Saurai-je parler du sida ?

Comme tous les gens de ma génération qui ont connu l’arrivée de l’épidémie, ont toujours associé danger à sexualité, ont perdu des amis ou des membres de leurs familles, ont mesuré la honte qui s’abattait sur les nouveaux contaminés, je ne m’habitue pas au décalage entre la perception des plus jeunes et la réalité de cette terrible maladie qu’est le sida. Il m’arrive d’en entendre parler comme on le ferait d’une mauvaise grippe, d’une simple contrariété liée à la prise de médicaments ou d’un risque exotique dont il faut se méfier si on voyage en Afrique. C’est insupportable et pourtant, il faut parfois s’obliger à ne pas s’y habituer. Que dire alors des médecins engagés dans le combat depuis lontemps, tous les jours confrontés à des horreurs dont on ne parle même plus, qui doivent continuer à se battre, à éduquer, convaincre et soutenir les malades ?

Un médecin face à la banalisation, c’est très exactement le témoignage que propose le Dr Marina Karmochkine, médecin à Paris et spécialisée depuis 20 ans dans la prise en charge médicale et l’accompagnement des personnes infectées par le VIH. Dans son livre paru aujourd’hui Saurai-je parler du sida ? aux éditions First, elle lie histoires humaines, avancées scientifiques et informations pratiques sur la prévention et la maladie. Et surtout, elle rappelle à ceux qui l’ont oublié un peu vite que le Sida tue encore, là, tout près de nous. Elle nous propose un document à se procurer d’urgence.

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Observatoire des médias

J’aurais voulu parler de mon footing à Washington à minuit ou de la coupe de champagne à 5h00 du matin devant un bar cannois, j’aurais voulu partager ici les photos du périple festivalier vécu surtout sur la plage et la nuit, mais on n’est pas là pour rigoler. J’aurais aussi voulu remercier tous ceux sans qui rien n’aurait été possible, mais on n’est pas là pour s’étaler non plus, et puis ils le savent… Je vais donc me contenter de partager mon outil de travail au quotidien gracieusement offert par Gilles Bruno, une vraie mine d’informations pertinentes sur les médias.

L’été approche

Qu’est-ce qui me fait dire ça ? Je sais pas trop, je suis juste allé faire un petit tour en kiosque…

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Et on n’est qu’au mois de mars. Est-ce que les féminins vont réussir à tenir 3 mois avec les recettes pour maigrir ?

Back to the bacs

Bonne nouvelle, pour les retardataires à la recherche de cadeaux de dernière minute, La chambre d’Albert Camus et autres nouvelles de Ron est de retour en force dans les bacs après quelques jours d’absence (victime de son succès ? Moi qui avais compris que c’était un livre idéal pour la plage…). Et ça ne se passe pas qu’au Virgin Megastore, la rumeur d’une assez belle diffusion dans les librairies de contrées lointaines circule. En parlant de contrées lointaines, je suis à Besançon histoire de me rapprocher des racines de cet excellent blog suisse que Ron m’a fait découvrir hier. Quand je vous dis que tout est lié…

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Le franchissement de la ligne jaune

Si je manque de temps depuis quelques jours pour lire régulièrement mes blogs préférés, je refais par contre en ce moment un tour exhaustif de la presse française pour y identifier les grandes tendances. Parmi les enseignements, on peut relever, sous l’influence de la presse people, une nouvelle liberté de ton sur des sujets touchant à la vie privée auxquels la presse ne touchait pas il n’y a pas si longtemps. Le contenu des tabloïds anglo-saxons débarque en France et ce n’est pas une bonne nouvelle. 

On se souvient de l’émoi soulevé par la révélation de la “fille cachée” de François Mitterand par Paris Match en novembre 1994 ou de l’outing de personnalités dans la même décénnie. On parlait alors de “franchissement de la ligne jaune”. Depuis, la presse s’est largement répandue sur la vie privée des politiques (avec le rendez-vous estival de nos dirigeants avec ou même sans maillot de bain).

