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Ma semaine dans la télé

19 avril 2014 · Blogs · Communautés · Télévision · Laisser un Commentaire

C’était visiblement mon destin digital de vivre avec la télé cette semaine. Comme l’incarnation de cette proximité internet-télévision qui tarde à se transformer en réelle intégration, c’est pour parler de médias sociaux que le petit écran m’a fait de l’oeil.

La quotidienne de France 5 : 26 minutes de direct

Pour revenir sur le phénomène des blogs, même dans un ton didactique vie pratique, je me suis un peu préparé en relisant les présentations que je faisais en 2006 sur l’explosion des blogs. Parmi mes (re)découvertes, cet article du New-York Times qui s’étonnait devant la position pionnière et leader de la France sur la blogosphère. Et la bonne surprise de réaliser que son auteur n’était autre que Thomas Crampton qui a depuis rejoint Ogilvy pour en diriger social@Ogilvy d’abord en Asie puis pour l’international. (Cliquer sur le l’image pour l’article complet qui rappelle bien le phénomène étonnant de l’époque)

La quotidienne, on y est comme à la maison : des présentateurs Maya Lauqué et Thomas Isle, chaleureux et pro, on y prend le temps de discuter, d’échanger des points de vue. Dans un format de 26 minutes en direct rare donc précieux. Une expérience agréable qui a porté jusque dans mon Besançon natal où ma famille s’est passée le mot en m’y découvrant par hasard (gros pic d’audience bisontin probable lundi dernier pour La Quotidienne /o/).

Pour revoir l’intégralité de la séquence diffusée sur France 5, cliquer sur la photo et aller directement à la 26ème minute.

Merci à Aude d’avoir pensé à moi pour l’accompagner sur un plateau pour la première fois.

Le Tube de Canal + : reportage sur Gad Elmaleh et les réseaux sociaux

Intervenir dans le cadre d’un reportage pour Le Tube est un autre exercice de style. On sait que d’une heure de tournage ne seront retenues que quelques secondes d’images léchées, avec un mini extrait de l’intervention qui correspond plus ou moins à ce qu’on voulait dire. En l’occurrence, l’équipe -très forte pour mettre à l’aise et super drôle- a pris possession des bureaux de David Ogilvy au 9ème étage de la rue Marbeuf et c’est donc dans une ambiance Mad Men que j’y ai parlé de l’agilité de Gad Elmaleh sur les réseaux sociaux. J’y ai aussi mentionné les nombreuses failles liées à un lien émotionnel un peu factice, phagocyté par la volonté d’efficacité marketing un peu trop visible. Et se paye au moment d’attaques. Un regard qui sera porté par d’autres au final, avec des arguments un peu différents des miens. (Là encore, le lien de la photo renvoie au programme).

La portée du Tube est forcément différente de la quotidienne, avec une plus grosse portée sur mes communautés marketing et communication de Twitter, un joli pic d’audience sur mon profil LinkedIn comme pour vérifier que ma position annoncée « d’expert des médias sociaux » était méritée.

Merci à Guilhem d’avoir soufflé mon nom (et à Andrea pour la photo)

Retour sur les coulisses de La Nouvelle Edition

Bien avant cette semaine très télé, en février 2014, j’ai pu partir à la découverte des différents métiers qui font en coulisse une quotidienne en direct, en l’occurrence celle de Canal + grâce à William Rejault. Comme souvent dans mes expériences derrière les caméras, c’est sur Twitter que je l’ai fait vivre, avec un niveau d’immersion et de proximité avec tous les métiers de ce qui reste un gros paquebot pour une émission du midi. J’imagine que je suis invité un peu pour ça, j’y apprends au passage plein de petits détails qui me sont utile dans mon métier tous les jours. Voici en quelques tweets mon expérience.

Merci également aux équipes de TF1 pour l’invitation très VIP dans les coulisses de The Voice dont je mesure à chaque édition l’effort réalisé pour faire vivre une expérience aux visiteurs. C’est là encore sur Twitter que j’en ai raconté les meilleurs moments en temps réel.

Les RP, ce n’est pas ce que vous croyez

12 avril 2014 · Communication · RP · 2 Commentaires

Il est temps de redonner un sens au nom de ce blog à l’origine créé pour parler de mon métier. A force de le faire ailleurs, sur le site de l’agence, dans la presse ou dans le cadre de conférences, je m’en suis éloigné ici. Mais une semaine de discussions pendant une formation à Las Vegas avec des collègues d’autres disciplines en Europe, des débats avec les participants du World Communication Forum de Davos, des échanges récents avec des directions marketing ou communication et des amis de quelques agences publicitaires concurrentes en France ont fait renaître l’envie de partager mon avis librement, avec ma propre voix.

Cette semaine, une passe d’armes particulièrement intéressante entre la journaliste auteur d’un article polémique sur les RP dans le FT et Chris Graves, CEO monde d’Ogilvy Public Relations dont je dirige le bureau français, ont fini de me décider à revenir sur un sujet qui me tient particulièrement à coeur. Et de tenter d’expliquer pourquoi je pense que le fondement des RP se situe chaque jour un peu plus loin de la perception brouillée de la discipline sur le marché.

