La vie rêvée sur Instagram pour le meilleur et pour le pire

Elles s’appellent Kyra, Tina, Pia, Juli, Viki ou Rocky, des centaines des milliers de fans suivent leur vie de rêve sur Instagram. Un réseau social qui leur a sans doute permis d’échapper à un destin de top models perdues dans la masse pour devenir de véritables star. Elles sont américaines, russes, anglaises ou suédoises, se sont probablement choisi les prénoms à la hauteur de leur physique. Un plaisir des yeux rendu accessible dans le monde entier par des “stars” qui émergent parfois en quelques jours par les effets d’entraînement dont seuls les médias sociaux ont le secret, avec la complicité des médias traditionnels qui s’engouffrent dans ces mirages.

Beaucoup de filles et presqu’ autant de garçons ont inventé un nouvel idéal pour toute une génération dont on peut redouter qu’elle ne perde quelques repères au passage.

Une vie sublimée

Tant de perfection de vie est étourdissante. Surtout par sa capacité à formater une nouvelle normalité pour de jeunes internautes à la recherche de nouveaux modèles inspirants. Loin du glamour d’Hollywood des années 50 ou des couvertures photoshopées de magazines étalant des mannequins inaccessibles des années 90. Les médias sociaux en général et Instagram en particulier dessinent les nouveaux contours d’un quotidien fantasmé où la beauté physique constitue le critère minimum juste après la jeunesse, les amis sont aussi nombreux que lumineux, les fêtes s’enchaînent, le soleil est omniprésent, les problèmes n’existent pas, l’effort se résume à des visites fréquentes dans les salles de sport ou à des joggings dans des lieux paradisiaques, même les animaux de compagnie sont sublimes…

A la clé, des millions de “followers”, des dizaines de milliers de “likes” et de commentaires comme pour valider l’attrait de ce bonheur permanent forcément factice. Les fans se bousculent, les marques y trouvent leur intérêt, tout pourrait aller bien dans le meilleur des mondes.

L’envers du décor

En novembre 2015, la jeune adolescente australienne Essena O’Neill a décidé de réécrire l’intégralité des commentaires de ses “instantanés” pour en raconter les dessous, en décrivant par exemple comment elle n’a pas mangé pendant une semaine pour réaliser le meilleur cliché en maillot de bain.

 

Cette croisade luttant contre les faux-semblants, certes un brun louche car trop marketée, a constitué selon moi l’événement sur les médias sociaux le plus intéressant depuis très longtemps. En criant haut et fort ce dont tout le monde se doutait : tout cela n’est qu’un leurre qui finira par faire imploser ceux qui en jouent ce jeu.

Pendant quelques jours, les médias du monde entier ne parlaient plus que de ça. Ses vidéos qui se sont enchainées, aussi surjouées qu’intrigantes. L’inévitable débat lancé par ses concurrentes a gentiment agité la toile. Avant de passer quelques jours plus tard au sujet suivant, puis celui d’après. Ce qu’il en reste aujourd’hui ? Tout au plus un épiphénomène isolé.

Loin de ralentir la tendance, les “Perfect life girls” se sont encore multipliées et ont investi Snapchat qui accueille désormais ces pourvoyeurs de bonheur factice.

Les garçons aussi

A l’instar du top model allemand Andre Hamann ou du personal trainer Marc Fitt, les hommes se sont également emparé d’Instagram pour prendre leur part de vie rêvée. Des stars s’y sont créées, le couple gay Nick et Justin en constitue l’un des exemples les plus célèbres en prétendant que le bonheur absolu peut aussi exister à deux, dès lors que chacun atteint le même niveau de perfection.

Parmi les phénomènes scrutés, il faut citer le très médiatisé Dr. Mike, mi-médecin, mi-model, “sexiest Doctor alive” selon People magazine, qui élève encore le niveau en ajoutant à la beauté, à la vie de rêve, à un husky aussi sublime que lui, aux séances de sports entre amis glamour et aux soirées VIP, 3 suppléments pas inintéressants : l’intelligence, l’argent… et la générosité. Rien que ça.

Dernier fait d’arme du Docteur devenu star : une invitation à un rendez-vous amoureux à New York, tout frais payé, pour le meilleur donateur au bénéfice de l’association qu’il défend. Peu importe la cause, on peut penser que les dons continent à abonder depuis le 13 janvier et les $25,000 déjà annoncés. L’histoire ne dit pas si les généreux internautes sont constitués d’une grande majorité de femmes ou pas.