Couverture Bon WeekMais cette semaine, c’est l’homosexualité supposée des stars qui semble occuper les esprits. Si la couverture de Bon Week peut laisser planer le doute sur la nature du rapprochement entre Muriel Robin et Anne devenues “inséparables”, l’article va droit au but : “L’humoriste fini de broyer du noir et voit désormais la vie en rose. Les raisons ? Une nouvelle silhouette et, surtout, une nouvelle copine !”.

L’hebdo Public se “contente” de suppositions largement appuyées pour balancer la prétendue homosexualité de 3 acteurs de séries télé qui cartonnent : Wentworth Miller (Prison Break), Edu Del Prado (Un, Dos, Tres) et Justin Kirk (Weeds) avec un encart intitulé “ils sont peut-être gay”.

La télé n’échappe pas à la règle puisque lorsque Charles Berling se rend sur les plateaux pour la promotion du dernier film de Zabou Breitman L’homme de sa vie dans lequel il tient le rôle d’un gay, l’acteur est interrogé sans détour sur sa bisexualité.

Qu’il s’agisse d’un outing ou non, ces dérapages à répétition soulèvent de nombreuses questions. On pourrait presque penser que voir traiter l’homosexualité des célébrités de façon aussi naturelle que la dernière crise d’acnée de Cameron Diaz est une bonne nouvelle. Certain(e)s y participent même probablement de bonne foi. La meilleure nouvelle serait quand même que la vie privée le reste, non ?

Age de Peer

Essayez de répondre à ces questions avant regarder la bande-annonce du livre d’Alban Martin à paraître le 22 septembre :

  • Combien y a-t-il d’épisodes de Star Wars ?
  • Combien ça coûte de faire un film à Hollywood ?
  • Quel est le disque compact le plus vendu l’année dernière ?

Vous pensez connaître les réponses ? Vérifiez quand même…

 

Chez Albin Michel, de Werber à Baguian

Albin MichelContent je suis. J’étais invité ce soir chez Albin Michel, en tant que blogueur, à rencontrer Bernard Werber. C’est désormais entre autre l’auteur de la première dédicace de toute ma vie, sur une “épreuve non corrigée” de son dernier opus à paraître Le Papillon des Etoiles. Déjà c’est pas rien. Certes, à ce stade, je n’ai pas d’avis. Je sais juste que Les Fourmis et L’Ultime Secret m’avaient bien plu. Je ne parlerai du nouveau que si j’aime.

Epreuves non corrigées le Papillon des Etoiles 100_0517 

Pour presque tout savoir, allez visiter le site du Papillon des Etoiles.

Evidemment, j’étais le seul blogueur invité et il n’a signé que pour moi (ben quoi ?).

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Mais surtout,  l’homme de communication qui nous a accueilli, visiblement convaincu de l’intérêt de sensibiliser les blogueurs, me rappelait vaguement un bon souvenir, sans que je puisse le situer. Jusqu’à ce qu’il évoque sa collaboration avec Zazie. C’était bien Vincent Baguian, que j’avais découvert sur scène en 2003. Zazie squattait alors le bataclan pour un concert intimiste et totalement jubilatoire. J’avais particulièrement aimé son duo avec Vincent sur le titre “Je ne t’aime pas” dont le texte m’avait juste scotché. Je m’étais promis d’acheter son album, je ne l’ai pas fait à l’époque. Faute de disponibilité sur iTunes, il faudra ce soir que je me contente de l’enregistrement de son duo sur l’album live et j’attendrai demain pour pour réparer cet acte manqué (j’achèterai aussi son premier album pour la peine). On a pu échanger 3 mots sur ses carrières parallèles, la première partie qu’il a assuré lors du Rodéo Tour (seul concert de Zazie que j’ai raté) et j’ai pu lui dire que j’avais vraiment aimé ce duo. C’est après que je me suis souvenu de son nom associé aux textes de Sol en Cirque que j’ai déjà. Non vraiment, content je suis. Ca mérite bien une petite photo “paparazzi style” hein.

Vincent Baguian

Ne serait-ce que pour cette belle surprise, merci à Tribeca pour l’invitation.

