Un docu-fiction de qualité

Je ne suis pas d’accord avec les critiques acerbes émises à l’encontre du docu-fiction "les révoltés du vol 93" diffusé hier soir sur France 3. Bien sûr, la coproduction américaine a sans doute imposé son lot de patriotisme parfois lourdingue (et encore, on aurait pu s’attendre à pire) mais le film évite l’écueil principal de cette catégorie : la limite entre la réalité et la fiction est ici extrêment clairement dessinée, les interpretations développées sur la base de supposition sont soulignées. Même si on a déjà lu mille fois l’histoire des passagés qui ont réussi au péril de leur vie à stopper la route d’Al-Qaida vers le Capitol, la force des images et des reconstitutions donne forcément un éclairage différent. Ce n’est en rien un gage de qualité (ça se saurait) mais c’est en prime un beau succès d’audience.

Le carton Desperate Housewives

1,2 millions de téléspectateurs, sur Canal + un jeudi soir en crypté, c’est autant que les matchs de foot les plus attendus et d’autant plus exceptionnel que la série est multidiffusée. L’audience est restée stable toute la soirée, alors qu’on relève habituellement une érosion de l’audience à chaque nouvel épisode (3 diffusés à la suite ce soir là). Bref, un bon carton, je le savais !

Incroyable Mea Culpa

Nous n’étions "que" quelques 10 millions de télespectateurs à 11h00 du soir à voir (ou revoir pour les plus accros), 3 fois de suite en l’espace de 30 minutes, l’intégralité de l’émission avant d’assister au dénouement "tant attendu". Glem et TF1 ont-ils eu peur que le public habituel à cette heure là ne comprenne pas du premier coup ? Bien sûr, tout ça aurait pu éviter de s’étirer en longueur sur plus de 2 mois (TF1 joue en plus les prolongations avec un épisode supplémentaire) mais je suis bien obligé de retourner violemment ma veste suite à ma dernière note sur le sujet : le casting était plutôt bien vu, l’émission parfois franchement drôle (la plupart du temps au 20ème degrés quand même) et je suis sûr que de multiples thèses sur la dimension sociétale relative à la prise de conscience de la fragilité d’un tissu familial face à l’intolérance vont fleurir ici ou là. Ouf, on n’a pas perdu notre soirée…

Desperate Housewives à ne pas rater

La série arrive sur Canal en septembre et encore une fois, les américains réussissent à innover en renouvelant le genre Soap Opéra avec un ton décalé de comédie pimentée qui s’intéresse à la décénnie jusque là largement ignorée des quarantenaires. Les fans de soap s’y retrouvent (Marcia Cross de Melrose Place et Nicolette Sheridan de Côte Ouest se frottent les mains d’avoir entammé leur lifting à la première ride venue), les hommes et les femmes sont tous gatés (actrices sexys, acteurs qui oublient régulièrement de mettre leur t shirt), les puristes sont comblés (2 golden globes : meilleur comédie et meilleure actrice de comédie pour Teri Hatcher – ex Lois & Clarcke et des tonnes de nominations aux Emmy Awards 2005). Le pilote est très bon parce qu’inattendu, la suite tient le niveau malgré une baisse de régime en milieu de saison. Tous à vos décodeurs le 6 septembre, en prime time (oui même canal se met à diffuser les séries en prime).

Pour ceux qui ne peuvent vraiment pas attendre, les vidéos en preview sont .

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Incroyable

Qu’est-ce qui pourrait bien faire l’événement à la télé cet été ? Ca doit être énorme, l’audience bat des records depuis le début du mois de juillet. Les 12 millions de téléspectateurs pour Dolmen ? Finalement pas tellement mieux qu’un bon vieux Julie Lescaut et puis c’est déjà fini, oublié… Les séries en prime time qui cartonnent (Lost sur TF1, FBI sur France 2…) ? : ça on l’avait tous vu venir… Marc-Olivier Fogiel sur Pink ? Ben non il y va même pas. Non, l’événement incontestable, c’est les plus de 5 millions de téléspectateurs (soit la moitié de l’ensemble des téléspectateurs à cette heure là) scotchés en deuxième partie de soirée le vendredi soir devant "mon incroyable fiancé". Forcément, les couv’ commencent à fleurir dans les kiosks (d’Entrevue à Télé Star), l’acteur rondouillard héros de l’émission est élevé au rang de meilleur acteur de sa génération, les rumeurs les plus folles commencent à courir et l’île de la tentation prend enfin le statut définitif d’émission racoleuse et insipide qu’elle n’aurait jamais du quitter. Même TF1 semble surprise de ce succès. Franchement, que 5 millions de français n’aient rien d’autre à faire le vendredi soir pendant les vacances, ça fout les jetons.

Bilan de mon année télé 2005-2006

Pas tous les jours facile d’assumer une sévère addiction aux séries TV américaines quand on vit à Paris. Alors que le télespectateur normalement constitué en est à découvrir Lost en s’envoyant tranquillement 3 épisodes le samedi soir sur TF1 pendant tout l’été, mon angoisse du moment est de réussir à tenir nerveusement à l’attente de la saison 2 devant les trailers (bandes annonces) et teasers disponibles sur le site de ABC et sur le site secret (mode d’emploi). Si on me demande mon avis sur les meilleures séries du moment, je parle de Deseperate Housewives (en septembre sur Canal), Veronica Mars, Boston Legal ou Battlestar Galactica devant un public hagard : pas forcément facile de briller avec ça en société, heureusement qu’on me demande finalement rarement mon avis sur le sujet…

Outre les séries précitées, à noter dans ma saison télé à moi une saison 4 d’Alias enfin redevenue digne du nom, Scrubs toujours au sommet, la deuxième et dernière saison (!) de Dead Like Me absolument jubilatoire, une cinquième saison de Six feet under (en cours de diffusion) toujours aussi intelligente. Evidemment, la conjonction du câble, du satellite et surtout d’internet permettent de profiter, en temps réel et, bonheur suprême, en VO, du meilleur de la télé US.

J’aurai l’occasion de revenir en détail sur ces séries et sur toutes celles qui n’ont pas tenu leurs promesses (24 saison 2,3,4?, Joey…) ou qui m’ont laissé indécis (Arrested Development pour ne citer qu’elle).