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Faites ce que je dis…

25 décembre 2013 · Communication · Media sociaux · 2 Commentaires

J’ai toujours appréhendé ma relation aux médias sociaux de façon bizarre. Pour faire court, je dirais que j’ai adopté à peu près tous les comportements que je déconseille toute la journée formellement à mes clients. C’était sans doute le seul moyen pour moi de survivre aussi longtemps et de façon aussi active dans ce milieu absolument contre ma nature. En ignorant les paradoxes et mises en danger professionnels, j’ai volontairement tourné le dos à tout positionnement « expert », « influent » et « dirigeant-qui-blogue ». Avec un ton décalé sur mon blog et sur Twitter, Facebook, Instagram ou encore Google+ d’abord. Et dans la vraie vie professionnelle où je ne mentionne quasiment jamais cette activité parallèle et ne me promène donc pas avec mon nombre de followers sur le front. Ce qui ne constitue en aucun cas une attaque contre ceux qui le font, j’admire au contraire leur persistance, j’en aurais été tout à fait incapable.

Pourtant, pour la première fois cette année, j’en ai reçu des bénéfices très directs. Des bénéfices que je qualifierais donc de collatéraux, inattendus, très agréables. J’y reviendrai. Mais avant tout, fin d’année oblige, voici donc le Top 5 de mes comportements à éviter absolument sur les médias sociaux pour ne pas desservir sa vie professionnelle, sauf à espérer un gros coup de bol à la fin.

1. Ne suivre aucune ligne éditoriale, se contenter d’être dans l’humeur en permanence

En conflit direct avec : « Choisir un territoire d’expertise professionnelle et le décliner sur chacun de ses espaces sociaux ». Lorsque je dépasse les 200 likes et 400 commentaires sur Facebook, c’est pour une photo avec Sue Ellen. Je gagne 400 followers en 2 heures en relayant les coulisses des NRJ Music Awards. Je réinvente plus rarement le futur du marketing, j’avoue.

2. Ignorer volontairement certains codes des réseaux sociaux, refuser le hype

J’adore ne m’imposer aucun sujet sauf peut-être défendre ceux qui sont les cibles systématiques de ceux-qui-ont-la-carte ou, pire, des internautes en général. Je me suis ainsi improvisé fan de Zaz en 2013, il me tarde d’ailleurs de savoir qui sera mon nouveau « coup de cœur » l’année prochaine…

3. Publier des billets sans image, oser des titres sans signification, ignorer copieusement les moteurs de recherche

Voir ce billet… et tous ceux qui précèdent.

4. Mélanger tranquillement et sans distinction sa vie pro et sa vie personnelle  

Je n’ai qu’un compte Twitter totalement anarchique, mon blog regroupe des billets sur le marketing et sur quelques grands chocs émotionnels de ma vie, mon profil Facebook, suivi par mes collègues, pas mal de clients et de « professionnels de la profession », est devenu un repère de loleurs en tout genre.

5. Être plutôt sympa

La tentation d’interpeller plus ou moins violemment sur les réseaux est d’autant plus grande qu’elle est assez facile et porte souvent ses fruits pour se faire remarquer, si l’attaque est menée avec esprit et talent. J’ai décidé que je ne parlerais que de ce qui me plait à l’exception de quelques combats que je mènerais sérieusement.

Cette année, à plusieurs reprises, des marques m’ont contacté pour mon côté « accessible » et « pas donneur de leçon ». Validant d’une certaine façon une attitude que je pensais un peu irresponsable. J’y ai même gagné récemment un client. Mais ça aura pris 7 ans pendant lesquels je me suis plus fait des amis que des contacts « utiles » pour servir mon employeur et ma carrière. En m’offrant quand même au passage un porte-voix que je ne m’interdit pas d’utiliser ponctuellement pour servir un projet pro auquel je tiens. En 2014, je continuerai à conseiller de faire plutôt ce que je dis.

La semaine où j’ai retrouvé un ami

9 décembre 2013 · Musique · 1 Commentaire

De « Mythomane » à « Paris Ailleurs », tous les albums d’Etienne Daho m’ont m’accompagné de l’adolescence à l’âge adulte. Puis il y a eu « Eden », devenu album de chevet dont j’aime chaque titre, dont je connais chaque note, chaque mot, chaque arrangement par coeur.

Pendant cette période, je l’ai vu 3 fois sur scène, impressionné à chaque fois par la chaleur de sa présence, de sa voix souvent moquée alors que je ne connais pas de plus belles cordes vocales masculines.

