PRland par Eric Maillard header image 1

Je n’aime pas James Bond (mini spoilers SKYFALL).

28 octobre 2012 · Cinéma · 4 Commentaires

Les gadgets à outrance, les placements produits intrusifs, les belles plantes qui ne servent à rien, les scènes d’action ininterrompues pendant 2 heures, l’humour flegmatique hors contexte et surtout la crédibilité totalement accessoirisée… ce n’est pas exactement mon truc au cinéma. La dernière fois que j’ai vu un James Bond dans une salle, c’était Die another day en 2002 avec Pierce Brosnan. La fois d’avant, c’était Rien que pour vos yeux en 1981 avec Roger Moore. J’avais prévu de bien respecter mon rythme en « dégustant » mon prochain James Bond en 2023.

Une invitation (dans la très belle salle de projection du Royal Monceau) et un ami (fan absolu de la saga) plus tard, je me suis retrouvé vendredi devant SKYFALL et là ça a été un choc. Dès la scène d’ouverture, je comprends que l’ambiance n’est plus aux gadgets. Dès le générique, je réalise qu’il peut se passer n’importe quoi dans les deux heures qui suivent, j’aurai connu les frissons du mariage parfait entre un excellent titre (d’Adèle) et la créativité des images. Jamais un générique ne m’aura autant bouleversé.

Il se trouve que les deux heures qui ont suivi m’ont scotché au siège devant un héros qui sait montrer ses faiblesses, comme j’aime, une réalisation de haute voltige par Sam Mendes qui sait définitivement diriger des acteurs, un Daniel Craig qui semble allier mieux que personne la force (muscles saillants) et les failles (yeux rougis, visage marqué), une James Bond girl française Bérénice Marlohe sculpturale, bouleversante dans une scène qui la voit basculer en un dixième de seconde de la force tranquille à la proie traquée, un méchant Javier Bardem peroxydé jamais ridicule et c’était pas gagné. Il y a ce talent de nous cueillir à chaque fois sur la façon dont le héros va se sortir de situations dont on ne peut pas se sortir.

Il reste bien sûr quelques scènes absolument non crédibles (avec notamment un métro dedans), des moments juste sublimement réalisés qui ne servent à rien dans l’intrigue (je pense en particulier à cette tour de Shanghaï à l’ambiance bleutée), des clins d’oeil aux fans de James Bond (sans doute un peu perturbés) que même un résistant comme moi voit passer en mode un peu lourdingue.

Sans être sensible à la mythologie James Bond, j’ai été embarqué tout en me demandant comment les accros pouvaient réagir devant un film aussi différent mais central dans la saga. A lire William et Cyrille, je comprends que les avis varient et que tout le monde s’accorde sur des longueurs que je n’ai pas vu. Mais moi, j’ai envie de remercier Mendès de m’avoir un jour fait plonger dans l’univers d’un héros qui m’avait jusque là tenu à distance.

Turbulences

18 octobre 2012 · Humeur · 4 Commentaires

J’ai peur en avion. C’est pas un scoop et c’est aussi irrationnel qu’incontrôlable. Et ça ne va pas exactement en s’arrangeant, je l’ai encore vérifié cette semaine.

Tout avait pourtant bien commencé : lundi, j’étais dans le train en direction de Lyon pour donner un cours à la Faculté de Philosophie Université Jean Moulin Lyon 3, Master Ethique et Développement Durable, Module communication, même pas peur. Pas peur du train je veux dire parce que parler communication à des philosophes branchés éthique ressemble un peu à proposer un Double BigMac à un végétarien militant, ça nécessite un peu de courage, pas mal de certitudes et une forte capacité à réinterroger ses propres fondamentaux. Mais dans le train du retour, j’étais détendu devant mon Croque Monsieur SNCF, prétentieusement persuadé d’avoir contribué à faire avancer la pensée.

Mardi, une journée à Paris avec un déplacement qui ne m’emmenait pas plus loin que La Cantine dans le centre de Paris, j’étais super détendu du transport en commun. Je pensais être crispé à l’idée de parler de moi en tant que marque sur Twitter et dans ma vie pro pour le Social Media Club France mais les photos que j’ai vu passer ressemblent plus à un type qui se la raconte tranquillement qu’à une boule de nerf angoissée.

J’en aurais presque oublié que le lendemain matin, je devais impérativement être à Londres pour une réunion à 9h à Canary Wharf. Et quand on ne peut partir que le matin même pour être à Canary Wharf à 9h, il faut se résoudre à une triste réalité : l’Eurostar matinal suivi d’une traversée de Londres à une heure de pointe ne fera pas l’affaire. J’allais donc prendre l’avion. (brrr)

Mercredi : le réveil sonne à 5 heures, c’est inutile, je suis réveillé depuis 2 heures parce que ma seule phobie plus intense que l’avion est de rater l’avion. A 6 heures, je suis dans le taxi, à 7 heures, à Orly, prêt à embarquer. Nous sommes une petite dizaine de passagers, je trouve ça presque sympa. Jusqu’à ce que je comprenne que l’avion qui nous transporte ne contient pas beaucoup plus.