Si cette tendance inquiétante pouvait finalement créer des vocations philanthropes, tout ne serait finalement pas si grave. Go, Doctor, Go !

Ca c’est Palace… ou le luxe vu par un novice

Je n’ai pas particulièrement des goûts de luxe dans la vie de tous les jours. Si je devenais très riche, je pense même que je garderais le même appartement (éventuellement avec une piscine sur la terrasse quand même), je n’aurais toujours pas de voiture (mais peut-être un chauffeur et un fixie pour entretenir les cuisses), je continuerais le sport dans mon club low cost favori ouvert 24h sur 24 (sauf si L’Usine se mettait au 24/24), je ne passerais pas des heures dans les boutiques de l’Avenue Montaigne (mais j’enverrais éventuellement mon styliste s’en charger)

En vrai, je ne changerais pas fondamentalement mon quotidien. A une exception notable près : je voyagerais. beaucoup. Mais pas dans n’importe quelle condition.

D’abord, si la misère est moins pénible au soleil, la peur de l’avion se révèle forcément beaucoup plus agréable à vivre en première classe, un verre de champagne à la main. Je deviendrais donc le meilleur ami d’Air France et de sa nouvelle version du voyage haut de gamme annoncée il y a quelques jours. Et je demanderais en supplément à un membre du PNC de me masser la main pendant le décollage si je voyage seul, y a que ça qui me détend.

Tout ça m’emmènerait chaque fois dans une nouvelle destination, un endroit que je ne connais pas (en plus de mes villes préférées Barcelone, San Francisco, New York, Sydney et Rio je veux dire). La prochaine serait Cap Town en Afrique du Sud, très agréable en février d’après ce qu’on me dit.

Quand tout à coup : LE PALACE. C’est un fantasme assez récent, la vie de Palace. Genre quelques semaines, pas plus. Si j’apprécie à Paris les univers du Royal Monceau et du Park Hyatt Paris Vendôme, c’est pour y prendre un verre professionnel dans un environnement cosy mais moderne. Je ne me suis jamais projeté dans la vie de résident d’un hôtel de luxe plus que quelques heures jusqu’à ce que l’opportunité se présente le week-end dernier au Mandarin Oriental de Barcelone.

Longtemps, j’ai pensé que la magie d’un palace se jouait dans le confort, la décoration et la surface des chambres, le niveau de la restauration -étoilée de préférence, la qualité du SPA et des espaces bien-être, la localisation du lieu, une conciergerie efficace,  l’attention aux détails tels que les couloirs parfumés, la corbeille de fruits frais dans la chambre ou la mise à disposition de tout types de câbles de connexion… Tout ça est vrai.

Mais ce qui fait la réelle différence d’un hôtel de luxe, en tout cas au Mandarin Oriental de Barcelone, c’est son équipe, du bagagiste au réceptionniste en passant par tous les hôtes disséminés dans les différents espaces de l’accueil : ils vous connaissent en quelques minutes, devancent vos besoins, se plient en 4 pour vous rendre la vie agréable. Et ça marche plutôt bien.

Ce n’est pas pourtant immédiatement gagné. A peine arrivé, les valises sont prises en charge pendant le check-in, plein de gens viennent se présenter et vous donnent leurs prénoms en expliquant qu’il suffit de les appeler en cas de besoin. A peine le temps de réaliser qu’on ne retiendra jamais tous ces prénoms et qu’on ne sait même pas comment les joindre qu’un tour des lieux est opéré par une hôtesse charmant avant de découvrir sa chambre au moment même où la valise est apportée par un charmant garçon. Tout est allé trop vite, j’aime peut-être trop mon indépendance pour apprécier vraiment.

Et pourtant, dès les premières heures, vous réalisez que ce déferlement avait un sens : vous croisez souvent ces visages connus, ils sont en effet tous charmants, ils engagent la conversation de façon toujours agréable, utile et jamais intrusive. Ils connaissent votre nom mais aussi vos centres d’intérêt, on ne veut pas savoir pourquoi ni comment, quels indices on a pu laisser dans les conversations, on veut juste profiter du bénéfice. Il suffit de lever la tête pour que la réponse à la question que vous alliez poser vous soit apportée. Pas mal font l’effort de parler en français même s’ils n’en ont que quelques notions. De l’entrée de l’hôtel à sa sortie, une équipe complète semble ne vivre que pour vous créer du confort. A tel point que la Conciergerie devient accessoire, je n’ai jamais eu à m’y arrêter.

