Immersion dans mon expérience “Game of Thrones” (spoilers)

Après avoir expérimenté en 2011 les premiers épisodes de “Game of Thrones”, puis poussé la tentative jusqu’à la première saison dans son intégralité “pour être sûr”, mon verdict était sans appel et irrévocable : je n’avais pas assez de temps pour m’ennuyer devant une série. Trop de personnages, de longs discours inutiles et souvent obscures, des scènes de sexe et de violence souvent gratuites. Je pouvais donc m’enorgueillir d’être un des rares ultra fans de séries au monde à ne pas aimer #GoT, sous les huées de mes petits camarades.
 

Il aura fallu la conjonction de 2 éléments majeurs pour que je me lance dans l’aventure : souffrir du décalage ressenti avec une pop culture désormais omni présente et du temps disponible, beaucoup de temps !
Il y a 3 semaines, en décembre 2018, j’ai donc décidé de prendre le risque de “gâcher” 70 heures de ma vie en me forçant à regarder l’intégralité d’une série potentiellement inintéressante pour moi. Juste avant l’arrivée de la huitième et ultime saison de la saga, attendue en avril 2019.
 

J’ai ainsi vécu une expérience très enviée par les fans et incomprise par les autres : la découverte en binge watching de Game of Thrones après 7 ans de bouche à oreille effréné, d’événements traumatisants dont je savais peu de choses mais quand même (comment échapper à la mort et la résurrection de Jon Snow ?), d’une imagerie que je ne comprenais pas toujours mais qui était bien présente (il y a des dragons et une jeune demoiselle aux cheveux blancs qui les chevauche). Avec en toile de fond une légende autour de la série qu’on ne peut pas ignorer : elle fait mourir ses personnages principaux de façon souvent inattendue à tour de bras. Sachant tout ça, mon aventure a donc forcément été très différente de tous ceux qui ont découvert le phénomène en temps réel.
 

Ai-je succombé à mon tour à la folie “Game of Thrones” ? Mauvaise nouvelle les gars, il va falloir tout lire pour le découvrir. Voici donc une immersion dans mon aventure. Sans éviter les spoilers pour une fois, partant du principe que les fans ont de toute façon tout vu et que les autres s’en moquent. Mais vous êtes prévenus, passez votre chemin si vous n’avez pas vu mais prévoyez de regarder un jour
 
Trois semaines en trois phases
Pour mettre toutes les chances de mon côté, je me suis imposé 2 règles : assurer une attention à 100% à la série en m’interdisant le multitasking (le téléphone en mode avion, aucune source de diversion…) et pas recherche sur internet concernant la série (qui est tel acteur, en quelle année a été diffusée telle saison…) pour m’éviter un sur-spoiling garanti par le moindre article. C’est en vérifiant que l’acteur qui interprète Robb est bien celui de “Bodyguard” que je suis tombé directement sur un article au titre très explicite sur le destin de son personnage, j’en ai tiré les leçons. C’est donc armé des DVD Blu Ray des 3 premières saisons (offert il y a 5 ans) et d’OCS pour les autres saisons que j’ai lancé le premier épisode pour la troisième fois de ma vie. Sans oublier quelques remontants pour tenir le choc.
 

Les deux premières saisons ont confirmé que je trouvais l’ensemble assez ennuyeux. 
On m’avait dit que la fin de la saison 1 allait m’emporter, j’ai surtout trouvé le temps long avant qu’un personnage principal finisse par mourir alors qu’on pense qu’il va être sauvé, technique d’ailleurs largement exploitée dans la série par la suite. L’arrivée d’une ribambelle de nouveaux personnages en saison 2 (souvent venus de nulle part sans explication) a provoqué une lassitude supplémentaire. Il est évident que tout ce que je sais de la série gâche le plaisir : comment par exemple être surpris de la naissance de 3 dragons ?
Concernant ceux dont j’ai compris qu’ils étaient les vrais héros, Jon Snow et Daenerys Targaryen m’apparaissent assez fades, peu charismatiques, décevants. Il y a de bons méchants (Cersei et surtout Joffrey) mais il me manque de bons gentils. Je ne sais pas encore quoi faire de Tyron Lannister, que je pensais méchant mais qui est propriétaire des seuls (rares) moments drôles de la série. Je suis encore dans une pensée manichéenne.
 

L’épisode La Nera qui fait entrer en scène pour la première fois le feu Grégois m’impressionne et me captive. Je découvrirai plus tard que c’est souvent l’avant-dernier épisode de chaque saison qui est le meilleur.
Mais ce sont surtout les bonus inclus dans le Blu Ray qui me sauvent d’un ennui irréversible : ils m’aident à comprendre des liens entre des personnages que je n’avais pas intégré (j’étais pourtant concentré hein) et décortiquent les coulisses d’une production dont on ne peut qu’admettre les exploits techniques. N’empêche, on en m’enlèvera pas de l’idée qu’on n’est pas loin du soap de bas étages (coucheries et pouvoirs) relevé par des scènes de sexe explicites et du gore tous les quarts d’heure. Et malgré le rôle de téléphone portable joué à merveille par les corbeaux, on trouve quand même que les nouvelles se répandent bien vite et sans grande émotions entre les différents royaumes.
 

C’est à la troisième saison que la dimension addictive de “Game of Thrones” a enfin commencé à s’exercer sur moi. 
 