Quand je vois les 2 ventilateurs accrochés aux ailes de l’avion, je me rassure en découvrant sur Google que CityJet est une filiale d’Air France, la seule compagnie qui, pour une raison absolument inconnue, me rassure. Ca se gâte assez rapidement lorsque le stewart me change de place « pour équilibrer l’avion qui est petit et pas plein, c’est juste pour le stabiliser ». Je n’ai pas d’échappatoire : prendre un lexomil n’est pas une bonne option lorsqu’on doit assurer en réunion 2 heures plus tard, demander à mon voisin de me masser la main n’est pas le meilleur garant de ma réputation dans l’avion. Je décide donc de me souvenir que je suis courageux. Tout en découvrant l’avion de Barbie version Foresti qui va me transporter jusqu’à mon rendez-vous.

Dès le décollage, je comprends que ça va pas être facile : malgré la météo parfaitement calme, la traversée des nuages ressemble à Space Mountain, dure l’intégralité du voyage (genre on vole à hauteur des perturbations) et c’est un « Windy London » qui nous attend alors que les deux roues microscopiques s’extirpent péniblement de notre avion miniature pour tenter un atterrissage.

Je ne sais plus à partir de quel trou d’air j’ai vu ma vie défiler mais je me suis bien rappelé qu’il y avait 2 ou 3 trucs bien auxquels je tenais. Parmi ceux-ci, il y avait la saison 2 d’Homeland dans laquelle j’ai aussitôt décidé que je me replongerais (épisode 3) à l’occasion du trajet retour quelques heures plus tard. Peine perdue : c’est un Space Mountain sous amphétamine qui m’attendait, l’iPad menaçant de venir s’encastrer dans ma boite crânienne dès le (très long) générique de ma série préférée (qui doit quand même confirmer son potentiel en saison 2, soit dit en passant).

Voilà, vous pouvez vous moquer : j’ai peur en avion.

Mon métier n’a pas changé

23 septembre 2012 · Communication · Entreprises et marques · RP · 2 Commentaires

Tout a changé, plus rien n’est comme avant… A longueur de journée, j’entends dans des conférence et je lis dans la presse cette vérité absolue qui joue paradoxalement un rôle presque rassurant. Vous êtes perdus ? Ne vous inquiétez pas, c’est normal : tout a changé !

Amis professionnels des Relations Publiques, ne croyez pas tout ce qu’on vous dit : notre métier n’a pas changé. Depuis toujours, il consiste à gérer la réputation d’une marque, d’une entreprise, d’une institution, d’un pays ou d’une personnalité. Une réputation portée par le bouche à oreille lui-même initié ou accéléré par des relais influents, indépendants, non rémunérés mais légitimes et crédibles. Fondamentalement, ce n’est pas près d’évoluer.

Bien sûr, les moyens d’opérer les stratégies RP ont été percutés par les media sociaux qui accélèrent le cycle de vie d’une information, positionnent différemment les media traditionnels et propulsent des nouveaux influenceurs en quelques heures en faisant de chaque citoyen consommateur un contributeur potentiellement majeur de ce bouche à oreille, en positif comme en négatif.
Evidemment, l’espace public n’est plus le même qu’il y a 10 ans. Mais l’agilité des professionnels de RP continue à s’inscrire dans la capacité à éclairer l’information dans cet espace, non seulement de façon attractive mais également empoignable par des tierces parties, par ailleurs sur-sollicitées de toutes parts. L’expertise d’un professionnel des RP réside également et depuis toujours dans la capacité à traiter une crise, un emballement imprévu et négatif qui nécessite réactivité, calme, courage et bon sens. Rien de plus technique, rien de moins émotionnel.
Ce qui a fondamentalement changé, c’est la pression exercée sur tous les autres métiers de la communication : ils doivent désormais intégrer dans leur équation ces intermédiaires non maîtrisables qui peuvent à tout moment s’emparer d’une campagne publicitaire pour en en accélérer l’impact ou la rejeter violemment, interférer un dispositif CRM en s’adressant publiquement à l’entreprise dont ils sont clients, s’exprimer en temps réel pendant un évènement de marque qu’il soit destiné aux clients, aux prospects ou au grand public…
J’ai donc envie de souhaiter la bienvenue à tous ces marketeurs qui découvrent les joies d’un dispositif qu’on ne peut techniquement pas maîtriser du début à la fin, de programmes qui doivent mettre l’ensemble des cibles en action plutôt qu’en audience, de time to market qui se comptent en heures plutôt qu’en mois… Et à mes collègues des RP, j’ai envie de rappeler que l’enjeu des indicateurs de performance de notre discipline lié à la mesure des résultats n’a toujours pas été proprement résolu depuis plus de 150 ans.
Rien n’a changé : il n’a toujours pas été établi un indicateur de performance RP meilleur que l’équivalence publicitaire des retombées presse. Voici un meilleur angle pour faire progresser notre métier.