Les cerfs-volants de Kaboul

Les cerfs-volants de KaboulS’il est un prix qui semblait destiné à récompenser ce premier roman, c’est bien le Prix RFI-Témoins du monde créé pour couronner “un livre de témoignage ou une oeuvre de fiction qui apporte un éclairage personnel sur un grand sujet d’actualité ou de culture”. Car l’histoire bouleversante d’Amir, afghan rongé par le remord pendant plus de 30 ans à la recherche de la rédemption, se révèle un puissant pretexte pour plonger dans l’Histoire récente d’un pays dont l’auteur relève à chaque page à quel point les occidentaux que nous sommes ne le connaîssent pas. L’Afghanistan a été un pays paisible dans lequel 2 enfants pouvaient s’épanouir en toute sérennité. La culture américaine (Steve Mc Queen…) y avait sa place, les femmes y étaient respectées. Puis le pays à vécu des années d’enfer dont il n’est toujours pas sorti. Du régime communiste à celui des talibans en passant par l’occupation soviétique et la guerre civile.

L’écriture est de bonne facture, simple mais efficace. Facile d’accès. Elle sert surtout la force du récit tantôt violent (à la limite du supportable), tantôt poignant (j’avais l’air malin à pleurer tout seul en finissant le livre dans le train moi…). L’inspiration anglo-saxonne est affirmée, ne laissant pas de doute sur la langue d’écriture originelle, pas anglaise mais américaine. La précision des détails sur la culture afghane, les points de vue intimistes ne laisse pas plus de doute non plus sur l’enfance de l’auteur,Khaled Hosseini, passée dans son pays d’origine avant d’immigrer aux Etats-Unis après quelques années passées à Paris. Difficile d’ailleurs de déceler la part d’autobiographie qu’on imagine omniprésente dans les multiples références au jeune Amir. En interview, l’auteur n’en révèle probablement qu’une infîme part.

Enorme succès aux USA, le livre publié en France en 2005 aux Editions Belfond serait en cours d’adaptation au cinéma par Sam Mendes, réalisateur d’American Beauty.

Comme souvent, malgré la critique extrêmement élogieuse, j’ai découvert ce livre parce qu’on me l’a conseillé. Merci Yas, tu es de loin ma meilleure conseillère de lecture !

Un sélection de critiques du livre : l’Express, le Figaro, Alternatives, lelitteraire.com, carnet de lecture et Evène

Intel connecté

ConnectéConnecté est le “Magazine de la mobilité et des loisirs numériques d’Intel”. Le numéro 6 sera distribué le 11 octobre à 1 million d’exemplaires, avec Télérama (643157 exemplaires – nouvelle version le 27 septembre), Digital World (25000 exemplaires) et gracieusement. Au sommaire du magazine : l’Europe numérique (c’est comment chez les autres ?), C’est pas dans le dico (décodage des barbarismes techno numériques), Mon portable est fantastique (fonctions et usages), le WIFI et ses vertus, une interview de Kenzo Takada…

Y a que moi pour trouver déconcertant qu’un magazine comme Télérama (dont près de 50% “des lecteurs achètent sur Internet” dixit la plaquette) propose un supplément tech piloté par Intel ? Qui a envie que la presse consumer mag se transforme en plaquette commerciale pour des marques ? Quelle est la clé de lecture pour les lecteurs ? A quand le supplément du Point sponsorisé par une et une seule marque ? Est-ce la version kiosque des programmes courts qui ont explosé en télé depuis 4 ans ? Comment réagit la rédaction ? (j’ai encore plein de questions mais j’ai peur de souler là…)

PRland est garanti 100% indépendant, juré craché.

L’autre feuilleton du moment sur vos Ecrans : Libé et Dédé connectés

LibérationAndré ManoukianLancé sur un rythme hebdomadaire, c’est le feuilleton qui raconte le plus beau ping-pong télé libé de toute l’histoire du ping-pong. Le pitch ? C’est l’histoire d’un quotidien habituellement pas tendre avec les programmes populaires à la télé qui tombe sous le charme d’un  poête-philosophe-mystico-cosmico-cycliste, accessoirement compositeur, fan de jazz et néanmoins juré (depuis l’origine) d’une émission de presque télé réalité (la Nouvelle Star sur M6). Foi de fan de séries, c’est passionnant à suivre, si si.

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