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Allo le monde, bitch !

27 janvier 2013 · Communication · Humeur · Séries · 1 Commentaire

Les médias ont fait ces dernières semaines des choses bizarres, on ne se comprend plus eux et moi. Deux starifications m’ont laissé sans voix, une annulation m’a déçu très fort, à peine quelques petites bonnes nouvelles pour compenser l’état de morosité qui m’a envahi. Revue en détails.

D’abord, la séquence médiatique anti mariage pour tous, portée par Frigide Barjot, me laisse quelque peu en suspend. FRIGIDE BARJOT ?? Comment un mouvement très bourgeois catho a-t-il pu s’incarner dans l’interprète du très oubliable « Fais moi l’amour avec 2 doigts« , people en mal de célébrité, longtemps amie de la communauté gay, dont on a compris cette semaine qu’elle n’était même plus soutenue par ses proches, notamment moquée par son beau-frère Karl Zero. Mais ça ne semble pas avoir ralenti la mobilisation, la cause serait-elle pour ses défenseurs plus forte que sa porte parole ? Vaut-il mieux une incarnation forte même si décalée que pas d’incarnation du tout (ce dont souffre la mobilisation pour les pro- Mariage pour tous ?). Si quelqu’un trouve la réponse, je suis preneur.

Ensuite, sous l’impulsion des politiques, les médias ont choisi d’ignorer le Mali et l’Algérie pour ériger en icône jusqu’à l’overdose celle pour qui l’opinion publique a exprimé depuis longtemps son désintérêt voire un doute marqué quant à sa supposée non culpabilité. Je ne sais pas plus que les autres avec certitude la vérité sur cette culpabilité, ce que je sais pour avoir creusé le sujet dans le cadre de mon travail jusqu’à il y a quelques mois, c’est que l’opinion publique française est dans sa majorité et depuis longtemps suspicieuse et agacée par la voix donnée exclusivement aux défenseurs de Florence Cassez. Probablement portée par son avocat, elle n’a pas été avare en déclarations, de conférences de presse à « entretiens exclusifs ». Malgré des spectateurs qui criaient à l’overdose après avoir suivi avec intérêt l’étape de la libération. Même si elle est coupable de complicité, on peut penser qu’elle a payé sa dette. Si elle est innocente, il faut la soutenir. Mais la justice mexicaine ne s’est pas prononcée sur ce point et laisser penser l’inverse revient à mentir. Heureusement, quelques voix sélèvent pour contester ce traitement très orienté qui est même allé jusqu’à comparer la dame à une otage. On devrait encore en entendre parler, longtemps.

Sans aucun lien et dans ce monde de bruts en perdition, la pire nouvelle de ma semaine vient d’ABC qui a fait pire que d’annuler l’une de mes séries préférées du moment en déprogrammant carrément la diffusion des 8 derniers épisodes de la saison 2 de Don’t trust the bitch in apt 23. Vous ne connaissez pas #Apt23 ? Imaginez un Friends déjanté et politiquement incorrect, une Phoebe décadente avec un mauvais fond assumé, une Rachel blonde venue de l’illinois, un Joey qui aurait connu son heure de gloire (dans Dawson) et vous obtenez la sitcom la plus réjouissante des années 2010.

Le pitch : June débarque avec toute sa fraicheur naïve à New York de son Illinois natal et se retrouve sans emploi, en colloc avec une Chloé amorale, nymphomane, menteuse, voleuse et alcoolique. Contre toute attente, une amitié va naître et embarquer June dans un monde peuplé de personnages haut en couleur : un voisin d’en face obsédé sexuel, une voisine d’à côté envahissante d’amour pour Chloé et surtout James Van der Beek dans son propre rôle vitriolé. Ce qui nous vaut notamment une plongée hilarante dans les coulisses de Dancing with the stars et quelques « réunions » avec d’autres anciennes stars de séries pour ado (tel que Mark-Paul Gosselaar).

Les dialogues ciselés offrent à l’héroïne aussi detestable qu’attachante des sorties mémorables (parfaitement interprétées par Krysten Ritter qu’on avait déjà remarquée dans Breaking Bad)

C’est James Van Der Beek lui-même qui a annoncé la nouvelle sur Twitter en regrettant au passage un mode de mesure d’audience dépassé (les chiffres d’audience sur ABC étant en effet faibles alors que la série cartonne sur le web).

 

Par chance, ma semaine a aussi été relevée de quelques moments de pur plaisir, comme des sas de décompression :

- La découverte mercredi de Ballet Revolucion qui se singularise par l’interprétation, avec orchestre live, de titres de Shakira, Prince, Jenifer Lopez, Beyonce… par une troupe de danseurs cubains qui réunissent la danse classique, le tango ou encore le hip hop. Jusqu’au 7 février au Casino de Paris.