Ce sont bizarrement des personnages assez secondaires et féminins auxquels je me suis attaché, en espérant ne pas les voir se faire buter trop vite : Brienne de Torth et sa relation surprenante avec Jaimie Lannister, Ygrytte qui a enfin dépucelé ce grand nigaud de Jon Snow, Margaery Tyrrel et surtout sa grand-mère, Olenna Tyrell, personnage aussi jubilatoire que Maggie Smith dans “Downton Abbey”. Shae (amante de Tyron qui confirme son capital sympathie) et Ros (prostituée favorite de Theon puis Tyron) font plus étonnamment partie des personnages qui comptent à mes yeux, malheureusement plus pour très longtemps…
 

Le long calvaire de Theon est assez désagréable même s’il fait émerger un méchant qu’on va adorer détester : Ramsay. Les histoires de Jon et Dany continuent à m’indifférer mais des pièces de puzzle commencent à se dessiner, avec quelques récompenses d’avoir bien été attentif tout le temps.
Même si la presse me l’avait spoilée allègrement, j’avoue que la scène du mariage pourpre en fin de saison 3 a constitué un bon petit choc émotionnel. Avant ça, la main coupée de Jaimie Lannister passe pour un micro-phénomène.
Pour la suite, ce sont d’ailleurs souvent les mises à mort qui feront monter en pression l’intérêt pour la série : le roi Joffrey (jubilatoire), Oberyn Martell (gore), Tywin Lannister (dégradante), Lysa Arryn (délivrante) en saison 4.
 

La saison 5 sera pour le coup assez en dessous, en faisant disparaître des personnages dont on se fout un peu (Stannis Barratheon, sa femme et leur fille qu’on aimait bien quand même), Myrcella, la fille de Cersei et Jaimie qu’on n’a pas vraiment eu le temps de connaître. On note d’ailleurs que l’effort mis dans la création de mises à mort à chaque fois différentes pour les personnages clés souffre de plusieurs décès sur le bûcher, brulés vifs.
La mort et la résurrection de Jon Snow n’est ni une surprise, ni particulièrement frappante. Cette même saison 5 nous emmène dans des storylines parfois trop longues (la prise de pouvoir de la religion avec le Grand Moineau, l’apprentissage d’Arya pour devenir “Personne”…). Mais on a maintenant compris que toute mise en place un peu longue trouvera sa justification. Et la marche de la honte de Cersei nous récompense de supporter la dame depuis 5 saisons, même si on se doute que sa vengeance sera terrible.
 

Les saisons 6 (loin devant) et 7 justifient à elles-seules toute l’excitation autour de la série. 
Il aura fallu être patient mais chaque épisode fait avancer l’intrigue, s’appuyant souvent sur des éléments distillés au cours des saisons précédentes. Mon attention est définitivement récompensée lorsque je comprends en saison 7 la raison pour laquelle “Chaos is a ladder” est une mention de Bran qui provoque un émoi assez fort chez Lord Baelysh.
Les personnages principaux prennent enfin un peu d’épaisseur (Jon a gagné des abdos et Sansa du charisme), on a maintenant compris que les méchants sont parfois très méchants, parfois plus ambigus, les gentils aussi. Le manichéisme n’est plus de mise.
 

Des scènes épiques et spectaculaires, en tête desquelles l’impressionnante “Bataille des bâtards”, grandiose, tellement immersive qu’elle en devient suffocante, rythment de nombreux moments où le doute n’est pas permis : même sans l’appui des livres (depuis la saison 5), les showrunners savent très exactement où ils vont, depuis le début. Avec le final de la saison 6, la mort n’est plus distillée par petite touche régulière puisque l’explosion du grand septuaire voit disparaître une dizaine de personnages clés dont ma chouchoute Margaerys.
Comment assurer une montée en puissance en saison 7 ? En assurant un temps fort par épisode, en accélérant l’intrigue, en réunissant (enfin) des personnages centraux dans de grandes scènes marquantes, en faisant prendre conscience de ce que “Winter is coming” signifie réellement. Les fans de la première heure ont d’ailleurs plutôt reproché cette accélération, je l’ai littéralement adorée.
Le problème qui apparaît néanmoins est la surpuissance de Danaerys et ses dragons qui déséquilibre le bras de fer qui s’annonce contre les White Walkers. Mais le souci est diaboliquement bien résolu dans le dernier épisode de la saison. Avec un retournement majeur qui a réussi à me cueillir alors qu’il était évident : non, je ne parle pas de Jon qui couche avec sa tante mais de la perspective d’une saison finale qui se jouera aussi dragon contre dragon(s).
 

