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Gourmandises honteuses

24 janvier 2012 · Humeur · 2 Commentaires

On pourrait parler de Madeleine de Proust. Ou de souvenirs d’enfance. Mais il s’agit en fait de gourmandises un peu honteuses qui doivent forcément parler à d’autres que moi. Même si leur fonction première n’était pas exactement de ravir les papilles. En voici mon Top 3.

3. Timbres scolaires

Ils laissaient sur la langue un petit goût sucré qu’on ne retrouve plus aujourd’hui. On détestait tous la maîtresse lorsqu’elle nous obligeait à utiliser une éponge pour coller ces timbres scolaires sur un enveloppe. J’ai probablement dépensé une partie de mes économies d’enfant dans des timbres juste pour pouvoir les coller.

 2. Colle Cléopatre

On n’a jamais dit que mes gourmandises étaient originales. L’odeur d’amande douce de la colle Cléopâtre nous renvoie forcément tous à notre enfance. J’ai passé des heures à la sentir. Je ne savais pas qu’elle était comestible et me cachait donc pour la goûter. Elle existe toujours aujourd’hui, dans une boite moins onéreuse.

 1. Pastilles Solutricine Vitamine C

La plus honteuse et la plus gourmande de toute. Parce qu’elle me poussait à faire semblant d’avoir mal à la gorge pour y avoir droit. Les pastilles au goût d’orange sont toujours en vente, le plastique ayant remplacé le métal de la fameuse boîte rectangulaire. Une version sans sucre est désormais en vente libre (sacrilège !).

 

Inside le Festival de Cannes

15 janvier 2012 · Cinéma · Evénement · RP · 8 Commentaires

De 1994 à 1998, j’étais un salarié de Kodak. Parmi mes attributions, les RP de la division Cinéma qui se concentraient principalement sur la médiatisation du partenariat de « Big Yellow » avec le Festival de Cannes. C’est donc en mai 1994 que j’ai découvert le Pavillon Kodak et les coulisses de l’événement le plus étourdissant auquel j’ai pu participer en 20 ans.

Dès les premiers jours, j’ai compris que, hormis les rédactions des quelques titres de la presse professionnelle quasiment acquis, intéresser un journaliste à autre chose que les films en compétition et les stars présentes sur la Croisette relevait du miracle, leur faire lever un sourcil devant l’intérêt des innovations qui permettaient l’explosion des effets spéciaux ne méritait même pas la moindre perte d’énergie. J’ai aussi réalisé que le statut de Partenaire Officiel de mon employeur ne m’apporterait aucun avantage pour bénéficier des entrées dans les lieux qui attisaient toutes les envies : les fêtes de films, les villas privées, les terrasses inaccessibles… C’était le règne de la débrouille et du Système D dans le plus grand Festival du monde.

Tout se passait loin de moi. Sans bureau fixe, j’errais dans toutes les rédactions qui ne m’attendaient pas. Mon seul plaisir de cette année là a été la découverte de la montée des marches et tout le cérémonial qui va avec : le smoking à 19h, la traversée de Cannes habillé en pingouin au milieu des badeaux,  le défilé des plus grandes stars de la planète, la qualité exceptionnelle de la projection dans la gigantesque salle du Palais des Festivals. Lors de ma première montée des marches, j’étais précédé de Catherine Deneuve, ma famille doit s’en souvenir (ça s’est vu à la télé). Très vite, je me suis lassé, le plaisir de porter un smoking par 25 degrés à l’ombre m’ayant en particulier très tôt échappé. Toutes les photos de l’époque en témoignent (celle-ci date de 1996).

Mon année blanche (ou noire) passée à essayer pendant 15 jours de créer de l’intérêt auprès de journalistes du monde entier qui m’ignoraient copieusement m’a permis de comprendre le fonctionnement de l’endroit, les passages obligés pour prétendre à la moindre existence du haut de mes 25 ans. Pour les mettre à profit l’année suivante.

