Ma semaine en images

Le printemps, c’est aussi la saison du retour des événements à Paris. Illustration avec une semaine prise au hasard : la dernière.

Xanadu (Arte)

Arte investit le champ de la création française en matière de série avec Xanadu (ce que j’ai pensé de la série ici). L’occasion de découvrir les 2 premiers épisodes en bonne compagnie dans le confort de la salle de projection d’Arte.

Miko et Carman ne foutent rien (Comédie!)

Au départ, si je vais découvrir la série qui arrive sur Comédie! le 19 mai, c’est pour faire plaisir à des gens que j’aime bien et qui me font rire sur Twitter (plus que chez Cauet). A l’arrivée, je suis assez bluffé par la qualité de la production, et le principe du pastiche d’émissions télé d’aujourd’hui me parle. Découvrir un épisode complet sur le lieu du tournage avec les 2 protagonistes et l’équipe de production était un vrai plaisir, je serai forcément branché sur Comédie le 19 mai.

Concept-Store Puma

Un magasin modernisé boulevard Sebastopol, une appli pour customiser ses sneakers, du beau monde, Laurent Guyot aux manettes.

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LG fait son cinéma 3D au Grand Palais

Mon agence s’est occupé des RP, pas de l’événement dont je peux donc dire tranquille que c’était l’un des plus impressionnants de ces dernières années. Au programme : la projection en 3D de Rio sur écran géant, des records du Monde, des lunettes fashion, beaucoup de stars dont Sophie Marceau.

Lancement du livre des bobos
Le même soir que l’événement précédent, donc sans moi à mon grand regret, les bobos de merde Benoit et Bixente lançaient leur livre. C’est ma prochaine lecture, ça devrait me parler.
Soirée de lancement du livre Bobos de merde
Vu cette semaine : The killing sur AMC et le nouveau Vodkaster
Découvert 3 semaines après son lancement, je suis tombé raide dingue de la nouvelle série d’AMC The Killing. IN-RA-TABLE.

Découvert aujourd’hui, quelques jours après avoir raté l’info, le Vodkaster tout nouveau tout communautairement beau est arrive. Foncez voir et micro-critiquer.
Et enfin, coup de coeur ciné pour Et soudain tout le monde me manque (dont j’ai participé à la promo) et Source Code qui a le mérite de nourrir toutes les envies créées par la bande-annonce.
Et vivement la semaine prochaine alors.

Goldorak, go

Vendredi soir, nous avons parlé du temps d’avant. Parmi les références, Goldorak a été cité, ce qui m’a donné envie de m’envoyer quelques épisodes dorénavant intégralement disponibles sur le web.

Si vous n’étiez pas un enfant en 1978, vous ne pouvez pas mesurer à quel point Goldorak a été un phénomène. Quand le premier épisode a été diffusé dans Récré A2 sur Antenne 2, j’étais devant ma télé et j’ai découvert ça (épisode intégral en qualité VHS qui a trop tourné) :

Le mot “manga” n’existait pas dans mon univers, je découvrais juste des dessins d’une qualité incroyable pour la télé de l’époque, des personnages auxquels je me suis attaché immédiatement. Le lendemain, à l’école, tous les garçons ne parlaient que de ça. Au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire, égrennée au fil d’épisodes unitaires, les filles s’y sont mises. Fulguropoint, Astérohache et autres Planitrons régnaient en maîtres absolus dans les cours d’école.

En parlant de l’histoire, elle avait l’exigence des séries des années 2000 : des épisodes unitaires, des arcs, un enjeu en fil continu et des évolutions majeures des personnages. Ce  qui m’a marqué en particulier, c’est que certains des épisodes étaient absolument clés dans la compréhension de l’histoire, de la transformation de chacun des jeunes fermiers en pilotes d’engins combatifs complémentaires du très fort mais pas invincible Goldorak, la révélation de l’amour de Venusia pour Actarus, l’arrivée de la soeur Phénicia, la mort de la première génération de méchants…

Le succès était tel que les profs nous en parlaient, les parents en débattaient, les objets dérivés sous forme de figurines, stickers et BD pullulaient… Une fausse version cinéma, qui n’était en fait qu’un montage de plusieurs épisodes, m’a même conduit à forcer mon père à m’accompagner (le pauvre). La musique de générique faisait un tel systématique carton qu’on a eu droit à de multiples versions, les plus connues étant celle de Noam, des Goldies (c’est dire!) et de Lionel Leroy alias Yves Martin, devenu depuis mari de Sheila, spécialisé dans les génériques de série des années 70 et 80 (L’amour du risque, Dallas, Wonder Woman, Ulysse 31…).