Puis je me suis éloigné, les 4 albums suivants ne m’ont pas touché, je suis passé totalement à côté.

Cette semaine était importante : j’ai recroisé le chemin d’Etienne Daho avec « les chansons de l’innocence retrouvée » comme un ami que j’avais perdu de vue. Un groove symphonique pop rock envoûtant qui m’a embarqué du lever du lit au tapis de course tard le soir. Les sonorités Disco annoncées ne viennent vraiment que dans les remix et on s’en réjouit plutôt.

Etienne Daho signe son meilleur album et sans doute l’un de mes coups de coeur de la décennie, rien de moins.

Dès les premières cordes du « Baiser du destin », j’ai su que c’était gagné. Dès la première écoute de la suite, mon intuition était confirmée avec   »L’homme qui marche » et ses inspirations Gainsbourgiennes tendance Bowie, « Un nouveau printemps » et son rythme pop funk, Nile Rodgers sur « Les torrents défendus » même s’il me touche un peu moins, « La peau dure » purement pop comme on aime et single probable, « Le malentendu »  et sa vision très noire du couple, le duo avec Debbie Harry sur le tubesque « L’étrangère », le planant « un bonheur dangereux » qui résume bien l’esprit de l’album, l’un de mes coups de coeur « En surface » que je chante dorénavant jusque sous la douche (merci Dominique A), les violons sont de nouveaux convoqués pour « Onze mille vierges », le single album titre clôt l’album avec « Bleu gitanes » en rappelant immanquablement le Daho des années 80 que j’ai tant aimé. Au milieu de versions alternatives de l’album version « Deluxe », une surprise supplémentaire arrive avec « Les lueurs matinales » en duo avec François Marry.

Ce n’est sans doute pas un hasard si c’est précisément cet album qui me permet de renouer avec la magie Daho. Perdre son innocence pour la retrouver, ça résonne forcément pour tous ceux des quelques générations régressives qui nous enveloppent. Mais l’album est moderne, la voix de Daho plus belle et subtile que jamais, la magie d’Abbey Road est là, les cordes enlèvent plutôt que d’appesantir…

J’ai souvent entendu le nom de Jean-Louis Piérot autour de moi, si c’est bien le monsieur qui a permis ce bijou qui a illuminé ma semaine en co-signant quasiment tous les titres et en co-réalisant l’album, je trouverai un moyen de le remercier de m’avoir rendu un ami.

Plus de 140 caractères le week-end

30 novembre 2013 · Humeur · 1 Commentaire

Ecrire, c’est comme un muscle ou les cordes vocales. Plus on pratique, moins ça demande d’effort. Il y a 10 ans, je griffonnais des livres que je ne publiais pas, il y a 5 ans, je postais encore 1 billet par jour sur ce blog, aujourd’hui, mon expression écrite se résume à quelques dizaines de tweets par jour. Et dépasser les 140 caractères me demande un effort de construction mentale conséquent.

Cette semaine, j’ai eu l’occasion d’intervenir à plusieurs reprises sur les comportements des consommateurs sur les réseaux sociaux. Plutôt que de revenir sur les sujets dont tout le monde parle, du real time marketing au big data, je me suis arrêté sur l’impact des médias sociaux sur le langage. Dans un monde où la capacité d’attention se découpe en blocs de quelques secondes, difficile de dépasser le gif animé, l’infographie ou le hashtag percutant pour avoir une chance de toucher le plus grand nombre.

Dans l’univers professionnel, les powerpoints remplis de texte en format bulletpoints n’auront pas survécu aux années 2010 : il s’agit dorénavant de trouver le mot et l’illustration qui feront tout le boulot. Tout autour nous entraîne à faire court. « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement donc en quelques mots et une image » est le nouveau précepte.

Du lundi matin au vendredi soir, je ne suis plus que 140 caractères. J’aime le week-end pour sa capacité à me libérer de cette compression permanente, pour l’autorisation qu’il donne à retrouver le plaisir des phrases, le sens qui nécessite plus de temps à émerger. J’aime passer ces 2 jours de plus en plus déconnecté de ces rouleaux compresseurs que sont Facebook, Twitter ou Instagram. Ouvrir un livre, regarder la saison intégrale d’une série, passer un moment entre amis sans même se souvenir de l’endroit où se trouve son téléphone. Mais c’est vrai que bloguer faisait partie de ces moments de retrait il y a encore quelques mois, clairement de moins en moins aujourd’hui, c’est ailleurs que s’écrit mon quotidien.

