement se passer : je ne les rattraperais jamais, je devrais rentrer de toute urgence chez moi pour assurer le changement de ma serrure, faire une déclaration de vol à la police, refaire tous mes papiers, récupérer une carte de crédit&#8230; Puis de réaliser que je n&#8217;aurais pas de quoi payer le serrurier que je n&#8217;aurais de toute façon pas pu appeler sans téléphone. Et je devrais aussi annuler mon rendez-vous pro très tôt du lendemain matin, passer ma journée dans l&#8217;administration à gérer mes papiers. Et comment on fait pour la carte vitale d&#8217;ailleurs ? Et le permis de conduire ?&#8230;</p>
<p>Le tout me rendait dingue. Et plus ça me rendait dingue, plus je gagnais du terrain sur mes deux cibles à capuche. C&#8217;est au niveau du Batofar que j&#8217;ai réalisé que je n&#8217;étais plus qu&#8217;à quelques mètres d&#8217;eux. Je ne sais plus ce que j&#8217;ai hurlé à ce moment là mais ça devait être quelque chose du genre :&nbsp;&raquo;JE  SUIS EN TRAIN DE VOUS RATTRAPER ET JE VAIS VOUS DEPECER&nbsp;&raquo;. J&#8217;étais Dexter mais en version sous amphétamine. Ce qui a du donner à ma voix un ton suffisamment convaincant pour leur faire jeter mon sac sur la route.</p>
<p>Tout de suite après l&#8217;avoir ramassé, je me suis remis à leur poursuite tout en vérifiant ce qu&#8217;il manquait. Et aussi incroyable que ça puisse paraitre, il ne manquait rien dans mon sac pourtant ouvert. J&#8217;ai alors réalisé que je courais sans raison après deux types baraqués et peut-être armés d&#8217;un couteau ou pire. C&#8217;est pile le moment que j&#8217;ai choisi pour décréter que c&#8217;était complètement con et me suis arrêté.</p>
<p>Aussitôt, tout ce que je n&#8217;avais pas ressenti plus tôt m&#8217;est tombé dessus : le souffle court presque coupé, un point sur le côté, 20 ans de cigarettes qui remontent en une fraction de seconde.</p>
<p>Je me suis donc mis à marcher dans l&#8217;autre sens, toujours très en colère mais incapable d&#8217;enchaîner avec le moindre pas de course. En regagnant le Parc de Bercy, j&#8217;ai recroisé les mêmes qu&#8217;à l&#8217;aller, toujours médusés. &laquo;&nbsp;Hey M&#8217;sieur, c&#8217;est le sac qu&#8217;on vous a volé ça ? <em>Vous auriez du nous dire, on les aurait arrêté</em>&laquo;&nbsp;. Je souhaitais presque que l&#8217;un deux tente une approche de mon sac que je tenais à bras le corps, histoire de soulager cette irrepressible envie de péter quelques dents.</p>
<p>Ce n&#8217;est qu&#8217;arrivé aux niveau des mes collègues de soirée, sans doute 15 minutes plus tard, que j&#8217;ai commencé à reprendre mon souffle et à réaliser que je n&#8217;aurais pas à déranger de serrurier dans la nuit. J&#8217;entendais des félicitations sans bien les comprendre, je crois avoir juste donné pour explication que ça m&#8217;avait mis très en colère et que je les avais rattrapés.</p>
<p>Après avoir expérimenté quelques années plus tôt un choc qui m&#8217;avait littéralement coupé le souffle et les jambes, j&#8217;ai découvert les vertus de la colère qui décuplent les forces, font oublier l&#8217;âge et la raison. J&#8217;ai bien noté dans les jours qui ont suivi qu&#8217;elles ne préservent pas des courbatures aux jambes que j&#8217;ai trainées 4 jours. Je n&#8217;ai pas manqué une séance de sport depuis. Et je sors avec le strict minimum sur moi dans les soirées.</p>
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		<title>Scène de la vie quotidienne</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jul 2011 23:31:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Mercredi 16h30 Exterieur Jour &#8211; à la terrasse d&#8217;un café parisien bien abrité &#8211; il pleut comme un mois de juillet - Pourquoi il est triste votre blog ? La feuille de papier sur lequel la jeune étudiante a noté méthodiquement toutes ses questions est tremblotante. Le monsieur qui avait accepté l&#8217;entretien comme un exercice de [...]<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/scene-de-la-vie-quotidienne/' addthis:title='Scène de la vie quotidienne '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mercredi 16h30</p>
<p>Exterieur Jour &#8211; à la terrasse d&#8217;un café parisien bien abrité &#8211; il pleut comme un mois de juillet</p>
<p>- <em>Pourquoi il est triste votre blog ?</em></p>
<p>La feuille de papier sur lequel la jeune étudiante a noté méthodiquement toutes ses questions est tremblotante. Le monsieur qui avait accepté l&#8217;entretien comme un exercice de routine vient de se faire cueillir dès la première question.</p>