- En tant que livetwitteur pratiquant, je me réjouis de l’arrivée de l’application My TF1 CONNECT qui va offrir dès la fin de la semaine l’offre la plus avancée en matière de deuxième écran en France pour twitter efficacement les programmes télé. L’ Instant replay notamment permet de partager la séquence dont on parle mais également de rattraper facilement un programme en cours de route pour se retrouver en live avec les autres commentateurs sur les media sociaux. De plus, CONNECT permettra aux téléspectateurs de jouer le 5ème coach de The Voice (qui revient samedi prochain) et de déterminer si un candidat va être retenu et quel coach il va choisir. Des prix seront à gagner. (j’en profite pour célébrer ce matin mon tweet diffusé en direct dans les NRJ Music Awards qui m’a valu une soirée passée à faire du service après-vente mais fier comme un paon).

Ma wishlist 2013

2 janvier 2013 · Humeur · Musique · Séries · Télévision · 7 Commentaires

Pas de résolution pour moi en 2013. Plutôt des envies, c’est plus drôle. Un ami m’a appris qu’il fallait exprimer ses rêves à voix haute pour qu’ils se réalisent, avec un peu de chance, ça marche aussi si on les écrit dans son blog. Alors voilà. Evidemment, je n’ai choisi que mes envies les moins accessibles, les moins préparées, les moins probables…

Visiter Tel Aviv

Israel - Tel Aviv

Reprendre des études en fac de philo

Être invité au Festival de Monte Carlo

Rencontrer le casting de mes séries préférées, assister au tournage d’au moins l’une d’entre elles (au choix,  je suis pas difficile)

Dans le désordre et sans exhaustivité :

Breaking Bad

Homeland

Smash

Revenge

Hot in Cleveland

Downton Abbey

 Retravailler pour Pixar

 

 

 

 

 

Ecrire un livre

 

 

 

 

 

 

Bilan dans 1 an ?

Sans filtre

1 janvier 2013 · Humeur · Laisser un Commentaire

C’était en 2009. Je me suis vu du jour au lendemain plonger dans l’incapacité totale de mettre de filtres, ceux qui rendent notre vie en société gérable. Ces filtres que la grande majorité d’entre-nous utilisons à chaque instant, naturellement, nous protégeant d’une transparence absolue invivable.

Cette période là a laissé des traces. Qui ne se voient pas, sans doute pas assez d’ailleurs. Des enseignements positifs, qui contribuent aujourd’hui, chaque jour, à un bonheur que je mets beaucoup d’énergie à entretenir. Sauf dans ce moment des fêtes de fin d’année qui me replonge invariablement dans un état proche de ce que j’ai connu il y a 3 ans et demi. Sans savoir exactement pourquoi, je frôle alors une humeur que le VIIIè siècle aurait qualifiée de mélancolique, assez éloignée de mon caractère habituel.  Comme chaque année, je l’oublierai pendant les 12 mois qui viennent. Mais cette fois-ci, j’ai égoïstement envie de prendre le temps de me souvenir.

Un moment de vie presque ordinaire

J’ai essayé tant bien que mal de gérer la disparition d’une proche. Plutôt mal globalement. Echouant à me rendre utile là où j’aurais sans doute pu l’être, incapable de maîtriser mon émotion dans ses derniers instants à l’hôpital, pas armé pour encaisser la violence de la phase terminale d’un cancer. J’ai expérimenté sur moi la réalité physique d’expressions du quotidien que je croyais exagérées : « avoir le souffle littéralement coupé », « voir le sol se dérober sous ses pieds », « l’émotion à fleur de peau »…

J’ai laissé ma nature profonde prendre les rennes : beaucoup de travail, pour laisser aussi peu que possible la place à des moments qui imposeraient ma tristesse à ceux que j’aime. Jusqu’à ce que la peine devienne assez rapidement supportable.

L’impression de burn out

Quelques semaines plus tard, en arrivant au bureau, là où j’avais tout ce temps gardé le contrôle absolu, j’ai senti que je serais absolument incapable de faire face. Et j’ai su qu’il fallait que je débranche tout, très vite. J’avais assisté dans mon entourage à des burn out, j’en connaissais les symptômes, j’en étais de toute évidence pour la première fois victime. Le peu de réunions de transition organisées en urgence pour donner les clés d’un gros dossier sur lequel je travaillais alors n’ont fait que confirmer mes craintes : au bord des larmes, j’ai fait du mieux que j’ai pu avant de disparaître sans m’engager sur aucune date de retour. J’ai juste posé des jours de vacances.

