PRland par Eric Maillard header image 1

Expériences émotionnelles sur écran

6 octobre 2013 · Cinéma · Télévision · Laisser un Commentaire

Depuis deux semaines, j’ai vécu devant un écran à 3 reprises une expérience émotionnelle forte. Si l’une est spectaculaire, les deux autres méritent de l’attention. Je vais essayer ici de tenir une ligne qui consiste à ne rien révéler des sujets concernés, un petit challenge à chaque fois, #SpoilerFree.

Gravity, l’expérience immersive

C’était le film que j’attendais le plus depuis que j’en avais vu la bande annonce il y a quelques mois. En me demandant si une telle intensité pouvait être tenue pendant 1h30 et, dans ce cas, si ce serait vraiment agréable.

Au final, Gravity est tout simplement une nouvelle étape dans l’histoire du cinéma. Une immersion absolue, aux effets spéciaux stupéfiants, renforcés par les atouts de la 3D vécus pour la première fois et une séquence d’ouverture dans un esprit « plan séquence » de 20 minutes qui marque pour longtemps. Le scénario réussit à dépasser l’unité de temps et de lieu pour offrir une intensité  dramatique aux 2 uniques personnages du film. Sandra Bullock nous offre une prestation absolument bluffante, quasi oscarisable, ce qui est rare pour ce type de film. La lecture plus philosophique autour de la renaissance participe à donner immédiatement envie de revoir le film dès le générique de fin.

L’émotion s’apparente à plus d’un titre à celle que nous avait fait vivre Ridley Scott et Sigourney Weaver dans Alien il y a plus de 30 ans. Avec en plus le seul défaut que je reprocherais aux scénaristes Alfonso Cuaron (réalisateur) et Jonas Cuaron qui ont empilé les obstacles dans les 30 dernières minutes jusqu’à friser l’excès.

Etant un privilégié, j’ai eu la chance d’assister grâce à Warner à une avant-première près d’un mois avant la sortie du film qui m’a permis de voir le film avant d’avoir été gavé des louanges qui ont déjà commencé à pleuvoir dans les médias, ne s’arrêteront pas jusqu’à la sortie du film le 23 octobre et s’amplifieront encore avec un bouche à oreille qui séparera en 2 groupes ceux qui l’ont vu et les autres. J’ai eu droit aux commentaires passionnants des co-scénaristes dans la salle et du son bluffant Dolby Atmos de la salle Pathé Wepler. Privilégié je vous dis.

Les garçons et Guillaume à table, respect absolu à Gallienne

Guillaume Gallienne, je l’ai vraiment découvert comme beaucoup dans « Les bonus de Guillaume » sur Canal +, avec sa labellisation Comédie Française. Un talent évidemment fulgurant.

Je ne savais rien de « Les garçons et Guillaume à table », de son origine théâtrale, de l’histoire nourrie par le réalisateur scénariste acteur et même actrice principal. Le film est drôle jusqu’à l’éclat de rire mais dense et exigeant. Je n’arrive pas à décider s’il peut être populaire. Le sujet est sans doute clivant, les parti-pris de la réalisation parfois courageux mais je veux croire que le film peut démontrer que la France peut réussir ses comédies avec autre chose qu’un casting multimorphe qui essaie de faire briller un scénario sans saveur.

Là-encore, j’ai eu la chance d’assister à l’avant-première du film qui sortira le 20 novembre, Gaumont m’a ainsi permis de découvrir un film dont je n’attendais rien, dont je n’avais rien vu. J’espère qu’une promo élégante laissera au film tout l’effet de surprise qu’il mérite. Plutôt qu’une scène du film, c’est donc une interview de Guillaume Gallienne que j’intègre ici.


Breaking Bad, la fin de ma meilleure expérience série à ce jour

J’avais tout dit là, il y a 1 an. La fin n’aura pas déçu. Le dernier épisode a été diffusé dimanche dernier et Breaking Bad me manque déjà, plus que toute autre série du passé. #GoodByeBreakingBad.

 

Vu cette semaine

22 septembre 2013 · Actu · Actu des marques · Séries · 2 Commentaires

Entre les journées de travail bien dynamiques et les nuits à courir sur un tapis, j’ai eu la chance cette semaine de caler quelques rendez-vous suffisamment sympas pour les partager ici.

