Toujours à l’heure à mes rendez-vous… à partir d’aujourd’hui

Comme tout parisien qui se respecte : 1. je manque de temps 2. je suis toujours en retard à mes rendez-vous 3. les embouteillages en taxi me stressent, le charme du RER atteint ses limites quand je me balade avec portable/videoprojecteur, mon vélo est refoulé à l’entrée du periph’ et la note de frais du transport en hélico n’amuse que moi. 

J’ai expérimenté aujourd’hui pour la première fois le taxi moto avec City Bird qui m’a permis de rejoindre le centre de Paris depuis mon rendez-vous à Plessy Robinson en moins de 30 mn à 18h00 (digne de Pizza Hut sauf que, en l’occurence, la pizza c’était moi). Sans parler du plaisir extrême de doubler les véhicules péniblement coincés dans un bouchon digne de l’heure de pointe (en leur faisant des grimaces, c’est mon côté gamin), c’était agréable de se faire piloter par des chauffeurs cools et rassurants, d’arriver à l’heure à mon rendez-vous suivant et j’ai même pas eu peur (on n’a pourtant pas fait que du 50 à l’heure…). Certes, aucune misenplis ne résiste à l’incontournable casque de sécurité (high tech quand même puisque équipé d’écouteurs et micro pour discuter avec le conducteur pendant le trajet) et réserve donc cette solution à la population très spécifique des spécimens prêts à se balader dans Paris avec une coiffure ridicule. N’empêche, je m’inscris au club, ça va devenir difficile pour moi de m’en passer… Il paraît que c’est en vogue depuis 2 ans, j’arrive donc probablement après la bataille mais si vous ne connaissez pas, je vous le conseille.

Hard disk drive

Philips Ce produit là révolutionne tout simplement la façon de regarder la télévision. Il permet même, dans mon cas, de réconcilier avec la télé. Sans rire. Et le hard disk drive qu’il intègre n’est pas nouveau, j’en entendais déjà parler chez Thomson il y a 7 ans. Du coup, je ne comprends pas pourquoi les fabricants communiquent aussi mal dessus. Il a une vraie dimension grand public et pas seulement geek, pourtant les grands du secteur semblent ne pas miser vraiment dessus.

J’ai choisi il y a plusieurs mois le modèle Philips HDRW 720. Parce qu’il associe le disque dur et un graveur DVD qui me paraît idéal. Pour la définition officielle "Grâce à la simplicité d’utilisation du combiné DVDRecorder avec disque dur intégré et sa mémoire tampon (6 heures), vous enregistrez à loisir tout programme TV sur disque dur. Ensuite, si vous souhaitez conserver pour l’éternité l’un de ces enregistrements, il suffit de le transférer sur un disque DVD+R ou DVD+RW, et ce en gardant la qualité originale".

Dans la réalité et de façon très pratique, le hard disk drive permet notamment de :

  • Regarder à 23h00 un film débuté à 21h00 sans avoir programmé au préalable le moindre enregistrement
  • Décider, après avoir regardé un programme en direct, de le conserver
  • Stopper à tout moment la diffusion d’un programme en direct pour la reprendre quand on veut
  • Programmer VRAIMENT facilement et rapidement un enregistrement sans se soucier du support (est-ce que je vais effacer un programme que je souhaite conserver ? est-ce que j’ai une cassette ou un DVD vierge dispo ?…)
  • Programmer autant d’enregistrement qu’on le souhaite lorsqu’on est absent (on n’est pas limité aux 4 heures d’une VHS ou, pire, 2h00 d’un DVD)
  • Passer les pubs en acceléré (bon ça c’est pas trop conseillé dans mon métier mais j’avoue).

Grâce à ce produit, je ne rate plus jamais un programme que je veux voir (par exemple un série US canon type Alias qui recommence sur Téva les gars…) et surtout je ne subis plus jamais des longues séances de zapping devant des programmes insipides quand j’ai envie de passer 1h00 devant la télé. J’imagine que le système Pilotime propose des fonctionnalités proches (je connais mal).

