Mon coup de coeur pour “Nouvelle Page”

Je n’ai pas toujours aimé Jenifer. Surtout pas pendant et juste après la Star Ac (oui, je suis de la génération qui se souvient bien). Puis j’ai apprécié l’artiste, sa voix et ses fragilités, mais je passais à côté de sa musique. J’ai commencé à l’écouter au moment où ses albums ont plafonné à 100.000 ventes. “Appelle-moi Jen” et son rap devenu culte sur “Je danse”, “L’amour & moi” (en particulier ses titres “Sur le fil” et surtout “Orage en vue” passé inaperçu),  ses reprises de France Gall  de qualité malgré l’ambiance polémique, “Paradis secret”, un vrai coup de coeur dans l’indifférence générale. Ce qui m’a alors donné envie de découvrir ses albums précédents et de tomber sur en particulier sur “Lunatique”, son dernier vrai gros succès, dont j’aime tous les titres.

J’ai donc plongé sur son dernier album dès sa sortie et la bonne nouvelle est qu’on est nombreux à l’avoir fait cette fois ci. Les chiffres de vente de la première semaine ne sont pas encore disponibles mais le bouche à oreille est positif, les indicateurs Spotify, iTunes et YouTube sont bons, on peut croire au succès de cet album.

Ce que les gens aime

Titre par titre, je n’ai encore une fois pas les mêmes goûts que tout le monde, si je me réfère aux chiffres Spotify au 31 octobre :

1. “Notre Idylle” : 869 474 – c’est le premier single soutenu par un clip et une rotation radio depuis fin août
2. “Les choses simples” (avec Slimane) : 47 272 – l’effet duo Slimane joue forcément
3. “Encore et encore” : 56 054 – il m’a fallu du temps pour comprendre l’engouement, le titre est en fait référencé dans 2 grosses Playlist Spotify… et 
il est poussé comme deuxième single depuis cette semaine
4. “Comme c’est bon” : 48 841
5. “Hey Jen” : 35 800
6. “Des je t’aime qui se perdent” :  33 164
7. “Respire” : 32 896
8. “Reste” : 29 959
9. “L’amour.0” : 29 599
10. “Post mélancolie” : 26 523
11. “Un petit tour” : 23 775
12. “Pour nous retrouver” : 22 86
13. “Derrière les soleils” : 22 041
14. “Nostalgique d’hier” : 21 392
15. “Les choses simples” (proche et intime) : 20 688
16. “Mystère” : 19 581
17. “Ton absence” : 18 662
18. “Baby blues” : 18 211
19. “L’été qui s’en va” : 17 865

Ce que j’aime

La promesse d’un retour aux sources dans cet album m’inquiétait, il est tenu mais avec dans la grande majorité du temps le twist qui fonctionne bien sur moi. Voici donc le classement subjectif de l’ensemble des titres de l’album, à un moment où j’ai de toute évidence plus envie de danse que de mélancolie. Mais, soyons clairs, je les aime tous, même le dernier du classement #EcoleDesFans.  Commençons par là.

19. L’été qui s’en va : en parlant de mélancolie, on y est. Digne du Jenifer d’il y a 16 ans sortie StarAc, celle que je n’aimais pas mais que le public adorait donc bon… Ceci dit, Spotify et moi, on est d’accord sur ce coup là.

18. Derrière les soleils : voir plus haut, même motif, même “punition” ^^

17. Pour nous retrouver : ça bouge bien, c’est sympa, un petit côté funk frais mais il n’en reste pas grand chose.

16. Encore et encore : quelle drôle d’idée de sortir ce titre en second lead. Même commentaire que pour les titres 18 et 19. On comprend l’envie du retour au source au moment où ça cartonnait, le principe de l’écouter alangui sur une peau de bête au coin du feu mais c’est tellement pas le meilleur titre de l’album.

15. Baby Blues : on a dit que j’étais pas en kiff mélancolie donc bon. En revanche, je reconnais que c’est efficace. Il se passe exactement ce qu’on attend dans la dernière partie, ça vaut une quinzième place.