Je ne suis donc pas venu parler ici de mon plaisir de découvrir Spamalot à Bobino, les superbes albums d’Etienne Daho et James Arthur, je n’ai rien élaboré sur ce blog autour de ma nouvelle passion pour le marketing de contenu. Rien non plus sur les nouvelles séries (plus ou moins nouvelles) qui continuent à occuper mes soirées, les toujours très bonnes Downton Abbey, Mad Men ou Homeland, les hautement addictives Scandal, Revenge ou Arrow, les (plus ou moins) jubilatoires Orange is the new black, Orphan black, Banshee, Masters of sex, Almost Human, Devious Maids, The blacklist, The bridge… Pas d’épanchement sur mes tentatives de rehab suite à la fin de Breaking Bad et Don’t trust the bitch in appartement 23, en attendant la prochaine mini série aussi forte que Top of the lake ou In the flesh (bientôt sur Canal+ série dont j’aurais pu parler aussi d’ailleurs). Pas de développement autour des très bonnes saisons aux Etats-Unis de The Voice, Survivor ou Dancing with the stars. Et, dans un autre registre, pas un mot sur mon addiction croissante au footing que je pratique 3 fois une heure par semaine en mode junkie et ma première participation active à Movember.

Mais ça reviendra. Pour l’heure, le dernier épisode de Scandal m’attend.

Le CV storytellé

27 octobre 2013 · Communication · Humeur · Vie Quotidienne · 5 Commentaires

Hier, j’ai rencontré une lectrice de mon blog. Comme il n’y en a plus beaucoup, j’étais heureux d’en tenir une. J’avais un peu perdu l’habitude de converser avec quelqu’un dont je ne savais rien et qui semblait tout connaître de moi. Je me suis donc contenté de sourire à chaque évocation d’un moment de ma vie.

En l’écoutant, j’ai réalisé que j’avais au fil de ces 8 années réalisé ici un CV beaucoup plus vivant et sans doute beaucoup plus juste que celui de LinkedIn. Je pensais avoir évoqué plus que raconté mon parcours. Mais pour qui reconstitue les pièces du puzzle, le principal est là. En m’y replongeant aujourd’hui, en redécouvrant des choses écrites il y a plusieurs années, ça m’a aussi donné envie de compléter les quelques passages manquants.

De mes études marquées par la biochimie et la communication, je me suis surtout arrêté sur les stages, en particulier celui qui m’a amené à vivre plusieurs mois dans l’univers de la musique, chez Delabel. En revanche, mon détour par le service militaire constitue certainement un fierté suffisamment forte pour que je l’ai publié environ tous les 2 ans ! SI j’ai osé la photo en treillis, je n’ai jamais dévoilé le look jeune cadre dynamique de l’époque, déjà sans cravate, que je m’étais créé.

De mon premier vrai travail, au sein de l’agence Kingcom, j’ai retenu les pratiques d’avant la technologie mais suis passé un peu vite sur les marques et la superbe aventure avec les 60 ans des briquets Zippo. J’y reviendrai donc.

C’est la sortie d’un film qui a été l’occasion de me replonger dans mes années Kodak, je ne suis pas sûr qu’on y mesure à quel point j’ai été chanceux de vivre ces années là. Sauf peut-être quand je passe en revue les exceptionnels voyages que la fonction m’a amené à vivre. Et pour une raison indéterminée, je fais l’impasse sur le lancement à Londres des films APS Advantix avec Carla Bruni dans une robe très photographique. J’y reviendrai donc aussi.

De mes 3 années en charge des RP Europe pour Thomson multimedia, aucune trace. Si je n’ai pas particulièrement apprécié la pression politique permanente, j’y ai rencontré des gens exceptionnels et développé ma phobie de l’avion qui m’amenait chaque semaine dans un pays d’Europe différent. Encore un sujet à creuser donc.

De mes années agence, chez Ketchum puis Ogilvy, je ne me suis arrêté que sur les formations, avec l’Advanced Management Program d’Omnicom et son rebond, puis le SMP côté WPP. De cette période, je n’ai raconté que ma pire expérience professionnelle pour un client que je ne peux toujours pas citer. En revanche, rien sur les moments incroyables que m’ont fait vivre des marques exceptionnelles : côtoyer Pixar époque Steve Jobs (sauf une mention à la fin de ce billet), l’arrivée de Starbucks en France ou les 75 ans de la montre Reverso de Jaeger Lecoultre dans les jardins du Musée Rodin pour n’en citer que quelques-uns.