Arrivé chez moi, j’ai aussitôt éteint mon ordinateur, mon blackberry et mon iPhone, me laissant loin de tout SMS et réseau social. Pour me protéger d’une éventuelle tentation de partage en temps réel de mon état du moment. Je le ferais peut être un jour, avec du recul, surtout pas sur le moment.

10 jours de vie sans filtre

Le soir même, j’ai appelé la seule personne qui me semblait pouvoir m’aider : un ami qui m’est cher, médecin de son état. C’est en lui parlant que j’ai mesuré cette absence absolue de filtres entre mes sentiments et ma façon de les exprimer. Parfois blessant, probablement touchant mais sans aucun doute déstabilisant, rien de ce qui me traversait l’esprit n’était pas exprimé. Sans aucune considération de l’effet provoqué sur mon interlocuteur. Ce que j’avais pour habitude de penser ou de me contenter d’écrire était verbalisé, sans ménagement. Pour m’aider, j’ai eu droit ce soir là à une oreille attentive et indulgente pendant plusieurs heures ainsi qu’à une petite cure de Prozac.

Il se trouve que l’année 2009 était celle de mes 40 ans. Ce n’est que bien plus tard que je ferais le lien entre mon état et cette perspective. Une fête aurait lieu dans quelques semaines, je saurais y faire face. Mais c’est surtout mes amis d’adolescence que j’ai recroisé sous leur impulsion, alors qu’ils entraient eux aussi dans leur quatrième décennie, qui ont pratiqué mon nouveau sens de la franchise absolue. En préparant une grande fête de retrouvailles, ils ont du me trouver changé, pour le moins direct, très émotionnel et sorti de la réserve qui avait particulièrement caractérisé mon passage à l’âge adulte. Le lien affectif n’était pas du même ordre que mon entourage d’adulte, les enjeux étaient faibles, je n’avais pas particulièrement de compte à régler avec qui que ce soit, ce retour vers le passé s’est révélé salvateur. La facette positive de mon état était une capacité très nouvelle pour moi de dire simplement à mes interlocuteurs ce qu’ils représentaient à mes yeux, parfois même de leur révéler à quel point ils comptaient pour moi. Et d’en mesurer tout le bénéfice en retour.

Puis tout a repris son cours « normal », en une dizaine de jours, jusqu’à ce que je retrouve le chemin du travail. A un détail près : je ne me croirais plus jamais protégé de moments de faiblesse comme ceux-ci, ni de leur fulgurance.

Les failles de fin d’année

Ce qui est étonnant au moment du Nouvel an, c’est que beaucoup semblent entrer dans une période sans filtre, qui me renvoie invariablement à la mienne. On se dit qu’on s’aime, on se l’écrit par SMS, sans la réserve qui nous tient tout le reste de l’année. Depuis 2009, aucun nouvel an ne s’est déroulé sans qu’au moins un message ne me fasse monter les larmes aux yeux. Et c’est à chaque fois le même effet très réconfortant d’être entouré de gens qu’on aime, qui se mélange à une émotion trouble que je reconnais, qui a un jour débordé, incontrôlable. Le soir du 31 décembre en particulier est donc devenu un moment où je me protège, en évitant soigneusement les regroupements festifs. Je le consacre plutôt à la lecture, parfois à l’écriture. Cette fois-ci, j’en suivrai le processus jusqu’au bout, jusqu’à en publier au moins une partie, sans me soucier de l’impudeur qui va avec.

Mais au-delà, j’ai retenu l’effet que provoquait la transparence des sentiments, j’essaie de dire mieux à ceux qui comptent qu’ils comptent, retirant volontairement certains filtres plus artificiels que constructifs. La crise de la quarantaine n’arrive qu’une fois mais elle apprend au minimum à se préparer à la prochaine dont on comprend qu’elle arrivera, même si on s’en croit protégé. Avec un peu de chance, ça fait de moi quelqu’un d’un peu meilleur, on ne va pas s’en plaindre.

La vidéo de Noël 2012

19 décembre 2012 · Non classé · Laisser un Commentaire

Suite à l’explosion technologique de la vidéo 2011, voici donc la cuvée 2012, en mode hangout. Avec les amis Mathilde, Sonia, Florian, Sebastien, un petit peu de Thibaud et moi qui crie très fort tout le temps. Ca nous fait une petit vingtaine de minutes pour parler de nos projets et rêves en 2013. Nous, on s’est bien amusés et ça c’est cool parce que c’est le but. A l’année prochaine !