14. Comme c’est bon : autant acheter un album de Christophe Mae, on reconnait en 2 secondes le style et je suis moyennement fan.

J’aurais pu placer les 12 suivantes ex-aequo tellement je les aimes toute. L’exercice a été compliqué, comme personne ne l’attendais, je me suis dit que ça valait le coup de me forcer. Ahah.

13. Un petit tour : le refrain reste en tête, simple et efficace.

12. Post Mélancolie : j’ai pas arrêté de danser depuis la 14, c’est le type de retour au source qui me plait

11.  Mystère : la patte Christophe Mae ne gâche cette fois pas le plaisir et produit en version Jen, ça marche bien.

10. Nostalgique d’hier : la première fois que je l’ai entendue, j’ai pensé aux bals perdus de Bourvil (la référence est directe) et la mélancolie nostalgique a cette fois marché sur moi. J’adore la chanter.

9. Reste : ce titre qui aurait pu être très StarAc doit beaucoup de sa 9ème place à l’interprétation de Jenifer qui casse sa voix comme j’aime

8. L’amour.0 : je pensais que ce titre là cartonnerait dans les écoutes Spotify. Pas tant que ça en fait. Je le voyais pourtant un single potentiel.

7. Des je t’aime qui se perdent : on revient à un titre qui bouge, en tête en 2 secondes, ça marche parfaitement, musique et texte.

6. Notre Idylle : j’ai aimé le titre dès le 29 août. Parfait choix de lead pour l’album. Le titre est à mon avis loin d’avoir fini sa carrière. Les 3 millions de vues sur YouTube seront bientôt dépassées.

5. Respire : voilà ce qu’aurait été mon choix en deuxième single de l’album. Texte sympa d’Yseult. Ce sera sans doute pour le printemps.

3. (ex æquo) Les choses simples (duo avec Slimane) et Les choses simples (proche et intime) : j’aime les 2 versions pareil, le titre du gagnant de The Voice  a notamment la qualité de ne pas ressembler trop a du Slimane (que j’adore par ailleurs), il semble avoir vraiment fait l’exercice d’écrire pour Jen.

2. Hey Jen : j’aime bien que le titre “à message” de l’album, qui aurait pu être lourd et plombant, soit aussi bon. Un tube en puissance.

Mon titre préféré de l’album est loin devant, en boucle depuis une semaine, je représente sans doute une part non négligeable de son nombre d’écoutes (incroyablement trop limité) sur Spotify.

1. Ton absence : je n’ai aucun argument. A sa première écoute, ce titre là m’a embarqué. Ce ne sera pas un tube mais c’est dès maintenant mon coup de coeur absolu de l’année.

Je sais que, quoiqu’il arrive, cet album restera celui qui a accompagné une nouvelle vie loin de Paris, il sera associé pour toujours à mes endroits préférés de Lisbonne, aux séances quotidiennes de sport, aux ballades à se perdre dans les ruelles.

Bizarrement, je ne l’ai jamais vue en concert, je n’en ai même jamais eu l’idée. J’espère que ses dates et les miennes nous feront nous croiser à Paris ou ailleurs <3

Maurane

Il y a une semaine, j’ai perdu un peu plus qu’une artiste dont la voix me transporte. J’ai perdu celle qui m’a permis de vivre des émotions inoubliables et avec laquelle je gardais un lien rare, précieux, toujours inattendu. Notre rencontre déjà avait été hors norme.

En 2011, alors que Maurane se lance dans la promotion de son onzième album studio “Fais moi une fleur”, je suis invité par mon ami qui travaille chez Universal à “la rencontrer pour lui poser 2 ou 3 questions”. Je prends ça comme un cadeau.

Ce n’est qu’en arrivant sur place avec mes quelques questions griffonnées sur un papier à propos de son dernier album que je comprends que tout est en place pour un entretien filmé d’une heure, sans montage, dans les conditions du direct. L’artiste pense sans doute avoir à faire à un intervieweur qualifié, cette rencontre va être un gâchis gigantesque, j’en suis sûr. Je réfléchis rapidement à une façon de m’en sortir, à un angle. Quelle autre solution que de revenir sur chaque moment de sa carrière ?