Si on compte les génériques de fin, il en existerait plus d’une trentaine et il semble que je sois capable de tous les chanter par coeur. J’ignorais alors que le premier générique était l’adaptation fidèle de la version japonaise.

Au jeu des voix, j’étais très fan de celle de Venusia, interprétée par Jeanne Val. La doubleuse a un jour été invitée dans Récré A2. Je me souviens du choc en découvrant cette dame née en 1930 (elle avait donc à peine 50 ans et m’en paraissait 90) révélant qu’elle était également la voix de la peste Nelly Olson dans la Petite Maison dans la Prairie. Toutes les autres voix sont restées dans ma mémoire: le Professeur avait ainsi le timbre de Charles Ingalls (avant de devenir plus tard l’Inspecteur Derrick). Actarus sera le Docteur Banner de l’Incroyable Hulk, Phénicia sera la Daphné de Scoubidou, Alcor sera Alistair dans la série concurrente de l’époque…

Parce que si violence il y avait, c’était dans les clans Goldorak contre Candy. Officiellement, les garçons d’un côté, les filles de l’autre. Au final, même si elle nous énervait, on regardait aussi les mésaventures de Candy sans qu’elle ne créé la même onde de choc chez nous.

Evidemment, 33 ans plus tard, je découvre à l’occasion de ce billet les multiples procès liés à l’argent que brassait cette série qui serait le seul programme à avoir atteint un 100% de parts de marché depuis l’apparition des mesures d’audiences (selon un article de Paris Match datant de 1979).

Je préfère mesurer à quel point la série a plutôt bien vieilli et mériterait sans doute une rediffusion (la dernière était en 1990 en France). Evidemment, dans la multitude de productions existantes, plus aucun enfant ne vivra le choc que nous avons vécu devant un Ovni qui nous sortait du l’univers cotonné de Casimir, le manège enchanté et Aglaé & Sidonie.

Dans le public de Danse avec les stars

Franchement je ne croyais pas 2 secondes en la capacité de TF1 d’importer l’énorme carton d’abc Dancing with the stars en France. France 2 avait d’ailleurs échoué en 2006 avec le Dancing Show présenté par Anthony Kavanah à faire d’un programme de danse une réussite. Le format jury de la Star Academy et de la Nouvelle Star n’a pas résisté à la nouvelle décennie. Qu’est-ce qui pourrait bien faire que des célébrités executant des danses de salon devant un jury et un présentateur quasi inconnus remporte l’adhésion du public ?

En regardant la première émission de Danse avec les stars, j’ai été immédiatement convaincu du potentiel populaire du programme, sans vraiment savoir pourquoi, j’ai eu l’impression de retrouver un vrai grand spectacle populaire comme la télévision n’en avait pas servi depuis très longtemps. En assistant à l’émission dans le public ce soir, j’ai mieux compris.

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TF1 et moi

Je me serais bien arrêté à la version “mise en perspective”, “réflexion quand tu nous tiens” et autres “analyser je sais faire si je veux” pour raconter comment je me suis retrouvé dans les locaux de TF1 la semaine dernière. D’ailleurs je l’ai fait ici sur le site du Figaro histoire de ne pas leur imposer que des billets sur la gay pride (les pauves).

En vrai, j’ai amené avec moi quelques Twittos  (on peut trouver un autre nom pour ça vite sinon ?) dans une visite orchestrée par Manu qui se cache derrière @TF1etvous, juste histoire de lui faire croire qu’on allait débarquer à 200 et aussi faire le mariole dans le fauteuil de Laurence Ferrari pour admirer la vue.

J’en ai profité pour narguer le présentateur de LCI dans son petit studio (comparé à l’immense plateau du 20 heures de TF1) et à animer un peu celui de Télé Foot tout abandonné (je vous montre pas l’image, c’est trop triste).

L’omniprésence de Monsieur Météo Louis Bodin des répétions sur fond bleu jusque dans la cantine a réussi à créer de l’émotion. Preque autant que si on avait croisé Jean-Luc Reichman quoi.

On a été reçus comme des rois et nous sommes désormais des défenseurs de Manu et TF1etvous contre vents et marées, c’est l’horrible réalité des sensibles que nous sommes. Très influençables en somme.

D’ailleurs, depuis, je vois TF1 partout. Tenez, en plein milieu du meeting Areva, Denis Brogniart a débarqué pour nous faire jouer les figurants avec tout le stade dans le film qu’est en train de tourner Regis Wargnier. True Story.