Si l’épisode de la “Bataille des bâtards” (saison 6 épisode 9) est considéré par beaucoup comme le meilleur épisode de la série et peut-être de toutes les séries confondues, c’est un autre moment qui m’a bouleversé en saison 6. L’épisode 5, intitulé “La Porte”, le surpasse à mes yeux. On y assiste à la mort de Hodor (et la Corneille à trois yeux qui passe le flambeau à Bran) mais surtout la révélation de l’origine de son nom, qui donne le vertige pour plein de raisons. Peut-être moins spectaculaire mais brillamment écrit par les 2 showrunners et mis en scène par Jack Bender.
Enfin l’absence de risque de spoilers…
J’ai pu depuis quelques jours commencer à parcourir le web pour trouver la réponse à toutes mes questions… et plus encore :
– Comprendre enfin que Lord Baelish/Littlefinger avait un air familier depuis le début puisqu’il était le personnage principal de Queer as folk version UK il y a 20 ans
– Confirmer que Diana Rigg, ex Emma Peel de Chapeau Melon et Bottes de Cuir et “James Bond Girl” il y a 40 ans est bien l’interprète de la divine Olenna Tyrell
– Découvrir que la marche de la honte de Cersei s’est appuyée sur un trucage numérique, la comédienne ayant été doublée pour le corps nu et maltraité, officiellement parce qu’elle était enceinte (mais on comprendrait que ce soit plus prosaïquement par pudeur). Mais ça a quand même coûté 200.000 dollars.
– Le remplacement mystérieux et sans aucune explication entre 2 saisons de l’acteur qui interprète Daario Naharis ne semble pas avoir été vraiment résolu (on préfère le nouveau donc on s’en fout un peu)
– La façon dont les doubleurs du monde entier ont résolu le casse-tête de traduire la révélation de l’origine du nom “Hodor” a fait l’objet de nombreux articles
– Il y avait eu un pilote où Daenarys et Catelyn étaient interprétées par des actrices différentes mais jugé tellement mauvais qu’il a été mis à la poubelle, le réalisateur viré.
Autant de coulisses que tous les fans connaissent depuis bien longtemps, que je continue à découvrir en attendant, comme le reste du monde, la diffusion de la dernière saison avec une impatience notable. Je me sens de nouveau connecté au monde qui m’entoure.

On a retrouvé Les Enfants de la télé

C’est la nouveauté la plus réjouissante de l’année à la télévision française. Je sais, c’est un peu surprenant de parler de nouveauté pour un programme qui a plus de 23 ans. Mais après de multiples errances sur TF1 sous la houlette d’Arthur qui tournait en boucle sur les mêmes invités chaque mois en prime, le retour au source par le vrai passionné de télé qu’est Laurent Ruquier fait mon bonheur.

Ainsi, depuis le 3 septembre, chaque dimanche en début d’après-midi, Ruquier reçoit 4 personnalités et régulièrement une icône de l’histoire de la télé. Ainsi, Denise Fabre, Danièle Gilbert, Christophe Dechavanne, Sylvie Vartan, Sheila, Dave, Marc-Olivier Fogiel ont précédé Evelyne Leclerq, Christian Morin, Annie Pujol, Sophie Favier, Marc Toesca et Dorothée lors du prime de ce jeudi soir.

L’enjeu réside moins dans les casseroles des invités que dans le plaisir de retrouver des madeleines de Proust télévisuelles. Ruquier semble avoir vécu la même enfance que moi (sur les mêmes programmes en tout cas) et c’est donc un vrai plaisir complice. On a donc retrouvé la tonalité des 2 premières années du programme sur Antenne 2 avec Arthur épaulé alors de Pierre “Magic” Tchernia qui apportait la caution “expert de la télé” dont Ruquier n’a pas besoin.

Je ne suis pas certain que ça puisse séduire un public de moins de 40 ans mais sur moi, ça marche vraiment bien. Et on est visiblement quelques-uns avec mes potes séniors à aimer ça : près de 1,5 millions de téléspectateurs en moyenne le dimanche, plus de 2,5 millions en prime, c’est un carton d’audience qui me fait croire encore un peu en l’humanité (je sur-réagis, je sais ^^).

Lors du prime de cette semaine, toujours dispo ici en replay ici, j’ai en bonus enfin pu retrouver les images que j’avais vues en direct de Récré A2 qui consistait à choisir un nom pour la nouvelle arrivante Isabelle.  C’est Zabou elle-même qui m’avait indiqué que je m’étais trompé sur le deuxième choix en 2006 dans ce billet. Mais je n’avais jamais réussi à retrouver les images. On est donc sur un vrai moment de plaisir régressif.

A noter également 2 chroniqueurs à l’énergie communicative, Jérémy Charbonnel et Jérémy James qu’il faut aller voir sur scène.

Vivement la rentrée des Enfants de la télé !

Ma déception Social TV en France

Il y a quelques mois, je m’engageais dans un débat à distance à l’occasion de la quatrième édition du rendez-vous Communauté consacré à la Social TV. Dans un format Twitter forcément raccourci, j’y exprimais mon agacement devant un traitement auto-congratulant ronronnant d’une opportunité que les chaînes françaises me semblent prendre mollement. Les initiatives de la Social TV depuis 3 ans se sont multipliées, elles m’ont amusées sans me convaincre complètement, persuadé qu’elles devraient faire plus, autrement, dès maintenant. Je vais essayer de développer un peu plus les raisons de mon agacement.

 Un business model en question

Jusqu’à nouvel ordre, le business de la télévision privée est régi par une unité de mesure quasi unique : l’audience. Les chiffres de Mediametrie déterminent la valeur du spot publicitaire pour les annonceurs. Les programmes sont disponibles en replay sur des plateformes web ou des applications pilotées par les chaînes sans que leur d’audience ne pèse réellement dans la balance et en y recréant le modèle publicitaire de la télévision (avec des coupures publicitaires le plus souvent à la hache, au milieu d’une phrase).

Dans ce contexte, les chaînes investissent dans un community management propriétaire dont l’impact sur l’audience n’a jamais vraiment été démontré. Il suffit de comparer les cartons sur les médias sociaux (Les Anges de la Télé Réalité, Confessions Intimes, Secret Story…) et les audiences (sur les séries françaises et américaines notamment) pour mesurer le décalage. Audiences TV et social media se rejoignent sur les grands événements tels que la Coupe du Monde ou,en plus récurrent,  les quelques grandes marques qui proposent du direct qui créé l’événement telles que “The Voice” ou “Danse avec les stars. Faute de mieux, les chaînes expliquent sans grande conviction leur investissement -limité- par l’attachement à la marque que cela créé avec le téléspectateur. Ca ne suffira pas et il serait possible de faire tellement plus dès maintenant, aller au-delà d’un prétexte à promotion un peu vide de sens.