Le mystère Breaking Bad

6 août 2012 · Actu · Séries · 12 Commentaires

Après plus de 300 articles réalisés sur les séries télé depuis 4 ans pour ce blog d’abord, puis Le (Huffington) Post puis Lefigaro.fr puis Le Plus du Nouvel Obs, je n’ai jamais écrit sur ma série préférée. Jamais, à part pour illustrer toute l’admiration que je voue à la chaîne AMC qui la produit. Cet acte manqué est un mystère absolu. Dont je n’ai pris conscience qu’en découvrant l’article de Rolling Stone publié il y a quelques jours et en profitant de vacances pour regarder de nouveau et en Blu Ray la saison 1.

Lorsque la série est arrivée début 2008, j’avoue avoir fait l’effort de la regarder pour comprendre ce que la chaîne qui avait lancé Mad Men l’année précédente pouvait nous proposer de différent. Parce que le pitch ne m’inspirait pas vraiment : un prof de chimie au coeur du nouveau Mexique, atteint d’un cancer, se lance dans la production de Crystal Meth pour gagner l’argent nécessaire à son traitement et subvenir aux besoins de sa famille. Et le casting qui laissait semblait jouer avec des clichés mal à propos, avec un quinqua au physique de loser et un jeune associé junkie beau gosse yeux bleus-dents blanches, n’ajoutait rien à l’envie.

Breaking Bad a immédiatement confirmé une réalité qui n’a cessé de se confirmer depuis : AMC a mieux compris que HBO ou Showtime que son statut de « chaîne cablée » lui permettait mieux que le politiquement incorrect de façade associant avec un systématisme stupide sexe et violence (Spartacus, Games of thrones, Rome…). Breaking Bad est amoral parce qu’il nous fait adhérer aux mauvais choix d’un personnage sans rien cacher des désastres qu’ils entrainent et en éteignant une à une toutes les circonstances atténuantes qui pouvaient les légitimer.

Mais surtout, Breaking Bad propose mieux que de découvrir les dessous du monde de la drogue, pourtant détaillé par le menu dans toute son horreur. La série a d’ailleurs été accusée de montrer de façon un peu trop explicite comment produire et consommer de la métamphétamine. La véritable promesse est de nous faire croire en l’improbable transformation d’un homme, par petite touche, chaque saison, au travers de scènes anodines ou de liaisons qui font monter un palier au personnage. Entouré d’une poignée de caractères jamais sous-traités, il nous impose de plonger avec lui et malgré eux dans une spirale infernale et irréversible.

Le numéro d’acteur exceptionnel que nous sert Bryan Cranston a déjà été mutli récompensé. Mais son acolyte mérite autant de louange, Aaron Paul nous offrant notamment l’une des scènes les plus émotionnelles de la série à la fin de la saison 2. Anna Gunn qui interprète la femme du « héros » est rayonnante de force et lumineuse même dans le désespoir, leur fils est interprété par RJ Mitte qui souffre tout comme son personnage d’infirmité motrice cérébrale et improvise des scènes de façon absolument incroyable. Dean Morris suit une autre spirale en tant qu’agent de la Drug Enforcement Administration avec une sensibilité inversement proportionnelle à son physique de cow boy mal dégrossi, pendant que sa femme dans la série, interprétée par Betsy Brandt, vacille de hauts en bas entre cleptomanie et gestion de son entourage qui s’effondre.

L’homme à vénérer pour ce bijou télévisuel est Vince Gilligan, créateur, producteur et ponctuellement scénariste de Breaking Bad. Principalement connu pour son rôle majeur de scénariste pour X Files, il y a puisé une inspiration qu’on retrouve dans certains épisodes, l’homme à la cigarette ayant même inspiré quelques scènes. Il avoue lui-même qu’AMC lui a permis de développer exactement la série qu’il avait en tête. Cet homme là est un génie.

Si vous avez la chance de ne pas avoir encore découvert Breaking Bad (diffusé en France sur Arte et disponible en DVD et Blu Ray surAmazon), vous arrivez au moment où la première partie de la 5ème et dernière saison est en cours de diffusion, la deuxième partie étant promise pour l’été prochain. Sachez que le véritable miracle de Breaking Bad est de proposer chaque année une saison meilleure que la précédente. Et à en croire Metacritique, la saison 5 est proche de la perfection en atteignant la note exceptionnelle de 98 sur 100 pour les critiques américains, juste devant… la saison 4. En ce qui me concerne, comme chaque année, j’attends la diffusion de tous les épisodes pour pouvoir en profiter d’un bloc, en un week-end, à la fin de l’été. Et ce fameux week-end, je ne serai là pour personne.