En 1995, je suis donc arrivé armé : j’avais négocié un bureau au coeur du Palais des Festivals, une accréditation me donnant accès aux projections, conférences de presse et photo calls, suffisamment d’appareils photo jetables pour dealer des accès quand il le fallait, un premier jour rempli de rendez-vous négociés depuis Paris et un partenariat avec la terrasse du Martinez dont le potentiel d’attractivité m’avait paru intéressant. C’est donc le soir jusque très tard que je rencontrais les contacts utiles qui passaient me voir le lendemain au Palais des Festivals et finissaient toujours par me rendre un service en me plaçant auprès de telle ou telle rédaction. La présence plus photographique de Kodak me donnait quelques avantages supplémentaires : en devenant pote avec les photographes, ils me rendaient quelques services qui consistaient à hurler le nom d’un big boss américain ou d’un grand client lors de la montée des marches, me valant une reconnaissance éternelle.

La journée débutait à 8h30 en projection presse du grand film du jour et se terminait vers 5 heures du matin à la sortie de la fête du Film du lendemain. Je tenais avec 3 heures de sommeil par jour pendant 2 semaines, ce qui me valait immanquablement un Festival Blues au retour. J’y rencontrais des gens très loin de moi, jeunes acteurs ou réalisateurs qui deviendraient plus tard des stars (certains y sont parvenus), des starlettes à la recherche de notoriété, des producteurs de films venus pour le marché qui fait la vie business du Festival, beaucoup de journalistes du monde entier, pas mal de pros ou futur pros stagiaires de la communication que j’ai souvent recroisé depuis. Chaque année, c’était un rythme incroyable qui me permettait d’arriver à mes fins, sans prendre vraiment tout le plaisir que ma condition de privilégié pourrait laisser imaginer. Mais j’y ai appris beaucoup sur la préparation nécessaire en amont d’un événement, des leçons qui me seront très utiles pour assurer d’emblée une présence efficace au CES de Las Vegas en 1995.

Plus de 15 ans plus tard, je garde de Cannes quelques souvenirs en particulier.

Je me souviens de ma rencontre avec Johnny Depp. Alors que je trônais fièrement pour la première année au coeur du Palais, un bruissement inhabituel m’avait fait lever la tête et me retrouver face à Johnny Depp qui cherchait avec son staff le trajet le plus court pour accéder au photo call. Alors que croiser des stars au Festival relevait du quotidien, Johnny Depp -dont je n’étais pas particulièrement fan- reste le type le plus charismatique qu’il m’ait été donné de croiser. Andy MacDowell m’avait fait le même effet. D’autres m’ont paru bien fades.

Je me souviens d’une soirée dans la villa de Studio Magazine pour un anniversaire (je ne sais plus lequel) avec un nombre de stars internationales au mètre carré comme je n’en ai jamais revu depuis. Mais ce soir-là, j’étais impressionné d’y croiser Marc Esposito et Jean-Pierre Lavoignat, les rédacteurs en chef d’un magazine que je lisais depuis sa création et dont je connaissais chacune des signatures.

Je me souviens de ma dernière montée des marches en 1998 : très en retard, j’avais trouvé par miracle un taxi qui, pour une raison indéterminée, m’a déposé au pied des marches, à l’endroit réservé aux voitures officielles. C’est donc assailli de caméras et photographes que je suis sorti du véhicule, au son du commentateur qui souffrait visiblement devant son incapacité à mettre un nom sur mon visage. Il a fallu quelques secondes avant que tout le monde réalise que je n’étais pas le people qu’ils attendaient et tourneles talons après m’avoir fusillé du regard.

Depuis cette époque, je suis retourné quasiment chaque année au Festival de Cannes pendant quelques jours pour n’en vivre que le meilleur. Parfois pour y croiser des clients partenaires, parfois pour une week-end prolongé, toujours avec le plaisir d’y retrouver des amis et de nouvelles têtes chaque année. Avec depuis 3 ans de plus en plus des twittos auxquels je parle toute l’année. Rendez-vous en mai.