Des modèles internationaux inventifs peu appliqués en France

A regarder de plus près ce qui est pratiqué en Israël ou dans les pays scandinaves, on mesure combien la télévision française reste timide en matière de Social TV et on se demande comment est opéré le benchmark qui permettrait, faute d’innover complètement, de prendre les meilleures inspirations. Là où on se contente d’inviter les téléspectateurs à “réagir sur les médias sociaux” pour en faire au mieux un relais à l’antenne un peu excluant pour le téléspectateur et le plus souvent pour n’en faire absolument rien, des programmes ont intégré beaucoup plus fortement cette interaction dans l’éditorialisation et la valeur du programme.

Il suffit de regarder The Voice aux Etats-Unis pour mesurer combien d’autres vont déjà beaucoup plus loin pour donner un sens à cette interaction. Étonnamment, la valorisation de cette participation est d’ailleurs terriblement appauvrie dans les transpositions françaises. J’ai compilé dans une vidéo (qui ne passe pas pour raison de droits NBC, je comprends bien) quelques moments qui montrent comment l’interaction peut créer de la valeur intrinsèque au programme ou même dans un écosystème plus large : downloader un titre sur iTunes sert de vote (et créé au passage une nouvelle dynamique sur le marché de la musique en souffrance), les invitations au livetweet sont thématisées, il est possible de sauver des candidats en twittant… On aurait pu y intégrer ces moments où les coachs s’interpellent sur Twitter en incrustation écran, élaborant sur le choix d’un candidat ou jouant d’une complicité très inclusive pour le spectateur.

L’adaptation de Rising Star sur M6, qui n’a pas vraiment fait ses preuves à l’étranger, est annoncée comme une révolution en la matière. On attend de voir.

C’est donc en grand fan de télévision et de media sociaux que j’ai envie de voir les chaînes réinventer vraiment leur modèle et créer de la valeur autour de l’interaction. On peut penser que ça va arriver vite mais en attendant, je reste un peu sur ma faim.

Ma semaine dans la télé

C’était visiblement mon destin digital de vivre avec la télé cette semaine. Comme l’incarnation de cette proximité internet-télévision qui tarde à se transformer en réelle intégration, c’est pour parler de médias sociaux que le petit écran m’a fait de l’oeil.

La quotidienne de France 5 : 26 minutes de direct

Pour revenir sur le phénomène des blogs, même dans un ton didactique vie pratique, je me suis un peu préparé en relisant les présentations que je faisais en 2006 sur l’explosion des blogs. Parmi mes (re)découvertes, cet article du New-York Times qui s’étonnait devant la position pionnière et leader de la France sur la blogosphère. Et la bonne surprise de réaliser que son auteur n’était autre que Thomas Crampton qui a depuis rejoint Ogilvy pour en diriger social@Ogilvy d’abord en Asie puis pour l’international. (Cliquer sur le l’image pour l’article complet qui rappelle bien le phénomène étonnant de l’époque)

La quotidienne, on y est comme à la maison : des présentateurs Maya Lauqué et Thomas Isle, chaleureux et pro, on y prend le temps de discuter, d’échanger des points de vue. Dans un format de 26 minutes en direct rare donc précieux. Une expérience agréable qui a porté jusque dans mon Besançon natal où ma famille s’est passée le mot en m’y découvrant par hasard (gros pic d’audience bisontin probable lundi dernier pour La Quotidienne /o/).

Pour revoir l’intégralité de la séquence diffusée sur France 5, cliquer sur la photo et aller directement à la 26ème minute.

Merci à Aude d’avoir pensé à moi pour l’accompagner sur un plateau pour la première fois.

Le Tube de Canal + : reportage sur Gad Elmaleh et les réseaux sociaux

Intervenir dans le cadre d’un reportage pour Le Tube est un autre exercice de style. On sait que d’une heure de tournage ne seront retenues que quelques secondes d’images léchées, avec un mini extrait de l’intervention qui correspond plus ou moins à ce qu’on voulait dire. En l’occurrence, l’équipe -très forte pour mettre à l’aise et super drôle- a pris possession des bureaux de David Ogilvy au 9ème étage de la rue Marbeuf et c’est donc dans une ambiance Mad Men que j’y ai parlé de l’agilité de Gad Elmaleh sur les réseaux sociaux. J’y ai aussi mentionné les nombreuses failles liées à un lien émotionnel un peu factice, phagocyté par la volonté d’efficacité marketing un peu trop visible. Et se paye au moment d’attaques. Un regard qui sera porté par d’autres au final, avec des arguments un peu différents des miens. (Là encore, le lien de la photo renvoie au programme).

La portée du Tube est forcément différente de la quotidienne, avec une plus grosse portée sur mes communautés marketing et communication de Twitter, un joli pic d’audience sur mon profil LinkedIn comme pour vérifier que ma position annoncée “d’expert des médias sociaux” était méritée.