Disco 

La salle des Folies Bergères a revêtu sa plus belle boule à facette géante pour accueillir à partir du 10 octobre la comédie musicale Disco. Si cette présentation à la presse ne montrait que 20 mn des 2 heures du spectacle, le ton est donné. Une histoire sert de prétexte pour servir les plus grands titres des années disco dans des tableaux tout en paillettes, la fête est sur la scène mais aussi dans la salle, les voix sont en place, les chorégraphies encore un peu hésitantes mais l’envie de l’équipe (la même que Salut les copains) est très communicative. Et réussir à faire se lever une salle de journaliste est un challenge que le casting a relevé. On ira tous danser au Folies Bergères avant la fin de l’année, c’est sûr !

En solitaire en Dolby Atmos

Le film séduira sans doute les passionnés de voile et de mer. Mais si j’ai passé un aussi bon moment au Pathé Wepler cette semaine, c’est clairement grâce au son Dolby Atmos qui offre une immersion auditive telle qu’on sort avec l’impression d’avoir réellement vécu un tour du monde par l’Océan.

Damart

Le thermolactyl a 60 ans. L’équipe qui s’en occupe est jeune et dynamique, j’avais envie de mettre un visage sur leur profil de twittos. Je ne suis pas déçu : Damart a rajeuni et en plus d’avoir une équipe sympa, les nouvelles gammes peuvent s’assumer ailleurs que planquées sous un pull.

Hostages sur myTF1 VOD

Ca fait longtemps que je remercie TF1 d’innover pour que les séries US soient disponibles légalement en temps quasi réel en France. Parmi les nouveautés qui seront bientôt disponibles sur l’une des chaînes du groupe, la très attendues Hostages dont la chaîne a eu la bonne idée de projeter en avant-première mondiale le premier épisode.

Avec un casting haut de gamme, la production toujours efficace de Jerry Bruckheimer, beaucoup de mystère autour du pitch, l’impatience était grande. A l’arrivée, un pilote dense (trop peut-être), un potentiel évident de très grande série « à la 24″, un Dylan McDermott surprenant et une Toni Colette un peu sous-exploitée, mais une très forte envie de découvrir la suite savamment spoilée à la fin de la projection. On saura dans 4 ou 5 épisodes si la série tient toutes ses promesses, pas avant.

Jay Brannan

Ca fait longtemps que j’écoute sur Spotify celui qui donne envie de sortir la guitare au coin du feu et de chanter. J’avais raté toutes ses visites annuelles à Paris, pas cette fois. Je suis donc allé voir Jay Brannan au Sentier des Halles et j’ai pu découvrir un type un peu barré qui ne vieillit pas, vous transporte avec sa voix, convoque ses talents de comédiens pour de petites impros entre chaque titre.

Le Royal Monceau

A part le Park Hyatt Paris Vendôme que j’aime bien, je n’ai pas une passion particulière pour les Palaces. J’ai vraiment découvert le Royal Monceau cette semaine et j’ai été assez scotché. Le bar et son équipe souriante, le coin fumeur rouge où on passerait la soirée, les suites design avec les détails qui comptent (smarties, tagada et dragibus dans le mini-bar…) et le SPA blanc et traversé par la plus grande piscine existante dans un Palace parisien. Je vais débuter une campagne de lobbying pour me faire offrir une journée dans ce SPA en rappelant ma date d’anniversaire aussi souvent que possible !

J’en ai profité aussi pour continuer à profiter de Paris aussi souvent que possible, chaque départ parmi mes amis me rappelant que moi aussi, un jour, je quitterai sûrement cette ville que j’aime tant pour découvrir d’autres cultures.

Elodie Frégé

30 août 2013 · Musique · 3 Commentaires

J’aime vraiment Elodie Frégé. Et c’est pas nouveau. Ce qui l’est plus, c’est que j’ai maintenant le sentiment que nous devrions être des millions.

Autant j’avais aimé son album précédent avec une conscience absolue de sa capacité limitée à toucher le plus grand nombre, autant je ne comprends absolument pas qu’il n’arrive pas la même chose à Amuse-Bouches qu’à Racine Carrée, dernier opus de Stromae (qui m’a scotché, comme tout le monde).