<p><em>- Hein ? Mais il est pas triste mon blog. Nan mais rien à voir&#8230; Et on est sûr que ça va vous aider pour votre mémoire sur la gestion de crise pour les marques sur les réseaux sociaux comme question ?&#8230; Je sais pas. Et puis d&#8217;abord pourquoi vous dîtes qu&#8217;il est triste mon blog ?</em></p>
<p><em>- Je suis formelle, j&#8217;ai étudié vos 100 derniers billets et vos 100 derniers twitts, vous êtes aussi triste sur votre blog que vous êtes dingue sur Twitter.</em></p>
<p>La feuille ne tremble plus. Le monsieur manque de s&#8217;étouffer en allumant une cigarette.</p>
<p><em>- Mais comment ça &laquo;&nbsp;dingue sur Twitter&nbsp;&raquo; ? Mais je dis des choses sérieuses sur Twitter aussi !! Et dans les commentaires de mon blog, je suis drôle. DRÔLE VOUS ENTENDEZ ?</em></p>
<p><em>- Je suis trop franche et je vous agace, pardon</em></p>
<p><em>- Nan mais pas du tout du tout alors là pas du tout. Et puis &laquo;&nbsp;sérieux&nbsp;&raquo; ne veut pas dire &laquo;&nbsp;triste&nbsp;&raquo;. Pourquoi vous dîtes triste ? HEIN POURQUOI ?</em></p>
<p><em>- Ce que j&#8217;essaie de dire, c&#8217;est que je trouve ça surprenant mais vraiment intéressant cette double personnalité que vous avez réussir à construire. Très pro sérieux d&#8217;un côté et complètement délirant de l&#8217;autre. C&#8217;est ce que je voulais dire. En vrai, en revanche, vous avez l&#8217;air nerveux.</em></p>
<p><em>- Est-ce que vous avez des questions sur la gestion de crise ?</em></p>
<p>En répondant machinalement à quelques questions plus traditionnelles sur son métier, le monsieur se dit qu&#8217;il doit opérer un rééquilibrage urgent. Ou continuer comme avant en oubliant plus simplement le début de cette conversation pendant laquelle il pense avoir tenu un sang froid absolu.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/scene-de-la-vie-quotidienne/' addthis:title='Scène de la vie quotidienne '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Isolement</title>
		<link>http://www.prland.net/isolement/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Jun 2011 21:26:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, c&#8217;était mon anniversaire. Un truc qui tombe tous les ans, rien de particulièrement marquant mais quand même : l&#8217;occasion pour moi comme pour tous de constater chaque année une activité plus ou moins record sur son profil Facebook. Cette année, en plus des messages publics ou privés ou même des pokes (&#8230;), des twitts [...]<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/isolement/' addthis:title='Isolement '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, c&#8217;était mon anniversaire. Un truc qui tombe tous les ans, rien de particulièrement marquant mais quand même : l&#8217;occasion pour moi comme pour tous de constater chaque année une activité plus ou moins record sur son profil Facebook.</p>
<p>Cette année, en plus des messages publics ou privés ou même des pokes (&#8230;), des twitts et DM, des SMS et des mails, j&#8217;ai profité de petits mots d&#8217;amitié géolocalisés sur FourSquare, musicaux sur Spotify et même VIP sur aSmallWorld, souvent drôles, parfois émouvants, ponctuellement faussement vachards sur mon âge qui n&#8217;a d&#8217;ailleurs jamais été aussi avancé. Autant de preuves d&#8217;amitié ou simples attentions qui font chaud au coeur.</p>
<p>Je ne les ai pas comptés, ne m&#8217;en suis surtout pas sur-délecté, j&#8217;ai juste pris la mesure de mon plaisir en lisant chacun des messages un à un, consciencieusement, pour ce qu&#8217;ils représentaient : au minimum, quelques secondes consacrées à me faire un petit signe, quelque fois de vrais petits chefs d&#8217;oeuvre de créativité.</p>
<p>Ca pourra au choix paraître ridicule ou pathétique mais j&#8217;ai profité. Vraiment, sans second degré, pour une raison simple mais sans doute un peu inattendue pour ceux qui me connaissent aujourd&#8217;hui.</p>
<p><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/06/Alone-child.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2717" title="Alone child" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/06/Alone-child.jpg" alt="" width="408" height="379" /></a></p>
<p><strong>Distance heureuse</strong></p>
<p>Petit, j&#8217;étais solitaire, ma famille s&#8217;étonnait de me voir préférer 2 heures de lecture dans ma chambre plutôt qu&#8217;une boum entre copains. Je n&#8217;étais pas seul mais limitais les moments de socialisation, par goût.</p>