Merci à Guilhem d’avoir soufflé mon nom (et à Andrea pour la photo)

Retour sur les coulisses de La Nouvelle Edition

Bien avant cette semaine très télé, en février 2014, j’ai pu partir à la découverte des différents métiers qui font en coulisse une quotidienne en direct, en l’occurrence celle de Canal + grâce à William Rejault. Comme souvent dans mes expériences derrière les caméras, c’est sur Twitter que je l’ai fait vivre, avec un niveau d’immersion et de proximité avec tous les métiers de ce qui reste un gros paquebot pour une émission du midi. J’imagine que je suis invité un peu pour ça, j’y apprends au passage plein de petits détails qui me sont utile dans mon métier tous les jours. Voici en quelques tweets mon expérience.

Merci également aux équipes de TF1 pour l’invitation très VIP dans les coulisses de The Voice dont je mesure à chaque édition l’effort réalisé pour faire vivre une expérience aux visiteurs. C’est là encore sur Twitter que j’en ai raconté les meilleurs moments en temps réel.

Expériences émotionnelles sur écran

Depuis deux semaines, j’ai vécu devant un écran à 3 reprises une expérience émotionnelle forte. Si l’une est spectaculaire, les deux autres méritent de l’attention. Je vais essayer ici de tenir une ligne qui consiste à ne rien révéler des sujets concernés, un petit challenge à chaque fois, #SpoilerFree.

Gravity, l’expérience immersive

C’était le film que j’attendais le plus depuis que j’en avais vu la bande annonce il y a quelques mois. En me demandant si une telle intensité pouvait être tenue pendant 1h30 et, dans ce cas, si ce serait vraiment agréable.

Au final, Gravity est tout simplement une nouvelle étape dans l’histoire du cinéma. Une immersion absolue, aux effets spéciaux stupéfiants, renforcés par les atouts de la 3D vécus pour la première fois et une séquence d’ouverture dans un esprit “plan séquence” de 20 minutes qui marque pour longtemps. Le scénario réussit à dépasser l’unité de temps et de lieu pour offrir une intensité  dramatique aux 2 uniques personnages du film. Sandra Bullock nous offre une prestation absolument bluffante, quasi oscarisable, ce qui est rare pour ce type de film. La lecture plus philosophique autour de la renaissance participe à donner immédiatement envie de revoir le film dès le générique de fin.

L’émotion s’apparente à plus d’un titre à celle que nous avait fait vivre Ridley Scott et Sigourney Weaver dans Alien il y a plus de 30 ans. Avec en plus le seul défaut que je reprocherais aux scénaristes Alfonso Cuaron (réalisateur) et Jonas Cuaron qui ont empilé les obstacles dans les 30 dernières minutes jusqu’à friser l’excès.

Etant un privilégié, j’ai eu la chance d’assister grâce à Warner à une avant-première près d’un mois avant la sortie du film qui m’a permis de voir le film avant d’avoir été gavé des louanges qui ont déjà commencé à pleuvoir dans les médias, ne s’arrêteront pas jusqu’à la sortie du film le 23 octobre et s’amplifieront encore avec un bouche à oreille qui séparera en 2 groupes ceux qui l’ont vu et les autres. J’ai eu droit aux commentaires passionnants des co-scénaristes dans la salle et du son bluffant Dolby Atmos de la salle Pathé Wepler. Privilégié je vous dis.

Les garçons et Guillaume à table, respect absolu à Gallienne

Guillaume Gallienne, je l’ai vraiment découvert comme beaucoup dans “Les bonus de Guillaume” sur Canal +, avec sa labellisation Comédie Française. Un talent évidemment fulgurant.

Je ne savais rien de “Les garçons et Guillaume à table”, de son origine théâtrale, de l’histoire nourrie par le réalisateur scénariste acteur et même actrice principal. Le film est drôle jusqu’à l’éclat de rire mais dense et exigeant. Je n’arrive pas à décider s’il peut être populaire. Le sujet est sans doute clivant, les parti-pris de la réalisation parfois courageux mais je veux croire que le film peut démontrer que la France peut réussir ses comédies avec autre chose qu’un casting multimorphe qui essaie de faire briller un scénario sans saveur.

Là-encore, j’ai eu la chance d’assister à l’avant-première du film qui sortira le 20 novembre, Gaumont m’a ainsi permis de découvrir un film dont je n’attendais rien, dont je n’avais rien vu. J’espère qu’une promo élégante laissera au film tout l’effet de surprise qu’il mérite. Plutôt qu’une scène du film, c’est donc une interview de Guillaume Gallienne que j’intègre ici.


Breaking Bad, la fin de ma meilleure expérience série à ce jour

J’avais tout dit là, il y a 1 an. La fin n’aura pas déçu. Le dernier épisode a été diffusé dimanche dernier et Breaking Bad me manque déjà, plus que toute autre série du passé. #GoodByeBreakingBad.

 

Ma wishlist 2013

Pas de résolution pour moi en 2013. Plutôt des envies, c’est plus drôle. Un ami m’a appris qu’il fallait exprimer ses rêves à voix haute pour qu’ils se réalisent, avec un peu de chance, ça marche aussi si on les écrit dans son blog. Alors voilà. Evidemment, je n’ai choisi que mes envies les moins accessibles, les moins préparées, les moins probables…

Visiter Tel Aviv

Israel - Tel Aviv

Reprendre des études en fac de philo

Être invité au Festival de Monte Carlo

Rencontrer le casting de mes séries préférées, assister au tournage d’au moins l’une d’entre elles (au choix,  je suis pas difficile)

Dans le désordre et sans exhaustivité :

Breaking Bad
Homeland
Smash
Revenge
Hot in Cleveland
Downton Abbey

 Retravailler pour Pixar

 

 

 

 

 

Ecrire un livre

 

 

 

 

 

 

Bilan dans 1 an ?

