Mon Washington à moi

Après un samedi soir très Pink organisé par Victor – trop bon en RP ce Victor – déjà largement commenté notamment par Charles, Gregory, Ron et ici en images, puis un prolongement aux Bains,  c’est à Washington DC que je finis le week-end  (raccourci comme ça, on dirait vraiment que ma vie est trépidente, ouais c’est juste pour me la jouer). A vrai dire, j’arrive ici sans m’attendre à rien : je n’ai aucun imaginaire lié à Washington au-delà de la Maison Blanche.  Avant de partir, on m’a vaguement parlé de musées et de "la ville la plus dangereuse des Etats-Unis". J’ai connu plus encourageant donc je décide d’oublier aussitôt et de me faire une idée par moi-même. Voici donc mon Washington à moi.

Tout à commencé quelques jours plus tôt dans les joies administratives. Autant le dire tout de suite : ça ressemble à un cauchemar pour peu qu’on fasse partie de la très grande majorité de français qui ne disposent pas encore de passeport biométrique : impossible à obtenir dans un délai aussi court (il faut compter plus de 2 semaines même à Paris), encore plus pour un Visa. J’ai un passeport d’urgence délivré il y a 3 mois, pas sûr de pouvoir profiter du programme d’exemption de visa avec ça. Bon élève, je visite le site de l’ambassade et devant la simplicité de l’équation, je me décide à appeler le service dédié qui "offre" l’information pour la modique somme de 14 Euros l’appel (!), tout ça pour que le gentil opérateur me lise machinalement ce qui est écrit sur le site en m’assurant que c’est bon. Par acquis de conscience, je cours vérifier à la Préfecture, tout le monde me confirme que ça marche. Je suis un peu sur les nerfs mais tout va bien.
Arrivé à l’aéroport, le personnel Air France semble découvrir qu’on peut aller aux Etats-Unis avec un passeport d’urgence à lecture optique. Je fais office de bête curieuse qui passe entre les mains de tout que l’aéroport CDG compte en hotesses et stewarts au sol. J’ai prévu le coup, je suis en avance, tout va bien. Et puis les services compétents sont confiants, moi aussi depuis que j’ai pris un premier quart de Lexomil…
Je passe les quelques contrôles de sécurité suivants jusqu’à l’ultime fouille au corps réglementaire dans la passerelle qui conduit à l’avion. Il fait 600° au bas mot, l’homme de sécurité est certes sympa et souriant mais après m’avoir expliqué que tout ce qui ressemble de près ou de loin à "une paire de ciseaux, un briquet ou de la lessive sera confisqué", vide ma valise, contrôle chaque recoin, me gaule mes 2 briquets. Histoire de ne pas partir sur une mauvaise impression, je lui lance en remettant mes chaussures (oui il verifie les chaussures aussi) et avec un grand sourire : "c’était une blague pour la lessive hein ?". De toute évidence, cet homme là n’a pas souvent l’occasion de socialiser avec ses victimes, il saute sur l’occasion pour détailler la réponse : je sais dorénavant tout de la façon dont une vulgaire lessive peut provoquer un crash aérien. Et de conclure sans aucun second degré "il y en a vraiment qui pensent qu’ils ne trouveront pas de lessive aux Etats-Unis, pfff". L’ensemble me vaut mon deuxième quart de Lexomil.
Le voyage se déroule étonnamment bien pour quelqu’un qui voit habituellement en avion sa vie défiler au moindre  frémissement.  Le complément de myorelaxant n’y est sans doute pas pour rien mais c’est comme en apesanteur que je m’envoie dans le désordre l’Age de Glace 2 (excellent) et Firewall avec Harrison Ford et Virginia Madsen (sans grand intérêt), 2 repas et une mini sieste. Le redouté passage de la douane est une formalité, 10 minutes plus tard, je suis dans un taxi dont le chauffeur Edmond (sic) me raconte à quel point il aime Paris, "les gens qui s’embrassent sur les Champs-Elysées" et la ressemblance frappante entre Paris et Washington. Moi qui avait envie de dépaysement…
100_0357A peine arrivé à l’hotel, je décide d’aller aussitôt vérifier par moi-même et de partir à la découverte de Washington. Comme beaucoup de villes américaines, Washington est quadrillé de rues perpendiculaires  avec une précision dignie d’un exercice de géométrie. Numérotées d’Est en Ouest de 1 à 35 et du Sud au Nord de C à W, les rues créent des carrefours qui font ressembler le parcours à une bataille navale géante :  de 1C à  35W. Peu inventif mais indéniablement pratique pour s’y retrouver.
Sur le chemin, je remarque des Starbucks à tous les coins de rue (littéralement) qui laisse peu de place à d’autres chaînes mais j’en remarque une qui semble bien fonctionner : Caribou Coffee. J’aime le nom, je ne le connais pas et surtout j’en trouve un ouvert : ce sera (déjà) ma première pause café.
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100_0346_1100_0356Je croise quelques marques que je connais bien sur le chemin qui me mène à la Maison Blanche où j’arrive juste après le press brieffing qui s’est déroulé en exterieur. Comme on ne se refait pas, je cherche plus du regard C.J. la publicist de The West Wing que celui de "Double U".