Je l’ai acheté il y a plus d’un an, j’étais totalement abasourdi par les explications du vendeur de chez Darty qui découvrait visiblement la bête sous mes yeux. Du coup, il a fallu que je réussisse à convaincre le brave garçon qui me survendait un graveur DVD Sony moitié moins cher que ça me paraissait moins adapté à l’usage souhaité. Il perdait visiblement une com intéressante au passage, il m’a regardé dépité partir avec le produit Philips dont il n’avait de toute évidence jamais entendu parlé…

Comme je travaille pas pour Philips, je précise qu’il y a d’autres marques certainement très bien à proposer le même type de produit. Pour ceux qui recherchent avant tout à zapper les pubs, TiVo est proposé aux US depuis plusieurs années sous l’oeil inquiet des annonceurs mais toujours pas en vue en Europe. Vous enregistrez avec quoi vous ?

Vraie vie

Bon, c’est vrai, moins de post en ce moment mais je vis, je peux pas être partout ! Ces derniers jours, j’ai enchaîné cours de chant, retour à la salle de sport, un déménagement, un dîner avec mes amis, sortie en boîte et accessoirement toujour sun peu de taf à l’agence. I’ll be back… soon…

Salariés blogueurs 1 Entreprises 0

On ne compte plus le nombre d’articles qui paraissent sur le phénomène des blogs chaque jour mais celui que vient de faire paraître Liaisons Sociales (disponible en ligne en version payante) dans son dernier numéro mérite qu’on s’y arrête. Intitulé "ces blogs qui brouillent le message", le papier de Anne-Cécile Geoffroy s’intéresse à la façon dont les entreprises intègrent les blogs de salariés dans leur stratégie de communication. Au final, on retient plutôt la frilosité des entreprises, ne serait-ce qu’à s’exprimer sur le sujet, ce qui laisse la part d’autant plus belle aux salariés blogueurs.

MAJ 23/09 : En complément, un papier de Laurent Dupin sur ZDnet détaillant le blog des salariés d’HP créé à l’initiative de Jean-Paul Vouiller, syndicaliste CFTC. "Sur le terrain social, le blog est en passe de s’imposer comme un outil de liaison et de pression" commente le journaliste, on attend toujours en France l’entreprise qui l’intégrera comme un outil susceptible de fédérer et supporter le sentiment d’appartenance des collaborateurs à l’entreprise…

Revue de blogs sur Europe 1

Après Europe 2, c’est Europe 1 qui a lancé depuis le 29 août une chronique sur les blogs avec "la revue de blogs" du lundi au vendredi à 6h17. Elle est animée par Pierrick Fay, Catherine Nivez et Benjamin Vincent qui pilotent également Générations Europe 1 – Nouvelles technologies le mardi à 23h00 depuis le 30 août (avec blog associé). Parmi les blogs passés en revue cette semaine, MonPuteaux.com de Christophe lundi ou ce matin le blog de Pascale C’est moi qui l’ai fait. C’est court (1 minute), on retrouve les incontournables comme ailleurs mais la chronique, plutôt efficace et juste, devrait sortir des sentiers battus avec le temps.

imédias change de format

Nouveau format pour imédias, incontournable pour tout savoir avant tout le monde sur les grandes tendances médias (télévision, radio, presse et cinéma), les audiences, les actus, accessible également via une newsletter quotidienne (week-end compris). Le site propose dorénavant de mettre en avant des blogs traitant de l’actualité des médias.

RP et « Nouveau Niche » : analyses et réalités

Vu sur le blog de Shoob, un papier de Trevor Cook qui soulève une question de fond sur le type d’approche que les entreprises doivent développer vis à vis des influencers que sont les blogueurs. Il expose deux points de vue qui s’opposent aujourd’hui : faut-il se concentrer sur les influencers clés (blogs de référence) ou doit-on s’intéresser d’emblée aux blogs dans leur ensemble ?

Le papier constitue une bonne occasion de revenir sur le principe de la "Long Tail", lancé par wired en octobre 2004 pour les marchés culturels et developpé depuis par Chris Anderson sur son blog. Il s’agit en somme d’une revalorisation des offres dîtes de niche. Le terme "Long Tail" a selon moi trouvé sa "traduction" la plus percutante dans l’analyse de trendwatching qui parle de "Nouveau Niche" (assez pratique pour les francophones que nous sommes et plutôt bien vue dans son analogie avec Nouveaux Riches). Quel que soit le terme, il s’agit de prendre en considération la façon dont l’Internet 2.0 construit les fondements d’un nouveau business model s’appuyant sur 4 réalités incontestables en guise de piliers :

  • l’attente par les consommateurs d’offres personnalisées répondant à leurs attentes,
  • l’accès rendu possible et rationnalisé par l’internet à des offres segmentées à l’extrême,
  • la mondialisation et la globalisation économique,
  • la transformation des consommateurs en "producteurs" de contenu : aujourd’hui livre, chansons, photos, vidéo, demain produits et services ?