Petit guide à l’usage des candidats de Koh Lanta

Peu de concepts télé résistent à l’usure du temps, même après rafraichissement. Le retour la semaine dernière de la Star Ac sur NRJ 12 en a fait une nouvelle démonstration. Koh Lanta est le seul programme télé pour lequel je garde un indéfectible attachement malgré les années qui passent. Et avant lui, Survivor, le format américain qui l’a inspiré et termine actuellement sa 25ème saison. Si le principe de confronter des individus à la survie face à des épreuves, à l’absence de nourriture et à la vie en communautés est le même, la différence de formats des 2 émissions dit beaucoup sur la différence culturelle qui nous sépare des américains.

Hier soir, l’un des meilleurs épisodes de Koh Lanta toutes saisons confondues a été diffusé. Le suivre en direct sur les réseaux sociaux en disait long sur la popularité des candidats, souvent indépendante de leurs performances sportives ou de leur force de caractère, ce qui se vérifie dans les classements réalisés par les internautes.

Il m’a donné plein d’idées sur ce que j’essaierais de projeter si j’étais candidat, même si je ne doute pas qu’en 40 jours dans ces conditions, le naturel quel qu’il soit revient forcément au galop.

Privilégier l’humain avant la stratégie

Sur ce premier point, je me dois de développer un peu. En effet, en premier lieu, si je participais à Koh Lanta je me souviendrais que je ne participe pas à Survivor qui célèbre la capacité à mener les meilleures stratégies, sans grande considération des rapports humains, avec un appât du gain non dissimulé. Aux Etats-Unis, les “bad guys” qui bâtissent des plans machiavéliques sont au moins aussi acclamés par le public que les “good people”. A tel point que Jeff Probst (producteur et présentateur) a décidé il y a 2 ans de créer une édition “Heroes vs. Villains” qui dit beaucoup sur le charisme de ces stratèges manipulateurs (big up Russell, mon préféré).

En France, si les “bisounours” sont raillés par leurs petits camarades de jeu, ils n’en demeurent pas moins les chouchous du public. A y regarder de plus près, on compte pas mal de gagnants dans la liste des gentils qui ont marqué les esprits (Christina, Clémence, Jade, Grégoire, Amel…). A noter que pour certains, la mise en retrait pendant tout le programme et des performances moyennes mais constantes les ont conduits à une victoire peu flamboyante mais de 100.000 Euros quand même.

Alors que quelques “méchants”, qui ne le sont pourtant jamais vraiment restés jusqu’au bout, n’ont jamais réussi à remporter le conseil final même s’ils y parvenaient. Pire, à l’instar du mythique stratège belge Maxime, quelques-uns ont à peine atteint la réunification.

Signe de cet atout de bonté désintéressée pour avoir une chance de gagner Koh Lanta : quelques stratèges autoritaires ont eu droit à une rédemption dans laquelle ils ont joué la carte de l’humilité et de la gentillesse qui les a rapproché de la victoire et du coeur du public. Le militaire Bertrand a même fini par gagner la revanche des héros après avoir perdu une édition précédente malgré ses qualités sportives impressionnantes.

Ceci dit, l’histoire ne dit jamais complètement à quel point le montage favorise le côté stratège d’un candidat ou bisounours d’un autre.

Arrêter de fumer quelques mois plus tôt

Ne pas manger n’est pas un problème pour moi, dommage de gâcher cet avantage par un manque de nicotine forcément crispant pendant 40 jours

 M’entraîner… un peu

Il y aura toujours plus fort que moi donc autant m’assurer le niveau moyen qui me permet de n’être craint par personne sans être un boulet sur les épreuves en équipes. (En revanche, j’apprendrais à nager si je ne savais pas, chaque année, un candidat réussit l’exploit d’oublier ce détail).

Me sacrifier pour mes camarades pendant l’émission

Anthony, en se faisant éliminer pour ne pas avoir sacrifié l’un de ses co-équipiers au péril de sa vie dans le jeu est passé en quelques minutes de boulet caractériel à héros des temps modernes auprès des autres candidats et des téléspectateurs. Il est parti sans même avoir la chance de rejoindre le conseil final mais fier comme un coq et avec un nouveau papa adoptif. J’adore. En même temps, j’essaierais de trouver un sacrifice moins excluant. Donner mon collier d’immunité (que j’aurai forcément trouvé) à un petit camarade ?

Se préparer pour la diffusion de l’émission

Quelle que soit l’issue, j’utiliserais les quelques mois qui séparent l’enregistrement de la diffusion pour préparer le terrain sur les réseaux sociaux, m’y faire des amis si je n’en avais pas. Parce que le risque de se faire désosser sur Twitter et Facebook pendant les commentaires en live ressemble à une charge très violente pour les candidats qui y assistent impuissants. Hier soir, Javier en a fait les frais. Jugé trop manipulateur au destin d’arroseur arrosé, il a quitté l’aventure tout de suite après sa camarade Marie, sous les applaudissements d’un public heureux de le détester. Et pourtant, il a l’air drôle et sympa sur Twitter, Javier. Mais sans doute arrivé trop tard sur les réseaux sociaux pour pouvoir compter sur une communauté d’alliés pour le défendre et pas encore assez habile pour retourner tous les attaquants d’un petit twitt drôle et bien senti. Il a juste commis l’erreur de penser que Koh Lanta, en France, était un jeu de stratégie. Il m’a fait de la peine Javier sur Twitter en vrai. Du coup, juste après, j’ai décidé d’aider Brice, qui pourrait être le prochain sur la liste, à faire monter le nombre de ses followers sur Twitter : @BriceKL2012 et Facebook : Brice Martinet. Suivez le, il a l’air plus sympa que ce qu’en montre la télé. Si je croise Catherine, je ferai pareil, elle m’a fait rire hier soir.