Je n’avais jamais écrit sur Breaking Bad parce que c’est une pépite à laquelle il est de toute évidence difficile de s’attaquer. Je savais que je ne ferais pas mieux que les autres mais j’espère participer à créer l’envie de ceux qui hésitent encore à plonger.

La crise des 7 ans

29 juillet 2012 · Humeur · Weblogs · 4 Commentaires

Tout a commencé en août 2005. Tu as immédiatement pris une place unique dans ma vie. Tout était fait de nouvelles découvertes, surprises, étonnements. Chaque jour nous nous retrouvions avec le même bonheur, une fraîcheur toujours intacte, pendant les 3 premières années. Ensemble, nous étions fusionnels, magnétiques, seuls au monde. Puis d’autres sont arrivés, plus jeunes, attractifs, rassurants pour mon égo. J’ai commencé à papillonner mais j’ai aussi commencé à partager avec toi des choses que je ne donnais à personne d’autre.

Aujourd’hui, tu connais mes failles, mes faiblesses, mes passions inavouables. Je te les ai montrées plus que mes certitudes. On a vieilli ensemble, tu sais tout de moi, je ne t’ai rien caché. Au point que je ne peux plus rien te dire de futile ou anecdotique. On se voit donc moins souvent mais la force de notre attachement est intacte. Je sais que reviendrai toujours et que tu seras là.

Si tu me cherches, je suis sur Twitter toujours, Google+ souvent, Facebook plus rarement. Mais je reste gravé ici.

PRland, je t’ai créé il y a 7 ans, ça fait une jolie crise.

Madonna : la révélation en exclu

15 juillet 2012 · Evénement · Musique · 1 Commentaire

Hier soir, j’ai vu Madonna au Stade de France. J’ai aimé. Beaucoup même, alors que je déteste vraiment son dernier opus MDNA. Mais mon premier grand concert (au Parc de Sceaux en 1987 avec 130.000 personnes), c’était elle. On a quasi vieilli ensemble. Ca créé des liens, je lui pardonne de nous en avoir imposé 8 titres.

Ce que je retiens en revanche, ce sont des arrangements 5 étoiles de ses standards, les chorégraphies défendues par des danseurs inventifs et quelques tableaux à couper le souffle dont Gang Bang et le tableau final Celebration.

Pour les autres spectateurs français, à les lire sur les réseaux sociaux, il y a ceux qui sont déçus, ceux qui sont bluffés, ceux qui sont déçus mais qui seront bluffés en y repensant. Et puis, il y a toutes les chaînes de télé et les médias qui ont couvert l’événement pour parler dans le désordre de son sein, son âge, Marine Le Pen, son âge, ses fesses, son groupe basque, sa performance…. pour son âge. Et de playback aussi. Parce que c’est l’un des grands mythes des temps modernes : Madonna aurait lancé le playback dans les concerts, inspirant ainsi Britney Spears qui ne se contente plus que de bouger vaguement sur ses disques pendant 1h30.

J’ai donc une révélation à vous faire : Madonna chante tellement (faux) en live dans ses concerts qu’on préférerait souvent qu’elle nous passe un disque ! N’importe quelle personne ayant assisté un jour à un concert de Madonna ne peut conserver le moindre doute. Alors d’où vient cette rumeur ?

D’abord, elle a été la première a interpréter un titre en total playback dans un concert, allant jusqu’à donner elle même le disque (vinyle) au DJ, dans le Blond Ambition Tour en 1990. C’était pour un duo virtuel avec Warren Beatty, issu du film Dick Tracy, avec un playback pendant lequel elle performait une danse d’époque.

Mais surtout, avec l’apparition des écrans géants sur scène, elle a lancé le principe des vidéos clip pour animer le temps d’attente pendant ses changements de costumes. Elle n’est pas sur scène, aucun doute n’est laissé sur le fait qu’ils ne sont pas chantés en live, mais il y en a 3 ou 4, ce que certains trouvent un peu dense dans des concerts qui durent parfois à peine plus d’1h30. N’empêche, on ne peut pas exactement parler de playback.

Ces clips contribuent souvent à la qualité du spectacle. Et à la polémique puisqu’ils sont l’occasion de passer des messages sur la liberté d’expression dans son style très personnel. C’est d’ailleurs l’un deux qui a fait le plus parler puisque des personnalités dont Marine Le Pen y sont associées à une croix gammée. Voici donc le clip que nous avons tous vu défiler hier soir pendant que les danseurs continuaient à animer la scène.

A votre écoute, coûte que coûte

23 juin 2012 · Actu · Médias · 6 Commentaires

A la radio, j’aime la tranche d’info du matin et les émissions qui jouent avec l’absurde. Les années précédentes, Laurent Baffie remplissait un rôle décontractant le dimanche en fin de matinée sur Europe 1. Il aura fallu attendre quelques mois après l’arrêt de son émission pour lui trouver un successeur digne de ce nom, sur l’antenne de France Inter depuis le 16 janvier.

