Rattrapage ciné

J’avais raté Star Trek et Terminator 4 au ciné, je mourais d’envie de les voir. Vive les longues soirées d’hiver au coin du feu (au coin des bâches et des gravas dans mon cas hein).

J’ai aussi vu La vie des autres, en allemand dans le texte, j’ai été perturbé par 3 choses : ma compréhension assez acceptable de l’allemand après tout ce temps, le jeu de l’actrice principale qui a seché l’Actor’s Studio et les baggles d’Hector qui déchirent. Faut que j’y pense encore pour me faire un avis.

Darty mon amour

Edit 21/01 : l’objectif n’étant pas d’attaquer des gens mais de regretter un système, j’ai supprimé les noms et viré un mauvais trait d’humour déplacé

Toute personne connectée avec moi sur Facebook, Twitter, par email, sur gtalk et même dans la vraie vie ne peut totalement ignorer que je fais des travaux chez moi. J’ai donc fatalement tous les problèmes de riche qui vont avec. Tiens là, par exemple, j’essaie de faire entrer une machine à laver dans les nouveaux plans de mon appartement. C’est évidemment une grave erreur, quand on est vraiment moderne, on achète la machine et on construit l’appartement autour. J’ai du mal m’y prendre à un moment. Depuis, je plante des aiguilles dans le logo d’un magasin dont je tairai le nom.

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Où t’as mis le gène de l’opening joke déjà ?

Vous connaissez les opening jokes. Non non, ce n’est pas une question. Si vous avez déjà assisté à la présentation d’un américain, regardé les Oscars ou vu un acteur anglophone en interview plateau, vous connaissez forcément les opening jokes. Ces petites phrases d’introduction à une intervention permettant de créer en quelques secondes une connexion entre l’orateur et son audience. Parmi les mystères des temps modernes, il y a cette incapacité des français à pratiquer l’exercice naturellement avec talent. C’est donc tout naturellement que j’ai souffert.

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Le jour d’avant de Loic Prigent sur Arte

Loic Prigent, c’est le type qui m’a fait aimer un programme sur la mode. Quand on connait ma passion très limitée pour le shopping, les robes immettables, les effets de styles qui frisent le ridicule et les sacs d’os qui avancent à pas saccadés en faisant la gueule, c’est clairement un exploit.

Il propose une série de 4 documentaires de 52 minutes, diffusés sur ARTE ce mois-ci,  dont j’ai eu la chance de voir des extraits ce soir (merci Grazia) en présence du réalisateur dissimulé derrière son chapeau. Le jour d’avant nous emmène dans les coulisses des 48 heures qui précèdent un défilé. Plus exactement de 4 défilés, un par documentaire dont chacun semble épouser un format proche du sujet.

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Ceci est un billet sur moi (blog spirit)

Après toute ces années, c’est un processus que je connais bien. Précieux, parce qu’il est rare et magique lorsqu’il se déclenche. Déstabilisant aussi, puisqu’il créé une proximité unilatérale avec une personne qui ne vous connait pas mais dont vous savez (presque) tout. Elle ignore que vous puisez dans sa personnalité une énergie positive en exploitant la serrure dont elle a laissé trainer la clé. Freaky indeed.

Remonter dans l’histoire d’un blog et inévitablement du blogueur qui l’anime est un moment irremplaçable. Chronophage et exigeant aussi. Tellement fort que j’ai ressenti à chaque fois le besoin d’écrire ici dans la rubrique qui va avec. Pour laisser des traces du moment où j’ai découvert ces gens que j’aime, filles et garçons, c’est tout moi ça. Peu de points communs entre eux si ce n’est que je ne les connais pas en vrai, qu’ils ont tous un univers, une bonne dose d’irrévérence et cette capacité unique à me faire rire autant qu’ils me touchent. De façon souvent inexplicable, mais pas toujours, en tout cas pas aujourd’hui.

Étonnamment, le processus est toujours le même.  Ca n’a pas manqué avec cette nouvelle découverte dans la catégorie garçon et surtout cette fois-ci avec le supplément de surprise qui me rappelle pourquoi, quelle que soit la tendance, je ne vois pas venir le jour où je me lasserai de partir à la découverte de nouveaux blogs.

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Dessine moi un mouton (bordel)

Quand j’étais gamin, c’était le drame. J’étais le plus mauvais dessinateur que tout prof d’EMT normalement constitué avait rencontré de toute sa carrière, toujours. Représenter une maison, reconnaissable je veux dire, était un exploit digne d’une miss France qui resterait habillée sur des photos toute sa carrière. Les animaux étaient hors d’atteinte, sans parler des personnages humains qui ne l’étaient que pour moi, humains.