Je me souviens juste avoir commencé en disant exactement l’inverse de ce que je pensais (une heure, c’est beaucoup trop court) et en faisant comprendre d’emblée mon incompétence, pour créer une possibilité de stopper ce désastre avant qu’il ne commence vraiment (je suis un blogueur et on va donc parler de moi). Et ensuite, je ne sais plus ce qui se passe.

Je n’ai jamais eu le courage de regarder cette vidéo. Surtout pas lorsqu’elle a été mise en ligne. Je l’ai donc découverte ce matin.

Mon sentiment est en fait qu’avec un bon montage, ça pourrait presque faire le boulot qu’aucune chaîne de télévision française n’a daigné faire depuis sa disparition : revenir sur une carrière de très haut vol, pas suffisamment reconnue. Le plaisir de retrouver ce moment intact, brut, a été supérieur à la honte ou la tristesse. Jusqu’à la dernière minute qui a forcément créé un choc. Vous comprendrez forcément pourquoi en visionnant la vidéo.

Lorsque j’ai engueulé mon ami à la sortie de l’interview, il m’a dit 2 choses restées gravées dans ma mémoire : 1. Je savais que tu t’en sortirais 2. Tu te souviendras toute ta vie de l’émotion de ce moment.

Il avait raison pour le point 2. J’avais oublié les faits, je garde juste l’émotion intacte. Et je réalise aussi qu’avec n’importe quel autre artiste que Maurane, volubile, généreuse et aidante, ça aurait vraiment été un désastre.

La suite aura été constituée d’échanges sur Twitter sur des livetweets décoiffants, des petits signes de sympathie, des routes croisées sur des concerts ou ailleurs. Et d’une semaine passée à Bruxelles dans les coulisses de l’enregistrement d’un album. Rien que ça. Elle avait apprécié notre première rencontre. Contrairement à ce que cette vidéo montre, on avait même fini par se croiser sur le chemin de l’humour aussi (elle savait être tellement drôle).

Ce matin, je préfère être très fier de l’avoir connue que triste de l’avoir perdue.

L’album qui RESISTE au temps

L’un des bénéfices des plateformes de musique en streaming Deezer ou Spotify, qui permettent enfin au marché de la musique de retrouver des couleurs, est de retomber sur de vieux albums avec effet Madeleine de Proust immédiat.

C’est ce qui m’est arrivé aujourd’hui avec l’album “Paris, France” de France Gall paru en 1980.

Je l’avais complètement oublié, cet album. Le redécouvrir aujourd’hui m’a replongé directement dans l’année de mes 11 ans. Autant dire que j’ai passé une journée spéciale. Je n’étais pas encore un ado, je découvrais les joies des colonies de vacances, ma sœur me racontait ses histoires d’amour, j’arrivais au collège, je voulais devenir le roi du monde, mes parents se demandaient ce qu’on allait bien pouvoir faire de moi, j’étais timide tendance introverti, je rendais dingue ma prof de piano, je séchais mes cours de judo… C’est tout ça, “Paris, France”, pour moi.

Cet album, tout le monde le connaît, pour une mauvaise raison : l’énorme méga tube qui est resté dans les mémoires collectives, “Il jouait du piano debout”. Inspiré par Jerry Lee Lewis et pas du tout par Elton John comme tout le monde le disait à l’époque, le titre avait tourné tout l’été à la radio, devenant le tube français de l’année.

Je l’avais aimé 2 minutes ce titre, avant que l’overdose ne me gagne. Ce qui m’avait laissé suffisamment de temps pour me faire offrir la cassette. Et de tomber sous le charme de l’intégralité des autres titres.

Ceux qui me connaissent savent ma passion des listes et des classements. J’ai donc passé chaque moment de cerveau disponible aujourd’hui à refaire le classement de mes titres préférés (en dehors de celui que tout le monde connait, donc) :

1. “Plus haut”

J’ai aimé tout de suite cette balade plutôt optimiste qui, à la mort de Michel Berger, prendra une toute autre résonnance. Je regretterai longtemps de ne pas avoir pu voir France Gall interpréter “Plus haut” sur scène, dans l’une de ses nombreuses réorchestration, comme ici à l’Olympia en 1997.