Bien sûr, le luxe a un prix, à tous les niveaux : le buffet du matin est parfait, pour l’agrémenter de plats, il faut payer. Le wifi est en supplément. Le Coca est au prix parisien, soit 5 fois plus cher que le prix local…

Au moment du départ, alors que vos valises sont prises en charge pendant qu’un taxi est organisé pour vous, il vous prend l’envie absolument ridicule de passer voir tout le monde pour dire au revoir, alors qu’on n’est resté qu’à peine plus de 2 jours. On pensait que les piscines magiques allaient manquer, ce sont en fait les gens. Quand on connait mon caractère plutôt casanier en vacances, c’est dire l’habilité des équipes à s’adapter à chacun.

Je suis donc super prêt pour mon tour du monde des palaces, dans mes rêves.

La vraie histoire de la #Lindaline

22 mars 2014 : au moment où une fête s’apprête à souligner ce qui sera peut-être le climax de la #Lindaline, il est temps de révéler la façon dont Linda Gray aka Sue-Ellen-Ewing-de-Dallas est devenue la personne dont on me parle le plus depuis 3 mois. Pas une journée sans que le sujet n’arrive dans la conversation, dans la vraie vie. Pas une journée sans qu’une conversation virtuelle ne se créée autour de la dame synonyme à jamais d’alcoolisme. Ceux qui me suivent sur Facebook ne peuvent pas ignorer totalement ce dont je parle… Il est temps de faire éclater la vérité. Et de balancer, les prénoms concernés se reconnaitront.

Le jour où tout a commencé…

Il faut remonter au 12 juin 2013. Ce jour là, je suis au milieu d’un kiff interstellaire, un quasi-rêve d’enfant : je vis les coulisses du Festival de Télévision de Monte Carlo au milieu de mes acteurs préférés de séries que j’aime tant. J’en raconte les coulisses pour Le Plus du Nouvel Obs qui m’a accrédité (bises à Aude sans laquelle rien n’aurait été possible). Je résiste consciencieusement à la tentation de selfies systématiques avec les nombreuses stars télé hollywoodiennes. Grâce à Emilie qui m’a accepté comme assistant débutant lors des interviews (plein de coeurs sur toi), je m’autorise une première exception avec le Arrow de ma série “guilty pleasure” du moment : Arrow. Elle jouera son rôle plus tard.

C’est donc 3 jours après le début du Festival pour rejoindre l’une des fêtes les plus décalées auxquelles j’ai pu participer. Chemise à carreau et stetson vissé sur la tête, on se retrouve avec tous les festivaliers dans un l’un des hôtel monégasque de luxe transformé en Southfork pour l’occasion. L’équipe du nouveau Dallas au grand complet est là. Benji nous sert une danse country inoubliable, Katia se jette, tout est à peu près normal. Lorsque je me retrouve à quelques mètres d’une Linda Gray rayonnante et super accessible. Carlo m’entend raconter qu’une photo avec Sue Ellen, ce serait quand même super classe, dégaine un appareil photo et me pousse à poser aux côtés de Linda. “Tu le regretteras si tu le fais pas”. Carole immortalise la scène.

Patrick Duffy aka Bobby Ewing à ma droite n’aura pas les honneurs de la photo, le moment est pour Linda et moi. J’envoie aussitôt le cliché à mes parents en mode “vous allez pas le croire…”. Je choisis celle où on rit vraiment de bon coeur, avec Linda.

Après quelques minutes d’hésitations, je ne peux m’empêcher d’en partager une autre sur Facebook, avec le seul commentaire possible : “Je peux mourir”. Je ne crois pas si bien dire, virtuellement et rétrospectivement. Le soir même, une cinquantaine de likes et une dizaine de commentaires amusés notent “l’exploit”.

