Le système Abercrombie & Fitch

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En déplacement à New York, j’avais parmi mes visites programmées : Times Square, Central Park… et Abercrombie & Fitch. Parce que la marque à l’élan, attendue à Paris au 23 avenue des Champs-ELysées dès 2011, est un modèle de marketing qui peut agacer en tant que consommateur mais qui suscite l’admiration des trend setters et le respect des marketeurs dont je fais partie. L’animation magasin y est élevée au rang de spectacle, la file d’attente pour pénétrer dans l’antre de la branchitude chic en est l’un des signaux extérieurs les plus évidents.

Quand on connait d’autres magasins A&F dans le monde (Londres par exemple), pas de surprise énorme, le principe du flagship New-Yorkais reste le même, en plus grand et en plein coeur de la 5ème avenue.

Alors, comment ça marche, le système A&F ? Après une bonne demi-heure d’attente, vous arrivez au seuil de l’entrée, accueilli par des vendeurs de toute évidence issus d’une agence de mannequin, dans la taille de chemise suffisamment trop petite pour que les muscles débordent de partout. Vous avez droit à un sourire et quelques phrases (en français dès que vous avez dit 2 mots), un accueil chaleureux identique à celui qui ravira des mamies québécoises sorties en bande, des parents venus chercher la commande du fiston, un couple gay très visiblement adepte de la marque, une horde de jeunes filles déjà très émoustillées et un New-Yorkais qui pourrait travailler dans le magasin. La musique a démarré très fort dès l’ouverture avec du Lady Gaga en version remix club, les gens entrent avec la vigueur d’un premier jour de solde. Il est 10 heures, le flagship store vient d’ouvrir.

Dès l’entrée, un des vendeurs torse nu pose sous l’objectif d’une photographe habillée très sexy, ni les demoiselles ni le couple gay n’osent plonger devant l’objectif mais on sent bien que ça arrivera tôt ou tard. A l’intérieur, tous le staff est habillé de la même façon et semble sortir du catalogue de la marque, mis à disposition pour la modique somme de $10 (le catalogue, pas les vendeurs). Il suffit que vous posiez vos yeux sur un vêtement pour que l’un des membres viennent vous demander comment ça va, sourire à l’américaine gravé aux lèvres.

A la caisse, ça rigole un peu moins mais les premiers mots qu’on vous adresse sont “check it out on Facebook” sur un ton robotisé qui demande encore un peu de travail. C’est ce même message qu’on retrouvera au fond du sac qui a accueilli la chemise proche de celles des vendeurs (forcément, vous voulez ressembler à ça), pour la somme de $60. Contrairement à l’idée reçue, ce n’est finalement pas tellement plus cher que chez Gap à quelques blocks sur la 5ème avenue.

Ca donne envie d’en voir plus ? J’ai bien essayé de filmer mais les vendeurs mannequins ont visiblement une troisième mission cachée : vigile. Si vous souhaitez donc voir 2 vendeurs et une vendeuse plonger sur vous pour vous expliquer que filmer et prendre des photos est totalement interdit, rien de plus facile, sortez un appareil. J’ai réussi à sauvegarder les premières secondes de l’entrée dans le magasin, très incomplet mais ça reflète assez fidèlement l’ambiance bouillonnante. Et pour les plus attentifs, tous les protagonistes cités plus haut sont visibles dans la vidéo.

Encore une fois, ce marketing poussé à l’excès, comparable à un Disneyland qui aurait ingurgité trop d’hormones,  est agaçant mais j’aime les vêtements de la marque (à un moment où il est de plus en plus trendy de s’en moquer), les prix avec la conversion dollars euros sont très intéressants et l’efficacité est toujours louable. J’attends plus que jamais l’ouverture du magasin parisien.

L’Ecole de Chiens Guides pour Aveugles de Paris

Demander à ses amis de mettre en lumière une cause qui lui tient à coeur en guise de cadeau d’anniversaire est une belle idée. Très franchement, je n’ai jusqu’ici, pour des raisons personnelles ou professionnelles, jamais eu à m’intéresser aux chiens guides pour aveugles et malvoyants. William nous a donc emmené à la découvertes de l’Ecole de Chiens Guides pour Aveugles et Malvoyants de Paris et de la Région Parisienne.

Au programme, un exercice les yeux bandés avec un chien (incroyablement patient), une rencontre avec 3 personnes déficientes visuelles et leur guide respectif, une visite des chiots en élevage qui nous ont évidemment totalement fait fondre. Et des tonnes d’informations.

Pour la partie exercice, c’était évidemment plus sensoriel qu’éducatif mais une belle expérience. J’en retiendrai cette photo qui montre assez bien que si le côté presque ludique l’a emporté chez nous, il y en a un qui a travaillé tout le temps, aux aguets, ici les yeux rivés sur l’objectif : c’est le chien.

ecole-de-chiens-guide

Nous avons ensuite rencontré 3 vraies natures, même si les personnalités sont assez différentes, qui nous ont raconté et donné à voir leur relation avec leur chien, leur quotidien, la valeur de ce guide qui est devenu leurs yeux. Touchant mais souvent drôle aussi.