<p>En grandissant dans mon Besançon natal, je me suis constitué un entourage limité à quelques amis. Importants et précieux, ils acceptaient mon indépendance, je n&#8217;avais aucun effort à faire, on se voyait lorsque je l&#8217;avais décidé, j&#8217;entrais en hibernation à mon gré, ils étaient là à mon retour. Je ne cherchais surtout pas à étendre mon groupe d&#8217;amis et jetais un regard oblique à tous ceux qui tentaient par extraordinaire d&#8217;y entrer d&#8217;une façon qui me semblait toujours intrusive.</p>
<p>En arrivant à Paris pour terminer mes études, j&#8217;ai facilement reconstitué un cercle rapproché toujours limité en nombre, avec quelques étudiants de mon école et des bisontins exilés à Paris. J&#8217;ai perdu de vue mes anciens copains d&#8217;école restés en province, en laissant aller mon penchant naturel à mettre le moins d&#8217;énergie possible à maintenir la relation. L&#8217;armée m&#8217;a fait découvrir un nouveau monde d&#8217;amitiés solides entretenues à distance plusieurs années. A distance.</p>
<p>Puis les premiers jobs sont arrivés, les premières histoires sentimentales sérieuses aussi, alternant avec des périodes d&#8217;enfouissement dans le travail pendant que mes amis quittaient un à un Paris pour une vie provinciale plus paisible et familiale. Quelques collègues sont alors devenus mes plus proches relations, dépassant ponctuellement seulement le cadre du travail. Mais garder la distance me semblait le meilleur moyen de ne pas imposer mes écarts d&#8217;humeur relatifs à un autre de mes traits de caractère coloré : je suis lunatique. J&#8217;étais bien persuadé de faire preuve de bonté extrême en protégeant mes amis de mes pires moments de mauvaise humeur. Je devais certainement avoir quelques qualités mais la bonté n&#8217;en faisait pas exactement partie.</p>
<p>Et un jour j&#8217;ai levé la tête&#8230;</p>
<p><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/06/Alone.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2718" title="Alone" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/06/Alone.jpg" alt="" width="501" height="301" /></a></p>
<p><strong>Détachement douloureux</strong></p>
<p>A la veille d&#8217;organiser des vacances que je n&#8217;avais pas pris depuis très longtemps et qu&#8217;il m&#8217;aurait fait plaisir (pour une fois) de partager, j&#8217;ai mesuré à quel point le nombre de mes amis s&#8217;était réduit dans mon Filofax. Je devais me rendre à l&#8217;évidence : j&#8217;étais seul, pas par choix cette fois, et entouré de gens qui pensaient sans exception que je ne l&#8217;étais pas.</p>
<p>Structuré et rationnel comme un scientifique peut l&#8217;être, j&#8217;ai fait la liste de tout ce en quoi j&#8217;avais contribué à mon isolement, j&#8217;ai réalisé que je n&#8217;avais jamais vraiment dit à mes amis à quel point ils comptaient pour moi, tout simplement parce que je ne le savais pas. J&#8217;ai sans doute pris conscience à ce moment là que je ne pouvais pas exclure complètement que mon sale caractère ne faisait pas de moi un type bien.</p>
<p>J&#8217;ai passé les quelques mois qui ont suivi à constater que se faire des amis n&#8217;est jamais aussi compliqué que lorsqu&#8217;on en cherche.</p>
<p>J&#8217;ai détesté mon indépendance devenue contrainte. Je me suis étourdi dans le travail pour ne plus constater chaque jour à quel point j&#8217;étais seul, paradoxalement très entouré mais seul. Sans y être particulièrement destiné, j&#8217;ai mécaniquement progressé, recevant des promotions que je ne demandais même pas, sans doute pour récompenser mon dévouement absolu. Ce qui m&#8217;éloignait invariablement de mes collègues pourtant les plus proches au moment où je devenais leur manager. Une expérience qui m&#8217;a conduit à renforcer la distance que j&#8217;impose dans mes relations professionnelles, encore aujourd&#8217;hui, longtemps plus tard.</p>
<p><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/06/Friends.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2720" title="Friends" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/06/Friends.jpg" alt="" width="503" height="281" /></a></p>
<p><strong>Contre nature réparateur</strong></p>
<p>Redevenu célibataire après une quasi décennie de vie de couple, j&#8217;ai décidé que j&#8217;agirais contre nature. En chassant mon penchant pour une indépendance dont je mesurais désormais la dimension égoïste et en forçant le maintien des relations qui se créaient. Le tout à un moment où, incidemment, les réseaux sociaux déboulaient dans ma vie. Très vite, j&#8217;ai pris conscience que tenir un blog ne serait finalement pas un exercice isolé de plus et créerait des occasions de rencontres précieuses, dans la vraie vie, jusqu&#8217;à la transformer.</p>