« Une bonne idée, ça fait des RP » ?

Avec les médias sociaux, qui ont en 10 ans percuté l’ensemble des disciplines marketing et communication, s’est renforcée l’idée selon laquelle les RP se contenteraient d’une bonne idée, d’où qu’elle vienne, qui génèrerait naturellement de l’intérêt, de la circulation, des conversations, en un mot (galvaudé) : du « buzz ». Point de vue partagé par des publicitaires, des journalistes du secteur, des professionnels de premier plan en entreprise… à tel point que des catégories RP ont été créées dans le cadre des plus grands prix de création publicitaires tels que les Lions Cannois. Une perception désormais tellement ancrée qu’elle ne peut sans doute pas être complètement fausse. Le secret des RP de qualité place au centre une idée créative à fort potentiel RP, apte à générer un bouche à oreille quasi-spontané. Dans un monde où la mission des RP serait principalement de participer à la promotion d’une organisation, d’une entreprise, d’une marque ou d’un individu, ce serait même absolument juste.

Ce n’est pourtant pas le métier que je pratique depuis 22 ans. Sans être exactement réfractaire à un nouvel environnement digital que j’ai assez tôt accueilli avec le plaisir de voir mon quotidien professionnel se renouveler. Bien sûr, et depuis longtemps, des budgets RP sont dépensés par les organisations marketing dans l’attente d’un retour sur investissement qui s’inscrit dans une contribution à la promotion, participe -hors achat média- à un bruit médiatique favorable. Mais dans la vraie vie, les médias sociaux peuvent s’emparer d’un sujet jusqu’à attirer l’attention des médias traditionnels sans que la discipline RP n’en soit forcément partie prenante.  Et si le succès des RP se mesure, avec la complicité des professionnels concernés, au nombre de retombées ou -pire- en équivalence publicitaire dans ces mêmes médias, n’est-ce pas la preuve d’une vocation ancrée dans une force de frappe promotionnelle ?

Reste à expliquer pourquoi je ne pense pas que le passé, le présent et le futur des RP s’inscrivent dans cette dérive.

Redonner son vrai rôle aux « RP », comme « Relations Publics »

Le problème de ce métier réside dans sa réalité à géométrie variable. Faire les RP d’un produit, d’un artiste inconnu, d’une star internationale, d’une institution, d’un lieu branché, d’un candidat à une élection ou d’une ONG ne correspond pas exactement à la même activité. L’anglais a très tôt géré la dimension multi-facettes de l’activité en la segmentant dans des métiers différents : Public Relations Manager, Publicist ou encore Spin Doctor. Ne pratiquant pas le même métier que Samantha Jones de « Sex and the city » ou Olivia Pope de « Scandal », c’est du côté des « Public Relations » que je reconnais le métier que j’exerce.

Sous l’impulsion du Syntec RP, les « Relations PubliQUES » ont retrouvé leur sens originel en devenant il y a 3 ans « Relations PubliCS », contraction de « Relations avec les publics » qui constitue une traduction plus fidèle du terme d’origine américaine. Plus précisément, « la gestion des relations qui structurent le fonctionnement des organisations avec leurs parties prenantes, internes et externes, est la responsabilité et la compétence des professionnels des relations publics ».

Selon la même logique, le fondateur du « Holmes Report » Paul Holmes rappelait le mois dernier à Davos que « la seule performance qui compte est celle du nombre d’ambassadeurs/supporters/advocates / alliés… acquis grâce aux actions menées puisque les RP consistent à créer des relations avec les personnes qui ont une influence sur notre réputation ».

Quelle vocation pour les Relations Publics ?

Pendant longtemps, lorsqu’on me demandait de définir mon métier, j’essayais de le synthétiser dans sa capacité à « faire porter les atouts et arguments d’un produit, d’une marque ou d’une entreprise par des tierces personnes, indépendantes et légitimes, au service de la réputation de l’émetteur initial ». Je préciserais aujourd’hui en priorité que le bénéfice premier des Relations Publics est de générer de la confiance dans la promesse du produit, la vision de l’entreprise et de ses porte-voix. En s’adressant à ces cibles qui s’égrènent désormais au fil des stratégies corporate de toutes les entreprises : les fameux Stakeholders ou Parties prenantes.

C’est la raison pour laquelle le quotidien de ce métier couvre la capacité à informer et faire passer ses messages de façon crédible. Il passe par la production d’infos dans un format attractif, adapté aux cibles influentes, aujourd’hui souvent de type « News content » que les utilisateurs de médias sociaux pourront s’approprier. Il consiste à former les porte-parole à incarner ces messages. Il place au coeur l’identification et la qualification de ces précieuses parties prenantes. Il est rythmé par la création d’opportunités de rencontres ou d’interactions avec ces publics. Autant d’expertises qui ne se résument pas dans une idée mais nécessitent des skills techniques qui restent à juste titre ancrés dans les agences de RP. Le savoir-faire le plus symptomatique de cette réalité reste selon moi l’expertise en communication de crise qui rappelle toujours le chemin vers les spécialistes en RP des organisations au cas où elles auraient eu la tentation de l’oublier.