Pour la critique, je ne ferai pas mieux que tous les autres, de Télérama à RTL pour prendre 2 extrêmes : des rythmes Bossa Nova tendance Yéyé, des textes sensuels mais jamais vulgaires, une voix qui sait désormais porter une frivolité grave mieux que personne.

Si je ne comprends pas que l’album d’Elodie ne soit pas numéro 1 des ventes depuis le 24 juin, jour de sa sortie, c’est que tout a été mis en oeuvre pour que l’album ne passe pas inaperçu : un plan média implacable, de belles prestations à la guitare dans quelques programmes phares, un bon premier single porté par un bon clip gonflé…

L’album cacherait-il des faiblesses derrière ce puissant « Comment t’appelles-tu ce matin ? ». Même pas. Tous les titres de l’album me plaisent, avec un coup de coeur particulier pour « Pique-nique sur la lune » et « Dans l’escalier » en prochain singles. La reprise de Gainsbourg « La fille qui fait Tchic ti tchi » lui sied également à merveille (expression des années 70, laissez-moi).

C’est donc sur la longueur qu’Amuse-bouches finira par cartonner, c’est une évidence, ne résistez pas plus longtemps.

PS : au fait, Elodie, ce matin, je m’appelle ERIC hein.

Voyages en image

18 août 2013 · Humeur · 1 Commentaire

De 4 mois à enchaîner les voyages, la plupart pour le travail, il reste quelques images sélectionnées ici en mode carte postale.

Tout a commencé en avril avec une semaine de rêve en Israël et mon coup de coeur absolu pour Tel Aviv où je retournerai forcément un jour.

J’ai ensuite réalisé l’un de mes rêves en participant au Festival de télé de Monaco avec des stars mythiques de série télé, à commencer par le casting intégral de Dallas.

Après un détour par Tunis, c’est en mode parenthèse enchantée que j’ai découvert Bordeaux qui m’a surpris par sa dynamique et sa modernité.

En juillet, je suis parti 3 jours à Los Angelès, une ville que je n’aime pas beaucoup mais où je retrouve toujours des gens qui me manquent à Paris. La visite du musée The Getty Center et du mail aux accents de Disneyland The Grove m’ont un peu réconlié avec la ville cette fois-ci.

De Los Angelès, je suis parti directement à 1h de Marrakech, dans un oasis au coeur de l’Atlas Marocain. Travail et Yoga étaient au programme.

Je suis ensuite parti à la découverte d’une autre ville française que je ne connaissais pas. Même si je soupçonne notre hôte de ne nous avoir montré que le meilleur, je suis tombé sous le charme de Marseille et de son bord de mer en particulier. Un coup de coeur pour Les Tamaris, resto du bout du monde qui m’a même fait apprécier le poisson dans un décor proche du paradis. Et le MuCEM, aussi inratable que sa réputation le prétend.

Entre les deux, pas mal de voyages à Londres dédiés exclusivement au travail et quelques retours en famille, à Besançon, chat et chien compris.

Mais j’ai aussi profité de Paris et des amis tout l’été, en particulier entre le 1er et le 15 août, le meilleur moment pour se détendre à Paris (et aussi organiser des Singstars et apéros surprise…). L’occasion aussi de noter qu’il faut que je prenne plus de photos de mes amis <3

J’ai lu Gala

17 août 2013 · Presse · Laisser un Commentaire

Je ne remercierai jamais assez ma salle de sport préférée de m’avoir offert Gala aujourd’hui. La souffrance musculaire m’a presque paru légère devant tant de détente. En notant au passage la densité du contenu people glam’. Comme je suis bon esprit, je partage ma lecture, suffisamment pour donner envie de plonger, pas trop pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte aux lecteurs assidus de Gala que vous êtes probablement.

En couverture, après m’être demandé à quel point la photo d’Elodie Gossuin a été photoshopée, c’est l’annonce d’une Roselyne Bachelot à la plage qui attire mon attention. Mais je résiste à aller directement combler ma curiosité, je commence par le début.

Je passe vite sur l’avis de Marc Jolivet concernant la médaille de commandeur des Arts et lettres de Bono parce que globalement, on s’en tape un peu de son avis à Marc.

C’est un BHL alangui au bord d’une piscine, chemise blanche ouverte, qui nous accueille pour le sommaire. J’hésite entre le rire et l’exaspération, du coup je ne lis pas le sommaire et continue sur le sommaire mode qui m’annonce que j’ai enfin bon goût : le bleu indigo que j’aime (enfin j’aime surtout le bleu klein) est à la mode, je saurai tout dans 70 pages !

