Emotions littéraires revival

On sait pas d’où ça vient. La loi des séries peut-être. Le mois de février semble placé sous la thématique livre. Mes soirées aussi.

Aujourd’hui, en m’offrant deux de ses lectures préférées du moment, une amie m’a rappelé l’époque où elle était mon guide infaillible en matière de choix livre de chevet. Ses recommandations m’avaient valu quelques coups de coeur parmi lesquels “Les cerfs-volants de Kaboul” (qui sort justement au cinéma le 13 février). Avec cette belle attention, elle m’a aussi rappelé l’un des cadeaux les plus émouvants qu’on ne m’ait jamais fait. Emotif qui s’ignore que je suis, après un petit détour par le bureau, je suis allé fêter en version open bar la sortie du bouquin de mon nouveau pote Henri.

C’était un autre temps, celui où pour rien au monde on n’aurait raté un anniversaire dans l’équipe Hi Tech de mon agence de l’époque. Tout le monde y passait. De mon côté, j’avais eu le pique-nique surprise, les faux “avis de recherche” dans les couloirs de tout l’immeuble, le retour de la revanche du karaoké, des dispositifs qui n’auront miraculeusement jamais cessé de me surprendre même si après, 7 ans, j’aurais du les voir venir le jour de la date fatidique. Comme j’étais pas le dernier pour la rigolade derrière mes airs de cerbère au bureau, suite à un placardage de photo inopinée, j’avais concocté une vengeance avec un numéro spécial de Voici. Le truc avec le berger et la bergère avec une réponse dedans. Le ton était plutôt léger et fun.

Pour l’édition 2005 de mon anniversaire,  je crois avoir deviné, sans le moindre indice, qui a eu l’idée du plus beau cadeau de toute l’histoire du cadeau. Un truc à à faire vaciller le cerbère. Chacune des personnes de mon équipe m’avait offert son livre préféré accompagné d’un mot qui expliquait la raison de ce coup de coeur. Je les ai tous lus et aimés pour des raisons différentes. Avec le même sentiment que quand on lit un livre écrit par un ami : le choix était déjà une façon de se révéler, la tonalité du livre une émotion dévoilée, le mot l’accompagnant une belle façon de se livrer. Chaque ouvrage est aujourd’hui installé dans la bibliothèque de mon bureau. Il m’arrive régulièrement d’y jeter un oeil quand j’ai besoin d’un regain d’énergie d’urgence (plus efficace qu’un call 911).

Pour me souvenir que lire est aussi une fête, je suis passé un peu tard à la soirée organisée par Flammarion pour la sortie du Rasoir d’Ockam de l’écrivain nouveau maître du thriller et néanmoins chanteur (qui nous doit un chanson rien qu’à nous) Henri Loevenbruck. Romain tentait désespérément de nous prendre en photo devant ses créations vidéos pour l’occasion. Hervé s’était coupé les cheveux sans rien me demander. On profitait de l’open bar sur fond de Madonna, Claude François et Eurythmics, entre deux cigarettes dehors (pas simple à gérer dans ces cas là). Encore un peu secoué par le souvenir d’un beau cadeau que j’aurais aimé avoir eu l’idée de faire, un peu nostalgique et avec quelques doutes en plus qui ne se résolvent pas rien qu’en les exprimant, le tout en ne décollant pas du dossier que je dois boucler pour demain matin, j’ai repensé à la phrase la plus définitive de la journée : “Respire, ça va bien se passer” – Bruce Toussaint – La Matinale – 5/02/2008 ©  Miss M (pour le référencement) 5/02/2008 – 4/02/2008 – 3/02/2008 – 2/02/2008….

3 Replies to “Emotions littéraires revival”

  1. Ca me fait penser que ca fait pas mal de temps que j’ai achete les cerfs volants de Kaboul et que je l’ai tjours pas lu 🙁

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