Tout ça m’a donc plutôt donné envie de compléter un CV alternatif, tendance storytelling. I’ll be right back.

Expériences émotionnelles sur écran

6 octobre 2013 · Cinéma · Télévision · Laisser un Commentaire

Depuis deux semaines, j’ai vécu devant un écran à 3 reprises une expérience émotionnelle forte. Si l’une est spectaculaire, les deux autres méritent de l’attention. Je vais essayer ici de tenir une ligne qui consiste à ne rien révéler des sujets concernés, un petit challenge à chaque fois, #SpoilerFree.

Gravity, l’expérience immersive

C’était le film que j’attendais le plus depuis que j’en avais vu la bande annonce il y a quelques mois. En me demandant si une telle intensité pouvait être tenue pendant 1h30 et, dans ce cas, si ce serait vraiment agréable.

Au final, Gravity est tout simplement une nouvelle étape dans l’histoire du cinéma. Une immersion absolue, aux effets spéciaux stupéfiants, renforcés par les atouts de la 3D vécus pour la première fois et une séquence d’ouverture dans un esprit « plan séquence » de 20 minutes qui marque pour longtemps. Le scénario réussit à dépasser l’unité de temps et de lieu pour offrir une intensité  dramatique aux 2 uniques personnages du film. Sandra Bullock nous offre une prestation absolument bluffante, quasi oscarisable, ce qui est rare pour ce type de film. La lecture plus philosophique autour de la renaissance participe à donner immédiatement envie de revoir le film dès le générique de fin.

L’émotion s’apparente à plus d’un titre à celle que nous avait fait vivre Ridley Scott et Sigourney Weaver dans Alien il y a plus de 30 ans. Avec en plus le seul défaut que je reprocherais aux scénaristes Alfonso Cuaron (réalisateur) et Jonas Cuaron qui ont empilé les obstacles dans les 30 dernières minutes jusqu’à friser l’excès.

Etant un privilégié, j’ai eu la chance d’assister grâce à Warner à une avant-première près d’un mois avant la sortie du film qui m’a permis de voir le film avant d’avoir été gavé des louanges qui ont déjà commencé à pleuvoir dans les médias, ne s’arrêteront pas jusqu’à la sortie du film le 23 octobre et s’amplifieront encore avec un bouche à oreille qui séparera en 2 groupes ceux qui l’ont vu et les autres. J’ai eu droit aux commentaires passionnants des co-scénaristes dans la salle et du son bluffant Dolby Atmos de la salle Pathé Wepler. Privilégié je vous dis.

Les garçons et Guillaume à table, respect absolu à Gallienne

Guillaume Gallienne, je l’ai vraiment découvert comme beaucoup dans « Les bonus de Guillaume » sur Canal +, avec sa labellisation Comédie Française. Un talent évidemment fulgurant.

Je ne savais rien de « Les garçons et Guillaume à table », de son origine théâtrale, de l’histoire nourrie par le réalisateur scénariste acteur et même actrice principal. Le film est drôle jusqu’à l’éclat de rire mais dense et exigeant. Je n’arrive pas à décider s’il peut être populaire. Le sujet est sans doute clivant, les parti-pris de la réalisation parfois courageux mais je veux croire que le film peut démontrer que la France peut réussir ses comédies avec autre chose qu’un casting multimorphe qui essaie de faire briller un scénario sans saveur.

Là-encore, j’ai eu la chance d’assister à l’avant-première du film qui sortira le 20 novembre, Gaumont m’a ainsi permis de découvrir un film dont je n’attendais rien, dont je n’avais rien vu. J’espère qu’une promo élégante laissera au film tout l’effet de surprise qu’il mérite. Plutôt qu’une scène du film, c’est donc une interview de Guillaume Gallienne que j’intègre ici.


Breaking Bad, la fin de ma meilleure expérience série à ce jour

J’avais tout dit là, il y a 1 an. La fin n’aura pas déçu. Le dernier épisode a été diffusé dimanche dernier et Breaking Bad me manque déjà, plus que toute autre série du passé. #GoodByeBreakingBad.