La force de A votre écoute coûte que coûte, c’est de jouer la carte du sérieux jusqu’au bout. Le site annonce « un nouveau rendez-vous sur France Inter Présenté par le docteur Philippe de Beaulieu et la psychothérapeute Margarete de Beaulieu du lundi au vendredi à 12h20« , le titre évoque un programme de libre antenne comme la radio les aime tant, en écoutant quelques minutes du programme, on peut vraiment penser que les 2 animateurs souffre d’un léger problème de condescendance dont ils n’ont finalement pas l’exclusivité.

Evidemment, en prêtant une oreille un peu plus attentive, on remarque le décalage du générique et le ridicule des propos tenus. Pourtant, bon nombre d’auditeurs continuent à se faire piéger et déplorent bon nombre de contre-vérités médicales, de manque de respect vis à vis des auditeurs et de propos xenophobes, homophobes.

Si le nom des comédiens est tenu officiellement secret, j’ai immédiatement reconnu l’une de mes actrices – réalisatrices préférée dans le rôle de Marga. Pour le Docteur, il s’agirait d’un humoriste qui m’avait bluffé à la présentation des Molières mais son timbre de voix est moins reconnaissable. C’est en tout cas d’abord pour leur prestation que je me suis habitué à écouter les podcasts de l’émission chaque samedi matin. Puis très vite, c’est l’absurde des situations et les horreurs distillées avec un sérieux absolu qui m’ont rendu totalement addict. Mon moment préféré est toujours celui de ce silence gêné et cette absence de réponse face à l’intelligence de la remarque d’un auditeur.

Cette semaine, ce sont deux vieux routiers de l’émission médicale qui se sont prêtés au jeu, avec la mauvaise idée de montrer en vidéo la prestation qui expose à quel point tout est écrit. Ca tue un peu la magie du programme mais participera sans doute à mieux la faire connaître et à rassurer les quelques auditeurs qui, au regard de leurs commentaires, continuent à s’inquiéter pour tous les malheureux qui le prennent au premier degré avec les risques médicaux collatéraux qui vont avec.

Profitez plutôt de la belle mise en abyme réalisée en mars dernier.

 

Mon Festival de Cannes 2012

5 juin 2012 · Evénement · 3 Commentaires

Lorsque j’avais parlé de mon expérience Cannoise il y a quelques mois, je ne pensais pas exactement vivre un Festival 2012 aussi long et dynamique. En 12 jours, j’ai découvert le charme du 3.14 (et de son équipe), la cool attitude de uCannesTweet (et son équipe), le froid polaire cannois et les tempêtes en mai (ok ça c’est moins cool)…

Mais j’ai surtout expérimenté les heures de travail dans un château (du Cercle) pour participer à la production de 2 video bulles quotidiennes sur Google+ pour Première. Un présentateur au Château (Philippe Vandel), des Chroniqueurs du magazine ciné et du site Premiere.fr (Mathieu Carratier, Alexandra Apikian, Christophe Narbonne et Gael Golhen) et invités (Gonzague, Rebecca Leffleur du Hollywood Reporter et Edouard Rostand de Trax), des invités DJ et musique (Louis Brodinski, Kavinsky, Breakbot, Sebastien Tellier, Too Many DJs, The Ting Tings, Brigitte, …), acteurs (Pete Doherty, Alec Baldwin, Edward Akrut, Juliana Margulies, Kyan Khojandi…), des piégés par Gonzague (Zac Efron, Michel Hazanavicius, Thierry Fremaux…), des blogueurs invités (Cyril Paglino, Baptiste Lorber, Aude from Paris, Lucile Bellan et Louisa Amara…) et participatifs (Mathilde, Anthony…), des marques (Renault, L’Oréal…). Et une équipe de prod magique.

Ca c’est passé sur la page Google+ de Première et en quelques minutes, voilà en 5 minutes un condensé de ce que ça a donné.

Ca pleure, un leader ?

12 mai 2012 · Entreprises et marques · Humeur · 8 Commentaires

De tous les billets écrits ici depuis 7 ans, celui-ci est le plus compliqué. Parce que j’aimerais le rendre publiable à la fin, pour continuer à utiliser la fonction bloc note de ce blog, conserver une trace, pour moi, pour plus tard et pour tous ceux qui m’ont demandé pourquoi j’étais bouleversé après une semaine de formation. Mais en faire comprendre le moteur et éviter autant que possible de sombrer dans le ridicule m’obligent à m’exposer plus que jamais dans l’expérience émotionnelle la plus forte de ma vie professionnelle, en évitant un niveau d’impudeur insupportable. Challenge. Je vais essayer. Sans image ni intertitre, pas question que je facilite la lecture hein…

J’ai la chance depuis 6 mois de faire partie d’un programme de formation réservé à quelques dirigeants. Nous sommes 16 collègues issus des différentes agences du groupe et de tous les pays d’Europe, Moyen-Orient et Afrique. Après une rencontre de 3 jours en novembre autour de l’agilité financière (passionnante mais ardue), nous nous sommes retrouvés lundi dernier et pour 4 jours, au château de Touffou, pour travailler sur le leadership.