Ce regard sur la discipline rend caduque la lancinante question concernant la capacité supposément réservée aux agences de publicité ou créative à déployer des programmes RP reconnus par les Awards internationaux.

Bien sûr, avoir une bonne idée, de préférence créative, pour faciliter, accélérer, fluidifier ou redynamiser ces relations ne fait pas de mal, bien au contraire. Mais l’idée créative centrale dédiée à la promotion des émetteurs a surtout besoin des RP pour être protégée, comprise dans son honnêteté, portée par d’autres que l’émetteur. C’est donc avec cette conviction que nous avons reçu avec plaisir la récompense suprême dans la catégorie à Cannes en 2013.

Alors, pour compléter le titre de ce billet, « Les RP comme Relations Publics, mon métier, c’est pas ce que vous croyiez », on est bien d’accord ?

La vraie histoire de la #Lindaline

22 mars 2014 · People · Vie Quotidienne · 2 Commentaires

22 mars 2014 : au moment où une fête s’apprête à souligner ce qui sera peut-être le climax de la #Lindaline, il est temps de révéler la façon dont Linda Gray aka Sue-Ellen-Ewing-de-Dallas est devenue la personne dont on me parle le plus depuis 3 mois. Pas une journée sans que le sujet n’arrive dans la conversation, dans la vraie vie. Pas une journée sans qu’une conversation virtuelle ne se créée autour de la dame synonyme à jamais d’alcoolisme. Ceux qui me suivent sur Facebook ne peuvent pas ignorer totalement ce dont je parle… Il est temps de faire éclater la vérité. Et de balancer, les prénoms concernés se reconnaitront.

Le jour où tout a commencé…

Il faut remonter au 12 juin 2013. Ce jour là, je suis au milieu d’un kiff interstellaire, un quasi-rêve d’enfant : je vis les coulisses du Festival de Télévision de Monte Carlo au milieu de mes acteurs préférés de séries que j’aime tant. J’en raconte les coulisses pour Le Plus du Nouvel Obs qui m’a accrédité (bises à Aude sans laquelle rien n’aurait été possible). Je résiste consciencieusement à la tentation de selfies systématiques avec les nombreuses stars télé hollywoodiennes. Grâce à Emilie qui m’a accepté comme assistant débutant lors des interviews (plein de coeurs sur toi), je m’autorise une première exception avec le Arrow de ma série « guilty pleasure » du moment : Arrow. Elle jouera son rôle plus tard.

C’est donc 3 jours après le début du Festival pour rejoindre l’une des fêtes les plus décalées auxquelles j’ai pu participer. Chemise à carreau et stetson vissé sur la tête, on se retrouve avec tous les festivaliers dans un l’un des hôtel monégasque de luxe transformé en Southfork pour l’occasion. L’équipe du nouveau Dallas au grand complet est là. Benji nous sert une danse country inoubliable, Katia se jette, tout est à peu près normal. Lorsque je me retrouve à quelques mètres d’une Linda Gray rayonnante et super accessible. Carlo m’entend raconter qu’une photo avec Sue Ellen, ce serait quand même super classe, dégaine un appareil photo et me pousse à poser aux côtés de Linda. « Tu le regretteras si tu le fais pas ». Carole immortalise la scène.

Patrick Duffy aka Bobby Ewing à ma droite n’aura pas les honneurs de la photo, le moment est pour Linda et moi. J’envoie aussitôt le cliché à mes parents en mode « vous allez pas le croire… ». Je choisis celle où on rit vraiment de bon coeur, avec Linda.

Après quelques minutes d’hésitations, je ne peux m’empêcher d’en partager une autre sur Facebook, avec le seul commentaire possible : « Je peux mourir ». Je ne crois pas si bien dire, virtuellement et rétrospectivement. Le soir même, une cinquantaine de likes et une dizaine de commentaires amusés notent « l’exploit ».

Le jour où tout a basculé…

24 décembre 2013 : dans la torpeur de Noël, bien loin des fastes de la principauté, mon ami William se lance dans l’un de ses jeux préférés : commenter de vieilles photos (les miennes notamment) pour les faire remonter dans les flux des internets. Il jette son dévolu sur celle du Green Arrow. Les commentaires racontent assez bien comment Linda sera la prochaine étape.

C’est donc en pleine trêve des confiseurs que Linda réapparaît, passant à plus de 100 commentaires et près de 400 commentaires. En mode second degré, chacun y va de sa petite remarque mi-amusée, mi-circonspecte. Ca ne fait que commencer.

Le jour sans fin…

Alors que dans un monde normal, chacun serait retourné à ses occupations dès la rentrée venue, l’histoire en a décidé autrement. Sous l’impulsion de membres commentateurs plus ou moins assidus, de quelques community managers aussi bénévoles que dévoués, la photo ne quittera plus jamais la une des murs Facebook de mes amis et de ceux des commentateurs. Ce qui doit rapidement toucher plusieurs milliers de personnes.