 

Vu cette semaine

22 septembre 2013 · Actu · Actu des marques · Séries · 2 Commentaires

Entre les journées de travail bien dynamiques et les nuits à courir sur un tapis, j’ai eu la chance cette semaine de caler quelques rendez-vous suffisamment sympas pour les partager ici.

Disco 

La salle des Folies Bergères a revêtu sa plus belle boule à facette géante pour accueillir à partir du 10 octobre la comédie musicale Disco. Si cette présentation à la presse ne montrait que 20 mn des 2 heures du spectacle, le ton est donné. Une histoire sert de prétexte pour servir les plus grands titres des années disco dans des tableaux tout en paillettes, la fête est sur la scène mais aussi dans la salle, les voix sont en place, les chorégraphies encore un peu hésitantes mais l’envie de l’équipe (la même que Salut les copains) est très communicative. Et réussir à faire se lever une salle de journaliste est un challenge que le casting a relevé. On ira tous danser au Folies Bergères avant la fin de l’année, c’est sûr !

En solitaire en Dolby Atmos

Le film séduira sans doute les passionnés de voile et de mer. Mais si j’ai passé un aussi bon moment au Pathé Wepler cette semaine, c’est clairement grâce au son Dolby Atmos qui offre une immersion auditive telle qu’on sort avec l’impression d’avoir réellement vécu un tour du monde par l’Océan.

Damart

Le thermolactyl a 60 ans. L’équipe qui s’en occupe est jeune et dynamique, j’avais envie de mettre un visage sur leur profil de twittos. Je ne suis pas déçu : Damart a rajeuni et en plus d’avoir une équipe sympa, les nouvelles gammes peuvent s’assumer ailleurs que planquées sous un pull.

Hostages sur myTF1 VOD

Ca fait longtemps que je remercie TF1 d’innover pour que les séries US soient disponibles légalement en temps quasi réel en France. Parmi les nouveautés qui seront bientôt disponibles sur l’une des chaînes du groupe, la très attendues Hostages dont la chaîne a eu la bonne idée de projeter en avant-première mondiale le premier épisode.

Avec un casting haut de gamme, la production toujours efficace de Jerry Bruckheimer, beaucoup de mystère autour du pitch, l’impatience était grande. A l’arrivée, un pilote dense (trop peut-être), un potentiel évident de très grande série « à la 24″, un Dylan McDermott surprenant et une Toni Colette un peu sous-exploitée, mais une très forte envie de découvrir la suite savamment spoilée à la fin de la projection. On saura dans 4 ou 5 épisodes si la série tient toutes ses promesses, pas avant.

Jay Brannan

Ca fait longtemps que j’écoute sur Spotify celui qui donne envie de sortir la guitare au coin du feu et de chanter. J’avais raté toutes ses visites annuelles à Paris, pas cette fois. Je suis donc allé voir Jay Brannan au Sentier des Halles et j’ai pu découvrir un type un peu barré qui ne vieillit pas, vous transporte avec sa voix, convoque ses talents de comédiens pour de petites impros entre chaque titre.

Le Royal Monceau

A part le Park Hyatt Paris Vendôme que j’aime bien, je n’ai pas une passion particulière pour les Palaces. J’ai vraiment découvert le Royal Monceau cette semaine et j’ai été assez scotché. Le bar et son équipe souriante, le coin fumeur rouge où on passerait la soirée, les suites design avec les détails qui comptent (smarties, tagada et dragibus dans le mini-bar…) et le SPA blanc et traversé par la plus grande piscine existante dans un Palace parisien. Je vais débuter une campagne de lobbying pour me faire offrir une journée dans ce SPA en rappelant ma date d’anniversaire aussi souvent que possible !

J’en ai profité aussi pour continuer à profiter de Paris aussi souvent que possible, chaque départ parmi mes amis me rappelant que moi aussi, un jour, je quitterai sûrement cette ville que j’aime tant pour découvrir d’autres cultures.

Elodie Frégé

30 août 2013 · Musique · 3 Commentaires

J’aime vraiment Elodie Frégé. Et c’est pas nouveau. Ce qui l’est plus, c’est que j’ai maintenant le sentiment que nous devrions être des millions.

Autant j’avais aimé son album précédent avec une conscience absolue de sa capacité limitée à toucher le plus grand nombre, autant je ne comprends absolument pas qu’il n’arrive pas la même chose à Amuse-Bouches qu’à Racine Carrée, dernier opus de Stromae (qui m’a scotché, comme tout le monde).