Petit guide à l’usage des candidats de Koh Lanta

15 décembre 2012 · Télévision · 6 Commentaires

Peu de concepts télé résistent à l’usure du temps, même après rafraichissement. Le retour la semaine dernière de la Star Ac sur NRJ 12 en a fait une nouvelle démonstration. Koh Lanta est le seul programme télé pour lequel je garde un indéfectible attachement malgré les années qui passent. Et avant lui, Survivor, le format américain qui l’a inspiré et termine actuellement sa 25ème saison. Si le principe de confronter des individus à la survie face à des épreuves, à l’absence de nourriture et à la vie en communautés est le même, la différence de formats des 2 émissions dit beaucoup sur la différence culturelle qui nous sépare des américains.

Hier soir, l’un des meilleurs épisodes de Koh Lanta toutes saisons confondues a été diffusé. Le suivre en direct sur les réseaux sociaux en disait long sur la popularité des candidats, souvent indépendante de leurs performances sportives ou de leur force de caractère, ce qui se vérifie dans les classements réalisés par les internautes.

Il m’a donné plein d’idées sur ce que j’essaierais de projeter si j’étais candidat, même si je ne doute pas qu’en 40 jours dans ces conditions, le naturel quel qu’il soit revient forcément au galop.

Privilégier l’humain avant la stratégie

Sur ce premier point, je me dois de développer un peu. En effet, en premier lieu, si je participais à Koh Lanta je me souviendrais que je ne participe pas à Survivor qui célèbre la capacité à mener les meilleures stratégies, sans grande considération des rapports humains, avec un appât du gain non dissimulé. Aux Etats-Unis, les « bad guys » qui bâtissent des plans machiavéliques sont au moins aussi acclamés par le public que les « good people ». A tel point que Jeff Probst (producteur et présentateur) a décidé il y a 2 ans de créer une édition « Heroes vs. Villains » qui dit beaucoup sur le charisme de ces stratèges manipulateurs (big up Russell, mon préféré).

En France, si les « bisounours » sont raillés par leurs petits camarades de jeu, ils n’en demeurent pas moins les chouchous du public. A y regarder de plus près, on compte pas mal de gagnants dans la liste des gentils qui ont marqué les esprits (Christina, Clémence, Jade, Grégoire, Amel…). A noter que pour certains, la mise en retrait pendant tout le programme et des performances moyennes mais constantes les ont conduits à une victoire peu flamboyante mais de 100.000 Euros quand même.

Alors que quelques « méchants », qui ne le sont pourtant jamais vraiment restés jusqu’au bout, n’ont jamais réussi à remporter le conseil final même s’ils y parvenaient. Pire, à l’instar du mythique stratège belge Maxime, quelques-uns ont à peine atteint la réunification.

Signe de cet atout de bonté désintéressée pour avoir une chance de gagner Koh Lanta : quelques stratèges autoritaires ont eu droit à une rédemption dans laquelle ils ont joué la carte de l’humilité et de la gentillesse qui les a rapproché de la victoire et du coeur du public. Le militaire Bertrand a même fini par gagner la revanche des héros après avoir perdu une édition précédente malgré ses qualités sportives impressionnantes.

Ceci dit, l’histoire ne dit jamais complètement à quel point le montage favorise le côté stratège d’un candidat ou bisounours d’un autre.

Arrêter de fumer quelques mois plus tôt

Ne pas manger n’est pas un problème pour moi, dommage de gâcher cet avantage par un manque de nicotine forcément crispant pendant 40 jours

 M’entraîner… un peu

Il y aura toujours plus fort que moi donc autant m’assurer le niveau moyen qui me permet de n’être craint par personne sans être un boulet sur les épreuves en équipes. (En revanche, j’apprendrais à nager si je ne savais pas, chaque année, un candidat réussit l’exploit d’oublier ce détail).

Me sacrifier pour mes camarades pendant l’émission

Anthony, en se faisant éliminer pour ne pas avoir sacrifié l’un de ses co-équipiers au péril de sa vie dans le jeu est passé en quelques minutes de boulet caractériel à héros des temps modernes auprès des autres candidats et des téléspectateurs. Il est parti sans même avoir la chance de rejoindre le conseil final mais fier comme un coq et avec un nouveau papa adoptif. J’adore. En même temps, j’essaierais de trouver un sacrifice moins excluant. Donner mon collier d’immunité (que j’aurai forcément trouvé) à un petit camarade ?