Et enfin, je me préparerais à amener mon sens de l’auto dérision à son maximum. Notamment pour encaisser les hilarants débriefs de Daniel Andreyev sur Le Plus du Nouvel Obs qui semble avoir complètement craqué sur Namadia hier soir. La lecture de ses papiers constitue jusqu’à nouvel ordre mon meilleur moment post Koh Lanta 2012, chaque samedi. Pas sûr que ça me fera autant rire quand je serai candidat (en 2013 donc, forcément).

My first livetwitt

Vous vous souvenez de Koh Lanta Palawan en 2007 ? Moi oui, parfaitement. Cette année là, tous les vendredis soirs d’été, c’est en anglais que, pour la première fois, je m’amusais en temps réel des mésaventures de Robinsons Crusoë franchouillards qui entertainaient mes rares followers sur Twitter. Constitués pour la plupart d’américains, ils m’ont laissé en héritage le nom de ce que j’étais en train de faire sans le savoir : un LIVETWITT. #LT pour les intimes.

Nous étions tellement peu nombreux à parler français en 2007 sur Twitter que la grande majorité de nos twitts était en anglais, même dans nos conversations très locales. Phénomène pas très éloigné de ce qu’on a connu récemment sur Google +.

Assez naturellement, l’envie d’échanger sur l’une des rares émissions que je regardais pour le plaisir depuis longtemps est arrivée. Il a donc fallu le faire en prenant en compte un public qui ne pouvait pas partager le programme. Le hashtag choisi était donc #Survivor (nom de l’original américain), chaque twitt était descriptif de la situation, “feux de camp”, “totem” et autres “carré final” avaient leurs traductions trouvées avec l’aide des américains et le volume était mesuré pour ne pas saturer les timelines de contacts, souvent collègues, qui étaient en pleine heure de bureau. Et vous savez quoi ? On a bien ri !

C’est avec La Nouvelle Star, au début de l’année suivante, que le bascule en français est devenu possible, la masse critique étant atteinte. Le phénomène sociale de Confessions Intimes, qui réunissait depuis des années des gens dans des bars pour inventer des jeux à boire au rythme des fautes de français des protagonistes, a enfin pu se prolonger sur le web. Et la langue de mes followers a alors naturellement fortement penché vers le francophone, les anglophones se trouvant submergés de twitts sans intérêt pour eux, en français, lors de mes programmes préférés.

Et ce n’est qu’en 2011 que le livetwitt a semblé intégrer réellement la stratégie des chaines françaises et en 2012 que la Social TV est annoncée comme une réelle tendance. Soit 5 ans plus tard… Autant dire une éternité. Pourtant, je me souviens avoir beaucoup discuté avec plusieurs chaînes françaises en 2008 d’une nouvelle façon de prolonger le lien social en temps réel, rare valeur ajoutée que la télé était destinée à garder pour longtemps. Devant des décideurs qui me regardaient à peu près comme si je leur parlais de l’envahissement des extra-terrestres pour l’année suivante… Ils ont depuis rattrapé tant bien que mal leur retard même si un discours stratégique digne de ce nom tarde à venir.

Au fait, c’est Jade et Kevin qui ont gagné Koh Lanta en 2007. Gros retentissement dans ma petite communauté américaine de l’époque (ahah).

Planète des singes : mes origines

Aujourd’hui, j’ai vu la Planète de singes les origines dont je savais que la bande-annonce montrait beaucoup trop. Pas de regret : aucun français de ma génération ne peut rater ça. Parce que le film de 1968 nous a traumatisé pour longtemps. Alors voilà, pour tous ceux qui n’avaient pas la chance d’être là…

En 1975, la première diffusion du film à la télévision était un événement national que s’était offert une émission mythique : les dossiers de l’écran. Diffusée un mardi soir sur deux, le fameux soir où on pouvait veiller, nous les enfants, pour cause de grasse matinée le lendemain. J’avais 6 ans, mes parents m’avaient prévenu : ça risque de faire un petit peu peur. Et j’étais prié de ne pas poser 3 questions minutes rapport aux passages que je comprendrais pas sous peine d’aller me coucher.

Gonflé à bloc, je me souviens que la speakerine explique qu’un nouveau présentateur, Alain Jérôme, remplace désormais le présentateur historique, Joseph Pasteur. Jusque là, ça va : même pas peur. Elle croit bon de préciser que “certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des jeunes téléspectateurs”. J’ai envie de pleurer (déjà) mais je vais leur montrer que je suis un homme, je ne bronche pas.

Et c’est pile à ce moment là qu’arrive cette musique (avec “La Planète des singes” affiché en gros hein) :

Série TV – Les Dossiers de l’Ecran par gotti57

Je suis officiellement terrorisé à la dixième seconde. Autant dire que je n’entends pas le nouveau présentateur nous expliquer quel débat hautement sociologique suivra la diffusion du film de ce soir, je ne veux plus rien entendre, jamais.