Pour la critique, je ne ferai pas mieux que tous les autres, de Télérama à RTL pour prendre 2 extrêmes : des rythmes Bossa Nova tendance Yéyé, des textes sensuels mais jamais vulgaires, une voix qui sait désormais porter une frivolité grave mieux que personne.

Si je ne comprends pas que l’album d’Elodie ne soit pas numéro 1 des ventes depuis le 24 juin, jour de sa sortie, c’est que tout a été mis en oeuvre pour que l’album ne passe pas inaperçu : un plan média implacable, de belles prestations à la guitare dans quelques programmes phares, un bon premier single porté par un bon clip gonflé…

L’album cacherait-il des faiblesses derrière ce puissant « Comment t’appelles-tu ce matin ? ». Même pas. Tous les titres de l’album me plaisent, avec un coup de coeur particulier pour « Pique-nique sur la lune » et « Dans l’escalier » en prochain singles. La reprise de Gainsbourg « La fille qui fait Tchic ti tchi » lui sied également à merveille (expression des années 70, laissez-moi).

C’est donc sur la longueur qu’Amuse-bouches finira par cartonner, c’est une évidence, ne résistez pas plus longtemps.

PS : au fait, Elodie, ce matin, je m’appelle ERIC hein.

Voyages en image

18 août 2013 · Humeur · 1 Commentaire

De 4 mois à enchaîner les voyages, la plupart pour le travail, il reste quelques images sélectionnées ici en mode carte postale.

Tout a commencé en avril avec une semaine de rêve en Israël et mon coup de coeur absolu pour Tel Aviv où je retournerai forcément un jour.

J’ai ensuite réalisé l’un de mes rêves en participant au Festival de télé de Monaco avec des stars mythiques de série télé, à commencer par le casting intégral de Dallas.

Après un détour par Tunis, c’est en mode parenthèse enchantée que j’ai découvert Bordeaux qui m’a surpris par sa dynamique et sa modernité.

En juillet, je suis parti 3 jours à Los Angelès, une ville que je n’aime pas beaucoup mais où je retrouve toujours des gens qui me manquent à Paris. La visite du musée The Getty Center et du mail aux accents de Disneyland The Grove m’ont un peu réconlié avec la ville cette fois-ci.

De Los Angelès, je suis parti directement à 1h de Marrakech, dans un oasis au coeur de l’Atlas Marocain. Travail et Yoga étaient au programme.

Je suis ensuite parti à la découverte d’une autre ville française que je ne connaissais pas. Même si je soupçonne notre hôte de ne nous avoir montré que le meilleur, je suis tombé sous le charme de Marseille et de son bord de mer en particulier. Un coup de coeur pour Les Tamaris, resto du bout du monde qui m’a même fait apprécier le poisson dans un décor proche du paradis. Et le MuCEM, aussi inratable que sa réputation le prétend.

Entre les deux, pas mal de voyages à Londres dédiés exclusivement au travail et quelques retours en famille, à Besançon, chat et chien compris.

Mais j’ai aussi profité de Paris et des amis tout l’été, en particulier entre le 1er et le 15 août, le meilleur moment pour se détendre à Paris (et aussi organiser des Singstars et apéros surprise…). L’occasion aussi de noter qu’il faut que je prenne plus de photos de mes amis <3

J’ai lu Gala

17 août 2013 · Presse · Laisser un Commentaire

Je ne remercierai jamais assez ma salle de sport préférée de m’avoir offert Gala aujourd’hui. La souffrance musculaire m’a presque paru légère devant tant de détente. En notant au passage la densité du contenu people glam’. Comme je suis bon esprit, je partage ma lecture, suffisamment pour donner envie de plonger, pas trop pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte aux lecteurs assidus de Gala que vous êtes probablement.

En couverture, après m’être demandé à quel point la photo d’Elodie Gossuin a été photoshopée, c’est l’annonce d’une Roselyne Bachelot à la plage qui attire mon attention. Mais je résiste à aller directement combler ma curiosité, je commence par le début.

Je passe vite sur l’avis de Marc Jolivet concernant la médaille de commandeur des Arts et lettres de Bono parce que globalement, on s’en tape un peu de son avis à Marc.

C’est un BHL alangui au bord d’une piscine, chemise blanche ouverte, qui nous accueille pour le sommaire. J’hésite entre le rire et l’exaspération, du coup je ne lis pas le sommaire et continue sur le sommaire mode qui m’annonce que j’ai enfin bon goût : le bleu indigo que j’aime (enfin j’aime surtout le bleu klein) est à la mode, je saurai tout dans 70 pages !