Se préparer pour la diffusion de l’émission

Quelle que soit l’issue, j’utiliserais les quelques mois qui séparent l’enregistrement de la diffusion pour préparer le terrain sur les réseaux sociaux, m’y faire des amis si je n’en avais pas. Parce que le risque de se faire désosser sur Twitter et Facebook pendant les commentaires en live ressemble à une charge très violente pour les candidats qui y assistent impuissants. Hier soir, Javier en a fait les frais. Jugé trop manipulateur au destin d’arroseur arrosé, il a quitté l’aventure tout de suite après sa camarade Marie, sous les applaudissements d’un public heureux de le détester. Et pourtant, il a l’air drôle et sympa sur Twitter, Javier. Mais sans doute arrivé trop tard sur les réseaux sociaux pour pouvoir compter sur une communauté d’alliés pour le défendre et pas encore assez habile pour retourner tous les attaquants d’un petit twitt drôle et bien senti. Il a juste commis l’erreur de penser que Koh Lanta, en France, était un jeu de stratégie. Il m’a fait de la peine Javier sur Twitter en vrai. Du coup, juste après, j’ai décidé d’aider Brice, qui pourrait être le prochain sur la liste, à faire monter le nombre de ses followers sur Twitter : @BriceKL2012 et Facebook : Brice Martinet. Suivez le, il a l’air plus sympa que ce qu’en montre la télé. Si je croise Catherine, je ferai pareil, elle m’a fait rire hier soir.

Et enfin, je me préparerais à amener mon sens de l’auto dérision à son maximum. Notamment pour encaisser les hilarants débriefs de Daniel Andreyev sur Le Plus du Nouvel Obs qui semble avoir complètement craqué sur Namadia hier soir. La lecture de ses papiers constitue jusqu’à nouvel ordre mon meilleur moment post Koh Lanta 2012, chaque samedi. Pas sûr que ça me fera autant rire quand je serai candidat (en 2013 donc, forcément).

La préface que je n’écrirai pas

2 décembre 2012 · Humeur · Laisser un Commentaire

Pour la première fois, j’ai du me résigner : je ne pourrais pas tenir mon engagement. En tout cas pas en diletante donc pas dans les temps. Pourtant, le sujet me semblait important mais pas tellement plus complexe que les préfaces de livres ou de mémoires sur les thèmes de communication classiques pour lesquels on me sollicite habituellement. Je me suis trompé.

Le postulat de départ était simple : si le rapport à l’image est l’une des composantes de mon métier, conditionne-t-il les capacités d’un communicant ? Et notamment, la beauté fabrique-t-elle de bons communicants et inversement ?

L’étudiante ayant choisi de scanner la problématique largement, socialement autant que professionnellement, je m’étais engagé à une préface illustrée de témoignages d’hommes et de femmes sur leur façon de gérer voire jouer de leur physique dans leurs relations au quotidien.

Après avoir eu instinctivement la bonne idée d’éviter d’interroger des proches sur le sujet, j’ai sollicité au hasard de rencontres des gens qui avaient pour seul point commun un goût évident pour la communication interpersonnelle. Le premier niveau de réponse se révélant aussi creux qu’inexploitable, balayé d’un revers de trait d’humour, j’ai compris qu’il faudrait prendre le temps de creuser un sujet qui ne se survole pas. J’ai donc fixé des entretiens avec un garçon qui jouait de toute évidence de son physique disgracieux avec abus d’excentricité, une très joie fille qui semblait l’ignorer, un ex-mannequin d’Abercrombie en quête de reconversion et une demoiselle grande gueule qui me paraissait défendre son droit à l’indifférence physique.

En 4 entretiens, j’ai réalisé que mes questions entraient au plus profond de l’intimité de l’humain. Des douleurs d’enfance aux combats quotidiens de l’adulte, tout y passait. Avec des révoltes, du sentiment d’injustice, des larmes même. Je me retrouvais assez vite dans la position du psy de comptoir que je déteste. Contre toute attente, la beauté semblait un poids au moins aussi lourd à porter que la disgrace. « Un enfant laid le restera toute sa vie, je ne comprends pas les regards qui se posent sur moi avant de mettre en doute mon honnêteté quand je m’en étonne. J’ai cultivé mon fort caractère pour qu’il compte plus que ce qu’on voit, ce n’est pas une coquetterie« . « Mon excentricité était mon dernier rempart avant le désespoir, elle n’est pas que physique, elle a fait de moi un leader naturel dans un groupe, une posture souvent prise pour une facilité à communiquer. » … Signe à mes yeux de la pire attitude possible pour un intervieweur, je ne pouvais m’empêcher de m’identifier à mes interlocuteurs et de projeter sur moi certaines des situations qu’ils décrivaient et n’avaient pourtant jamais occupé mes pensées.

