Tellement proches

Ce soir avait lieu en avant-première pour les membres du Club 300 AlloCiné -dont je ne fais pas partie mais j’ai des amis qui ont les bras longs chez AlloCiné– la projection d’un film totalement barré qui aura mis 10 minutes à m’emporter complètement dans sa folie.

tellement_proches_01

Tellement proches, d’Eric Toledano et Olivier Nakache, est une comédie ovni qui débute donc un peu péniblement avant d’aligner en continu des scènes d’anthologie drôlissimes. Chacune pourrait d’ailleurs constituer un sketch indépendant qui se suffit à lui-même. Parmi mes moments préférés : l’entretien d’embauche de la femme de ménage, l’avocat commis d’office “face à ses clients” (excellent François-Xavier Demaison), le médecin black qui a du mal à s’imposer (étonnant Omar Sy), Geneviève 91 ans arbitre d’un match de ping pong en pleine cité (Renée des films de Klapish égale à elle-même), une séance de crazy signs improvisée (Vincent Elbaz fait un GO tout à fait crédible), la fausse juive qui vrille assez violemment dans l’excès, une soirée diapos en famille d’un nouveau genre et pas mal d’autres… En fil rouge : une montée en puissance dans la folie et le décalage. En pretexte, l’histoire d’une famille fusionnelle totalement névrosée dans les années 90.

Plutôt que d’imposer des aller-retour rire et émotion dans le plus pur style des comédies romantiques, le bascule s’opère à la fin du film, avec une belle réussite probablement beaucoup soutenue par les choix musicaux (Say it ain’t so met les larmes aux yeux systématiquement) et par la performance des acteurs, avec à leur tête une Isabelle Carré définitivement plus à l’aise dans le registre de l’émotion que celui du rire.

Tellement proches sera à voir dans les salles dès le 17 juin.