Le jour où tout a basculé…

24 décembre 2013 : dans la torpeur de Noël, bien loin des fastes de la principauté, mon ami William se lance dans l’un de ses jeux préférés : commenter de vieilles photos (les miennes notamment) pour les faire remonter dans les flux des internets. Il jette son dévolu sur celle du Green Arrow. Les commentaires racontent assez bien comment Linda sera la prochaine étape.

C’est donc en pleine trêve des confiseurs que Linda réapparaît, passant à plus de 100 commentaires et près de 400 commentaires. En mode second degré, chacun y va de sa petite remarque mi-amusée, mi-circonspecte. Ca ne fait que commencer.

Le jour sans fin…

Alors que dans un monde normal, chacun serait retourné à ses occupations dès la rentrée venue, l’histoire en a décidé autrement. Sous l’impulsion de membres commentateurs plus ou moins assidus, de quelques community managers aussi bénévoles que dévoués, la photo ne quittera plus jamais la une des murs Facebook de mes amis et de ceux des commentateurs. Ce qui doit rapidement toucher plusieurs milliers de personnes.

Manu, Alexandra, Christelle, Emmanuelle, Katia, Olivier, Timothée, Franck, Nicolas, Aurélien, Florian, Remi… sont en première ligne et finissent par venir tous les jours prendre ou donner des nouvelles, créer un fil parallèle de conversations. La #Lindaline est nommée (Olivier serait à l’origine du nom, personne n’aura le courage de relire l’intégralité des conversations pour le vérifier). Les tags sur l’images, toujours plus WTF, se multiplient. Mathieu va même jusqu’à créer un mouvement de mobilisation sur Twitter pour une cause qui reste à déterminer.

Régulièrement, un nouveau venu vient crier son désespoir à la vue permanente de cette image qui les hante malgré eux. les formations express pour “muter” une image dans Facebook n’y feront rien. Plusieurs fois par semaine, quelqu’un vient me “révéler” que cette photo est partout, tout le temps, sur Facebook. Je joue la surprise systématiquement, faute de pouvoir faire mieux.

 

Nous en sommes donc à 339 likes et plus de 3.400 commentaires lorsque les fidèles participants décident de fêter au champagne et chez moi. En prenant de l’avance sur une photo qui s’auto-détruira probablement le 12 juin 2014. Jour où je serai à Monaco pour trouver la remplaçante de Linda.

Le CV storytellé

Hier, j’ai rencontré une lectrice de mon blog. Comme il n’y en a plus beaucoup, j’étais heureux d’en tenir une. J’avais un peu perdu l’habitude de converser avec quelqu’un dont je ne savais rien et qui semblait tout connaître de moi. Je me suis donc contenté de sourire à chaque évocation d’un moment de ma vie.

En l’écoutant, j’ai réalisé que j’avais au fil de ces 8 années réalisé ici un CV beaucoup plus vivant et sans doute beaucoup plus juste que celui de LinkedIn. Je pensais avoir évoqué plus que raconté mon parcours. Mais pour qui reconstitue les pièces du puzzle, le principal est là. En m’y replongeant aujourd’hui, en redécouvrant des choses écrites il y a plusieurs années, ça m’a aussi donné envie de compléter les quelques passages manquants.

De mes études marquées par la biochimie et la communication, je me suis surtout arrêté sur les stages, en particulier celui qui m’a amené à vivre plusieurs mois dans l’univers de la musique, chez Delabel. En revanche, mon détour par le service militaire constitue certainement un fierté suffisamment forte pour que je l’ai publié environ tous les 2 ans ! SI j’ai osé la photo en treillis, je n’ai jamais dévoilé le look jeune cadre dynamique de l’époque, déjà sans cravate, que je m’étais créé.

De mon premier vrai travail, au sein de l’agence Kingcom, j’ai retenu les pratiques d’avant la technologie mais suis passé un peu vite sur les marques et la superbe aventure avec les 60 ans des briquets Zippo. J’y reviendrai donc.

C’est la sortie d’un film qui a été l’occasion de me replonger dans mes années Kodak, je ne suis pas sûr qu’on y mesure à quel point j’ai été chanceux de vivre ces années là. Sauf peut-être quand je passe en revue les exceptionnels voyages que la fonction m’a amené à vivre. Et pour une raison indéterminée, je fais l’impasse sur le lancement à Londres des films APS Advantix avec Carla Bruni dans une robe très photographique. J’y reviendrai donc aussi.