Manu, Alexandra, Christelle, Emmanuelle, Katia, Olivier, Timothée, Franck, Nicolas, Aurélien, Florian, Remi… sont en première ligne et finissent par venir tous les jours prendre ou donner des nouvelles, créer un fil parallèle de conversations. La #Lindaline est nommée (Olivier serait à l’origine du nom, personne n’aura le courage de relire l’intégralité des conversations pour le vérifier). Les tags sur l’images, toujours plus WTF, se multiplient. Mathieu va même jusqu’à créer un mouvement de mobilisation sur Twitter pour une cause qui reste à déterminer.

Régulièrement, un nouveau venu vient crier son désespoir à la vue permanente de cette image qui les hante malgré eux. les formations express pour « muter » une image dans Facebook n’y feront rien. Plusieurs fois par semaine, quelqu’un vient me « révéler » que cette photo est partout, tout le temps, sur Facebook. Je joue la surprise systématiquement, faute de pouvoir faire mieux.

 

Nous en sommes donc à 339 likes et plus de 3.400 commentaires lorsque les fidèles participants décident de fêter au champagne et chez moi. En prenant de l’avance sur une photo qui s’auto-détruira probablement le 12 juin 2014. Jour où je serai à Monaco pour trouver la remplaçante de Linda.

L’intuition, ça n’existe pas.

23 janvier 2014 · Communication · Humeur · RP · 5 Commentaires

Je réalise bien la taille du pavé que je m’apprête à jeter dans la mare de la philosophie antique et moderne réunie. Je renvoie les plus exigeants aux définitions de Platon, Descartes ou Spinoza que je n’ai nullement l’intention de challenger ici. Mais pourtant, je suis désormais en mesure de l’affirmer : l’intuition est un mythe au fatalisme quasi judéo-chrétien dont les contours laissent penser à un don de la nature, inaccessible pour ceux que le destin aurait oublié. Bref, en simple : l’intuition, ça n’existe pas.

Heureusement donc, la vérité se révèle bien différente, même si l’impression ressentie est trompeuse. J’en suis la preuve vivante. Ma modestie naturelle dût-elle en souffrir (j’adore cette expression, des années que je rêvais de la placer quelque part, je me suis fait violence pour ne l’utiliser en titre de ce billet pour fêter ça… la notion très relative de « modestie » sur les réseaux sociaux m’en a dissuadé).

L’une des activités les plus excitantes de mon métier est la communication de crise. Parce que le début de la gestion d’un contexte sensible s’apparente le plus souvent à une enquête policière : comprendre la situation paroxystique, ses causes et ses origines, ses protagonistes,  les mobiles et les alibis. Ce qui pourrait se résumer en une question centrale : « à qui profite la crise ? ».

Il y a une quinzaine d’années, j’étais très jaloux de mon boss qui m’impressionnait à chaque nouveau sujet de crise en posant immédiatement les 3 bonnes questions qui permettaient en quelques minutes de comprendre la situation. L’usage était de le qualifier d’incroyablement « intuitif ».

J’en étais honteusement jaloux. Parce que les bénéfices dépassaient largement le territoire unique de la gestion de crise. Face à l’attitude d’un client à l’occasion de ce que les américains appellent un « chemistry meeting », sondé sur le potentiel RP d’une idée créative ou encore lors d’une rencontre de quelques minutes avec un candidat pour un poste stratégique, il démontrait une clairvoyance qui lui permettait de prédire à coup sûr les pièges de la relation, les faiblesses d’un concept et le potentiel d’une personne. Nous étions nombreux à vouloir profiter de ce don très enviable qui constituait d’ailleurs le principal de ses talents. Et à rêver de cette capacité à deviner un futur proche, sans grand effort apparent.

Quelques années plus tard, j’ai fini par réaliser que j’avais au moins en partie acquis ce « don » que je m’autorisais à utiliser face à un client ou auprès de mes équipes. En commençant invariablement la phrase par « j’ai l’intuition que… ». Et j’y ai vraiment cru, en cette qualité qui se révélait donc possible à acquérir.

Ma perception a changé à un moment où cette fameuse impression troublante de « déjà vu » se répétait de plus en plus souvent dans l’exercice de mon métier. D’un côté le sentiment régulier d’avoir déjà vécu une situation, de l’autre des intuitions qui accéléraient les prises de décisions sans pour autant créer de confort, avec un cerveau littéralement « on fire » après une journée de pratique intensive. J’ai fini par croiser les informations pour me rendre à l’évidence.

L’intuition, ça n’existe pas. Cette qualité qui se forge avec le temps, avec un peu de travail pour les besogneux comme moi, est en fait accessible à tous. Elle arrive avec les premières rides. Elle s’appelle l’expérience.