Je reviens de Belgique, je ne peux pas ne pas lire intégralement cet article sur la naissance d’un couple royal dont j’ignorais tout : Philippe et Mathilde de Belgique, après l’abdication d’Albert II. Seule ombre au tableau de la photo de famille « affichant son bonheur » : la petite Eléonore, 5 ans, a raté son sourire et son mouvement de salutation de la main pour les transformer en crispation généralisée, laissant redouter une sévère gastro. Sinon, à part ça, ils ont l’air cool.

La page « flash express » nous sert une Mariah Carey tout en élégance (ahah) qui a su harmonieusement assortir son attelle -au bras- à sa robe. TRES joli (mouahahah). On découvre aussi que Louis Ducruet, fils de Steph de Monac et Daniel, a 20 ans et fait de la boxe comme papa. Hier à peine, il avait 2 ans, Louis, c’est dingue. Sans transition, Florence Cassez est qualifiée de « jeune lilloise de 38 ans », on relève aussi une petite faute d’orthographe (oublié les affres du passé ») mais je ne jetterai pas la première pierre hein.

La page suivante nous révèle les 5 raisons de penser que Jennifer Aniston est (enfin) enceinte, alors que, franchement, la photo d’illustration fait tout le boulot : main sur un ventre clairement rebondi. Moi je trouve qu’on aurait pu gagner du temps mais bon…

Page 18, encore des flashs express, et là, c’est le choc : on est en train de perdre Johnny Depp qui s’est mis au vernis à ongle. Gala et moi, on sait pas trop quoi en faire, donc on joue l’effarement. Et on préfère le travail réalisé sur Helena Bonham Carter pour la transformer en Liz Taylor. En revanche, la petite photo d’Helena au naturel en médaillon n’est pas trop bon esprit, attention, l’esprit Voici nous guette…

La page 20 m’apprend ce qu’est un « crop top ». Si vous savez pas non plus, allez voir (mais c’est pas beau hein, si je peux donner mon avis d’expert vite fait).

Enfin sur le premier gros sujet : Elodie Gossuin attend ENCORE des jumeaux, « une grossesse désirée qu’elle vit comme un miracle », mais on sait pas trop pourquoi. Elodie, elle aime bien montrer son ventre à la Une de Gala, c’est son truc quoi. En attendant, c’est drôle de revoir Bertrand qui avait participé à Opérations séduction sur M6 il y a 10 ans, ce que ne rappelle pas Gala, heureusement que je suis là…

Du mariage de Tina Turner, à 73 ans, on retient qu’il a eu lieu dans la propriété des nouveaux époux, à Küsnacht en Suisse. Voilà. Hum. Voilà voilà.

Des 2 pages sur Marie Gillain, on retient qu’elle a 38 ans, j’avais oublié qu’elle avait vieilli depuis « Mon père, ce héros ». Et on se moque gentiment de la photo en équilibre visiblement instable dans une tenue peu appropriée. Mais gentiment on a dit.

On passe vite sur la rencontre de Norbert avec sa femme (manque juste l’avis de Marc Jolivet pour qu’on s’en tape intégralement) et on s’arrête sur Sharon Stone qui, à 55 ans, a « enfin choisi un homme mûr ». Le précédent sérieux, Phil Bronstein, n’était pas de première jeunesse si on se souvient bien mais faut bien trouver un titre vendeur…

En découvrant la photo qui illustre l’article sur Nicolas Sirkis, je pense immédiatement aux Inconnus et à « Isabelle a les yeux bleus ». Déconcentration ultime. Je passe, du coup.

Si la comparaison entre Rihanna avec Liz Taylor semble sortie de nulle part, l’article finit par convaincre.

Olympe a été élevé par ses grands-parents, ok, mais 24h avec BHL nous attendent. L’occasion de se souvenir que Bernard vouvoie toujours Arielle, après 20 ans de mariage. On a beau le savoir, ça intrigue toujours. Mais Bernard « n’aime pas parler de sa vie privée » nous dit-il. On prend bonne note.

Le capitaine de l’équipe de rugby Thierry Dusautoir nous présente sa femme. Où l’on apprend que le mariage est un défi. Bien intéressant tout ça…

Pour nous prouver qu’il est « loin d’être parfait », Hugh Jackman nous explique dans l’interview qui suit que les cheveux dans son tshirt chez le coiffeur le contrarient énormément. On relit. Non non, il aurait vraiment dit ça. Priceless.

