Six vérités plus ou moins farfelues sur moi

Claire a été la première il y a quelques jours à m’inviter à l’une de ces chaînes qui participent à l’esprit communautaire des blogs : raconter 6 vérités plus ou moins farfelues sur moi avant de passer le relais à 5 futur ex-potes de blogs.  J’ai d’abord été touché (je suis un grand sensible et non, ce n’est pas la première vérité farfelue sur moi), puis embêté (difficile de ne pas tomber dans le grand déballage impudique même si on n’est pas sur Postsecret) puis amusé (ça c’est mon côté joueur de blogueur post-pubère). Pour être franc, j’ai vraiment failli ne pas participer. Je dois confesser que ce qui suit n’est pas la version 1 de la réponse, tout y est vrai mais je me suis un peu censuré entre-temps, pas trop quand même, promis.

Première vérité : en maternelle, j’étais le prince. Pas celui des contes de fée, vous savez, celui qui débarque sur son beau cheval blanc pour emmener sa princesse vers un avenir plein de bonheur. Plus prosaïquement, j’étais le prince des pleurs. Celui qui se révélait capable de plonger dans la détresse la plus totale une classe de 30 bambins insouciants en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. J’avais les sanglots les plus communicatifs de tout le quartier, ce qui me hissait au grade inestimable de “cauchemar ambulant “ pour les maîtres et maîtresses de ma prime enfance. Ca s’est arrangé plus tard… Bizarrement, je ne m’en souviens pas à l’école mais très bien en classe de neige, avec ancrée dans ma mémoire la tête dépitée des moniteurs qui devaient gérer 10 micro-skieurs en larme quelques secondes seulement après mon arrivée.

Deuxième vérité : en début d’école primaire, j’étais d’une timidité quasi-maladive. Bizarrement, c’est ce qu’on m’a présenté pudiquement comme un “médecin” qui en a fait le diagnostic. Pour les autres, ma timidité était perçue comme un caractère lunatique, parfois quasiment asocial, parfois mais plus rarement extraverti, avec ces pics d’exubérance assez classiques des vrais timides. Quelques années plus tard, malgré le métier que j’ai choisi (le paradoxe des grands timides), les choses n’ont finalement pas changé tant que ça. Je suis un timide qui a choisi de s’ignorer.

Troisième vérité : à 7 ans, pendant un week-end de 3 jours avec mes parents et ma soeur à Paris, j’ai décrété que “c’est là que je vivrais quand je serais grand”. Ca a fait rire mes parents 3 jours puis de moins en moins jusqu’à ce qu’ils comprennent quelques mois plus tard que ça ne me passerait pas.

Quatrième vérité : pendant toute mon enfance, mon meilleur ami était… ma meilleure amie. Avec seulement quelques mois d’écart (je reste le plus jeune eheh), nous étions inséparables tous les week-end et pendant les vacances. Moi le citadin, elle la “fille de la nature”. Moi le garçon forcément un peu benêt, elle la débrouillarde qui n’avait peur de rien. “Le grand chemin” sans Anémone ni Bohringer, exactement. L’un de nos jeux préféré était de rejouer les grandes scènes d’amour vues au cinéma. L’idée n’était pas de moi mais j’en garde quand même un souvenir ému !

Cinquième vérité : J’ai un don, totalement inutile et qui ne me sert qu’à de très rares occasions. J’ai la “chance” d’avoir une capacité étonnante à retenir les noms des acteurs de séries américaines. Je ne parle pas de Larry Hagman ni de Don Johnson mais des plus obscurs (à l’époque) Brad Pitt dans Dallas et Arielle Dombasle dans Miami Vice. Ne soyez pas jaloux, ça ne sert à rien d’autre que d’encombrer la mémoire inutilement.

Sixième vérité : mon rêve immédiat de bonheur absolu serait de partir en vacances une semaine au Club Med tout seul, alterner une journée sans parler à personne avec une autre à faire la fête avec des inconnus, puis retrouver vite Paris qui me manquera et aller avec ma meilleure amie au cinéma voir un film très triste (je suis capable de pleurer 1h30 devant un film comme “Breaking the Waves”, étrangement ça me fait du bien) et retenir l’intégralité du casting. Finalement, c’est peut-être vrai qu’on ne change pas.

Je passe donc le relais à Charles, David, JB, dfromparis et Thibault qui me détestent déjà…

9 Replies to “Six vérités plus ou moins farfelues sur moi”

  1. Six vérités plus ou moins farfelues sur moi

    Je déteste sincèrement ces histoires de chaînes d’amitié ou de solidarité qui polluent périodiquement le Web et les messageries. C’est donc avec effroi, stupeur, mais finalement amusement que j’ai découvert un lien en provenance de chez Eric qui pointa…

  2. JB, David, Thibault > Désolé…
    Charles > OK j’avais raté ça
    Claire > Je ne t’oublierai pas pour la prochaine chaîne 😉

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