L’un des bénéfices de l’engagement auprès d’étudiants ou jeunes auteurs est de traiter des problématiques qu’on n’aurait jamais abordé spontanément. Je continue aujourd’hui à en profiter. Dans ce cas, j’ai senti que le sujet m’échappait, m’emmenait trop loin, au-delà de thèmes techniques dans lesquels l’émotionnel ne compte presque pas. J’y reviendrai un jour, peut-être. Désolé pour cette fois.

Guilty pleasure

11 novembre 2012 · Séries · 2 Commentaires

Depuis que je suis accro aux séries télé, parmi l’abondance de l’offre, j’ai l’habitude de faire des choix basés sur l’exigence. En premier lieu, une histoire forte composée d’épisodes unitaires, d’arcs narratifs évoluant sur plusieurs semaines et de fils conducteurs par saison. Ensuite, dans le désordre, la qualité de la réalisation, la puissance des dialogues, la complexité des personnages que seule une série peut creuser sur plusieurs heures, la perfection du casting…

Et puis, il y a toujours eu une catégorie à part. Une catégorie composée de séries pleines de défauts évidents, une incohérence généralisée, des dialogues inégaux… Tout est en place pour que je les laisse rapidement de côté. Et pourtant, je suis capable de leur rester fidèle pendant près d’une décennie. Parce que je me suis attaché aux personnages dont le destin m’importe ou par la simple force de l’habitude réconfortante. Elles constituent mes « guilty pleasures », que j’assume toujours très publiquement, quitte à perdre le peu de hype qu’il me reste.

La dernière entrée dans la catégorie en cette rentrée télé 2012 risque cependant de créer la surprise. Arrow en a sous le pied plus que prévu.

Buffy contre les vampires est sans doute le premier digne représentant de la catégorie.

A la même époque, le Caméléon m’a tenu en haleine malgré la baisse permanente de qualité au fil des saisons.

Je dois être un des rares garçons à ne pas avoir raté un seul épisode de Desperate Housewives.

Mais chaque saison, je trouve une nouvelle série dont je sais qu’elle deviendra un nouveau Guilty pleasure.  L’année dernière, c’était Revenge.

Cette année, j’ai compris très vite qu’Arrow allait devenir la nouvelle série compliquée à défendre dans les dîners en ville : un super héros, des effets spéciaux vite fait, un casting super joli à regarder mais pas forcément Actors Studio, sans doute des incohérences dans tous les sens à venir, une chaîne qui s’y connait en Guilty Pleasure (CW). Et pourtant, après 5 épisodes, il faut se rendre à l’évidence : Arrow pourrait bien créer la surprise en créant une mythologie qui n’a pas tant que ça à rougir de Lost (oui, j’ai bien dit Lost).

Le verdict pourra réellement tomber à la fin de la saison mais en attendant, c’est un réel plaisir de découvrir les méandres d’une histoire pas si monolithique qu’on aurait pu le craindre. La série bénéficie d’ailleurs d’excellentes critiques avec la belle note de 72/100 chez Metacritique, il manquerait plus qu’elle soit nommée aux prochains Emmys et je me verrais contraint de la sortir de ma catégorie fétiche.

La révélation Joseph Gordon-Levitt

4 novembre 2012 · Cinéma · Laisser un Commentaire

Cette semaine, j’ai découvert au cinéma un acteur dans l’excellent thriller SF Looper. Dans l’évolution de l’adolescent au physique quasi ingrat de Troisième Planète sous le soleil jusqu’au « jeune Bruce Willis » du film de la semaine, j’ai de toute évidence raté plein d’étapes. Entre de grands rôles dans des films que je n’ai pas vus et des grands films où je ne l’ai pas réellement identifié, je suis passé complètement à côté. Vu de loin mais en m’y intéressant de plus près, il semble que ce nouvel incontournable du cinéma dissimule une personnalité riche, complexe, forcément à suivre. Essayons de rattraper le retard.

Après quelques rôles à la télé dès l’âge de 7 ans en 1988, il incarne un extra terrestre mature dans le corps d’un ado dans la sitcom « Troisième planète après le soleil ». Au côté de caractères forts, Tommy/Joe ne marque de mon point de vue pas d’une empreinte indélébile la série hilarante, malgré quelques scènes marquantes.

En 2000, il retrouve les bancs de l’école en intégrant un cursus histoire, littérature… et poésie française à l’Université de Columbia. Il en reste aujourd’hui une francophilie aigüe et un français parfait (Joe, si tu nous lis…) dont il nous fera profiter plus tard, notamment en forme de clin d’oeil dans Looper.