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Je décide ensuite de me renseigner sur l’heure de fermeture des musées le dimanche soir (il est déjà 19h) et la distance à parcourir, c’est à ce moment que ça m’a vraiment frappé : les rues sont désertes, les restaurants quasiment vides, les théatres sont fermés : un étrange sentiment de ville fantôme. Pas de doute, on est très loin de Broadway !
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100_0347Je décide de continuer mon chemin à pied jusqu’au centre de la ville, en passant par le Washington Memorial ; on est bien dans la ville des musées, tous regroupés autour du Mall, indiqués partout dans les rues. C’est le Musée d’Art Moderne que je veux visiter. Il est évidemment fermé, j’essaierai demain. A moins que je me laisse tenter par une grenouille ?

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100_0354Sur le chemin du retour, totalement deshydraté par la chaleur digne de Paris, je m’arrête dans le premier Mc Do venu pour acheter un Diet Coke : je sais maintenant où les américains mettent la fameuse lessive ! C’est imbuvable, je rentre à l’hotel agacé.

Visit to be continued…

En attendant, je compense la nuit blanche de tout jet lagué qui se respecte en enchaînant les dernières saisons de Cold Case et Without a trace sur CBS. Bref, un dimanche soir presque comme les autres… Ceci dit, on a beau le savoir, mais 10 minutes de pub toutes les 10 minutes gachent le plaisir, vraiment. on comprend mieux que les séries américaines n’aient pas d’autres choix que l’efficacité absolue. Au passage, je remarque que la quasi totalité des pubs est dédiée à un service d’accès internet, les podcasts y sont d’ailleurs souvent cités.

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14 Replies to “Mon Washington à moi”

  1. 10 min de pub toutes les 10 min… c’est un peu comme La Cinquième en son temps…

    Tu reste combien de temps ?

  2. Il revient pas, il a suivi une formation de cuisinier patissier et dorénavant il ne fera que ça : des crèmes brûlées au croisement de la 7ème et de North Bridge Road.

  3. Merde alors, j’étais pas au courant pour cette formation de cuisinier… Tu nous abandonnes Eric ?

    Profites-en bien !!!

  4. XavZ > Je suis normalement de retour à Paris mercredi dans la journée
    Ron > cuisinier patissier, oui, mais spécialisé en Tiramisu, c’est une sorte d’hommage eheh
    l-tz > ne va pas croire les rumeurs Eric. En plus, je dois absolument revenir : on doit bien dejeuner ensemble non ? 😉

  5. “Je croise quelques marques que je connais bien sur le chemin qui me mène à la Maison Blanche…” 🙂

    énorme, tu es vraiment un grand RP ;op

  6. Washington est une ville administrative où l’on vient pour faire carrière. Bcp de célibataires, de stressés et de dépressifs 😉

    Franchement j’ai apprécié de découvrir cette ville l’été dernier, pour ses monuments et ses musées (Fan de la National Gallery…et en plus c’est gratuit là bas 😉 ). 4j c’est bon et ensuite au revoir car s’il faut visiter DC ça ne donne en aucun cas envie d’y vivre, j’ai d’ailleurs eu du mal d’occuper mes soirées (heureusement il y avait du base ball à la télé).

    Je doute que tu aies le temps mais dans le coin, en plus vivant, je te conseille Philalphie.

  7. Adrien > je t’aurais bien proposé les bains mais pas sûr que ça t’aurait plu 😉
    Charles > Rhoo ça se voit que je fais de la pub pour mes clients ? Je signale juste que je suis allé consommer chez un concurrent de Starbucks !
    Folie Privée > Tu parles de quoi ? La Pink’d Party, les bains ou DC ?
    Bertrand > Heureusement, je ne reste que 3 jours 😉

  8. Victor > t’es super en RP mais t’as l’air moyen en English mon ami
    Folie Privée > Ben en fait je suis pas très loin de l’avis de Bertrand à ce stade. Ca devrait s’arranger si je toruve le temps de mettre les pieds dans un musée…

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