De mes 3 années en charge des RP Europe pour Thomson multimedia, aucune trace. Si je n’ai pas particulièrement apprécié la pression politique permanente, j’y ai rencontré des gens exceptionnels et développé ma phobie de l’avion qui m’amenait chaque semaine dans un pays d’Europe différent. Encore un sujet à creuser donc.

De mes années agence, chez Ketchum puis Ogilvy, je ne me suis arrêté que sur les formations, avec l’Advanced Management Program d’Omnicom et son rebond, puis le SMP côté WPP. De cette période, je n’ai raconté que ma pire expérience professionnelle pour un client que je ne peux toujours pas citer. En revanche, rien sur les moments incroyables que m’ont fait vivre des marques exceptionnelles : côtoyer Pixar époque Steve Jobs (sauf une mention à la fin de ce billet), l’arrivée de Starbucks en France ou les 75 ans de la montre Reverso de Jaeger Lecoultre dans les jardins du Musée Rodin pour n’en citer que quelques-uns.

Tout ça m’a donc plutôt donné envie de compléter un CV alternatif, tendance storytelling. I’ll be right back.

Mot d’excuse

Depuis deux semaines, il m’arrive des aventures dont je ne peux pas parler. Parce qu’elles sont professionnellement confidentielles ou personnellement trop… personnelles. Or, dans les deux cas, elles sont passionnantes, suffisamment en tout cas pour rendre tous les sujets que j’aurais la liberté de traiter sur ce blog terriblement fades.

Certes, j’aurais pu élaborer à partir de sujets moins implicants, raconter par le menu ma nouvelle condition d’Appleman depuis que je suis équipé d’un MacBook Pro que j’apprivoise peu à peu, faire mon débrief d’un Web’10 particulièrement vivifiant ou du Monitoring Social Media 2010 qui a compté dans son casting d’intervenants le bluffant Brian Solis, raconter mon coup de coeur inattendu pour Raiponce de Disney ou -avec 2 ans de retard et dans un tout autre genre- la série The Sarah Connor Chronicles, saluer la drôlerie talentueuse des Craypion d’Or qui rappelle que l’humour vit mieux quand il est supporté par un vrai boulot, relever mes petits moments de bonheur devant la sensualité du déhanché de Shakira ou l’érotisme nerveux du Sacre du Printemps par Pina Bausch à l’Opéra Garnier, tester sous la douche ou, mieux mais moins simple, à la piscine la caméra waterproof Kodak PlaySport gagnée sur le Web’10…

Je ne l’ai pas fait. Par manque de temps. Et d’envie, donc (sauf la vidéo sous la douche évidemment).

Je sais que je ne suis pas le seul. J’ai eu l’occasion d’entendre plusieurs fois depuis le 1er décembre une réponse systématique de ceux que je m’étonnais de moins voir sur les réseaux sociaux : “depuis que je vis des choses passionnantes, je ne peux plus bloguer“. Et je sais déjà que 2011 sera encore plus excitant pour moi, toujours plus ancré dans une vraie vie qui m’empêchera d’en dire trop ici. Evidemment, je ne le regrette pas puisque je le conduis, mais je réalise plus que jamais que l’écriture est un exercice vital lorsqu’il est partagé. Je trouverai d’autres moyens.

Je me suis contenté de livrer quelques instantanés de vie sur  Twitter. L’endroit où je m’autorise futilité, absence de recul, vingtième degré, débats de cour d’école, relais de mes moments parmi les moins passionnants (breaks télé) et extraits de vie qui en révèlent peu à chaque fois et beaucoup au total. En écrivant moins sur ce blog et en jouant le jeu de la rareté sur lefigaro.fr, mon fil Twitter est devenu avec Facebook le hub central de mon identité en ligne. Celui dont on me parle inlassablement. Celui qui me donne quelques frissons chaque fois qu’un client me révèle -malicieux- qu’il s’y est abonné, ce qui provoque systématiquement des excuses que je présente pour tant de légèreté.

Alors voilà, je présente des excuses que personne n’attend pour avoir quelque peu laissé en jachère ce lieu virtuel pourtant important pour moi. Il s’habituera avec moi à un rythme différent, imposé par de bonnes raisons : de plus en plus de sujets qui m’intéressent croisent ma vie, je crois que c’est une bonne nouvelle.