Ma troisième web tv

31 décembre 2011 · Actu · 1 Commentaire

Internet, c’est aussi tenir des rendez-vous que personne n’attend. Dans la catégorie, il y a ma vidéo annuelle de fin d’année.

En 2009, je débutais, en 2010, je conceptualisais, en 2011, j’innove. Avec un nouveau format (SocialCam), un invité (Thibaud), du public (en délire), des rebondissements, des scoops, un peu d’action, le tout en plan séquence et en quasi temps réel.

A l’année prochaine ?

Avant la technologie

30 décembre 2011 · Humeur · 6 Commentaires

En 2012, je m’apprête à fêter mes 20 ans. De travail.

En 1992, j’apprenais le métier que je fais encore (un peu) aujourd’hui. Avec un équipement et un rythme assez différent de ce qu’on connait aujourd’hui : j’ai connu la magie de la communication avant la technologie et Internet.

Mon quotidien était celui d’un assistant attaché de presse en agence. Ma mission préférée était de rédiger des communiqués et dossiers de presse. C’est donc avec mon plus beau stylo que je me lançais dans des envolées lyriques pour évoquer le débarquement des forces alliées en célébrant l’anniversaire des briquets Zippo ou donner des idées cadeaux issus des magasins Soho pour la Saint Valentin. Après relecture et validation par ma boss de la version papier, j’attaquais la retranscription sur un Mac dont l’écran de 13 cm affichait rarement d’autres couleurs que le vert à l’allumage. Je tapais à deux doigts, rythmé par le bruit du canard à chaque fausse manip. 30 minutes pour rédiger, 2 jours pour retranscrire, un bon petit rythme.

Après finalisation du document, j’étais en charge de son impression en 1000 exemplaires chez mes potes de Copy Top puis l’assemblage et la mise sous pli dans des enveloppes marquées d’adresses écrites à la main « pour créer de la proximité ». De toute façon, les coordonnées des journalistes étaient compilés dans de grands classeurs qui ne permettaient pas vraiment l’impression d’étiquettes. Un affranchissage et un détour pour la poste plus tard, ma prose n’avait finalement mis qu’une bonne semaine pour atteindre les rédactions. Le tout en respectant les délais de bouclage : pour la Saint Valentin, c’est en octobre que les informations partaient aux mensuels. La seule capacité à anticiper 4 mois à l’avance rappelle à quel point je parle d’un autre siècle…

Venait alors le temps des « relances journalistes ». Perdus sous des montagne de courrier qu’ils avaient arrêté d’ouvrir depuis longtemps, malgré les efforts que nous mettions à rendre nos dossiers attrayants même empilés sur un bureau, les journalistes accueillaient mes appels avec une humeur variable. Ce que je préférais, c’était les relances pour Vanity Fair, une marque de lingerie branchée qui m’entrainait dans des discussions surréalistes avec la presse féminine sur les avantages de telle ou telle texture pour un soutien-gorge. On passait des heures au téléphone. Moi qui répétais mon texte avant d’appeler pour prendre un rendez-vous chez le dentiste quand j’étais ado, je me retrouvais à appeler des inconnus avec le challenge d’obtenir une conversation plutôt qu’un monologue de marchand de tapis. A cette époque, une bonne cinquantaine de journalistes sont devenus des amis, ce qui m’a permis de nourrir le plus beau cliché de l’attaché de presse : « Ma chérie, ça va toi en ce moment ? Ca s’arrange avec Patrick ? Faut ABSOLUMENT qu’on dej… Et sinon, tu travailles sur quoi en ce moment ? Parce que j’avais pensé pour ta fameuse page rouge annuelle à un sublime stylo plume carmin que tu vas ADORER, je te l’envoie par coursier dans les 2 jours. Bien sûr je t’écrirai la légende qui va avec ma chérie, je sais que tu as beaucoup de travail« .