Je reviens de Belgique, je ne peux pas ne pas lire intégralement cet article sur la naissance d’un couple royal dont j’ignorais tout : Philippe et Mathilde de Belgique, après l’abdication d’Albert II. Seule ombre au tableau de la photo de famille « affichant son bonheur » : la petite Eléonore, 5 ans, a raté son sourire et son mouvement de salutation de la main pour les transformer en crispation généralisée, laissant redouter une sévère gastro. Sinon, à part ça, ils ont l’air cool.

La page « flash express » nous sert une Mariah Carey tout en élégance (ahah) qui a su harmonieusement assortir son attelle -au bras- à sa robe. TRES joli (mouahahah). On découvre aussi que Louis Ducruet, fils de Steph de Monac et Daniel, a 20 ans et fait de la boxe comme papa. Hier à peine, il avait 2 ans, Louis, c’est dingue. Sans transition, Florence Cassez est qualifiée de « jeune lilloise de 38 ans », on relève aussi une petite faute d’orthographe (oublié les affres du passé ») mais je ne jetterai pas la première pierre hein.

La page suivante nous révèle les 5 raisons de penser que Jennifer Aniston est (enfin) enceinte, alors que, franchement, la photo d’illustration fait tout le boulot : main sur un ventre clairement rebondi. Moi je trouve qu’on aurait pu gagner du temps mais bon…

Page 18, encore des flashs express, et là, c’est le choc : on est en train de perdre Johnny Depp qui s’est mis au vernis à ongle. Gala et moi, on sait pas trop quoi en faire, donc on joue l’effarement. Et on préfère le travail réalisé sur Helena Bonham Carter pour la transformer en Liz Taylor. En revanche, la petite photo d’Helena au naturel en médaillon n’est pas trop bon esprit, attention, l’esprit Voici nous guette…

La page 20 m’apprend ce qu’est un « crop top ». Si vous savez pas non plus, allez voir (mais c’est pas beau hein, si je peux donner mon avis d’expert vite fait).

Enfin sur le premier gros sujet : Elodie Gossuin attend ENCORE des jumeaux, « une grossesse désirée qu’elle vit comme un miracle », mais on sait pas trop pourquoi. Elodie, elle aime bien montrer son ventre à la Une de Gala, c’est son truc quoi. En attendant, c’est drôle de revoir Bertrand qui avait participé à Opérations séduction sur M6 il y a 10 ans, ce que ne rappelle pas Gala, heureusement que je suis là…

Du mariage de Tina Turner, à 73 ans, on retient qu’il a eu lieu dans la propriété des nouveaux époux, à Küsnacht en Suisse. Voilà. Hum. Voilà voilà.

Des 2 pages sur Marie Gillain, on retient qu’elle a 38 ans, j’avais oublié qu’elle avait vieilli depuis « Mon père, ce héros ». Et on se moque gentiment de la photo en équilibre visiblement instable dans une tenue peu appropriée. Mais gentiment on a dit.

On passe vite sur la rencontre de Norbert avec sa femme (manque juste l’avis de Marc Jolivet pour qu’on s’en tape intégralement) et on s’arrête sur Sharon Stone qui, à 55 ans, a « enfin choisi un homme mûr ». Le précédent sérieux, Phil Bronstein, n’était pas de première jeunesse si on se souvient bien mais faut bien trouver un titre vendeur…

En découvrant la photo qui illustre l’article sur Nicolas Sirkis, je pense immédiatement aux Inconnus et à « Isabelle a les yeux bleus ». Déconcentration ultime. Je passe, du coup.

Si la comparaison entre Rihanna avec Liz Taylor semble sortie de nulle part, l’article finit par convaincre.

Olympe a été élevé par ses grands-parents, ok, mais 24h avec BHL nous attendent. L’occasion de se souvenir que Bernard vouvoie toujours Arielle, après 20 ans de mariage. On a beau le savoir, ça intrigue toujours. Mais Bernard « n’aime pas parler de sa vie privée » nous dit-il. On prend bonne note.