2. “Bébé comme la vie”

Encore un titre qui a pris de la densité au fil des années. Qui rappelle que la vie est courte. “C’est l’heure de dire où suis-je, quel est ce monde là ? C’est fini déjà.” Je me souviens d’un petit sentiment d’urgence qui m’est resté.

3. “Trop grand pour moi”

Un titre assez noir qui m’avait pourtant laissé en mémoire un optimisme dynamisant. C’est plus l’urgence nécessaire pour découvrir un maximum un monde trop grand que la frustration de ne jamais le découvrir ou de me sentir petit et fragile que j’en retiens.

4. “Ma vieille Europe”

Une charge autant qu’une déclaration d’amour au vieux continent qui reste d’une modernité assez incroyable 36 ans plus tard.

5. “Plus d’été”

J’aimais le rythme, la mélodie et, quelle surprise, le sentiment d’urgence absolue qui s’en dégage. La dimension environnementale ne m’avait pas traversé.

6. “La chanteuse qui a tout donné”

C’est la chanson que je chantais devant ma glace. Comme si j’étais un chanteur déjà désabusé, revenu de la gloire, de la scène, du public ingrat.

7. “Parler, parler”

“Parler de tout et de rien, parler de demain matin, même si ça ne change rien, ça fait du bien d’en parler”. C’était tellement pas moi ! Mais j’aimais bien le côté “ça rentre dans la tête et ça n’en sort plus”. Un autre tube de l’album.

“Les moments où j’aime tout le monde” et “La mort douce” sont les 2 seuls titres qui ne m’ont rien évoqué;: sympa, pas dingue, en accéléré sur la cassette qui aura eu du mal à s’en remettre. Et qui a disparu depuis d’ailleurs.

Autant dire que cette redécouverte en streaming m’a ravi. Et m’a rappelé que j’avais très envie de retourner voir la comédie musicale “Résiste” pour son retour à Paris en mai.

Retrouvailles avec Mylène et Zazie

Ca m’était arrivé avec un chanteur il y a près de 2 ans. Ca m’est arrivé avec 2 chanteuses ces 2 dernières semaines.

Au moment où Shy’m est sacrée chanteuse de l’année aux NRJ Music Awards (j’étais dans la salle emporté par le spectacle et terrassé par les goûts bizarres de nos jeunes amis), j’ai retrouvé 2 chanteuses de ma génération qui détesteraient que je dise ça. Des chanteuses populaires que je croyais avoir perdu.

Mon histoire avec Mylène Farmer est compliquée. J’ai d’abord aimé la découvrir sur scène dans son premier concert avant de tomber raide dingue de son premier album “Cendres de lune”. J’en ai aimé tous les titres, l’univers culotté, les clips de plus en plus révolutionnaires. C’était en 1986. Puis j’ai moins accroché à sa musique à quelques gold près en restant fan invétéré de ses concerts et du personnage, même quand ce n’était plus très à la mode de l’avouer. Ce qui ne m’a jamais empêcher de le faire évidemment.

Cette semaine, pour la première fois depuis 30 ans (!), j’ai aimé instantanément un album de Mylène Farmer. J’aime tous les titres, les tubes en puissance et les autres. Eloignée de son pygmalion Laurent Boutonnat, Mylène gagne en modernité et en plénitude, avec un sens de la mélodie qui ne sombre plus dans le cheap. S’il est bien exploité, “Interstellaires” devrait ramener des fans plus jeunes. Les singles envoyés aux radios ne me paraissent pas être les meilleurs ambassadeurs de l’album, mon petit coup de main en mode “bon sens populaire” à ceux qui décident des singles (de rien) :

1. Interstellaires 2. C’est pas moi 3. A rebours 4. Stolen Car (ça c’est fait) 5. Love song 6. Voie Lactée 7. Un jour ou l’autre (non, je ne crois pas à Insondables)

Je suis super prêt pour le concert quand elle veut !