J’ai gardé la main sur les yeux pendant la première demi-heure du film, placé stratégiquement de façon à ce que mes parents ne le voient pas, avant d’oser regarder. Jusqu’à ce que j’entende la voix familière de Marion Cunningham de Happy Days (ou de Titi de Titi et Grosminet au choix) qui doublait alors Madame le singe Dr Zira et m’a sauvé de l’arrêt cardiaque précoce. Ca devait être à peu près cette scène là.

Je pense que c’est l’un de mes premiers souvenirs d’enfant aussi long et précis. Je me rappelle parfaitement de la dernière scène du film qui est, dans ma mémoire, le meilleur twist de toute l’histoire du twist cinématographique. Evidemment, revoir le film aujourd’hui provoquerait probablement beaucoup de déception. J’ai donc préféré lire ce week-end le roman originel du français Pierre Boulle qui m’a paru assez assez différent de son adaptation.

Malheureusement, on ne saura probablement jamais pourquoi une émission qui proposait tous genres de films y compris comiques avait opté pour une musique que je continue à trouver terrifiante 34 ans plus tard.

Instantanés

Entre des vacances en format mousse party et des week-ends à la campagne, beaucoup d’événements parisiens depuis 1 mois. Beaucoup trop pour entrer dans les détails. Revue d’effectif en format instantanés, images légendées.

Terrasse Martini – 6 juin

Espace éphémère à 3 minutes du bureau, la terrasse Martini reprend les fondamentaux à laquelle la marque nous avait habitués à Paris ou à Cannes : luxe, calme, volupté, cocktails et vue d’exception.

Beginners – 7 juin

Mon seul coup de coeur ciné du mois pour un film sans prétention qui touche au coeur avec un Erwan McGregor tout simplement parfait. Mélanie Laurent s’en sort pas mal, mais Christopher Plummer forme le vrai duo avec l’acteur principal. A ne pas rater.

Vodkaster – 8 juin

Le réseau social du cinéma lance sa nouvelle version à la cinémathèque, tout à l’excitation de l’événement, j’en profite pour rattraper les 2 types qui m’ont piqué mon sac après 10 minutes de course poursuite dans le luxuriant parc de Bercy pas super bien famé la nuit. Tout va bien. Mais sinon, Vodkaster, je suis fan.

Laurent Baffie à l’Olympia – 20 juin

Quasiment le jour où Baffie annonce qu’il vient de se faire virer d’Europe 1 où il proposait tous les dimanches à 11h mon émission préférée, il se produit à l’Olympia pour la dernière de son spectacle devant un parterre VIP, un joyeux bordel organisé, je suis définitivement fan.

Trophée des femmes en or – 21 juin

Après de nombreuses années à Courchevel et un détour par Paris, les femmes en or se délocalisent à Nice en Septembre pour récompenser les femmes qui ont marqué l’année dans de nombreuses catégories business ou spectacle. Denise Fabre représente Estrosi à la conférence de presse qui réunit mes copines de la presse people dans un mood très festif. De quoi donner envie de partir profiter du spectacle avec elles sur place en septembre.

X Factor – 21 juin

M6 a innové cette année en ouvrant une twittroom pour assurer un livetwitt sur place. Une chouette initiative de Victoire et Freemantle, initiative dont j’ai profité autant que possible au point de me sentir comme à la maison chez X Factor.

Otello à l’Opéra Bastille – 23 juin

Je ne crois pas avoir déjà assisté à un spectacle à l’Opéra Bastille hors grève. C’est donc en “version concert” (sans décor ni mise en scène) que j’ai pu découvrir la grande Renée Fleming sur scène. Et étrangement, le sentiment d’être un chanceux a pris le dessus. Voici donc ce que je n’ai pas vu mais pas regretté :

Calogéro au Palais des sports – 27 juin

J’étais impatient de découvrir la version symphonique de Calogéro sur scène. Le plaisir a été gâché par une canicule qui a laissé une salle sur les genoux, utilisant tout ce qui lui passait sous la main en guise d’éventail.

The wall Live –  Roger Waters – 30 juin

Mon album préféré avait généré l’un de mes films préférés. J’espérais donc forcément beaucoup de la version sur scène, j’ai eu plus encore, une claque énorme, une émotion que je n’avais encore jamais vécu en spectacle. Un beau cadeau, inoubliable.

Interview Maurane – 4 juillet

Un autre très beau cadeau : 1 heure pour interviewer une chanteuse dont la voix m’emporte depuis longtemps. C’est sur place que je découvre que l’interview sera filmée et réalisée dans les conditions du direct. Je ne panique pas, jusqu’à ce que les caméras s’éteignent, moment où je réalise que le seul moyen de s’en sortir aurait été de bosser comme un fou. Qu’interviewer est un métier mais pas le mien. Je ne respire plus en attendant de découvrir l’étendue des dégâts mais en attendant, je garde le souvenir d’un moment hors du temps, magique.

Josephine Ose – 5 juillet

J’avais eu droit quelques jours plus tôt à une autre surprise : un message très personnalisé de Joséphine Draï sur mon mur Facebook pour mon anniversaire. La découvrir sur scène était donc un moment particulier. Et un vrai coup de coeur inattendu pour la partie chantée (très belle voix) au delà du one woman show. La légende dit qu’elle serait la Joséphine de Osez Joséphine de Bashung, ce qui contribue à la rendre mythique.

Berger au Palais Royal

Au programme : anisette et pétanque au coeur des Jardins du Palais Royal pour la révélation du nouveau broc qui fait partie de la mythologie de la marque Berger.  Devenu malin, l’Icebroc contient un bac à glaçon en plus de sa fonction pichet à eau. Décalé et réjouissant.