Sinon, Koh Lanta revient fin août, tout le monde est prêt pour le livetwitt ?

Le jour d’avant de Loic Prigent sur Arte

Loic Prigent, c’est le type qui m’a fait aimer un programme sur la mode. Quand on connait ma passion très limitée pour le shopping, les robes immettables, les effets de styles qui frisent le ridicule et les sacs d’os qui avancent à pas saccadés en faisant la gueule, c’est clairement un exploit.

Il propose une série de 4 documentaires de 52 minutes, diffusés sur ARTE ce mois-ci,  dont j’ai eu la chance de voir des extraits ce soir (merci Grazia) en présence du réalisateur dissimulé derrière son chapeau. Le jour d’avant nous emmène dans les coulisses des 48 heures qui précèdent un défilé. Plus exactement de 4 défilés, un par documentaire dont chacun semble épouser un format proche du sujet.

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La belle surprise X Factor

On annonçait un programme au rabais, produit à la va-vite avec un jury (Julie Zenati, Marc Cerrone, Alain Lanti)  sous-payé, un décor carton-pate, un animateur qui n’a jamais réussi à décoller (Alexandre Devoise)… A l’arrivée, X Factor se révèle comme le programme de télé-réalité musical le plus excitant de ces dernières années.

Diffusé en live le lundi soir sur W9 (puis multidiffusé notamment sur M6 Music le samedi matin), X Factor aura mis 5 ans à être adapté en France. Si la ressemblance du format avec la Nouvelle Star est flagrante, les quelques différences sont majeures.

D’abord le concours est réellement ouvert à tous : toutes les tranches d’âges, tous les style, seuls ou en groupe, joli ou pas. Et quand on dit ouvert, on ne parle pas que de l’accès aux sélections mais la capacité à être réellement sélectionné.

Ensuite, les 9 candidats qui accèdent au prime sont coachés par les membres du jury répartis en 3 groupes : moins de 25 ans, plus de 25 ans et groupes. Le coaching passe par un accompagnement toute la sémaine séparant 2 primes et surtout le choix des titres à interpréter. Ce qui modifie profondément les comportements et la compétition interne au jury pendant les primes.

Enfin, les téléspectateurs sont mis à contribution mais les 2 derniers sont décrétés en ballotage et doivent réinterpréter un titre pour que le jury procède au choix final.

xfactor

A l’arrivée, on a droit au plus beau casting d’une émission de télé-crochet depuis longtemps, un peu comparable aux débuts de la Nouvelle Star qui nous a servi deux dernières saisons catastrophiques à vouloir faire trop branché. Les 5 derniers en lice ont tous les truc en plus que recherche les jurés de X Factor : les Basilic (malgré leur nom et stylisme compliqués) réinventent les titres dans un univers reconnaissable en un clin d’oeil, Sebastien est un chanteur à voix un peu trop dans le mimétisme mais impressionnant, Marie malgré son très jeune âge performe aussi bien sur Michael Jackson que Mariah Carey, Cyrielle est une Pink à la française très émouvante capable de déchirer du Shakira et enfin le rugbyman au grand coeur Guillaume a une voix pleine de crooner sublime.

Cette semaine, c’est Guillaume qui a été éliminé mais les choix deviennent difficiles. Le jury qui a cabotiné à loisir devient aussi attachant que les candidats (surtout Zenati, étonnante). Devoise joue une salutaire sobriété. Les budgets limités de la TNT seraient donc capables de produire de la qualité ?

Nouvelle Star : plus jamais sans Twitter

La soirée passée à Baltard dans le public de l’émission m’aura confronté à l’évidence : la Nouvelle Star ne m’amuse qu’en connexion avec Twitter, en partageant en live les réactions avec “la communauté”. Comment j’en suis arrivé là ?

Nouvelle Star à Baltard

Enfin assis à 19h15 sur les gradins du tout de même “beaucoup plus petit qu’à la télé” Baltard, il faut se rendre à l’évidence : on s’est fait dépouillés ! Pas d’eau dans une ambiance sauna, pas d’appareil photo et surtout pas de portable. Les pompiers à l’accueil rigolent pas des masses sur le sujet et les top model du vestiaire apprécient moyen le côté “oups, j’ai oublié de vous répondre oui quand vous m’avez demandé 15 fois si j’avais bien laissé mon portable dans ma veste”. C’est donc en mode déconnecté qu’on a assisté au départ du p’tit qui n’a pas supporté, à l’arrivée des enfants en vacances, aux débuts d’agitations de notre nouvelle voisine Patricia, fan de tout le monde de son état et digne représentante de Neuilly sur Marne.