Le capitaine de l’équipe de rugby Thierry Dusautoir nous présente sa femme. Où l’on apprend que le mariage est un défi. Bien intéressant tout ça…

Pour nous prouver qu’il est « loin d’être parfait », Hugh Jackman nous explique dans l’interview qui suit que les cheveux dans son tshirt chez le coiffeur le contrarient énormément. On relit. Non non, il aurait vraiment dit ça. Priceless.

Un autre « Hugues » prend le relais pour nous révéler son histoire d’amour impossible avec Edith Piaf, décrite plus que jamais comme une chaudasse mangeuse d’hommes.

Enfin, page 60, Roselyne Bachelot nous invite à la plage, à Biarritz. Mention à la tenue bariolée de la page suivante, il semblerait que les stylistes de D8 l’aient lâché pour l’été, Roselyne. Vivement la rentrée.

Les 4 pages suivantes permettent à Catherine Allegret d’en remettre une couche sur « les actes » de Montant sur lesquels Signoret aurait fermé les yeux. Plus personne n’est là pour se défendre hein.

Une heure plus tard, nous n’en sommes qu’à la moitié du magazine. Quelques courts-circuit sur les pages mode s’imposent donc : en feuilletant sur le bleu et en notant le mannequin qui multiplie les duck faces, on tombe sur une Shakira méconnaissable qui nous annonce le lancement d’une eau de toilette à son nom. Misère.

Déco, cuisine et jeux précèdent « les soirées de Gala » avec plein de gens dont on ne sait plus ce qu’ils font d’autre, que des soirées…

Je vous laisse les découvrir. Si j’ai bien fait mon boulot, normalement, une envie irrépressible de foncer acheter Gala vous a envahi depuis quelques minutes. Bonne lecture.

Zen

20 juillet 2013 · Humeur · Laisser un Commentaire

Je reviens d’une semaine de formation qui a été l’occasion, dans un joli oasis au coeur de l’atlas marocain, de nouvelles introspections pour tenter de me mettre toujours mieux au service des autres. Comme à chaque fois, j’ai compris des choses sur mon comportement, accepté de nouvelles contradictions, intégré une réalité objective qui devrait me rendre un peu meilleur. Mais ma vraie découverte de la semaine a fait l’objet de de séances quotidiennes, le matin tôt et le soir à la tombée de la nuit. Une découverte que je redoutais un peu, tant la possibilité d’atteindre la plénitude absolue en quelques minutes me paraissait hors de portée. Je suis revenu convaincu et intrigué.

D’abord, un bénéfice collatéral de la pratique du Yoga avec une coach anglaise est l’apprentissage d’un nouveau vocabulaire qui passe par les différentes parties du corps et les variations autour de la respiration.

Le challenge linguistique dépassé, il suffit de quelques minutes pour réaliser la puissance d’inspirations et expirations bien contrôlées. Dans notre groupe de débutants, nous avons passé en revue l’ensemble des positions fondamentales, à commencer par celle du chien tête en bas qui invente un nouveau type de courbatures entre les omoplates en mettant en contribution des muscles peu utilisés dans la vie quotidienne. En une semaine, nous nous sommes tous surpris à réaliser des postures à priori inatteignables pour nous, par la seule force du souffle.

Alors que la séance pré-breakfast était dédiée à aligner le corps et l’esprit dans une dynamique commune injectant de l’énergie à tous les endroits clés du corps, celle du soir avait un objectif purement relaxant. C’est celle qui m’a le plus surpris en m’offrant de multiples moments, habituellement tellement rares, de plénitude, l’esprit entièrement dégagé du corps et des pressions de la journée. Le premier soir, lorsque la coach nous a invité à redevenir pleinement présents, j’ai réalisé à quel point je ne l’étais plus, sans que mes pensées ne vagabondent mais sans penser à rien. Dans un état proche du sommeil sans pour autant l’atteindre.

Etrangement, c’est lors de l’avant-dernière séance que j’ai vraiment réalisé qu’un petit miracle se produisait chaque jour mais qu’il n’était en rien garanti. Alors qu’aucune raison de stress supplémentaire apparente ne me préparait à une mauvaise séance, je suis totalement passé à côté de ma relaxation. Ce qui me paraissait plaisant la veille devenait lourd et ennuyeux, tout était trop long, inconfortable, presque ridicule. Mais la sensation la plus forte s’apparentait à une frustration extrême. Je n’en ai jamais eu l’explication mais c’est ce qui m’a donné envie d’y retourner, de pratiquer encore.