Le moment “on fond tous devant un chien” est arrivé avec la visite de l’élevage et en particulier la portée de Retriever absolument craquants.

Ce que j’ai retenu de cette visite :

– Les étapes d’éducation et de suivi d’un chien guide sont l’élevage, la famille d’accueil, l’éducation, le stage d’adaptation du chien avec la personne, des journées de perfectionnement et l’après-guidage (la retraite) après 10 ans.

. S’il faut compter 15.000 Euros pour élever un chien guide, il est gratuit pour un aveugle ou un mal voyant

. Il y a beaucoup de façons possibles d’aider une école association loi 1901 telle que celle que nous avons visité à Vincennes : faire un don ou leg, acheter à la boutique, devenir famille d’accueil, d’élevage ou de retraite, faire du bénévolat… Une entreprise peut parrainer l’association, y exercer du mécénat ou un accord d’entreprise. A ce jour, l’école est soutenue par les entreprises privées suivantes : Alain Afflelou, La RATP (Fondation), Crédit Agricole, Sanofi Aventis en plus de Royal Canin.

Merci William pour ce moment utile, partagé avec Mathilde, Anne-Laure et Benjamin, Greg, Cyril et Todac. A ceux qui ont raté le rendez-vous, bonne nouvelle : la journée Portes Ouvertes de l’école est fixée au 26 septembre 2010.

A nous deux velib’

Je dois probablement faire partie des premiers abonnés velib’ et après une belle relation de deux ans, je pense qu’il est aujourd’hui important de faire le point sur notre relation. Pour repartir de plus belle. Toi et moi.

Tout a commencé par une rupture : mon ancien vélo, régulièrement outragé, dépecé et tailladé au niveau des pneus, a fini seul, abandonné au pied d’un arbre lorsque le rutilant service velib a débarqué. Ont alors pu débuter quelques mois de lune de miel avec tes nouveaux vélos tout neufs disponibles partout et quand je veux, je remarquais alors à peine les défauts. Et si la violence urbaine continuait à s’exprimer sur quelques vélos, celui d’à côté me tendait le guidon. C’était le temps du bonheur.

Il faut regarder la vérité en face : au fil du temps, notre relation s’est dégradée. Rien de très grave mais plein de petits détails qui font notre quotidien et qui m’agacent prodigieusement. Tu as fait des efforts, tu as même fait des enquêtes pour comprendre en quoi tu pouvais t’améliorer. Le problème est que je ne me retrouve pas dans les enseignements de la dernière en date qui m’explique que tout va bien, que tout le monde est content et regrette juste un trop plein de vandalisme.

En 2 images tu comprendras facilement ce que je te reproche aujourd’hui :

velib-station-vide

station-velib-pleine

C’est bien beau de remplacer les remorques de régulation par des bus de régulation : ça ne marche pas. Et je suis un peu fatigué de trouver des stations vides le soir pour rentrer du travail ou inversement de parcourir tout Paris pour rendre mon velib quand toutes les stations environnantes sont pleines.

Pour corser cette tension face à des stations trop vides ou trop pleines, tu as oublié d’évoluer avec ton temps. Pire, tu as régressé. Alors que quelques applications iPhone intégraient l’indication des stations velib à proximité (dismoioù par exemple), on n’y trouve plus que des infos sur Lyon et Bruxelles. Intéressantes, c’est pas le sujet, mais nettement moins utiles quand on est un peu perdu en plein 18ème. S’il est un service qui devrait faire preuve de la plus grande modernité en termes de mobilité, c’est bien toi. Ton site internet mobile est tout sauf pratique et ergonomique.

Sans support technologique, on pourrait s’attendre à un système d’indicateurs dans la ville très au point pour diriger vers la station velib la plus proche, je ne l’ai pas encore trouvé. S’il existe, ça veut dire qu’il faut qu’on parle plus, toi et moi.

Je passerai sous silence les quelques fois récentes où tu m’as carrément laissé tombé (encore il y a 10 jours) en plantant toutes les stations parisiennes à 1h00 du matin, à un moment où j’avais vraiment besoin de toi. Et ces petites touches d’énervements que tu pourrais facilement éviter, par exemple en faisant en sorte que le numéro d’abonné utile pour s’identifier sur les services web soit celui qui est inscrit sur la carte et pas un numéro indiqué sur le papier reçu il y a deux ans lors du premier abonnement.

J’ai vraiment envie qu’on continue toi et moi, mais il va falloir faire des efforts. Tu peux me parler aussi si tu veux, je n’ai peut-être pas été parfait non plus de mon côté. Refaisons un point dans 6 mois.