Alors que le chauffeur de salle commence à chauffer, que les placeurs tout droit sortis d’une agence de mannequin chauffent aussi, que les premières annonces du programme diffusées sur M6 en pastille sont tournées, que Jérôme Anthony réalise des images pour la séquence coulisse du prochain prime, que W9 prend des images d’ambiance, on commence la séance de lobotomisation. On doit se lever, tenir les pancartes, ne jamais huer, scander les prénoms, chanter ohohohohoh pas popopopo, jeter les chewing-gums, ne pas bailler, s’amuser, soutenir tous les candidats… Patricia, elle adore, jubile, transpire, siffle très fort, hurle encore plus fort. Nous on commence les lexos.

La présentatrice arrive, lit son prompteur, le jury déboule devant un public principalement composé des familles qui attendent surtout les candidats. D’ailleurs, quand les candidats commencent leur défilé, entrecoupé par le chauffeur de salle à chaque pause publicitaire, on se dit qu’on s’ennuierait moins en rigolant avec les copains sur Twitter. On rirait en choeur de la choré de Thomas, de la nouvelle crise lacrymal de Mélissa, du pantalon plus que baggy de Soan, du “bougé faux” de Leila, du look de Lary en répet, de la voix tout dans le nez de Mahdi, de Yoann, non pas de Yoann, c’est trop facile. Je redirais que je ne comprends pas l’engouement pour Camilla Jordanna, qui a certes un style, mais que je n’aime pas. On défendrait Damien-Droopy-qui-s’est-vauté-mais-reste-attachant mieux qu’en hurlant dans le public toujours moins fort que Patricia, on parlerait du talent de Dalé, du super bon esprit de Soan-eye liner qui défend ses camarades.

Certes, de l’avis général des téléspectateurs et même du jury, ce deuxième prime n’était pas à la hauteur. Mais quand même, je sais maintenant que ce que je préfère dans la Nouvelle Star, c’est le commenter en live.

La chute du système Zemmour et Naulleau

Autant Eric Zemmour et ses provocations machistes, prétentieuses et réacs m’ont toujours ulcéré, autant j’avoue avoir été assez fan d’Eric Naulleau dans Ca balance à Paris, l’excellente émission de Paris Première qui démontre que l’exercice de la vraie critique indépendante à la télé peut se faire avec classe.

En découvrant ce soir grâce à FullHDReady sur lepost leur intervention face à Annie Lemoine hier dans On n’est pas couché chez Ruquier, je mesure à quel point ils sont pris au piège de leurs propres théories. Des certitudes que Naulleau ne cesse de défendre partout dans les médias, toujours en revendiquant sa légitimité dans son statut d’éditeur. Selon lui, la critique à la télé n’existerait pas puisque les autres ne lisent pas les livres dont ils parlent, ils auraient le courage que d’autres n’ont pas en assumant leurs critiques face à leurs victimes qu’ils n’ont pas choisies, en argumentant toujours.

Ainsi, face à Annie Lemoine venue défendre son dernier roman, les attaques fusent.

Lorsqu’il s’agit d’attaquer l’auteur, on a Zemmour : “je hais à un point inouï”, “j’ai lu mais ça a été une souffrance inouïe”, “si j’étais RC de Elle ou Marie-Claire, je l’embaucherais tout de suite” (insulte suprême probablement pour Zemmour), “faut qu’elle arrête tout”, “vous écrivez simpliste, c’est normal parce que vous pensez simpliste”… On a côté Naulleau : “vous écrivez des textes dépouillés, ça veut dire qu’on vous a tout piqué : le style, l’intrigue et le vocabulaire”, “c’est un livre qui n’est pas possible car on est en deçà de la littérature, on est dans l’indigence totale”, “tout est raté”. Le tout empaté dans un “vous êtes douce et jolie” malsain.

Que les livres de Lemoine soient appréciés d’un public féminin ? “c’est ça qui me désole” se lamente Zemmour. Pire, les lecteurs recherchent de la sensibilité ? “c’est bien ça qu’est dramatique”.