J’avais aimé “Za7ie” : pas le concept de l’album compliqué mais la dizaine de tubes en puissance qu’il cache (et a laissé bien caché avec des choix de singles vraiment étonnants). J’ai aimé Cyclo dont le côté noir m’allait assez bien à ce moment là mais en n’embarquant aucun tube potentiel, il m’avait agacé dans son incapacité à donner une chance à Zazie de revenir en force.

C’est donc avec la joie de retrouver une amie que j’ai découvert “Encore heureux”. En réinventant Zazie dans ce qu’elle a de meilleur. L’optimisme y est encore dissimulé derrière une noirceur apparente, il faut peut-être plusieurs écoutes avant de bien mesurer tout le potentiel de cet album. Mais moi j’y crois. Mes coups de coeurs :

1. Encore heureux 2. Adieu tristesse 3. I love you all 4. Faut pas s’y fier 5. Wi-filles 6. Discogold (pas tellement le nouvel extrait “Pise”)

J’ai déjà mes places de concert en mars !

Non, je n’ai pas encore écouté le dernier Lara Fabian (pour ceux qui se demandent).

La semaine où j’ai retrouvé un ami

De “Mythomane” à “Paris Ailleurs”, tous les albums d’Etienne Daho m’ont m’accompagné de l’adolescence à l’âge adulte. Puis il y a eu “Eden”, devenu album de chevet dont j’aime chaque titre, dont je connais chaque note, chaque mot, chaque arrangement par coeur.

Pendant cette période, je l’ai vu 3 fois sur scène, impressionné à chaque fois par la chaleur de sa présence, de sa voix souvent moquée alors que je ne connais pas de plus belles cordes vocales masculines.

Puis je me suis éloigné, les 4 albums suivants ne m’ont pas touché, je suis passé totalement à côté.

Cette semaine était importante : j’ai recroisé le chemin d’Etienne Daho avec “les chansons de l’innocence retrouvée” comme un ami que j’avais perdu de vue. Un groove symphonique pop rock envoûtant qui m’a embarqué du lever du lit au tapis de course tard le soir. Les sonorités Disco annoncées ne viennent vraiment que dans les remix et on s’en réjouit plutôt.

Etienne Daho signe son meilleur album et sans doute l’un de mes coups de coeur de la décennie, rien de moins.

Dès les premières cordes du “Baiser du destin”, j’ai su que c’était gagné. Dès la première écoute de la suite, mon intuition était confirmée avec  “L’homme qui marche” et ses inspirations Gainsbourgiennes tendance Bowie, “Un nouveau printemps” et son rythme pop funk, Nile Rodgers sur “Les torrents défendus” même s’il me touche un peu moins, “La peau dure” purement pop comme on aime et single probable, “Le malentendu”  et sa vision très noire du couple, le duo avec Debbie Harry sur le tubesque “L’étrangère”, le planant “un bonheur dangereux” qui résume bien l’esprit de l’album, l’un de mes coups de coeur “En surface” que je chante dorénavant jusque sous la douche (merci Dominique A), les violons sont de nouveaux convoqués pour “Onze mille vierges”, le single album titre clôt l’album avec “Bleu gitanes” en rappelant immanquablement le Daho des années 80 que j’ai tant aimé. Au milieu de versions alternatives de l’album version “Deluxe”, une surprise supplémentaire arrive avec “Les lueurs matinales” en duo avec François Marry.

Ce n’est sans doute pas un hasard si c’est précisément cet album qui me permet de renouer avec la magie Daho. Perdre son innocence pour la retrouver, ça résonne forcément pour tous ceux des quelques générations régressives qui nous enveloppent. Mais l’album est moderne, la voix de Daho plus belle et subtile que jamais, la magie d’Abbey Road est là, les cordes enlèvent plutôt que d’appesantir…

J’ai souvent entendu le nom de Jean-Louis Piérot autour de moi, si c’est bien le monsieur qui a permis ce bijou qui a illuminé ma semaine en co-signant quasiment tous les titres et en co-réalisant l’album, je trouverai un moyen de le remercier de m’avoir rendu un ami.