OK, j’en rajoute mais c’était de cet ordre là. Quand je faisais bien mon travail, plein de retombées presse arrivaient de l’Argus de la presse, découpées à la machette dans de grandes enveloppes cartonnées. Je devais alors tout redécouper, souvent aller acheter l’original en kiosque pour récupérer un bout de l’article oublié et coller dans de grands classeurs sur du papier Canson noir jet.

L’absence de mail créait un rythme différent en particulier en cas de traduction : nous recevions par la poste une disquette qu’il fallait envoyer chez un traducteur choisi plutôt à Paris pour gagner un peu de temps. Lors des salons et l’émulation qui va avec, nous recevions en quasi temps réel les drafts par fax, pas le temps d’attendre la poste pendant 24 heures, les versions françaises étaient alors travaillées sur place par un traducteur qui venait s’installer dans l’agence quelques jours.

Les 3 premières années de ma vie professionnelle se sont donc écoulées sans que j’ai vraiment l’opportunité (ni le besoin) d’apprendre à taper sur un clavier avec plus de 2 doigts, le téléphone collé aux oreilles du matin au soir. Etonnamment, je ne me souviens pas de la première fois que j’ai utilisé Internet et les emails dans mon travail et j’ai mis du temps avant d’en mesurer le bouleversement dans mon quotidien. Je regrette parfois son charme désuet, j’avoue.

Révélation

14 décembre 2011 · Humeur · 9 Commentaires

Depuis quelques semaines, j’enchaîne les voyages en avion. Ma consommation de lexomil a donc augmenté proportionnellement, les comprimés sécables s’étant imposés dans la gestion approximative de ma phobie croissante des aéroports, du décollage, des turbulences, des tenues bariolées des hôtesses (dans le désordre).

Sur le chemin de Pékin depuis Chengdu, j’ai eu la chance de voyager à côté d’un PNC chinois qui a su capter la nervosité que je croyais pourtant dissimuler mieux que personne en public. Je pense que c’est au moment où un téléphone s’est mis à sonner en plein décollage que la panique a pu se lire distinctement, en particulier au travers de ma recherche active d’un comprimé supplémentaire. Mon voisin s’est penché vers moi pour m’expliquer dans un anglais aussi parfait qu’apaisant « est-ce que vous pensez vraiment que si le moindre appareil électronique pouvait perturber le fonctionnement d’un avion, on laisserait les passagers à portée de leur téléphone après les avoir dépouillés de la moindre allumette avant de mettre un pied dans l’avion ? ».

Je ne saurai jamais si c’est grâce à la double ration de lexomil ou à l’implacable logique de la révélation que je me suis senti immédiatement rassuré. J’ai dormi pendant les 2 heures de vol pour fêter ça.

Je suis convaincu par l’expérience et je demande un membre du personnel navigant à proximité pour l’intégralité de mes prochains voyages en avion. Il doit bien y avoir une compagnie dans le monde qui propose ça, non ?

My first livetwitt

5 décembre 2011 · Télévision · Twitter · 2 Commentaires

Vous vous souvenez de Koh Lanta Palawan en 2007 ? Moi oui, parfaitement. Cette année là, tous les vendredis soirs d’été, c’est en anglais que, pour la première fois, je m’amusais en temps réel des mésaventures de Robinsons Crusoë franchouillards qui entertainaient mes rares followers sur Twitter. Constitués pour la plupart d’américains, ils m’ont laissé en héritage le nom de ce que j’étais en train de faire sans le savoir : un LIVETWITT. #LT pour les intimes.

Nous étions tellement peu nombreux à parler français en 2007 sur Twitter que la grande majorité de nos twitts était en anglais, même dans nos conversations très locales. Phénomène pas très éloigné de ce qu’on a connu récemment sur Google +.