On a donc déjà atteint la zone de vulgarité suffisante avant que Naulleau ne décide de faire témoigner à chaud l’auteur qui vient de se faire découper en pièce : “moi je voudrais savoir comment vous recevez ça ?”. La moindre trace de défense dans la réponse, amenée pourtant très en douceur : “c’est vrai que vous êtes particulièrement violents”, provoque le courou des deux guignols se drapant aussitôt dans leur liberté au droit de critiquer. Parler de divergence de sensibilité n’est pas une option non plus. On revient maladroitement sur Flaubert et son exigence d’écriture. On a peur de comprendre que la réponse attendue était : c’est vrai, je suis nulle, j’arrête ce métier !

Le dernier mot revient quand même à Annie Lemoine qui, face à un Zemmour qui prétend pouvoir écrire la même chose en deux heures, défend avec élégance : “ça vous semble facile, ça veut dire que c’est réussi quelque part. Je ne me compare pas mais les gens qui disent devant la peinture minimaliste Miro et Picasso oh ça je pourrais le faire, et bien ils n’ont rien compris à la peinture”.

Je n’accorde pas un grand intérêt à Annie Lemoine ni à sa littérature mais par leur mépris et leur vulgarité, les deux polémistes ont réussi à me la rendre attachante. Je serais prêt à parier que les auteurs se bousculent chaque semaine pour passer à l’échafaud, pour cette raison, j’ai entendu de la bouche d’éditeurs que l’impact sur les ventes était flagrant. La contre-productivité de l’exercice de Naulleau et Zemmour est évidente, ils participent à un système qu’ils ne controlent absolument pas et que j’exècre. Pire, ils insultent un auteur et chacun de ses lecteurs avec une insistance qui mériterait une vraie intervention d’un Ruquier qui semble se délecter du spectacle qu’il a créé. La semaine dernière c’était Valérie Mairesse, cette semaine une autre de ses amies ? Peu importe, au bout du compte, il le sait, elles vendront plus.


Annie Lemoine vs Zemmour et Naulleau [ITV] Ruquier 140309
envoyé par peanutsie. – Futurs lauréats du Sundance.

Heureusement, le seul bon moment de l’émission, celui de Jonathan Lambert, serait compilé dans le DVD de l’humoriste qui vient de sortir. On va pouvoir s’épargner tranquillement cet amas de prétention ridicule qui l’entoure.

La Nouvelle Star revient en saison 7 le 24 février

A la différence de TF1, M6 a pris conscience de la valeur communautaire de l’une de ses marques historiques les plus fortes. Et a décidé d’en tirer profit. Ainsi, avant le retour de la Nouvelle Star progammé le 24 février à 20h50, la chaîne a décidé de présenter, pour la première fois et en avant-première absolue “avant même une présentation aux journalistes”,  le premier volet du programme. Dans des conditions cinéma qui donnent forcément un relief plus fort à chaque moment, nous sommes donc une petite poignée de privilégiés à avoir assisté ce soir au retour du jury star dont la gent masculine nous a fait l’honneur de sa présence, à l’arrivée de quelques nouveaux parmi lesquels “une nounou” qui ravira les fans et au traditionnel équilibre de voix, casseroles et personnalités fortes. La seule mauvaise nouvelle : à partir du 24 février, je ne suis plus là pour personne tous les mardis soirs jusqu’à l’été…

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N’abusez pas des héros de Koh Lanta

Devant le triomphe absolu de cette première édition hivernale de Koh Lanta (plus de 8 millions de spectateurs), il est question de renouveler l’expérience en assurant dorénavant 2 éditions par an. On comprend la tentation de TF1 : c’est l’une des dernières marques fortes de la chaînes, le seul programme dont les audiences progressent au fil des ans, avec une image qui tire celle de la chaîne vers le haut. Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. Qui se souvient des débuts timides il y a 8 ans avec à la présentation un Hubert Auriol qui se demandait ce qu’il faisait là ? Denis Brogiart n’était alors qu’une voix off.

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Depuis, Koh Lanta est devenu une mécanique bien huilée qu’il a été particulièrement agréable de voir bousculée pour cette édition spéciale (je ne suis pas d’accord avec William). Je ne changerais pas un mot à ce que j’écrivais en 2006. Mais de là à tirer la corde, ça me parait exposer le programme à un essoufflement probable. La chaîne ferait mieux de participer et faire vivre la dynamique communautaire qui existe autour du programme, mieux qu’en faisant commenter les épisodes par les fortes têtes du programme.

Vivement cet été pour la prochaine édition. Pour patienter, je me mets en position flechettes sur mon profil Facebook. Je fêterai l’arrêt de l’Ile de la tentation (annoncé le jour de la Saint Valentin !) un autre jour…