Ceci était donc mon 1000ème billet sur PRland.

Les affaires reprennent

Non je ne parle pas de la crise et des gentils petits mois qu’on vient de s’envoyer. En vrai, on a tous morflé, certains plus que d’autres (pensée émue pour mes quelques potes qui ont mis la clé sous la porte)(sinon, pour ceux que se demandent, ça va bien là, merci). Plus prosaïquement, je parle de la semaine qui vient de s’écouler qui ressemble à s’y méprendre aux semaines d’il y a 4 ans où chaque soirée était occupée très tard dans la nuit au point que je ne trouvais plus le temps d’alimenter le blog que je venais de lancer.

crowded

Cette semaine donc, dans le désordre, j’ai fêté les 50 ans de Mini grâce à GQ avec entre autres people Guetta aux platines, vu en avant-première le film de Lucas Delvaux Rapt avec questions au réalisateur, assisté au lancement de la campagne tcktcktck avec Kofi Annan, Mélanie Laurent et plein de stars invitées par Laurent, rejoint grâce (notamment) à Cyril des blogueurs dans un appartement de dingue avec piscine dans lequel étaient présentés les panneaux solaires Evasol, fait le tour du Marais en bus et à pied pour la Block Party organisée par la bière Grolsch.

A la différence d’il y a 4 ans, j’ai pu relayer ça sur mon Twitter et mon Posterous qui ne me quittent plus, bien pratiques pour le live mais éparpillant quelque peu le propos. J’y ai croisé mes copains blogueurs de l’époque mais aussi la relève qui a 20 ans au garrot et enchaîne avec la même énergie la plongée dans une piscine et la tournée des magasins branchés du Marais. Ce qui m’a permis quelques échanges sur Twitter plus tard de découvrir des blogs que je ne connaissais pas tel que celui-ci. J’y ai croisé des amis, notamment Yas qui m’a raconté sa vie de maman comme elle seule peut le faire, avec peut-être Florence Foresti que je vois ce soir. J’y ai ajouté la lecture quotidienne des ouvrages que je reçois, en particulier le très bon premier hors-série AD, consacré au meilleur du design 2009 et le livre assez étonnant d’Antoine Guélaud Ils ne m’ont pas sauvé la vie. Je me suis méthodiquement envoyé un épisode d’une des nouvelles séries qui déboulent en ce moment aux US, en mettant de l’énergie pour aimer Glee, j’ai fini par y arriver au 4ème épisode.  J’ai essayé de profiter de Canalplay et des 10 films auxquels j’ai droit par mois (LOL m’a ralenti dans mon élan), après la séance de Koh Lanta hebdomadaire et X Factor dont je ne voulais pas rater l’arrivée (ratable pourtant) en France. Le tout après des journées de travail qui ont rarement été aussi denses. Je crois qu’il va falloir faire des choix la semaine prochaine… Tout en restant croisé pour que mon week-end à Barcelone mon citybreak devienne réalité.

Autant le dire tout de suite, je ne pourrai pas écrire sur tout ici. Pour mettre un peu de légèreté dans tout ça, je vais donc couvrir ma semaine en images.

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A dream came true

Si “Mes meilleurs copains” est un de mes films préférés autour de quadras qui se retrouvent 20 ans plus tard, mon aventure du week-end ressemblait plus dans le ton à un détournement de la place des grands hommes de Bruel version “on s’était dit rendez-vous dans 20 ans… on verra quand on aura 40 ans…”. On rêve forcément tous de vivre ça un jour, ça vient de m’arriver là.

Quand j’ai reçu un appel il y a 3 mois d’une des copines de la bande qu’on formait au lycée de 1986 à 1989, il m’a fallu un millième de seconde pour reconnaître sa voix. Elle s’était lancée dans l’aventure un peu dingue de nous réunir pour son 40ème anniversaire. Pages jaunes et numéro des parents à l’appui. Avec notre sale manie de nous appeler uniquement par des surnoms (agravé par ma mémoire de poisson rouge), j’aurais été incapable de retrouver les noms de famille de la plupart membres du clan.