 

Running, mon addiction saison 2013 – 2014

19 janvier 2014 · Humeur · 12 Commentaires

Tout a commencé avec une prise de sang en juillet 2013. Après un tour du monde studieux en quelques semaines, le verdict est tombé : j’étais en pleine forme ! A une exception près puisque mon taux de cholestérol, qui avait régulièrement côtoyé la limite haute de la fourchette acceptable, pour des raisons jugées héréditaires, montrait un pic qui me plaçait en zone rouge. Le corps médical semblait très aligné sur le diagnostic : plus de 40 ans, fumeur depuis longtemps, du cholestérol, je venais de réaliser un superbe strike sur le triptyque magique qui expose à un risque cardio-vasculaire majeur. L’avancée dans l’âge étant un facteur qui s’arrange assez peu avec le temps, il y avait donc urgence à agir sur l’un des 2 autres. La cigarette électronique (et ses shots de nicotine) constituant la plus grande victoire sur la cigarette dont je me sentais capable, c’est donc le cholestérol dont j’aurais la peau.

Dès le 15 juillet 2013, j’ai donc entamé une cure choc : un régime alimentaire strict sans sucre et sans matière grasse saturée (adieu beurre, charcuterie, oeufs, graisses animales, fromage, pâtisserie…), sans sucre et sans alcool. Le tout devait être complété d’un sport d’endurance pour travailler le coeur et éliminer rapidement le « mauvais cholestérol » de mes artères. J’ai choisi la course que j’avais abandonné depuis mon arrivée à Paris.

Conscient de ma plus grande facilité à faire du sport tard le soir que dans la journée, j’ai réactivé mon abonnement dans la salle Fitness Parc  République ouverte 7 jours sur 7 et surtout 24h sur 24. Je me suis donc mis à courir 4 fois 1 heure par semaine, le plus souvent vers 23h, avec une régularité métronomique. Avec effort au début, avant d’y prendre goût assez rapidement, à la recherche de ce moment magique où l’endorphine envahit le corps pour faire oublier tout type de douleur (et de souci).

En 3 mois, il n’était plus question de cholestérol, j’avais pris goût à des plats inattendus, du steak de soja aux biscuits au son d’avoine de Dukan, je m’étais habitué à refuser les verres d’alcool mondains pas forcément appréciés. Et surtout, ne pas courir pendant plus de 4 jours était devenu un problème, me mettant dans un état de manque proche de celui que je connais lorsque j’ai envie d’une cigarette. J’ai donc continué sur un rythme de 2 à 3 fois de course par semaine, alterné avec des séances de musculation (un coach me motive une fois par semaine).

En effet, bénéfice collatéral pas complètement négligeable, mon corps s’est sculpté et a -vaguement- retrouvé la forme de ses 20 ans. Le risque étant de fondre complètement (j’ai quand même perdu 6 kilos au passage), j’ai mis de l’énergie à manger beaucoup et régulièrement dans la catégorie « sain et protéiné » : du poulet sous toutes ses formes, filets de dinde… Une gourmandise autorisée : les noix de cajou et amandes que j’adore. Et un écart hebdomadaire que je m’autorise sous prétexte de « rebond glucidique » supposé faire gonfler les muscles mais surtout destiné à ne pas rendre la privation punitive éternelle. L’impact sur ma forme étant immédiat et évident, je tends désormais à éviter les écarts. Mais je maintiens une séance de musculation hebdomadaire minimum.

Six mois plus tard, je suis donc cholestérol-free mais totalement accro au running, à la salle de sport et à un comportement alimentaire maîtrisé. Devenir accro étant plutôt dans mon tempérament, je suis assez content de cette addiction là même si elle contient son lot de contraintes. Bizarrement, c’est la limitation de l’alcool qui m’a été le plus simple physiologiquement et le plus compliqué socialement. Ce qui m’a régulièrement obligé à expliquer à mes interlocuteurs circonspects que je suivais un régime strict qui m’interdit de boire. J’ai décidé que je n’utiliserais plus cette excuse à partir de maintenant en essayant d’assumer fièrement que « je passerai à la soirée mais je ne boirai pas et partirai tôt pour ma séance de running du jour ».

 

Ma wishlist 2014

6 janvier 2014 · Humeur · Laisser un Commentaire

J’ai tenté le coup en 2013, et ça a marché ! Avec un TOP 3 de voeux exaucés et la moyenne atteinte sur une liste déjà exigeante. Forcément, ça me donne envie de recommencer.

Source : http://www.boston.com/bigpicture/2013/12/happy_new_year_world.html

Trois sur six et deux bonus

J’ai visité Tel Aviv en avril, je n’ai pas repris de cours de philosophie mais enseigné dans une fac de philo et j’ai kiffé les Festival de télé de Monte Carlo (où j’ai réalisé une photo qui m’a quelque peu échappée sur Facebook depuis…). Je ne peux pas prétendre avoir attaqué un livre mais j’ai repris le goût de l’écriture sans forcément publier sur mon blog au quotidien, ça dort encore un peu dans un tiroir, on verra. Et cerise sur le gâteau, j’ai réalisé un de mes rêves que je ne pensais même pas pouvoir m’autoriser : passer un nouvel an (de rêve) à New-York.

Ma wishlist 2014

Je monte la barre d’un cran avec un TOP 3 un peu haut de gamme.