Au final, il n’est pas impossible que je réserve quelques minutes au bureau à la relaxation avant un rendez-vous important ou une intervention stressante. Il va juste falloir que je trouve un endroit à l’abri pour n’effrayer personne…

Voyages

7 juillet 2013 · Voyages · 1 Commentaire

Je n’écris plus ici. Je voyage, je peux pas tout faire. Et j’exauce au passage les voeux de ma wish list de l’année.

Après Tel-Aviv fin avril, le Festival de Cannes en mai, j’enchaîne pour le travail Londres (souvent), Tunis, Los Angelès, l’Atlas marocain. Et pour le plaisir un week-end à Besançon (ma maison), à Bordeaux (une belle découverte) et enfin à Monaco et son Festival de télé dont je rêvais depuis si longtemps.

J’ai donc rencontré une bonne cinquantaine d’acteurs qui m’ont fait vibrer devant mon écran dans mon enfance (Linda Gray aka Sue Ellen !!) ou depuis 10 ans que je me suis laissé emporter par les séries télé contemporaines. Mais j’ai aussi croisé des producteurs, scénaristes, showrunners qui m’ont appris plein de choses dont j’ai pris bonne note et partagé la vie quotidienne avec mes amis de la presse télé qui m’ont guidé pendant 5 jours. Un énorme moment de plaisir.

Plus de temps dans la vraie vie, moins sur les réseaux sociaux. Ca me plait bien, on va essayer de tenir le rythme. (j’en ai d’ailleurs profité pour passer en privé sur Twitter, ce qui explique le cadre vide en bas à droite sur cette page)(mais c’est tendance de s’effacer un peu sur Twitter)

 

Les mystères de larmes

2 juin 2013 · Buzz · 2 Commentaires

Cette semaine, quelques amis des réseaux sociaux ont attiré mon attention sur une expérience qui date de plus de 3 ans, relayée récemment par le Daily Geek Show. Du 14 mars au 31 mai 2010, l’artiste serbe Marina Abramovic a proposé une rétrospective de son oeuvre Musée d’Art Moderne de New York. Fidèle à la recherche de dépassement de soi qui caractérise son oeuvre, elle a proposé aux visiteurs une expérience hors norme : « The artist is present« , un face à face silencieux, au plus profond des émotions. Pendant plus de 700 heures en 3 mois, Marina a ainsi plongé près de 1.500 interlocuteurs dans un voyage intérieur mené par le seul regard, sans un mot, sans un mouvement.

Plus encore que les vidéos, les visuels de cette initiatives, regroupés dans le TumblR « Marina Abramovic made me cry » sont bouleversants, révélant la beauté de regards brouillés par les larmes.

A l’époque, des célébrités telles que Lady Gaga ou James Franco sont venues tenter l’expérience qui a depuis été retracée dans un documentaire produit par HBO et largement primé en 2012.

L’un des billets dont on m’a le plus parlé en 8 ans de blog est celui où je parlais de mes larmes de plus en plus faciles. Sans doute parce que le sujet reste un peu tabou. Un garçon ne pleure pas, ou ne l’avoue pas en tout cas. Plus de 4 ans après avoir écrit ce billet, je peux dire que rarement une journée ne passe sans que les larmes ne me montent aux yeux. Je fais de moins en moins d’efforts pour les retenir, même si une arme secrète me permet de le dissimuler assez bien*. Elles me font sentir vivant, encore plus qu’un éclat de rire (que j’essaie de pratiquer quotidiennement également).

Si j’avais repéré l’initiative de Marina il y a 3 ans, je pense que j’aurais tout fait pour faire le voyage. Les photos me donnent terriblement envie de me laisser guider par l’émotion de Marina. Je ne manquerai pas son prochain projet.

* Ce voyage, je l’aurais fait avec des lunettes, les lentilles absorbant particulièrement bien les larmes qui montent aux yeux…

La (mini) série immanquable du moment : Top of the lake

7 mai 2013 · Séries · 7 Commentaires

Mon dernier vrai coup de coeur pour une série était Homeland. Qui en est déjà à sa saison 2. Après Downtown Abbey dont la saison 3 ne m’a pas lassé. Je mets de côté Arrow, guilty pleasure assumé et House of cards, moins bluffant que prévu. Il me reste à découvrir Rectify et Hannibal dont tout le monde me dit que je vais aimer. Mais je dois m’arrêter sur Top of the lake.