Je pense qu’au fil des jours qui nous rapprochaient de la date, tous ceux qui ne se sont pas revus au gré des expatriations et vies à construire ont pensé la même chose que moi (et que Patrick du coup) : et si on n’avait plus rien à se dire ? et si on se reconnaissait à peine ? et si les marques du temps étaient tellement présentes qu’on ne voyait que ça ? et si, et si…

Au final, la nuit passée ensemble de 20h à 6h00 du mat n’aura pas suffi à refaire le tour de tous les souvenirs et des parcours de chacun. Ce qui m’a le plus marqué, c’est qu’on ne change pas (big up Céline D.) : quelques cheveux blancs pour les gars mais les filles n’ont pas bougé d’un iota (vraiment c’est dingue, je finirais presque par penser que les marques et leur crèmes miracles ne font pas que du marketing). Mais c’est surtout les mêmes affinités, les connivences de l’époque qui reviennent comme si on ne s’était jamais quittés, jusqu’à partager les même références, reprendre des débats abandonnés 20 ans plus tôt. Bien sûr les caractères se sont affirmés et les familles se sont agrandies mais on a tous retrouvé nos surnoms pour une soirée (je tiendrai sous silence le mien ici hein), les mêmes éclats de rire de post-ados un peu naïfs et idéalistes, les mêmes duos sur la piste de danse qu’on avait pratiquée pour un vingtième anniversaire en 1989.

Malgré la nuit blanche, j’ai mis du temps à m’endormir ce matin. J’ai passé en revue des souvenirs partagés avec ceux qui étaient là et ceux qui nous ont manqué. On s’est jurés de ne pas attendre 20 ans (les crèmes miracles ne pourraient plus rien pour nous). Je garderai en tout cas en tête cette nuit là comme un énorme éclat de rire plein d’émotion. Alors merci.

Il faut m’excuser, Perséphone

J’ai passé une bonne journée.  Je comprends bien que la portée de l’info semble limitée mais quand même. Je parle d’une bonne journée pas comme les autres, occupée notamment par la lecture (silencieuse) de blogs. Longtemps que ça m’était pas arrivé un truc pareil…

Un gros coup de coeur pour un blog sans connaître IRL le blogueur qui se cache derrière, c’est pas banal. La dernière fois que ça m’est tombé dessus, c’était en avril 2008. En fait, les 4 fois où ça m’est arrivé en 4 ans, j’en ai parlé dans la rubrique créée exprès à cet effet, rapport à j’ai un blog où je raconte ma vie. Mais là, c’est le pomponneau de la pomponnette, c’est une blogueuse découverte via Twitter dont le ton me renvoie à plein de souvenirs bloguesques qui me manquent, 3 ans en arrière.

Hein ? Non, non, j’ai pas perdu un pari qui m’obligerait à placer des expressions débiles que plus personne n’utilise depuis le début des années 20, pourquoi ? (j’ai l’âge que j’ai)(laissez moi tranquille).

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Billet écrit sous contrainte

Le Collectif E.N.D.B réclame des boards (un brief pour la réalisation de films dans le langage publicitaire). Agences de Pub, TV Prod, répondez à leur appel, ils sont plutôt du genre furieux (tu parles, des grands malades oui). Ils n’arrêteront leur lutte que quand ils auront eu plus de boards et plus de liberté créative !

C’est l’opération bloggers la plus nase que à laquelle j’ai participé : pas nourri, pas gâté, même pas rémunéré, enfermé avec un minitel dans une pièce flippante pendant une journée et une nuit (et sans pass VIP), juste séquestré… Envoyez leur des boards quoi (j’ai résisté aussi longtemps que possible mais j’ai craqué quand ils m’ont dit que je pourrais retrouver twitter si j’obéissais).

Kemer 2009 Saison 3

Nouveau casting, scénario à rebondissement qui passe par la quatrième dimension, après une première saison de débutant en 2007 puis de maturité en 2008, l’opus 2009 de “Vacances au Club Med de Kemer” s’est révélé plein de surprises. A l’arrivée, je me sens comme un VIP étonnamment bronzé mais un peu cassé, nourri aux boulettes et à l’Absolut Pomme, prêt à bondir sur le premier crazy sign qui passe. Mais pour en arriver là, ça a été un long chemin qui nous a mené de la Bretagne au Quebec en passant par le Brésil avant de revenir à la case Kemer comme on aime. OK je m’explique.

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