<p>J&#8217;en ai profité, j&#8217;ai même fini par aimer ces moments de regroupements improvisés avec des gens que je ne connaissais que par leurs écrits. Même si la première entrée dans ces cercles d&#8217;initiés me coûtait toujours, je faisais l&#8217;effort. J&#8217;ai fini par rencontrer beaucoup de blogueurs qui, au gré des affinités, ont constitué un solide premier cercle d&#8217;amis et m&#8217;ont apporté de nombreux potes qui comptent.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, je ne cherche plus de nouveaux amis, j&#8217;essaie d&#8217;épargner autant que possible de mes pires traits de caractère ceux que j&#8217;ai et que j&#8217;aime, en cachant aussi bien que possible les efforts bien anecdotiques que ça me coûte de plus en plus rarement. Je n&#8217;hésite jamais à sacrifier un moment de solitude réparatrice pour un échange avec tous ceux qui comptent autour de moi. Je me suis même tellement habitué à connecter avec le monde qui m&#8217;entoure que je le fais sur les réseaux avec un comportement proche de l&#8217;excès.</p>
<p>Je sais que je ne suis pas parfait en amitié, on ne chasse jamais complètement le naturel. Et je ne peux qu&#8217;espérer que mes petits efforts ne soient pas trop visibles ni pesants.</p>
<p>Je sais aussi que tous ces signes de sympathie, concentrés le jour de mon anniversaire, de tous ceux qui comptent pour moi, me rappellent pourquoi ces efforts en valaient la peine. J&#8217;ai appris à donner toutes leur valeurs à de petits signes d&#8217;attention dont je n&#8217;ai réalisé l&#8217;importance que très tard.</p>
<p>Merci à tous ceux qui ont contribué à cette belle journée.</p>
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		<title>Ma canitie</title>
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		<pubDate>Sun, 01 May 2011 21:59:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est un processus normal, rien de grave. Le blanchissement de cheveux est l&#8217;un des cadeaux qui arrivent avec l&#8217;avancée dans l&#8217;âge. J&#8217;aime bien celui-là, vraiment. Mon patrimoine génétique me prédestinait à garder des cheveux longtemps et des cheveux grisonnants relativement tôt. J&#8217;y étais préparé et l&#8217;attendais presque. Je me souviens d&#8217;ailleurs de mon pote de fac [...]<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/ma-canitie/' addthis:title='Ma canitie '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est un processus normal, rien de grave. Le blanchissement de cheveux est l&#8217;un des cadeaux qui arrivent avec l&#8217;avancée dans l&#8217;âge. J&#8217;aime bien celui-là, vraiment.</p>
<p>Mon patrimoine génétique me prédestinait à garder des cheveux longtemps et des cheveux grisonnants relativement tôt. J&#8217;y étais préparé et l&#8217;attendais presque. Je me souviens d&#8217;ailleurs de mon pote de fac qui faisait des ravages malgré la précocité de ses cheveux blancs. Je me souviens aussi que dans les années 90, s&#8217;offrir un effet poivre et sel dans un salon de coiffure coutait à peu près un rein. Et voilà que la nature me conduit vers ça, gratos.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/05/Canitie.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2670" title="Canitie" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/05/Canitie.png" alt="" width="377" height="181" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Jouer le patriarche sur Twitter dissimule forcément une passion toute relative pour l&#8217;avancée dans l&#8217;âge. <a href="http://www.prland.net/la-theorie-de-la-relativite-de-lage/">Déjà en 2007, ça me travaillait</a>. Alors je surjoue. Et plutôt que d&#8217;attendre transi le moment où mes cheveux blancs ne seront un avantage que professionnel, celui que les américains appelle le &laquo;&nbsp;Grey hair factor&nbsp;&raquo;, je rappelle tous les jours à George Clooney qu&#8217;il n&#8217;a qu&#8217;à bien se tenir : j&#8217;arrive.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/05/George-Clooney.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2671" title="George Clooney" src="http://www.prland.net/wp-content/uploads/2011/05/George-Clooney.jpeg" alt="" width="194" height="259" /></a></p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.prland.net/ma-canitie/' addthis:title='Ma canitie '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div>]]></content:encoded>
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