Assez naturellement, l’envie d’échanger sur l’une des rares émissions que je regardais pour le plaisir depuis longtemps est arrivée. Il a donc fallu le faire en prenant en compte un public qui ne pouvait pas partager le programme. Le hashtag choisi était donc #Survivor (nom de l’original américain), chaque twitt était descriptif de la situation, « feux de camp », « totem » et autres « carré final » avaient leurs traductions trouvées avec l’aide des américains et le volume était mesuré pour ne pas saturer les timelines de contacts, souvent collègues, qui étaient en pleine heure de bureau. Et vous savez quoi ? On a bien ri !

C’est avec La Nouvelle Star, au début de l’année suivante, que le bascule en français est devenu possible, la masse critique étant atteinte. Le phénomène sociale de Confessions Intimes, qui réunissait depuis des années des gens dans des bars pour inventer des jeux à boire au rythme des fautes de français des protagonistes, a enfin pu se prolonger sur le web. Et la langue de mes followers a alors naturellement fortement penché vers le francophone, les anglophones se trouvant submergés de twitts sans intérêt pour eux, en français, lors de mes programmes préférés.

Et ce n’est qu’en 2011 que le livetwitt a semblé intégrer réellement la stratégie des chaines françaises et en 2012 que la Social TV est annoncée comme une réelle tendance. Soit 5 ans plus tard… Autant dire une éternité. Pourtant, je me souviens avoir beaucoup discuté avec plusieurs chaînes françaises en 2008 d’une nouvelle façon de prolonger le lien social en temps réel, rare valeur ajoutée que la télé était destinée à garder pour longtemps. Devant des décideurs qui me regardaient à peu près comme si je leur parlais de l’envahissement des extra-terrestres pour l’année suivante… Ils ont depuis rattrapé tant bien que mal leur retard même si un discours stratégique digne de ce nom tarde à venir.

Au fait, c’est Jade et Kevin qui ont gagné Koh Lanta en 2007. Gros retentissement dans ma petite communauté américaine de l’époque (ahah).

Complainte du vieux réac

27 novembre 2011 · Communication · Entreprises et marques · Humeur · 2 Commentaires

J’avoue que je suis un peu déçu. J’avais pourtant tout mis en oeuvre depuis quelques mois pour me faire défoncer sur les réseaux sociaux par tout ce que le web compte de plus hype. A l’arrivée, c’est un echec total. Ma posture de vieux réac n’a pas provoqué le moindre petit twitt de désapprobation formelle, tout juste quelques étonnements polis. Alors que tout n’était pourtant pas que du 15ème degré.

Je passe sur les quelques exercices de styles qui consistaient à répondre face caméra au détour d’un salon à la question : êtes-vous un convaincu du web ? Je travais juste rafraichissant de répondre « non ». Pour le plus sérieux, j’ai suivi le processus avec la rigueur d’un métronome.

1/ Un message central immuable : « le web ne peut être le lieu unique de faire progresser les idées. Il tend même parfois, en les survolant, à les faire régresser. Et quand elles existent, les discussions sont au final peu contributives, à faible valeur ajoutées ou quasiment pas lues. Dans ce contexte, délaisser le débat dans la vraie vie est une erreur. »

2/ Marteler le message à chaque occasion. Lors de conférences, d’interviews ou de simples conversations, quelle que soit la question. Quoi de neuf ? Que pensez-vous de la recherche de fans sur Facebook ? Comment va le business ? Vous voulez faire quoi plus tard ?…

Pour voir ce que ça donne, un exemple avec la réponse à la question de Fadhila qui m’interrogeait sur mon rapport à l’échec :

Dans un autre style, la même démarche pour nonfiction.fr sur la communication politique :

A l’arrivée, j’ai suivi ma résolution et pu mesurer sur pièce la puissance de progression des idées dans la vraie vie, identifier le meilleur moment pour leur faire bénéficier des moments d’accélération et massification permis par le web. J’ai modifié en profondeur les stratégies proposées à mes clients en croisant beaucoup plus subtilement le traditionnel et le digital. Je me suis même mis en opposition avec certains annonceurs qui déplaçaient les investissements du traditionnel à du 100% réseaux sociaux, d’un extrême à l’autre. Et j’ai regardé depuis quelques semaines de nouveaux espaces qui pilotent mieux le débat en tentant de l’éclairer et le tirer vers le haut (en attendant Newsring…).