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Du coup, les jolis dessins de famille unie qui gambade devant la maison entourée de chats et de chiens ne sont jamais passés par mes feuilles blanches. Les fêtes des mères ont vu défiler des pliages ésotériques, des poèmes qui vieillissent mal, des cendriers en terre glaise, des enregistrement de chansons sur cassette mais des dessins, jamais. Pas par moi en tout cas, ma soeur ayant largement occupé le terrain avec un talent si fulgurant qu’il me m’éloignait chaque année davantage de la reconnaissance publique en la matière. Mais j’avais un autre talent.

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Geek relatif (le jour d’après)

En famille, aussi étrange que ça puisse paraître, je suis le type branché auquel on demande conseil dès qu’il s’agit de choisir un appareil moderne. Electronique ou électroménager, mobile ou de salon, peu importe, l’expert, c’est moi ! Ca me vient sans doute de mon passé : Kodak, Thomson, Loewe, Sony, plein de boites Hi Tech, pendant plusieurs années, ça laisse forcément des traces. Et tant pis  si c’était il y a longtemps : dans tout ce qui est techno compliquée, je suis le plus fort de tout l’ouest (de Besançon), sans concurrence possible. Soyons honnêtes, mon goût pour la nouveauté à fort potentiel grand public y contribue. Les premiers graveurs de CD, hard disk drive et écrans plats ont déboulé chez moi à des prix raisonnables grâce à mon travail qui m’offrait des occasions de tester facilement. Il faudrait que trouve le courage d’avouer que je suis en réalité une buse comparé à mes petits camarades du oueb. Je ferai ça en 2010 tiens.

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La fois où j’ai débranché

Lorsque j’ai commencé à devenir un contributeur actif sur Internet, je me suis posé pas mal de questions mais n’ai jamais douté de ma capacité à ne livrer que ce que je souhaitais délibérément partager. Ce ne serait pas un problème : plutôt secret de nature, l’enjeu serait davantage de donner suffisamment que trop. Accepter de lâcher prise, contrôler moins, tenter d’oublier que le terrain de jeu est public.

Cette année, j’ai eu l’impression plusieurs fois d’être sur un fil. En 2009, j’ai donc tenté de limiter le lâcher prise, reprendre le contrôle, penser plus souvent à ceux qui me lisent, ne pas oublier que tout ce qui est écrit reste, pour toujours. J’ai fait ça avec les moyens du bord.

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Dimanche matin rattrapage ciné

Il y a des films immanquables qu’on a manqué. Ma nouvelle manie de me réveiller à 7h00 le dimanche matin vient de m’offrir une belle séance de rattrapage en 2 films.

La belle surprise X Factor

On annonçait un programme au rabais, produit à la va-vite avec un jury (Julie Zenati, Marc Cerrone, Alain Lanti)  sous-payé, un décor carton-pate, un animateur qui n’a jamais réussi à décoller (Alexandre Devoise)… A l’arrivée, X Factor se révèle comme le programme de télé-réalité musical le plus excitant de ces dernières années.

Diffusé en live le lundi soir sur W9 (puis multidiffusé notamment sur M6 Music le samedi matin), X Factor aura mis 5 ans à être adapté en France. Si la ressemblance du format avec la Nouvelle Star est flagrante, les quelques différences sont majeures.

D’abord le concours est réellement ouvert à tous : toutes les tranches d’âges, tous les style, seuls ou en groupe, joli ou pas. Et quand on dit ouvert, on ne parle pas que de l’accès aux sélections mais la capacité à être réellement sélectionné.

Ensuite, les 9 candidats qui accèdent au prime sont coachés par les membres du jury répartis en 3 groupes : moins de 25 ans, plus de 25 ans et groupes. Le coaching passe par un accompagnement toute la sémaine séparant 2 primes et surtout le choix des titres à interpréter. Ce qui modifie profondément les comportements et la compétition interne au jury pendant les primes.

Enfin, les téléspectateurs sont mis à contribution mais les 2 derniers sont décrétés en ballotage et doivent réinterpréter un titre pour que le jury procède au choix final.

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A l’arrivée, on a droit au plus beau casting d’une émission de télé-crochet depuis longtemps, un peu comparable aux débuts de la Nouvelle Star qui nous a servi deux dernières saisons catastrophiques à vouloir faire trop branché. Les 5 derniers en lice ont tous les truc en plus que recherche les jurés de X Factor : les Basilic (malgré leur nom et stylisme compliqués) réinventent les titres dans un univers reconnaissable en un clin d’oeil, Sebastien est un chanteur à voix un peu trop dans le mimétisme mais impressionnant, Marie malgré son très jeune âge performe aussi bien sur Michael Jackson que Mariah Carey, Cyrielle est une Pink à la française très émouvante capable de déchirer du Shakira et enfin le rugbyman au grand coeur Guillaume a une voix pleine de crooner sublime.

Cette semaine, c’est Guillaume qui a été éliminé mais les choix deviennent difficiles. Le jury qui a cabotiné à loisir devient aussi attachant que les candidats (surtout Zenati, étonnante). Devoise joue une salutaire sobriété. Les budgets limités de la TNT seraient donc capables de produire de la qualité ?