Pour revenir au postulat de Trevor Cook, s’il est à  mon sens totalement juste, il omet néanmoins comme d’autres un point fondamental : le challenge que nous devons tous partager (tous métiers confondus) est d’adopter un discours que les entreprises sont prêtes à entendre aujourd’hui, en particulier en Europe. Pour cette raison, l’analyse de Trevor Cook trouve ici à mon sens ses limites sur deux points : le positionnement sur-évalué du rôle assigné aux RP dans la réalité par les entreprises et l’attribution aux RP de missions qui en fait relèvent de l’organisation globale de l’entreprise.

Les RP ne bénéficient pas réellement de définition officielle, donc souffrent de définitions multiples à géométrie variable. La mienne -en version courte- est qu’il s’agit de s’appuyer sur des groupes et personnes d’influence (journalistes, leaders d’opinions, experts… ) pour relayer une information et une image positive auprès de l’ensemble des publics cibles de l’entreprise ou de la marque. L’intégration des nouvelles sphères d’influence évoquées précédemment s’opère de façon relativement simple dans ce cadre. Dans la réalité, l’enjeu consiste la plupart du temps à convaincre les entreprises d’élargir les cibles de journalistes au-delà des quelques quotidiens et hebdos économiques nationaux ou aux deux titres incontournables de la presse verticale. Pour être clair, la réussite des actions de RP se mesure (beaucoup trop) souvent à un niveau de pénétration dans une sélection "A list" de supports médias. Autant dire qu’il reste selon leur logique quelques étapes intermédiaires à franchir avant de s’intéresser aux blogs avec peu d’audience et peu de lien. La réponse consistant à faire en sorte que les entreprises appréhendent ce nouvel environnement comme des médias personnalisés avec leur règles spécifiques se révèle un moyen de démontrer l’intégration naturelle dans l’activité RP sans en subir les travers.

Business_week A contrario, il me semble inapproprié de tomber dans l’excès inverse qui consiste à considérer que tout ce qui touche à ce nouvel environnement relève des RP. C’est de nouveau business model qu’il s’agit, pas seulement de disciplines à faire évoluer ou même à repenser. De la conception au service après-vente en passant par la distribution, le marketing et la communication. Toutes les problématiques ne peuvent pas tomber dans l’escarcelle des RP. Seth Godin illustre dans son très efficace ebook Who’s there ?, un guide des blogs et du "nouveau web" désormais disponible gratuitement (ici en pdf), l’une des conséquences possibles de cette évolution (page 30).

Les mésaventures récentes de Dell font vaciller sur leurs fondements le fonctionnement actuel des call centers et autres supports clients. Seth anticipe un nouveau type de relation entre l’entreprise et ses clients qui inverse l’interaction telle qu’on la connaît aujourd’hui : plutôt que de s’adresser au service consommateur d’une entreprise en cas de problème, il suffirait à l’utilisateur de poster un message sur son blog pour être repéré immédiatement par l’entreprise grâce à un des systèmes d’alerte existants et contacté dans les minutes qui suivent. Dans cet exemple, les RP sont certes concernées (l’image de l’entreprise est attaquée en public, potentiellement auprès de tout type de cible) mais on admettra que c’est le fonctionnement même du call center qui est remis en cause.   

Avant la refonte complète de l’organisation des entreprises, qui de façon réaliste ne pourra pas se faire à la vitesse où l’environnement évolue, chaque métier devra évoluer, les RP comme les autres. Pour répondre à la question soulevée par Trevor, s’intéresser aux blogs dans leur ensemble doit être l’objectif final mais une étape intermédiaire qui se concentre sur les influencers clés apparaît comme réaliste si non souhaitée.

Blogs et entreprises : mauvaises expériences

Je viens de tomber sur un post de Naked Conversation qui date de plusieurs semaines (14 juillet) mais compile quelques cas internationaux d’erreurs commises par des entreprises sur les blogs. C’est riche d’enseignements, on y trouve les classiques dont tout le monde parle en les confirmant  (Kryptonite) ou relativisant (Vichy s’en sort finalement plutôt bien) mais aussi d’autres exemples moins surexploités (Electronic Arts, HP ou Google).