De retour au cinéma en 2004, il enchaîne des rôles complexes en interprétant notamment un jeune prostitué gay abusé dans son enfance dans « Mysterious Skin » ou un étudiant plongé dans le monde de la drogue dans « Brick ». C’est à partir de la fin des années 2000 qu’il s’impose dans des films à succès où je ne l’ai pourtant pas vu passer (« Inception », « The Dark Knight Rises »). J’ai malheureusement raté « 50/50″ dans lequel il compose un jeune homme révélant son cancer à ses proches avec une prestation remarquée par les critiques.

Entre temps, il est devenu réalisateur de moyens métrages (« Sparks » et « The Zeppelin Zoo ») mais il s’est surtout lancé dans un projet artistique en lançant en 2004 hitRECord, label indépendant qui invite les réalisateurs, auteurs, musiciens, dessinateurs, photographes à proposer leurs oeuvres. Dans ce cadre, il a notamment produit RECollection qui réunit court-métrage, poésies, photographies, illustrations… dans les formats DVD, CD et livre. Il a également lancé en 2011 un livre d’histoires courtes dont le deuxième volume vient de sortir et lui donne une nouvelle fois l’occasion de démontrer son agilité avec les codes de communication modernes.

Mais l’acteur n’est pas à une surprise près : par exemple, lorsqu’il participe pour la deuxième fois au célèbre show comique américain Saturday Night Live, il termine le traditionnel monologue d’introduction par un strip tease torride en hommage au succès de Magic Mike.

Autre exemple, en tant que guitariste et chanteur, il réalise sur scène des covers de Lady Gaga (Bad Romance) et… Jacques Brel, en français dans le texte !

Dans les mois qui viennent, RegularJOE (très actif sur Twitter) va laisser de nouveau la place au passionné de cinéma avec un rôle majeur dans le prochain Spielberg, Lincoln, dans les salles en France début 2013. Il faudra patienter jusqu’à la fin de l’année pour le découvrir dans Don Jon’s addiction qu’il a également écrit et réalisé. Et cette fois, plus question de contourner un acteur devenu incontournable.

Je n’aime pas James Bond (mini spoilers SKYFALL).

28 octobre 2012 · Cinéma · 4 Commentaires

Les gadgets à outrance, les placements produits intrusifs, les belles plantes qui ne servent à rien, les scènes d’action ininterrompues pendant 2 heures, l’humour flegmatique hors contexte et surtout la crédibilité totalement accessoirisée… ce n’est pas exactement mon truc au cinéma. La dernière fois que j’ai vu un James Bond dans une salle, c’était Die another day en 2002 avec Pierce Brosnan. La fois d’avant, c’était Rien que pour vos yeux en 1981 avec Roger Moore. J’avais prévu de bien respecter mon rythme en « dégustant » mon prochain James Bond en 2023.

Une invitation (dans la très belle salle de projection du Royal Monceau) et un ami (fan absolu de la saga) plus tard, je me suis retrouvé vendredi devant SKYFALL et là ça a été un choc. Dès la scène d’ouverture, je comprends que l’ambiance n’est plus aux gadgets. Dès le générique, je réalise qu’il peut se passer n’importe quoi dans les deux heures qui suivent, j’aurai connu les frissons du mariage parfait entre un excellent titre (d’Adèle) et la créativité des images. Jamais un générique ne m’aura autant bouleversé.

Il se trouve que les deux heures qui ont suivi m’ont scotché au siège devant un héros qui sait montrer ses faiblesses, comme j’aime, une réalisation de haute voltige par Sam Mendes qui sait définitivement diriger des acteurs, un Daniel Craig qui semble allier mieux que personne la force (muscles saillants) et les failles (yeux rougis, visage marqué), une James Bond girl française Bérénice Marlohe sculpturale, bouleversante dans une scène qui la voit basculer en un dixième de seconde de la force tranquille à la proie traquée, un méchant Javier Bardem peroxydé jamais ridicule et c’était pas gagné. Il y a ce talent de nous cueillir à chaque fois sur la façon dont le héros va se sortir de situations dont on ne peut pas se sortir.

Il reste bien sûr quelques scènes absolument non crédibles (avec notamment un métro dedans), des moments juste sublimement réalisés qui ne servent à rien dans l’intrigue (je pense en particulier à cette tour de Shanghaï à l’ambiance bleutée), des clins d’oeil aux fans de James Bond (sans doute un peu perturbés) que même un résistant comme moi voit passer en mode un peu lourdingue.