Un autre « Hugues » prend le relais pour nous révéler son histoire d’amour impossible avec Edith Piaf, décrite plus que jamais comme une chaudasse mangeuse d’hommes.

Enfin, page 60, Roselyne Bachelot nous invite à la plage, à Biarritz. Mention à la tenue bariolée de la page suivante, il semblerait que les stylistes de D8 l’aient lâché pour l’été, Roselyne. Vivement la rentrée.

Les 4 pages suivantes permettent à Catherine Allegret d’en remettre une couche sur « les actes » de Montant sur lesquels Signoret aurait fermé les yeux. Plus personne n’est là pour se défendre hein.

Une heure plus tard, nous n’en sommes qu’à la moitié du magazine. Quelques courts-circuit sur les pages mode s’imposent donc : en feuilletant sur le bleu et en notant le mannequin qui multiplie les duck faces, on tombe sur une Shakira méconnaissable qui nous annonce le lancement d’une eau de toilette à son nom. Misère.

Déco, cuisine et jeux précèdent « les soirées de Gala » avec plein de gens dont on ne sait plus ce qu’ils font d’autre, que des soirées…

Je vous laisse les découvrir. Si j’ai bien fait mon boulot, normalement, une envie irrépressible de foncer acheter Gala vous a envahi depuis quelques minutes. Bonne lecture.

Zen

20 juillet 2013 · Humeur · Laisser un Commentaire

Je reviens d’une semaine de formation qui a été l’occasion, dans un joli oasis au coeur de l’atlas marocain, de nouvelles introspections pour tenter de me mettre toujours mieux au service des autres. Comme à chaque fois, j’ai compris des choses sur mon comportement, accepté de nouvelles contradictions, intégré une réalité objective qui devrait me rendre un peu meilleur. Mais ma vraie découverte de la semaine a fait l’objet de de séances quotidiennes, le matin tôt et le soir à la tombée de la nuit. Une découverte que je redoutais un peu, tant la possibilité d’atteindre la plénitude absolue en quelques minutes me paraissait hors de portée. Je suis revenu convaincu et intrigué.

D’abord, un bénéfice collatéral de la pratique du Yoga avec une coach anglaise est l’apprentissage d’un nouveau vocabulaire qui passe par les différentes parties du corps et les variations autour de la respiration.

Le challenge linguistique dépassé, il suffit de quelques minutes pour réaliser la puissance d’inspirations et expirations bien contrôlées. Dans notre groupe de débutants, nous avons passé en revue l’ensemble des positions fondamentales, à commencer par celle du chien tête en bas qui invente un nouveau type de courbatures entre les omoplates en mettant en contribution des muscles peu utilisés dans la vie quotidienne. En une semaine, nous nous sommes tous surpris à réaliser des postures à priori inatteignables pour nous, par la seule force du souffle.

Alors que la séance pré-breakfast était dédiée à aligner le corps et l’esprit dans une dynamique commune injectant de l’énergie à tous les endroits clés du corps, celle du soir avait un objectif purement relaxant. C’est celle qui m’a le plus surpris en m’offrant de multiples moments, habituellement tellement rares, de plénitude, l’esprit entièrement dégagé du corps et des pressions de la journée. Le premier soir, lorsque la coach nous a invité à redevenir pleinement présents, j’ai réalisé à quel point je ne l’étais plus, sans que mes pensées ne vagabondent mais sans penser à rien. Dans un état proche du sommeil sans pour autant l’atteindre.

Etrangement, c’est lors de l’avant-dernière séance que j’ai vraiment réalisé qu’un petit miracle se produisait chaque jour mais qu’il n’était en rien garanti. Alors qu’aucune raison de stress supplémentaire apparente ne me préparait à une mauvaise séance, je suis totalement passé à côté de ma relaxation. Ce qui me paraissait plaisant la veille devenait lourd et ennuyeux, tout était trop long, inconfortable, presque ridicule. Mais la sensation la plus forte s’apparentait à une frustration extrême. Je n’en ai jamais eu l’explication mais c’est ce qui m’a donné envie d’y retourner, de pratiquer encore.

Au final, il n’est pas impossible que je réserve quelques minutes au bureau à la relaxation avant un rendez-vous important ou une intervention stressante. Il va juste falloir que je trouve un endroit à l’abri pour n’effrayer personne…