Je vais pouvoir revenir à des points de vue plus mesurés, beaucoup plus « intéressants », sur le dernier outil web à la mode pour mesurer l’influence ou l’infographie des pages de marques bénéficiant du plus de followers. Il ne faudra pas s’y méprendre, le vieux réac incompris que je suis quand même un peu sera toujours là, sur le web et ailleurs.

 

La non fièvre du samedi soir

10 novembre 2011 · Humeur · Laisser un Commentaire

La médecine d’urgence et moi avons depuis longtemps une relation compliquée. Pour faire court, il y a toujours au moins un moment où je me fais engueuler par un monsieur en blouse blanche alors que je suis de toute évidence dans une situation de faiblesse. La faute à mon métabolisme qui refuse de s’exprimer dans les pires moments, ceux où un petit signal d’alerte s’avérerait assez utile.

D’aussi loin que je me souvienne, je ne crois pas avoir déjà eu plus de 38 degrés de température, même lorsque techniquement, « ce n’est pas possible ». Mon corps choisit donc de me faire passer pour un menteur histoire d’induire en erreur un éminent membre du corps médical. Je sens bien qu’un exemple aiderait là…

En 1992, j’étais depuis quelques mois à Paris, mon médecin du moment avait décrété que le moyen de soigner mes maux de ventre chroniques depuis 1 mois s’appelait Spasfon. A la troisième visite la même semaine, la douleur restait diffuse mais de plus en plus forte, pas la moindre montée de fièvre, je sentais mon nouveau médecin parisien désemparé. Dans une réaction totalement post-adolescente,  en sortant du rendez-vous, je ne suis pas passé à la pharmacie chercher mon Ultra levure et j’ai choisi de foncer à la gare pour rentrer chez mes parents et consulter le médecin de famille.

Arrivé en gare de Besançon, j’avais eu 4 heures pour comprendre que la douleur était en train de se localiser pile au niveau de l’appendicite. C’est donc plié en deux que ma mère m’a conduit directement aux urgences où on m’a tranquillement mis un sac de glace sur le ventre, le temps d’attendre l’opération le lendemain matin (je passe sous silence le doux moment du toucher rectal qui fait hurler de douleur, juste pour tenter de conserver un minimum d’élégance).

Tout ce dont je me souviens au réveil, c’est un chirurgien visiblement pas content avec une envie irrépressible de me crier très fort dessus. « Vous avez été complètement irresponsable de prendre le train dans cet état, monsieur. On a ouvert, c’était pas beau à voir, je préfère vous le dire tout de suite. Une péritonite aigüe, y en avait partout, qu’est-ce que vous avez attendu pour consulter ? Vous vous rendez-compte que vous auriez vraiment pu y passer ?« .

Evidemment, dans ma tête, les questions se bousculaient : pourquoi je me fais engueuler ? qu’est-ce que j’ai fait comme connerie ? Pourquoi m’avoir laissé attendre une nuit entière pour m’opérer si c’était aussi urgent ?… Plutôt que de me donner des réponses, mon chirurgien commençait à m’énumérer les symptômes que j’avais FORCEMENT ressenti et qui auraient du m’envoyer direct aux urgences parisiennes. J’ai bien essayé de promettre que j’avais pris ma température et que j’étais à 37,5 mais ça n’avait convaincu personne, j’ai donc juste attendu que ça passe sans rien répondre, un peu hagard. Et me suis souvenu que c’était mon destin de me faire engueuler par un médecin en cas d’urgence.