Abercrombie & Fitch à Paris en 2011 : les raisons de l’impatience

Ce n’est plus un secret, la marque au logo en forme d’Elan débarque à Paris. Fidèle à sa stratégie de communication, les gardiens de l’image tentent de faire les choses dans l’ordre : elle a annoncé ce mois-ci dans un communiqué officiel l’ouverture d’un second “flagship” (magasin vitrine) au Danemark à Copenhague en 2009, suite au succès du magasin Londonien. Pour le reste, A&F essaierait de “sécuriser des emplacements” en Europe (Italie, France, Allemagne, Espagne et Suède) alors que le premier flagship asiatique débarque dès 2009 à Tokyo. Partout dans le monde, la qualité architecturale des magasins sera prioritaire, l’excellence du design étant l’une des caractéristiques de la marque.

Pendant ce temps… les travaux ont débuté au 23, avenue des Champs-Elysées pour accueillir A&F dans la capitale parisienne, on peut donc dire que la “sécurisation du lieu” s’est plutôt bien déroulée ! Difficile d’obtenir des informations auprès de la firme qui dit chercher encore un emplacement mais on peut tabler sur une ouverture fin 2010 début 2011 au plus tard. La qualité architecturale sera probablement au rendez-vous, à regarder le lieu de plus près (ce qu’à fait Eric).

Update septembre 2010 : un avant-goût avec le flagship de New-York

Abercrombie & Fitch Store Paris
Abercrombie & Fitch Store Paris

Si l’arrivée de la marque fait tant parler, c’est sans doute au moins autant pour les vêtements trendys, très très chers si on compte le billet d’avion pour NY (5ème avenue) ou même l’Eurostar pour Londres, que pour le concept des magasins : déshabiller les mannequins sur des affiches n’y suffit pas, il s’agit de les transformer en vendeurs torse nu qui n’hésitent pas à attirer les passants en s’exhibant en devanture du magasin. Alors, voici ce à quoi on peut s’attendre au niveau du (jusque là très calme) numéro 23 des Champs-Elysées.

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Romain Mesnil : le nu au service du buzz

J’avais au mois de janvier passé du temps à comprendre dans le cadre d’un projet pour un client la signification de la nudité qui accélère avec Internet les dimensions d’affirmation de soi et de revendication dans des intentions pleines de paradoxes. Plus prosaïquement, tout acteur du web sait aussi que parmi les requêtes les plus populaires sur les moteurs de recherche, le “nu” est un must.

Le perchiste Romain Mesnil, privé d’équipementier depuis janvier, a bien compris le potentiel de buzz de la nudité et a choisi aujourd’hui d’annoncer sa conférence de presse du 31 mars à propos d’un “nouveau projet de partenariat sportif pour les entreprises et les particuliers” avec un teaser qui vient de générer une dépêche AFP, de confiance, avant même que la viralité n’ait fait son travail sur le web. On remarquera que s’executer en plein marais ajoute du sel à l’exploit. En effet, il fallait oser.

Pour les fans, le groupe Facebook est ici.

MAJ 31/03 : La vidéo intégrale et la révélation sont sur le site de Romain.

Abercrombie & Fitch et Dolce & Gabbana investissent les Champs-Elysées

Depuis que la mairie de Paris s’est déclarée opposée à l’ouverture de magasins de prêt-à-porter sur les Champs-Elysées, c’est une véritable déferlante… Après l’autorisation donnée à H&M pour un magasin conçu par Jean Nouvel sur 2820 m²,  c’est au tour de Abercrombie & Fitch et Dolce & Gabbana d’obtenir l’agrément de la CNEC.

Le premier, que j’attends avec impatience depuis les premières annonces, ouvrira au 23 de l’avenue un magasin de 1211 m² et le deuxième sera basé au 12/14 du Rond Point des Champs-Elysées avec une surface de 1 500 m². Pas sûr que la protection du commerce de proximité défendue par la Mairie soit au rendez-vous mais super pratique pour faire une course le midi entre deux rendez-vous quand on travaille dans le coin (ben quoi ?).

J’attends la marque à l’élan le pied ferme mais, même si aucune date précise n’a été transmise, il faudra probablement attendre 2010 pour les 3 enseignes.

Mon dentiste, ce héros

Depuis un mois, j’ai découvert un problème que je ne pensais pas avoir un jour : pas facile de rester immobile face à la fraise du dentiste quand on rit !

Parce que pour moi comme pour à peu près tout le monde, un passage chez le dentiste ne représente pas exactement le meilleur moment de détente dont on puisse rêver. Je dirais même que, douillet comme je suis, ça s’apparente d’avantage à un croisement entre un film gore des années 50 et la pire séquence de Fear Factor qu’à une bonne séance de rigolade. Mais ça, c’était avant que je découvre le dentiste le plus fun de tout Paris.

Fun dentiste

Autant le dire, la photo est non contractuelle, mon dentiste est beaucoup plus jeune que ça et son humour beaucoup plus subtil. OK, je vous raconte.

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