J’ai pris une semaine pour déguster la pépite dont j’attendais beaucoup : Jane Campion aux commandes, Sundance Channel et la BBC Two à la production, Elisabeth Moss en leading role, les retrouvailles de Campion avec Holly Hunter, Arte sur les rangs pour la diffusion en France. Et un succès critique et public sur Metacritic qui trompe rarement.

Et j’ai pris deux semaines supplémentaires pour digérer, mesurer la trace laissée avant d’en parler ici et de laisser entrer Top of the lake au panthéon des séries qui m’ont marqué pour longtemps.

L’intrigue de Top of the lake s’articule autour de la disparition d’une petite fille de 12 ans, enceinte de 5 mois lors de sa disparition. L’inspecteur Robin Griffin, venue de Sydney, va transformer son enquête en véritable obsession qui va réouvrir des blessures du passé. Elle est entourée d’une galerie de personnages, certains réalistes, d’autres oniriques.

Top of the lake est une série noire. Très noire. Souvent comparée à The Killing pour son atmosphère, elle utilise également parmi ses multiples symboles l’eau, non pas sous forme de pluie, mais dans un lac qui joue le rôle à la fois de danger de mort et de purification. Beaucoup de thèmes traversent les 7 épisodes, la guerre des sexes étant le plus prégnant.

La série emprunte les chemins de la lenteur des grandes séries de ces 3 dernières années, dans un nombre d’épisodes réduits, autour d’une héroïne écorchée, dissimulant ses failles sous une apparente force de caractère. Il n’y a pas de héros, le bien et le mal s’enlacent dans chaque personnage. La comparaison avec Homeland est inévitable. L’originalité du format n’est pas la question.

Top of the lake réunit tout ce que j’aime : la lenteur laisse une vraie place à tous les caractères mais ne fait aucune concession à l’efficacité du scénario et à un rythme enivrant. Tout est mis en place pour que les 2 derniers épisodes atteignent un climax riche en révélation et rebondissements. La qualité des dialogues atteint la quasi perfection. Et le format mini série qui nous épargne une saison 2 moins bien est sans doute une bonne idée, même si on en aurait voulu plus.

Le casting est aussi bon que prévu. Elizabeth Moss vaut à elle seule le détour par cette série. Elle a pu exercer avec Peggy Olson de Mad Men la femme forte et ambitieuse pleine de failles. Holly Hunter campe un gourou qui, par sa capacité terrifiante à dire la vérité sans filtre, vaut les quelques rares moments d’humour du programme. Parmi leur partenaire, Thomas M. Wright est l’acteur australien dont on entendra parler. Il est déjà devenu une star dans son pays, le reste du monde devrait suivre.

S’il fallait trouver un seul défaut à Top of the lake, ce serait sans doute les accents Neo Zelandais et Australiens qui rendent la compréhension compliquée sans les sous-titres.

Pour tout le reste, il ne me tarde qu’une chose : revoir la série dans son intégralité dans les semaines qui viennent. Aucune autre série ne m’avait donné cette envie là auparavant.

 

Réglage émotionnel

1 mai 2013 · Humeur · 10 Commentaires

J’ai été mal réglé à la naissance. Un déséquilibre de poids émotionnel, beaucoup trop faible à l’oral, beaucoup trop fort à l’écrit. J’ai ça depuis toujours. J’ai tenté des expériences, qui continuent encore pour la plupart, pour tenter de corriger ce défaut d’origine. Je n’y parviens que par petites touches, la route reste longue. Quelque chose me dit que ce billet ne va pas aider…

the baby in the arms of father shot

Captiver une audience: ce talent qui s’apprend… juste un peu

Après le théâtre, ma thérapie pour m’exprimer mieux devant une audience, qu’elle soit d’une ou de 300 personnes, a consisté à choisir un métier dans la communication, plus exactement les RP. Un métier qui, dans les années 90, s’exerçait principalement au téléphone, le medium thérapeutique par excellence. Celui qui oblige à exagérer les émotions pour les faire passer. Si on veut avoir l’air sympa au téléphone, on sourit, si on veut avoir l’air amusé, on éclate de rire. On force les émotions, justement tout ce que je ne savais pas faire.