J’ai déjà pratiqué une formation de ce type, déjà en anglais, dans le passé, dans un autre groupe de communication. Davantage axée management mais avec le prestige de Harvard et le même type d’environnement. Je sais ce que ce type de training, ultra participatif, coûte en énergie pour briller et démontrer sa légitimité à chaque instant, d’autant plus face à des personnalités pour la plupart charismatiques, intelligentes, drôles et majoritairement de langue maternelle anglaise. Même en formation, même si le contrat moral dit que rien de ce qui s’y passe ne sortira du lieu, même si l’enjeu pendant les moments de vie se résume à passer un bon moment de partage plus informel, la pression sociale est là, partout, à chaque instant : « je veux que ces gens me trouvent intelligent, me respectent et peut-être même, m’aiment ».

La première minute du premier jour, l’introduction de l’organisateur insistait sur un point : cette semaine était pour nous, rien que pour nous, de ces moments qui arrivent rarement dans un parcours professionnel. Dès cet instant, j’ai pris une décision : je profiterais de cette semaine pour me nourrir des autres dans le format le plus confortable pour moi, sans me soucier de l’image renvoyée. Je n’interviendrais que si j’avais quelque chose à dire, à mon rythme, en conservant les moments d’isolement qui me sont nécessaires, qui me mettent forcément un peu en dehors du groupe ou en tout cas, certainement pas au centre. Rien qui ne démontre à priori la capacité à devenir un jour un leader respecté. Mais cette semaine était pour moi, pas un examen pour gravir des échelons, je l’assumerais comme telle.

Nous avons alors enchaîné une journée sur le modèle de toutes celles qui ont suivi, avec une courte séance plénière autour des éléments techniques d’un bon leadership, suivie de mises en pratique en petits groupes de 4 qui resterait toujours le même. « Etre un leader dans mon organisation », « Inspirer avec une vision », « Savoir écouter, vraiment », « Développer les autres », « Mener une conversation courageuse »… : autant de thèmes que j’avais déjà travaillés mais que la pratique sur des cas réels en petit comité rendait passionnante, riche d’enseignements, parfois difficile.

Ma principale découverte en la matière concerne le coaching dont j’ai pour la première fois compris les rouages (et mes erreurs passées) : il ne s’agit pas de conseiller le coaché après avoir posé toutes les bonnes questions mais bien de l’amener à trouver ses propres solutions, même si elles sont complètement différentes de ce que vous auriez prises. Ne pas colorer ses questions de son point de vue s’est révélé être un challenge pour tous mais j’ai eu l’occasion de l’expérimenter en premier et en mode cobaye devant tout le monde lorsque la formatrice m’a demandé de venir jouer le coach en séance plénière.

Au milieu d’un cas fictif dans lequel un formateur interprétait un manager confronté au manque d’autorité naturelle sur son équipe, ma mission était de montrer comment je ferais pour l’amener vers ses propres solutions, personne ne s’étant précipité pour prendre le rôle. Ce qui m’aurait rendu immédiatement brillant aurait été d’enchaîner directement, quitte à risquer quelques questions fermées ou trop orientées. J’ai juste dit « I need few minutes to build it ». Comme pour remplir le silence dont je m’accommodais pourtant assez bien et sans doute m’aider, la formatrice a alors commenté avec beaucoup de bienveillance qu’elle savait que j’avais écouté très attentivement, que j’allais y arriver sans problème… Mais j’ai malgré tout pris 2 bonnes minutes pour structurer quelques questions vraiment ouvertes, ne laissant rien transparaître de ce que j’aurais fait à sa place. Pas de « Have you try something to save it ? » mais plutôt « What have you tried so far ? ». Pas de « What if… ? » ni de « Why don’t you… ? » qui sont finalement plus simples pour le coach que pour le coaché. Contrairement à ce que la formatrice me laissait entendre, ce n’était pas 2 minutes de panique mais bien 2 minutes de confort pour moi. Un confort qui me permettait ensuite de me libérer des questions préparées pour écouter vraiment mon interlocuteur, sans réfléchir à la question suivante. L’exercice s’est révélé difficile mais pas inatteignable, ayant accompagné mon « faux coaché » vers sa propre solution, d’ailleurs très différente de ce qu’aurait été la mienne.