Elodie Frégé

J’aime vraiment Elodie Frégé. Et c’est pas nouveau. Ce qui l’est plus, c’est que j’ai maintenant le sentiment que nous devrions être des millions.

Autant j’avais aimé son album précédent avec une conscience absolue de sa capacité limitée à toucher le plus grand nombre, autant je ne comprends absolument pas qu’il n’arrive pas la même chose à Amuse-Bouches qu’à Racine Carrée, dernier opus de Stromae (qui m’a scotché, comme tout le monde).

Pour la critique, je ne ferai pas mieux que tous les autres, de Télérama à RTL pour prendre 2 extrêmes : des rythmes Bossa Nova tendance Yéyé, des textes sensuels mais jamais vulgaires, une voix qui sait désormais porter une frivolité grave mieux que personne.

Si je ne comprends pas que l’album d’Elodie ne soit pas numéro 1 des ventes depuis le 24 juin, jour de sa sortie, c’est que tout a été mis en oeuvre pour que l’album ne passe pas inaperçu : un plan média implacable, de belles prestations à la guitare dans quelques programmes phares, un bon premier single porté par un bon clip gonflé…

L’album cacherait-il des faiblesses derrière ce puissant “Comment t’appelles-tu ce matin ?”. Même pas. Tous les titres de l’album me plaisent, avec un coup de coeur particulier pour “Pique-nique sur la lune” et “Dans l’escalier” en prochain singles. La reprise de Gainsbourg “La fille qui fait Tchic ti tchi” lui sied également à merveille (expression des années 70, laissez-moi).

C’est donc sur la longueur qu’Amuse-bouches finira par cartonner, c’est une évidence, ne résistez pas plus longtemps.

PS : au fait, Elodie, ce matin, je m’appelle ERIC hein.

Ma wishlist 2013

Pas de résolution pour moi en 2013. Plutôt des envies, c’est plus drôle. Un ami m’a appris qu’il fallait exprimer ses rêves à voix haute pour qu’ils se réalisent, avec un peu de chance, ça marche aussi si on les écrit dans son blog. Alors voilà. Evidemment, je n’ai choisi que mes envies les moins accessibles, les moins préparées, les moins probables…

Visiter Tel Aviv

Israel - Tel Aviv

Reprendre des études en fac de philo

Être invité au Festival de Monte Carlo

Rencontrer le casting de mes séries préférées, assister au tournage d’au moins l’une d’entre elles (au choix,  je suis pas difficile)

Dans le désordre et sans exhaustivité :

Breaking Bad
Homeland
Smash
Revenge
Hot in Cleveland
Downton Abbey

 Retravailler pour Pixar

 

 

 

 

 

Ecrire un livre

 

 

 

 

 

 

Bilan dans 1 an ?

Madonna : la révélation en exclu

Hier soir, j’ai vu Madonna au Stade de France. J’ai aimé. Beaucoup même, alors que je déteste vraiment son dernier opus MDNA. Mais mon premier grand concert (au Parc de Sceaux en 1987 avec 130.000 personnes), c’était elle. On a quasi vieilli ensemble. Ca créé des liens, je lui pardonne de nous en avoir imposé 8 titres.

Ce que je retiens en revanche, ce sont des arrangements 5 étoiles de ses standards, les chorégraphies défendues par des danseurs inventifs et quelques tableaux à couper le souffle dont Gang Bang et le tableau final Celebration.

Pour les autres spectateurs français, à les lire sur les réseaux sociaux, il y a ceux qui sont déçus, ceux qui sont bluffés, ceux qui sont déçus mais qui seront bluffés en y repensant. Et puis, il y a toutes les chaînes de télé et les médias qui ont couvert l’événement pour parler dans le désordre de son sein, son âge, Marine Le Pen, son âge, ses fesses, son groupe basque, sa performance…. pour son âge. Et de playback aussi. Parce que c’est l’un des grands mythes des temps modernes : Madonna aurait lancé le playback dans les concerts, inspirant ainsi Britney Spears qui ne se contente plus que de bouger vaguement sur ses disques pendant 1h30.