Au fur et à mesure des années, j’ai appris quelques astuces qui m’ont au moins permis de « vendre » une histoire. J’ai progressé. L’ironie du sort est que je donne aujourd’hui des cours de « storytelling au quotidien » à des élèves qui s’améliorent je crois sous mes conseils, apprennent à distiller des détails, à faire monter la tension, orchestrer un début, un milieu, une fin, intégrer un enjeu, dans tous leurs sujets de conversation… Parler à la part émotionnelle de notre cerveau pour permettre à sa part rationnelle de prendre des décisions, selon la fameuse théorie défendue par le neuroscientifique Damasio dès le siècle dernier.

J’ai progressé, mais je m’ennuie toujours en parlant de moi. Ou, pire, je perds le contrôle de mes émotions. Hors il n’y a pas de bon storytelling à l’oral sans se livrer un minimum. Les gens disent poliment me trouver pudique mais la réalité est moins glorieuse : captiver une audience en m’exprimant devant elle reste un challenge qui nécessite un travail, un effort, une tension parfois douloureuse, rarement agréable en tout cas.

Se protéger derrière des mots écrits: pas si simple

On a sans doute tous un mode d’expression de prédilection. Le mien est depuis toujours l’écrit. Ado, j’écrivais de longues lettres à mes ami(e)s. Aujourd’hui encore, je leur envoie plus facilement un email que je ne leur passe un coup de fil. Dans une mécanique exactement opposée à ma relation au langage parlé, m’exposer par écrit, me dévoiler sans filtre est un acte absolument naturel. C’est dire à quel point le blog a immédiatement constitué un mode d’expression confortable pour moi.

Pour autant, cette facilité ne m’a pas exempté d’efforts. Assez vite, j’ai compris qu’il fallait que je me protège. J’ai bien senti par les réactions provoquées que la perception de mes textes dépassait mon intention : alors que je pensais ne parler que pour quelques proches et moi, des inconnus commentaient, m’écrivaient, me renvoyaient une charge émotionnelle au niveau de la mienne, supposée, dont je n’avais absolument pas conscience. Je me livrais beaucoup, quasiment par inadvertance. Je me souviens, à l’époque où j’écrivais sur lepost.fr sur les séries télé (!), de cette lectrice fidèle qui me racontait au quotidien le calvaire qu’elle vivait à la maison avec son mari. « Parce que je la comprendrais mieux que personne ». Je n’avais pas les clés pour réduire le poids de l’émotion distillée que je continue d’ailleurs à avoir du mal à réaliser aujourd’hui.

Avec l’arrivée de twitter, j’ai donc décidé que je n’y serais que léger. C’est en 140 caractères, des dizaines de milliers de fois, que j’ai répandu de la légèreté à la limite de la superficialité. Mes acolytes ont alors commencé à me renvoyer quelque chose de simple et souvent drôle. Je m’emploie à me déconnecter si je ne me sens pas d’humeur. Et je garde la plupart de mes textes pour moi : de mes publications quotidiennes sur ce blog et dans quelques médias, il n’en reste qu’un ou deux par mois. De plus en plus rarement sur mes expériences. Quand j’en écris, je tends à ne pas publier.

On fait quoi maintenant ?

Lorsque finalement, je me décide à publier un texte comme celui-ci, je suis toujours étonné qu’il puisse être lu, ne serait-ce que par une seule personne. Je ne comprends pas le processus qui fait traverser la zone des émotions d’un cerveau de lecteur potentiel. Et puis, je me pense à l’abri : qui pourrait bien s’envoyer des mots au kilomètre sur un écran d’ordinateur en 2013 ?

Mais c’est peut-être ça le secret : ne pas chercher à séduire, posture plus simple à défendre à l’écrit que dans la vie, aiderait un interlocuteur à se projeter et à créer de la proximité ? Je me demande ce qu’en aurait dit Damasio… Dans le doute et sans réponse, je me relis attentivement avant de publier pour supprimer ce qui dirait trop sur moi.

Au final, je n’ai effacé qu’un seul paragraphe de ce texte, toujours aussi peu capable de discerner ce qui relève de l’expérience partagée de ce qui frôle l’impudeur. Et je compte sur mes amis pour m’alerter quand je ne me protège pas assez. La touche « delete » n’est jamais très loin.