Sans être sensible à la mythologie James Bond, j’ai été embarqué tout en me demandant comment les accros pouvaient réagir devant un film aussi différent mais central dans la saga. A lire William et Cyrille, je comprends que les avis varient et que tout le monde s’accorde sur des longueurs que je n’ai pas vu. Mais moi, j’ai envie de remercier Mendès de m’avoir un jour fait plonger dans l’univers d’un héros qui m’avait jusque là tenu à distance.

Turbulences

18 octobre 2012 · Humeur · 4 Commentaires

J’ai peur en avion. C’est pas un scoop et c’est aussi irrationnel qu’incontrôlable. Et ça ne va pas exactement en s’arrangeant, je l’ai encore vérifié cette semaine.

Tout avait pourtant bien commencé : lundi, j’étais dans le train en direction de Lyon pour donner un cours à la Faculté de Philosophie Université Jean Moulin Lyon 3, Master Ethique et Développement Durable, Module communication, même pas peur. Pas peur du train je veux dire parce que parler communication à des philosophes branchés éthique ressemble un peu à proposer un Double BigMac à un végétarien militant, ça nécessite un peu de courage, pas mal de certitudes et une forte capacité à réinterroger ses propres fondamentaux. Mais dans le train du retour, j’étais détendu devant mon Croque Monsieur SNCF, prétentieusement persuadé d’avoir contribué à faire avancer la pensée.

Mardi, une journée à Paris avec un déplacement qui ne m’emmenait pas plus loin que La Cantine dans le centre de Paris, j’étais super détendu du transport en commun. Je pensais être crispé à l’idée de parler de moi en tant que marque sur Twitter et dans ma vie pro pour le Social Media Club France mais les photos que j’ai vu passer ressemblent plus à un type qui se la raconte tranquillement qu’à une boule de nerf angoissée.

J’en aurais presque oublié que le lendemain matin, je devais impérativement être à Londres pour une réunion à 9h à Canary Wharf. Et quand on ne peut partir que le matin même pour être à Canary Wharf à 9h, il faut se résoudre à une triste réalité : l’Eurostar matinal suivi d’une traversée de Londres à une heure de pointe ne fera pas l’affaire. J’allais donc prendre l’avion. (brrr)

Mercredi : le réveil sonne à 5 heures, c’est inutile, je suis réveillé depuis 2 heures parce que ma seule phobie plus intense que l’avion est de rater l’avion. A 6 heures, je suis dans le taxi, à 7 heures, à Orly, prêt à embarquer. Nous sommes une petite dizaine de passagers, je trouve ça presque sympa. Jusqu’à ce que je comprenne que l’avion qui nous transporte ne contient pas beaucoup plus.

Quand je vois les 2 ventilateurs accrochés aux ailes de l’avion, je me rassure en découvrant sur Google que CityJet est une filiale d’Air France, la seule compagnie qui, pour une raison absolument inconnue, me rassure. Ca se gâte assez rapidement lorsque le stewart me change de place « pour équilibrer l’avion qui est petit et pas plein, c’est juste pour le stabiliser ». Je n’ai pas d’échappatoire : prendre un lexomil n’est pas une bonne option lorsqu’on doit assurer en réunion 2 heures plus tard, demander à mon voisin de me masser la main n’est pas le meilleur garant de ma réputation dans l’avion. Je décide donc de me souvenir que je suis courageux. Tout en découvrant l’avion de Barbie version Foresti qui va me transporter jusqu’à mon rendez-vous.

Dès le décollage, je comprends que ça va pas être facile : malgré la météo parfaitement calme, la traversée des nuages ressemble à Space Mountain, dure l’intégralité du voyage (genre on vole à hauteur des perturbations) et c’est un « Windy London » qui nous attend alors que les deux roues microscopiques s’extirpent péniblement de notre avion miniature pour tenter un atterrissage.

Je ne sais plus à partir de quel trou d’air j’ai vu ma vie défiler mais je me suis bien rappelé qu’il y avait 2 ou 3 trucs bien auxquels je tenais. Parmi ceux-ci, il y avait la saison 2 d’Homeland dans laquelle j’ai aussitôt décidé que je me replongerais (épisode 3) à l’occasion du trajet retour quelques heures plus tard. Peine perdue : c’est un Space Mountain sous amphétamine qui m’attendait, l’iPad menaçant de venir s’encastrer dans ma boite crânienne dès le (très long) générique de ma série préférée (qui doit quand même confirmer son potentiel en saison 2, soit dit en passant).

Voilà, vous pouvez vous moquer : j’ai peur en avion.