Le dernier jour, j’ai compris que les « feedback sessions » ne s’illustreraient pas par des cas réels extérieurs au groupe mais à travers nous, chacun des participants. Il s’agissait bien de se donner la chance de se dire et s’entendre dire ce qu’on ne se dit jamais. Quelle première impression on donne avec quel impact ? Quels sont les points de forces de nos personnalités, pas compétence, mais bien personnalité ? Sur quel aspect travailler pour le mettre au service de son leadership ?

J’avoue qu’à ce moment là, l’espace d’un instant, j’ai regretté d’avoir choisi un peu la facilité en ne faisant pas l’effort de briller. Le retour allait forcément être violent à entendre puisque je savais qu’il serait honnête, qu’il toucherait à qui je suis vraiment quand je ne porte pas de masque social. Plus difficile encore, faire preuve d’honnêteté auprès de chacun des 15 autres participants dont certains que j’avais très peu croisé, allait être très compliqué. Mais j’avais appris à écouter, à mener des conversations courageuses, il me restait à compter sur mon instinct pour viser juste.

Le format de l’exercice reposait sur 4 étapes dont je mesure maintenant l’intelligence de la construction.

La première consistait à faire dans son groupe de 4 son propre bilan de la semaine, confronté aux objectifs qu’on s’était fixés le premier jour. Elle a notamment été pour moi l’occasion d’exprimer le fait que ma réserve avait sans doute quelque chose d’aussi égoïste que confortable pour moi, en donnant assez peu aux autres alors que je m’étais nourri de leurs points de vue, que je n’étais pas assez engagé. Mais j’ai aussi exprimé le plaisir absolu que j’avais eu à écouter les autres, les guider dans leur propre cheminement, une véritable révélation.

La deuxième étape était consacrée à donner pendant 5 minutes chacun un feedback aux trois autres participants de son groupe, en petit comité. Le premier choc a été de lire dans les yeux parfois embrumés des mes interlocuteurs à quel point le retour honnête que je leur donnais touchait des points sensibles, différents, pas antagonistes mais complémentaires de ce qui était dit par d’autres. Lorsqu’est venu mon tour d’écouter, après avoir pris comme chacun une grande respiration, alors que je m’attendais à entendre parler de distance, de discrétion, de trop grande réserve, j’ai entendu la description de moi la plus proche de qui je crois être vraiment. Tout en m’éclairant sur les réactions que je suscite, que j’interprète mal. Tellement incroyable que je me suis mordu les lèvres pour ne pas pleurer.

La troisième étape a sans doute été la plus étonnante : elle consistait, dans un mode « Speed dating », à dire en 1 minute à chaque interlocuteur défilant en face de soi son élément de force et l’élément à travailler pour être un bon leader. Les deux enseignements convergents ont été que j’avais un point de vue assez clair sur des gens que j’avais pourtant parfois seulement croisé sans vraiment échanger et que ceux-là même confirmaient ce qui venait de m’être dit dans mon groupe de travail qui me connaissait bien. La force de la première impression est absolument gigantesque, je ne suis pas sûr de vouloir m’en souvenir.

La quatrième étape a consisté à commenter pendant quelques minutes, à tous, les enseignements et le bilan qu’il tirait de sa semaine. Et c’est vraiment submergé par l’émotion (sans savoir si ça se voyait vraiment) que j’ai pris la parole.

Mon instinct me dit que si je m’arrête là dans le récit de cette formation sans préciser les raisons de mon émotion, ce n’est pas très courageux ni instructif. Je sais aussi que si je donne trop de détails sur ce qui m’a été dit, je rentrerai dans un processus d’exposition aussi impudique que prétentieux.

Le meilleur compromis est peut-être de partager ici le bilan que j’ai déjà partagé (en anglais) avec les autres participants, avec mes mots (traduits, donc) plutôt que les leur :

« J’ai beaucoup appris de cette semaine, d’un point de vue technique d’abord avec des enseignements qui influeront sur mon comportement notamment pour devenir un meilleur coach. Cette formation m’a permis d’identifier des actions pour mise en oeuvre immédiate, ce qui était mon objectif prioritaire. Ce qui aurait d’ailleurs suffit à faire de cette semaine un investissement en temps utile.

Mais j’ai compris beaucoup plus que ça. Sur l’image que je renvoie, sur la façon dont ma personnalité impacte les attentes que les autres ont vis à vis de moi. Vous m’avez dit que ma réserve est avant tout une force qui ne m’empêche pas d’être très présent, d’apporter une contribution qui vous a parue précieuse, que vous attendiez et preniez systématiquement en compte.

J’ai réalisé que mes paradoxes étaient très lisibles, perçus comme un équilibre riche, étonnant mais très assumé entre l’analytique et l’émotionnel, l’enfermement dans ma propre bulle et l’intérêt pour les autres, la discrétion et la capacité à rentrer immédiatement dans l’intimité, la volonté de donner peu qui donne envie de savoir beaucoup tout en respectant la distance que j’impose. Un équilibre tellement assumé qu’il est confortable pour les autres. Tout ce que je classais parmi mes points de faiblesses (assumés) et parfois mes failles (subies), vous l’avez fait émergé comme une force que vous m’enviez.