Du coup, hier, quand je me suis pris une engueulade de 15 minutes par le médecin régulateur au téléphone, j’étais plus décontracté que la fois d’avant et bien moins que la prochaine. Que j’attends avec une impatience toute relative, ceci dit.

 

Les 10 bonnes nouvelles qui vont avec le carton d’Intouchables

6 novembre 2011 · Cinéma · 3 Commentaires

Sorti depuis mercredi dernier, malgré les invitations à le voir en avant-première (merci Vincent), ce n’est que ce soir que j’ai enfin pu découvrir Intouchables. Et je ne suis pas déçu. Avec l’énorme succès d’Intouchables, je vois plein de bonnes nouvelles.

  • Les réalisateurs sont venus profiter d’une projection dans ma salle de l’UGC Ciné Cité Les Halles « avec de vrais spectateurs qui ont payé leur place » après 45 avant-première organisées en France. Pour fêter 1 million d’entrées atteint en 4 jours. Leur bonheur fait plaisir à voir.
  • Avec les 20 millions des ch’tis sont en position d’être battus, un bon film français pourrait donc enfin se trouver en tête des films français les plus vus au cinéma ces 20 dernières années.
  • Après les Petits mouchoirs en 2010, François Cluzet assure LE succès français de 2011. Discrétion et succès vont bien de pair.
  • Il suffit de voir (et entendre) Omar Sy rire pour l’aimer. Maintenant qu’il pleure aussi dans Intouchables, il va devenir incontournable et c’est une excellente nouvelle.
  • Laurent Storch de TF1 Productions est crédité au générique, et je l’aime bien Laurent Storch depuis que je l’ai croisé au concert de Lady Gaga donc je suis content pour lui
  • L’association Simon de Cyrène va toucher 5% des bénéfices du film, d’après le générique de fin. Une association qui risque de changer de dimension d’un coup !
  • Les américains vont se battre pour faire le remake (on va revérifier que c’est une bonne nouvelle…)
  • Intouchables est un succès qui élève au rang de populaire le politiquement incorrect.
  • L’ensemble des acteurs va profiter du succès, y compris l’interprète d’Yvonne (Anne Le Ny)
  • Inutile de regarder la cérémonie des César cette année, on sait déjà qui les gagnants sont (OK, Polisse est aussi dans la course)

Invitations à gagner au Festival Les Inrocks Black XS

22 octobre 2011 · Evénement · 10 Commentaires

Mon premier Festival en arrivant à Paris il y a 18 ans s’appelait les Inrockuptibles. Fidèle pendant quelques années, on s’est perdus de vue depuis près de 10 ans. Pour sa 24ème édition, du 2 au 8 novembre 2011, c’est rebaptisé depuis longtemps le Festival Les Introcks et dans 7 villes françaises qu’il continue à promettre une programmation rock indépendant et scène alternative, alternant justement têtes d’affiche et découvertes. Avec des détours du côté pop folk, notamment le 4 novembre à la Cigale, qui vont bien avec mes goûts et envies musicales du moment.

Bonne nouvelle, j’ai 2 places à faire gagner. Du coup, je me retrouve à inventer une règle du jeu en mode impro, sans huissier de justice ni rien quoi.

Alors voilà, il suffit d’indiquer en commentaire sur ce blog et d’ici demain soir (dimanche 23 octobre) :

- les 4 concerts (artistes ou groupes) que j’ai très envie de voir,

- d’avoir envie de les voir aussi

- et paf, la premier qui répond juste reçoit 1 invitation pour deux personnes que je serai content de croiser sur place.

La réponse est à portée de clic une petite dizaine de lignes plus haut, j’ai confiance.

Edit : Bravo à Arnaud (de Coups de pub) pour sa rapidité et la bonne réponse. On se voit le 4 novembre !

Pour les autres participants : je tente d’autres concours bientôt :)