J’ai donc une révélation à vous faire : Madonna chante tellement (faux) en live dans ses concerts qu’on préférerait souvent qu’elle nous passe un disque ! N’importe quelle personne ayant assisté un jour à un concert de Madonna ne peut conserver le moindre doute. Alors d’où vient cette rumeur ?

D’abord, elle a été la première a interpréter un titre en total playback dans un concert, allant jusqu’à donner elle même le disque (vinyle) au DJ, dans le Blond Ambition Tour en 1990. C’était pour un duo virtuel avec Warren Beatty, issu du film Dick Tracy, avec un playback pendant lequel elle performait une danse d’époque.

Mais surtout, avec l’apparition des écrans géants sur scène, elle a lancé le principe des vidéos clip pour animer le temps d’attente pendant ses changements de costumes. Elle n’est pas sur scène, aucun doute n’est laissé sur le fait qu’ils ne sont pas chantés en live, mais il y en a 3 ou 4, ce que certains trouvent un peu dense dans des concerts qui durent parfois à peine plus d’1h30. N’empêche, on ne peut pas exactement parler de playback.

Ces clips contribuent souvent à la qualité du spectacle. Et à la polémique puisqu’ils sont l’occasion de passer des messages sur la liberté d’expression dans son style très personnel. C’est d’ailleurs l’un deux qui a fait le plus parler puisque des personnalités dont Marine Le Pen y sont associées à une croix gammée. Voici donc le clip que nous avons tous vu défiler hier soir pendant que les danseurs continuaient à animer la scène.

Audio + Mode + Connexion = Casques IN2

La dernière fois que j’avais vu passer des casques audio accessoires de mode, ça ne me parlait pas vraiment. On ne peut d’ailleurs pas dire que le succès ait été retentissant. Pourtant, il suffit d’observer les ados le matin dans le métro, armés d’un casque informe vissé à leur tête, pour se convaincre de la réalité d’un marché pour des produits fashion tendance streetwear pour les 13 – 25 ans.

C’est ce qu’a du penser Emmannel de Solal en initiant un projet qu’il a développé pendant près d’un an avec une équipe interne d’Universal music, pour lancer les casques “Audio clothing” IN2 (prononcer Innetwo).

Pour la dimension “accessoire de mode”, les photos parlent d’elles-même (à noter deux cordons jacks qui jouent avec les deux couleurs du casque) :

 

Côté technique, la restitution est aussi rigoureuse dans les basses que les medium-hautes fréquences de 20 à 20000 Hz (je passe sur l’impédance qui  l’air super à 32 ohm +/- 15%) avec un confort d’écoute qui fait ses preuves en extérieur. L’ergonomie a été également travaillée pour épouser la forme du visage et faciliter le rangement (grace à des écouteurs qui se replient).

Mais l’atout ultime du casque IN2 se trouve dans sa dimension communautaire puisqu’il dispose de deux entrées pour assurer la sortie audio avec deux cordons livrés avec le casque (l’un permet de parler avec son smartphone) pour écouter la musique à deux sans perte de son.

Dernière touche très Universal Music, des artistes maison se sont prêté au jeu du port du casque, parmi eux : Irfane, le chanteur de Outlines (Silverleather), Micky Green (Denim Addict) et Matt, chanteur de Skip the use (Allblack).

Les casques audio IN2 seront disponibles dès la fin du mois d’octobre dans des points de vente tels que Citadium ou Virgin au prix indicatif de 99 Euros.

Lancement de l’album SINGLE de Bertrand Soulier

Je participe pas exactement tous les jours à lancer l’album d’un ami. Ca mérite bien un petit instant promo exceptionnel.

SINGLE sera disponible le 10 octobre et on a décidé de présenter 10 titres en exclusivité sur le web en vidéo et en live jusqu’à la fin du mois. A ce stade, on peut juste montrer un petit avant-goût avec les coulisses.

Le premier rendez-vous, c’est lundi à 18h, on se voit à ce moment là, non ? Ca se passera .


Les coulisses de SINGLE WEBLIVE par bertrandsoulier