1. Visiter (ou redécouvrir) la ville anglophone dans laquelle je vivrai un jour

Tout est possible, un pays que je ne connais pas encore (l’Afrique du Sud, Malte)(euh, Malte ??), une ville que j’ai aimé (Sydney, San Francisco, Montréal, New-York…). Un lieu qui n’est pas dans mon programme aujourd’hui (Las Vegas est du coup hors compétition, j’y serai dans quelques mois). Une surprise inattendue mais engageante, définitive, c’est ce que je veux.

2. Mener un projet artistique

Je prends des cours de chant mais je n’ai jamais eu envie de devenir chanteur, j’écris des livres que je n’essaie même pas de publier, je travaille avec pas mal d’équipes de télé mais je suis clairement plus fait pour en parler que d’en faire. Le temps est venu de mener à bout un projet. Je ne sais pas lequel. Là encore, j’ai envie de me laisser surprendre mais je ne laisserai pas passer les opportunités.

3. Voir plus mes amis

Ca ressemble à un projet très accessible mais les dernières années m’ont montré que ce n’était pas si simple, qu’il fallait que je progresse en organisation et en sécurisation de temps libre pour eux. J’ai la chance d’avoir beaucoup de personnes auxquelles je tiens. Mais je ne les vois pas assez souvent ou trop irrégulièrement. L’éparpillement et l’excès faisant partie de mes défauts, je sais que je ne donne pas assez à ceux que j’aime. Même si je suis attentif à eux, sans doute plus qu’ils ne le croient, je ne le montre pas suffisamment. Je veux progresser sur ça. Je veux que tous ceux que j’aime le sache.

J’aurais pu ajouter à ma wishlist retourner au Festival de Télé de Monte Carlo, découvrir le Japon, continuer à faire du sport au rythme de ces derniers mois, vivre un Comic-Con, assister au tournage d’Arrow mais il fallait faire une sélection et en garder pour l’année prochaine aussi.

Rendez-vous en janvier 2015.

 

 

Faites ce que je dis…

25 décembre 2013 · Communication · Media sociaux · 2 Commentaires

J’ai toujours appréhendé ma relation aux médias sociaux de façon bizarre. Pour faire court, je dirais que j’ai adopté à peu près tous les comportements que je déconseille toute la journée formellement à mes clients. C’était sans doute le seul moyen pour moi de survivre aussi longtemps et de façon aussi active dans ce milieu absolument contre ma nature. En ignorant les paradoxes et mises en danger professionnels, j’ai volontairement tourné le dos à tout positionnement « expert », « influent » et « dirigeant-qui-blogue ». Avec un ton décalé sur mon blog et sur Twitter, Facebook, Instagram ou encore Google+ d’abord. Et dans la vraie vie professionnelle où je ne mentionne quasiment jamais cette activité parallèle et ne me promène donc pas avec mon nombre de followers sur le front. Ce qui ne constitue en aucun cas une attaque contre ceux qui le font, j’admire au contraire leur persistance, j’en aurais été tout à fait incapable.

Pourtant, pour la première fois cette année, j’en ai reçu des bénéfices très directs. Des bénéfices que je qualifierais donc de collatéraux, inattendus, très agréables. J’y reviendrai. Mais avant tout, fin d’année oblige, voici donc le Top 5 de mes comportements à éviter absolument sur les médias sociaux pour ne pas desservir sa vie professionnelle, sauf à espérer un gros coup de bol à la fin.

1. Ne suivre aucune ligne éditoriale, se contenter d’être dans l’humeur en permanence

En conflit direct avec : « Choisir un territoire d’expertise professionnelle et le décliner sur chacun de ses espaces sociaux ». Lorsque je dépasse les 200 likes et 400 commentaires sur Facebook, c’est pour une photo avec Sue Ellen. Je gagne 400 followers en 2 heures en relayant les coulisses des NRJ Music Awards. Je réinvente plus rarement le futur du marketing, j’avoue.

2. Ignorer volontairement certains codes des réseaux sociaux, refuser le hype

J’adore ne m’imposer aucun sujet sauf peut-être défendre ceux qui sont les cibles systématiques de ceux-qui-ont-la-carte ou, pire, des internautes en général. Je me suis ainsi improvisé fan de Zaz en 2013, il me tarde d’ailleurs de savoir qui sera mon nouveau « coup de cœur » l’année prochaine…

3. Publier des billets sans image, oser des titres sans signification, ignorer copieusement les moteurs de recherche

Voir ce billet… et tous ceux qui précèdent.

4. Mélanger tranquillement et sans distinction sa vie pro et sa vie personnelle  

Je n’ai qu’un compte Twitter totalement anarchique, mon blog regroupe des billets sur le marketing et sur quelques grands chocs émotionnels de ma vie, mon profil Facebook, suivi par mes collègues, pas mal de clients et de « professionnels de la profession », est devenu un repère de loleurs en tout genre.

5. Être plutôt sympa

La tentation d’interpeller plus ou moins violemment sur les réseaux est d’autant plus grande qu’elle est assez facile et porte souvent ses fruits pour se faire remarquer, si l’attaque est menée avec esprit et talent. J’ai décidé que je ne parlerais que de ce qui me plait à l’exception de quelques combats que je mènerais sérieusement.