Je comprends aussi que mes points de vue souvent décalés, exprimés en peu de mots, créent de l’intérêt et de la frustration, l’envie d’en avoir plus, plus souvent. J’ai plus conscience de la frustration créée que de l’envie suscitée. Et surtout, vous m’avez dit que s’il faut partager plus, c’est contrairement à ce que je crois pour m’imposer moins de pression, prendre moins les responsabilités, pour me créer un confort dans ma vie personnelle si j’ai déjà trouvé celui de ma vie professionnelle. Ce que je dois changer, c’est la pression que je me mets, celle qui empêche de nourrir de plus de plaisir la contribution que j’apporte.

Pour être franc, je ne sais pas ce que je vais en faire, je ne suis pas sûr de pouvoir ou même vouloir changer ça. Cette pression fait partie de mon équilibre. Mais ça éclaire immédiatement des comportements ou des commentaires que je ne comprenais pas toujours autour de moi. C’est tout simplement énorme et bouleversant. Alors MERCI à tous. I mean it ».

Schizophrénie

26 avril 2012 · Humeur · 5 Commentaires

Tout a commencé en 2008. J’avais pratiqué le blog marketing, la rubrique « séries télé » d’un site, la curation d’articles professionnels, le relais de points de vue en anglais sur un twitter alors largement ignoré des français… J’avais exprimé un peu mon envie d’écriture en publiant quelques billets plus personnels. Mais je m’étais surtout composé un écosystème de représentation en ligne. Utile, et finalement souvent assez ennuyeux.

C’est avec la montée en puissance de Twitter en français et de la diversité de mes followers que j’ai pris une grande décision : dorénavant, je montrerais une partie de ce que je suis. Vraiment. Sans recherche de bénéfices particuliers. De la contrainte allait naître la liberté : puisqu’il devenait impossible de composer avec le croisement d’univers si divers -professionnels, personnels et amicaux-, autant ne composer avec personne. La seule limite (de taille) était d’échapper au conflit d’intérêt qui servirait la cause d’un client sous couvert d’avis personnel.

Assez vite, j’ai compris que l’envie de m’amuser primait. Une représentation assez fidèle de ce que je suis dans la vie quand je ne suis pas en représentation. Sans doute justement pour compenser un métier aussi exigeant et parfois pesant que passionnant, alors que mon blog était devenu un exutoire pour des sujets de plus en plus personnels, souvent noirs. Sur Twitter, je serais donc léger. Celui que seuls quelques-uns de mes amis connaissent.

J’ai rapidement et volontairement oublié que des collègues, des clients, des prospects, des candidats, des journalistes, des recruteurs potentiels ou encore des « influenceurs » me lisaient. J’ai considéré que les échanges qui se créaient avec eux dans cet univers virtuel y resteraient. J’ai créé une ligne de démarcation qui m’a souvent évité le périlleux exercice de débuter une conversation sur Twitter pour la prolonger dans la vraie vie. Tous ceux qui ont essayé se sont essuyé une fin de non recevoir. J’ai ignoré les remarques évoquant des « dommages collatéraux sur mon image professionnelle ». J’ai aussi refusé les concessions qui auraient pourtant servi ma popularité supposée : « je te suis sur Twitter si tu arrêtes avec tes livetwitts d’émissions débiles ».

A l’arrivée, je crois que ceux qui ne me connaissent aujourd’hui que sur Twitter m’imaginent écervelé, drôle, accro à la télé, bobo, plutôt sympa, assez superficiel, égocentré, ouvert et accessible. Alors que les lecteurs de mon blog voient sans doute quelqu’un d’un peu torturé, compliqué, renfermé, réflechi, égocentré et distant. Et comme tout le monde, je crois être un mélange de tout ça. Je l’ai juste séparé par espace d’expression, un peu comme un schizophrène l’exprimerait mais de façon pathologique, au même endroit et dans la vraie vie.

J’ai eu plusieurs échanges récemment qui m’ont fait m’arrêter sur le sujet. Un premier sur la nécessité d’exprimer son égo quand on passe son temps, en tant que manager, à l’écraser. Ensuite une conversation sur ce que « être vraiment soi » signifie. Enfin un débat sur le moteur lié à l’envie de se répandre sur Internet en frôlant trop souvent l’impudeur.

Il arrive toujours le moment où je m’interroge sur le sens de tout ça, où je me demande si je ne devrais pas mettre de la mesure et si, dans les quelques cas de communication sensibles que je gère, ce ne pourrait pas être utilisé contre moi. Je suis d’ailleurs souvent encouragé à plus de mesure par mes proches qui n’ont sans doute comme seul objectif que de me protéger. Il me reste à comprendre de quoi je dois me protéger.