Cette année, à plusieurs reprises, des marques m’ont contacté pour mon côté « accessible » et « pas donneur de leçon ». Validant d’une certaine façon une attitude que je pensais un peu irresponsable. J’y ai même gagné récemment un client. Mais ça aura pris 7 ans pendant lesquels je me suis plus fait des amis que des contacts « utiles » pour servir mon employeur et ma carrière. En m’offrant quand même au passage un porte-voix que je ne m’interdit pas d’utiliser ponctuellement pour servir un projet pro auquel je tiens. En 2014, je continuerai à conseiller de faire plutôt ce que je dis.

La semaine où j’ai retrouvé un ami

9 décembre 2013 · Musique · 1 Commentaire

De « Mythomane » à « Paris Ailleurs », tous les albums d’Etienne Daho m’ont m’accompagné de l’adolescence à l’âge adulte. Puis il y a eu « Eden », devenu album de chevet dont j’aime chaque titre, dont je connais chaque note, chaque mot, chaque arrangement par coeur.

Pendant cette période, je l’ai vu 3 fois sur scène, impressionné à chaque fois par la chaleur de sa présence, de sa voix souvent moquée alors que je ne connais pas de plus belles cordes vocales masculines.

Puis je me suis éloigné, les 4 albums suivants ne m’ont pas touché, je suis passé totalement à côté.

Cette semaine était importante : j’ai recroisé le chemin d’Etienne Daho avec « les chansons de l’innocence retrouvée » comme un ami que j’avais perdu de vue. Un groove symphonique pop rock envoûtant qui m’a embarqué du lever du lit au tapis de course tard le soir. Les sonorités Disco annoncées ne viennent vraiment que dans les remix et on s’en réjouit plutôt.

Etienne Daho signe son meilleur album et sans doute l’un de mes coups de coeur de la décennie, rien de moins.

Dès les premières cordes du « Baiser du destin », j’ai su que c’était gagné. Dès la première écoute de la suite, mon intuition était confirmée avec   »L’homme qui marche » et ses inspirations Gainsbourgiennes tendance Bowie, « Un nouveau printemps » et son rythme pop funk, Nile Rodgers sur « Les torrents défendus » même s’il me touche un peu moins, « La peau dure » purement pop comme on aime et single probable, « Le malentendu »  et sa vision très noire du couple, le duo avec Debbie Harry sur le tubesque « L’étrangère », le planant « un bonheur dangereux » qui résume bien l’esprit de l’album, l’un de mes coups de coeur « En surface » que je chante dorénavant jusque sous la douche (merci Dominique A), les violons sont de nouveaux convoqués pour « Onze mille vierges », le single album titre clôt l’album avec « Bleu gitanes » en rappelant immanquablement le Daho des années 80 que j’ai tant aimé. Au milieu de versions alternatives de l’album version « Deluxe », une surprise supplémentaire arrive avec « Les lueurs matinales » en duo avec François Marry.

Ce n’est sans doute pas un hasard si c’est précisément cet album qui me permet de renouer avec la magie Daho. Perdre son innocence pour la retrouver, ça résonne forcément pour tous ceux des quelques générations régressives qui nous enveloppent. Mais l’album est moderne, la voix de Daho plus belle et subtile que jamais, la magie d’Abbey Road est là, les cordes enlèvent plutôt que d’appesantir…

J’ai souvent entendu le nom de Jean-Louis Piérot autour de moi, si c’est bien le monsieur qui a permis ce bijou qui a illuminé ma semaine en co-signant quasiment tous les titres et en co-réalisant l’album, je trouverai un moyen de le remercier de m’avoir rendu un ami.

Plus de 140 caractères le week-end

30 novembre 2013 · Humeur · 1 Commentaire

Ecrire, c’est comme un muscle ou les cordes vocales. Plus on pratique, moins ça demande d’effort. Il y a 10 ans, je griffonnais des livres que je ne publiais pas, il y a 5 ans, je postais encore 1 billet par jour sur ce blog, aujourd’hui, mon expression écrite se résume à quelques dizaines de tweets par jour. Et dépasser les 140 caractères me demande un effort de construction mentale conséquent.

Cette semaine, j’ai eu l’occasion d’intervenir à plusieurs reprises sur les comportements des consommateurs sur les réseaux sociaux. Plutôt que de revenir sur les sujets dont tout le monde parle, du real time marketing au big data, je me suis arrêté sur l’impact des médias sociaux sur le langage. Dans un monde où la capacité d’attention se découpe en blocs de quelques secondes, difficile de dépasser le gif animé, l’infographie ou le hashtag percutant pour avoir une chance de toucher le plus grand nombre.

Dans l’univers professionnel, les powerpoints remplis de texte en format bulletpoints n’auront pas survécu aux années 2010 : il s’agit dorénavant de trouver le mot et l’illustration qui feront tout le boulot. Tout autour nous entraîne à faire court. « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement donc en quelques mots et une image » est le nouveau précepte.

Du lundi matin au vendredi soir, je ne suis plus que 140 caractères. J’aime le week-end pour sa capacité à me libérer de cette compression permanente, pour l’autorisation qu’il donne à retrouver le plaisir des phrases, le sens qui nécessite plus de temps à émerger. J’aime passer ces 2 jours de plus en plus déconnecté de ces rouleaux compresseurs que sont Facebook, Twitter ou Instagram. Ouvrir un livre, regarder la saison intégrale d’une série, passer un moment entre amis sans même se souvenir de l’endroit où se trouve son téléphone. Mais c’est vrai que bloguer faisait partie de ces moments de retrait il y a encore quelques mois, clairement de moins en moins aujourd’hui, c’est ailleurs que s’écrit mon quotidien.

Je ne suis donc pas venu parler ici de mon plaisir de découvrir Spamalot à Bobino, les superbes albums d’Etienne Daho et James Arthur, je n’ai rien élaboré sur ce blog autour de ma nouvelle passion pour le marketing de contenu. Rien non plus sur les nouvelles séries (plus ou moins nouvelles) qui continuent à occuper mes soirées, les toujours très bonnes Downton Abbey, Mad Men ou Homeland, les hautement addictives Scandal, Revenge ou Arrow, les (plus ou moins) jubilatoires Orange is the new black, Orphan black, Banshee, Masters of sex, Almost Human, Devious Maids, The blacklist, The bridge… Pas d’épanchement sur mes tentatives de rehab suite à la fin de Breaking Bad et Don’t trust the bitch in appartement 23, en attendant la prochaine mini série aussi forte que Top of the lake ou In the flesh (bientôt sur Canal+ série dont j’aurais pu parler aussi d’ailleurs). Pas de développement autour des très bonnes saisons aux Etats-Unis de The Voice, Survivor ou Dancing with the stars. Et, dans un autre registre, pas un mot sur mon addiction croissante au footing que je pratique 3 fois une heure par semaine en mode junkie et ma première participation active à Movember.

Mais ça reviendra. Pour l’heure, le dernier épisode de Scandal m’attend.

Le CV storytellé

27 octobre 2013 · Communication · Humeur · Vie Quotidienne · 5 Commentaires

Hier, j’ai rencontré une lectrice de mon blog. Comme il n’y en a plus beaucoup, j’étais heureux d’en tenir une. J’avais un peu perdu l’habitude de converser avec quelqu’un dont je ne savais rien et qui semblait tout connaître de moi. Je me suis donc contenté de sourire à chaque évocation d’un moment de ma vie.

En l’écoutant, j’ai réalisé que j’avais au fil de ces 8 années réalisé ici un CV beaucoup plus vivant et sans doute beaucoup plus juste que celui de LinkedIn. Je pensais avoir évoqué plus que raconté mon parcours. Mais pour qui reconstitue les pièces du puzzle, le principal est là. En m’y replongeant aujourd’hui, en redécouvrant des choses écrites il y a plusieurs années, ça m’a aussi donné envie de compléter les quelques passages manquants.

De mes études marquées par la biochimie et la communication, je me suis surtout arrêté sur les stages, en particulier celui qui m’a amené à vivre plusieurs mois dans l’univers de la musique, chez Delabel. En revanche, mon détour par le service militaire constitue certainement un fierté suffisamment forte pour que je l’ai publié environ tous les 2 ans ! SI j’ai osé la photo en treillis, je n’ai jamais dévoilé le look jeune cadre dynamique de l’époque, déjà sans cravate, que je m’étais créé.

De mon premier vrai travail, au sein de l’agence Kingcom, j’ai retenu les pratiques d’avant la technologie mais suis passé un peu vite sur les marques et la superbe aventure avec les 60 ans des briquets Zippo. J’y reviendrai donc.

C’est la sortie d’un film qui a été l’occasion de me replonger dans mes années Kodak, je ne suis pas sûr qu’on y mesure à quel point j’ai été chanceux de vivre ces années là. Sauf peut-être quand je passe en revue les exceptionnels voyages que la fonction m’a amené à vivre. Et pour une raison indéterminée, je fais l’impasse sur le lancement à Londres des films APS Advantix avec Carla Bruni dans une robe très photographique. J’y reviendrai donc aussi.

De mes 3 années en charge des RP Europe pour Thomson multimedia, aucune trace. Si je n’ai pas particulièrement apprécié la pression politique permanente, j’y ai rencontré des gens exceptionnels et développé ma phobie de l’avion qui m’amenait chaque semaine dans un pays d’Europe différent. Encore un sujet à creuser donc.

De mes années agence, chez Ketchum puis Ogilvy, je ne me suis arrêté que sur les formations, avec l’Advanced Management Program d’Omnicom et son rebond, puis le SMP côté WPP. De cette période, je n’ai raconté que ma pire expérience professionnelle pour un client que je ne peux toujours pas citer. En revanche, rien sur les moments incroyables que m’ont fait vivre des marques exceptionnelles : côtoyer Pixar époque Steve Jobs (sauf une mention à la fin de ce billet), l’arrivée de Starbucks en France ou les 75 ans de la montre Reverso de Jaeger Lecoultre dans les jardins du Musée Rodin pour n’en citer que quelques-uns.

Tout ça m’a donc plutôt donné envie de compléter un CV alternatif, tendance storytelling. I’ll be right back.